Le vieux fou de dessin – Roman jeunesse

vieuxLe vieux fou de dessin

François Place

Gallimard Jeunesse (1997)

古い愚か者の描画

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 Edo (ancien nom de Tokyo) – 1830. Le vieux fou de dessin nous raconte l’histoire de Tojiro, un jeune garçon orphelin, obligé de vendre des gâteaux de riz toute la journée pour gagner sa vie. Ce n’est pas toujours un travail facile, surtout l’hiver, quand il pleut ou qu’il fait froid. Mais Tojiro est un garçon joyeux, fier d’habiter cette grande ville et de pouvoir vendre ses gâteaux à tous, qu’ils soient commerçants, belles dames d’une maison de thé ou encore samouraïs !

Parmi ses clients, il a un vieux bonhomme qui vit dans une boutique pleine de livres. Un homme visiblement pauvre, et qui pourtant reçoit très souvent la visite de gens de haute condition. Tojiro a appris que c’est un artiste, un dessinateur de talent. Un jour, le vieux monsieur propose à Tojiro de devenir son commis…

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vieux

Ce vieux monsieur, cet artiste, c’est Hokusai, inventeur du manga et maître dans l’art de l’estampe. A ma connaissance,  son œuvre la plus connue est celle présenté ci-contre : La grande vague à Kanagawa (1831).

Pourtant, cet artiste qui vécu à Edo (Tokyo) de 1760 à 1849, aurait réalisé plus de 30 000 dessins !

Ce roman nous apprend un tas de choses sur le Japon et la façon dont on y vivait à cette époque, sur l’art de l’estampe bien sûr, mais également sur les règles du combat des sumotori ou encore sur la nourriture par exemple.

Un roman très agréable à lire, dans lequel on apprend plein de choses, et avec des personnages intéressants et drôles !

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La version que j’ai lu date de 1997, mais sur le site de François Place, j’ai vu que cette même histoire avait été rééditée en 2001 avec les dessins en couleurs et un plus grand format.

Ce roman peut être lu à partir de 9/10 ans.

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Sur le site de la Bnf un article sur Hokusai et sur l’estampe japonaise (avec deux liens qui en montrent plusieurs)

Un article qui présente le nouveau musée Hokusai à Tokyo en français (avec un lien vers le site du musée, en anglais)

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Une lecture commune avec Blandine du site Vivrelivre dont vous retrouverez l’article ici.

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Challenge Mois du Japon organisé par Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog

Romans

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Georgia, tous mes rêves chantent – conte musical

GeorgiaGEORGIA

Tous mes rêves chantent

♥ ♥ ♥

écrit par Thimothée de Fombelle / illustré par Benjamin Chaud

Raconté par Cécile de France / Mis en musique par l’ensemble Contraste

Gallimard Jeunesse Musique (2016)

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Georgia, une star de la chanson, remonte dans le passé et nous raconte les secrets de son enfance, ses doutes, ses blessures et ses rêves… Elle nous présente ses amis, ceux qui l’ont aidée à dépasser ses peurs, à avancer et à grandir, et nous parle de son étrange rencontre avec Sam, le jeune voisin violoniste.

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C’est un album qui dure environ une heure, mais c’est une heure que je n’ai pas vu passer tellement j’ai été emportée par cette histoire et ces chansons ! Comment ne pas désespérer, comment ne pas « couler » lorsqu’on est séparé de ceux qu’on aime ? Écoutez Georgia, elle vous donnera son secret !

L’histoire est très belle et toute en émotions, les chansons sont entraînantes, rythmées et mêlent agréablement différents genres musicaux. Quand aux illustrations, vives, colorées, rigolotes et pleines de pep’s de Benjamin Chaud, elles sont extra ! J’aime beaucoup les personnages qui représentent les rêves.

Anny Duperey, marraine de l’association « SOS Villages d’enfants » a signé l’introduction de cet album et a prêté sa voix à l’un des rêves. Impossible de citer tous les participants, entre les chanteurs, les auteurs de chansons, les musiciens et les autres, il y en a trop (voir à la fin de la vidéo ci-dessous). Mais ils ont tous bien travaillé, c’est une vraie réussite !

Un très gros coup de cœur pour moi !

Je remercie très sincèrement la personne qui me l’a offert, elle a vraiment bien choisi, j’ai adoré.

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Un album en soutien à l’association « SOS Villages d’enfants », ce qui veut dire qu’en plus de vous faire très plaisir ou de faire très plaisir à quelqu’un, vous réaliserez une belle action !

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Pépite 2016 du meilleur livre jeunesse du Salon de Montreuil  et Coup de cœur de l’Académie Charles Cros 2016…

Interview de Thimothée de Fombelle

Sur le site de Gallimard, vous pourrez écouter un extrait, feuilleter quelques pages…

Le site de SOS Villages d’enfants

Ils ont aimé aussi : Le cabas de Za, Chez Clarabel, Bricabook, Lire sous le tilleul

Cet album participe bien évidemment au Challenge Album 2017, ainsi qu’au Challenge Petit Bac chez Enna (Catégorie Prénom)

   challenge albums 2017                     

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Quelques minutes après minuit #Cinéma Critique

Critique et Avis sur Quelques minutes après minuit, film adapté d’un roman de Patrick Ness

quelques minutes après minuitQuelques minutes après minuit

4 janvier 2017
Durée : 1h48
De Juan Antonio Bayona
Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

Synopsis :

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire, peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

L’avis de Lilou

Ce film est adapté du livre éponyme de Patrick Ness. J’avais adoré ce livre lors de sa sortie et appréhendais beaucoup le film. Mais j’ai vraiment été agréablement surprise par cette adaptation. La participation de Patrick Ness à l’écriture du scénario a sûrement permis de conserver l’âme du livre, et son objectif d’accompagner les enfants dans la compréhension des émotions survenant lors de la maladie ou la perte d’un proche.
L’acteur qui interprète Conor, Lewis MacDougall, a donné une prestation fantastique. On s’attache tout de suite et on voit toutes les émotions se dessiner sur son visage même si elles ne sont pas clairement exprimées : prévoyez les mouchoirs !
Tous les personnages sont bien travaillés, chacun avec sa psychologie et sa façon de faire face à la vie. Les adultes délaissent Conor en ne parlant pas avec lui de ce qui se passe, voir en lui mentant ouvertement, et en le laissant se refermer sur lui-même. Mais ils ne deviennent pas pour autant antipathiques, ils sont simplement eux aussi bouleversés par la situation.

Le géant, un arbre ancestral, va permettre à Conor de comprendre les réactions de ceux qui l’entourent, mais aussi les siennes et aussi de comment les exprimer. J’ai beaucoup aimé l’utilisation d’illustration pour ces passages liés au monde imaginaire de Connor. Ces illustrations réalisées par Jim Kay, illustrateur également du livre, donnent un côté encore plus onirique à ces récits.

C’est un magnifique film que je recommande aussi bien aux adultes qu’aux adolescents !

L’avis d’Olivia

Pour échapper à la maladie de sa mère et à sa solitude à l’école, Connor rencontre, quelques minutes après minuit, un « monstre ». Il lui propose de lui raconter des histoires afin de le divertir et en échange, le petit garçon devra lui raconter à son tour une histoire, son histoire. Les récits de ce « monstre » sont magnifiquement retranscrits à l’écran, avec des dessins et des transitions à l’aquarelle. Les personnages n’ont pas de visages ce qui permet au spectateur de projeter son imaginaire et de s’approprier les histoires. Bien que très simples, les morales qui s’en détachent sont magnifiques et profondes. Elles font réfléchir aussi bien petits et grands et ont un impact émotionnel très fort sur le spectateur. La limite entre le réel et l’imaginaire est très ténue, tout comme celle entre le bien et le mal.

L’acteur jouant Connor est excellent, on s’y attache tout de suite et on ressent et comprend les émotions qui transparaissent sur son visage même si lui n’arrive pas à les exprimer. Certaines scènes sont tournées à vif, c’est donc la réaction authentique de l’enfant qui transparaît à l’écran.

Connor réagit comme un adulte et sa mère comme un enfant, ne lui disant pas la vérité, elle lui fait encore plus de mal. Le film s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes avec des buts différents. Les enfants ressentent déjà toutes les émotions du film, mais ce sont les parents qui n’osent pas parler des sujets de la maladie, préférant tenir les enfants à l’écart de la vérité pour ne pas les attrister, mais c’est l’effet inverse qui se passe. Les adultes apprendront à parler aux enfants et ces derniers comprendront les émotions de la perte, le tout dans une grande douceur.

Un film à voir absolument (avec un paquet de mouchoirs) 

***

+ le roman de Patrick Ness, Quelques minutes après minuit, est édité chez Gallimard jeunesse. Nathalie vous en a parlé en janvier dernier, un coup de coeur pour elle aussi. Si vous la trouvez, préférez la première version, avec les illustrations, plutôt que la version poche ou l’édition du film !

+ Jim Kay, l’illustrateur, ça vous dit quelque chose ? Normal c’est aussi lui qui a réalisé les illustrations des nouvelles versions en album d’Harry Potter (toujours chez Gallimard!)

+ Retrouvez le film sur Facebook

 

 

Avez-vous lu ce roman ? Comptez-vous aller voir le film ? 

 

La bande annonce :

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La bibliothécaire de Bassora – album

Bassora La bibliothécaire de Bassora

Jeanette Winter

Gallimard Jeunesse (2005)

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Cet album, que beaucoup d’amoureux des livres connaissent, raconte une histoire vraie. Celle d’une femme, Alia Muhammad Baker, bibliothécaire en chef de la bibliothèque de Bassora, qui, avec l’aide d’amis et de voisins, réussit à sauver 70 % des ouvrages de la bibliothèque. Bibliothèque qui brûlera 9 jours plus tard, avec l’arrivée de la guerre et l’invasion de l’Irak.

C’est une journaliste du New York Times, Shaila K. Dewan qui révéla cette histoire en 2003.

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Au début de l’histoire, on voit bien que la bibliothèque est un lieu d’échanges, de rencontres, de partages… Puis l’inquiétude monte et les gens ne parlent plus que de la guerre, les visages se ferment. Alia, la bibliothécaire, craignant pour les livres, décide d’agir pour les sauver.

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Les illustrations, simples et très colorées (insérées au milieu d’aplats de couleurs vives qui les mettent en valeur) sont très parlantes. On sent monter l’inquiétude des gens, on voit la guerre qui arrive, s’installe et ravage tout.

On voit aussi que, parfois, il suffit d’un peu de volonté, d’un peu de courage et d’obstination pour changer les choses. Sans la décision de cette femme, sans sa volonté de sauver les livres, tous les ouvrages de la bibliothèque auraient brûlé.

Une très jolie histoire qui plaira à tous les amoureux des livres !

labibliothecairedebassora

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Dans un autre style, mais toujours avec des bibliothécaires courageux, il y a aussi « La dame des livres » un coup de cœur pour Sophie, et pour moi aussi !

« La bibliothécaire de Bassora » fait partie de la liste créée par Lab-elle, contenant 300 albums sans stéréotypes de genres.

Et si vous aimez les livres qui parlent… de livres, allez voir par ici : A l’ombre du grand arbre vous en propose une sélection, Ricochet une autre, quelques autres chez Judith et Sophie,  ou encore sur Babélio.

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