Les neiges du Kilimandjaro – Mois Américain 4

NeigesRecueil de nouvelles

Les neiges du Kilimandjaro

Suivi de Dix indiens

Ernest Hemingway

Gallimard (1946)

***

Ce recueil se compose de 12 nouvelles.

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Première nouvelle : « Les neiges du Kilimandjaro ».

Afrique. Harry et sa femme sont venus faire un safari non loin des neiges éternelles du Kilimandjaro. Mais leur voiture est tombée en panne et le chauffeur n’a pas su la réparer. En plus, Harry s’est blessé bêtement en voulant prendre une photo. Une égratignure à la jambe qu’il n’a pas cru bon devoir nettoyer. La petite blessure s’est infectée et la gangrène est arrivée. Harry, immobilisé, se questionne sur sa vie en buvant. Sur sa vie d’auteur, d’écrivain, mais aussi sur sa vie conjugale. Sa femme essaie pourtant de le distraire de ses noires pensées, sans succès. Il pense à tous les livres qu’il n’a pas écrit et qu’il porte en lui.

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Dans les neiges du Kilimandjaro, la première nouvelle, Harry n’est pas un personnage que j’ai trouvé sympathique. Il va mourir, il le sait et nous aussi, mais je n’ai ressenti que bien peu d’empathie envers ce personnage plutôt désagréable. Ceci dit, on ressent très bien la mort qui rôde

La seconde nouvelle, « Dix indiens » m’a bien plu. C’est une toute petite tranche de vie (7 pages) le jour de la Fête de l’Indépendance américaine avec des personnes simples. Nick est un gentil garçon.

Le sujet de la 3ème nouvelle « La capitale du monde » est le métier de matador. Un sujet qui ne m’attire guère et une fin… Terrible… Et si bête !

« Hommage à la Suisse« , la 4ème, m’a laissée de marbre. J’ai par contre apprécié le cynisme de « L’heure triomphale de Francis Macomber« , même si je n’aime décidément pas les histoires de chasse.

En conclusion

même si j’ai apprécié certaines de ces nouvelles,  je n’ai pas été particulièrement enthousiasmée par ce recueil. J’ai trouvé l’écriture d’Hemingway assez froide, on ne ressent que peu d’empathie pour ses personnages. De plus, j’aime le format court de la nouvelle quand il y a une « vraie » chute, pas quand c’est juste un « morceau » d’histoire. Et puis, les thèmes abordés ici, la chasse, la pêche, la boisson, ne m’attirent pas plus que ça ! Ce qui ne m’empêchera pas d’essayer de lire ses romans « le vieil homme et la mer » (Prix Pulitzer 1953) et sans doute aussi « L’adieu aux armes » pour son thème, la première guerre mondiale.

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Rien à voir avec ce recueil, sauf qu’il s’agit toujours d’Hemingway. C’est une anecdote que m’a raconté mon fils : Mis au défi d’écrire une histoire en 6 mots, Hemingway répondit : « A vendre, chaussures bébés, jamais portées. » Je trouve ça excellent !

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C’est ma 3ème participation au Mois Américain – Voir la liste de mes lectures prévues.

  Ce recueil participe également à l’Objectif PAL chez Antigone ainsi qu’au Challenge Cette année je (re)lis des classiques.

américain  Classique

 

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Mois Américain – Présentation et choix des livres

américain

Après le mois du Japon (avril), le mois anglais (juin), voici maintenant

LE MOIS AMERICAIN

Proposé par

Mélanie Le Saux-Glaymann & par Plaisiràcultiver

(présentation du challenge en cliquant sur ce lien).

Il existe depuis 8 ans et se déroulera tout au long du mois de septembre 2019.

Voici ma PAL « prévisionnelle :

Certains sont dans ma PAL depuis plusieurs années, tous depuis plus d’un an en tous cas ! Ils participeront donc aussi au challenge « Objectif PAL » d’Antigone et deux d’entre eux rentrent également dans le Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques« . Certains rejoindront aussi le Challenge Petit Bac

  1. Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates – Éd. Philippe Rey (2003) – Billet en ligne le 2 sept.
  2. Parker (BD) d’après D. Westlake – Adapté par Darwin Cooke – Dargaud (2010 et 2011) – Billet en ligne le 4 sept.
  3. Scarface (BD) d’après Armitage Trail – Adapté par Christian De Metter – Casterman/Rivages (2011) – Billet en ligne le 11 sept.
  4. Les neiges du Kilimandjaro d’Ernest Hemingway – Gallimard (1946) – Billet en ligne le 14 sept.
  5. Quitter le monde de Douglas Kennedy – Belfond (2009) – Billet en ligne le 16 sept (LC avec Enna)
  6. Tandis que j’agonise de Faulkner – Gallimard (1934) – Billet en ligne le
  7. Retour à Little Wing de Nickolas Butler – Autrement (2014) – Billet en ligne le
  8. Les règles du jeu d’Amor Towles – Albin Michel (2012) – Billet en ligne le

Pourquoi ceux là alors que j’ai plus de 40 romans américains dans ma PAL ?

  1. Délicieuses pourritures : Je l’ai pris dans ma pile de bouquins parce qu’il était tout petit (125 pages). Et aussi parce que Joyce Carol Oates est une autrice américaine très connue (Blonde, les chutes…) dont je n’avais encore rien lu. Noukette a bien aimé !
  2. Parker : Parce que j’avais lu le tome 1 il y a déjà un moment sans en parler. Ce mois Américain a été l’occasion de lire le tome 2 et de les présenter !
  3. Scarface : Parce que je cherchais une bd pour la bd de la semaine et qu’elle trainait dans ma pal depuis bien longtemps…
  4. Les neiges du Kilimandjaro : Choisi sur ma photo (Instagram) par Agnès (lectrice et autrice). C’est un recueil de 12 nouvelles. D’Hemingway, je n’ai pas lu grand-chose non plus à part, me semble t-il, « le vieil homme et la mer » (mais était-ce le roman ou une adaptation ?)
  5. Quitter le monde : C’est une Lecture Commune avec Enna. Un auteur que j’aime bien et dont j’ai lu plusieurs romans, mais pas récemment.
  6. Tandis que j’agonise : Choisi sur ma photo (Présentation d’une partie de ma PAL sur Instagram) par Maeve du blog « Mille et une lectures ».
  7. Retour à Little Wing : Aimé par Enna et Noukette.
  8. Les règles du jeu : Choisi par moi toute seule ! J’ai beaucoup aimé « Un gentleman à Moscou« , lu cette année dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE et je l’avais acheté dans la foulée, mais je n’ai pas encore pris le temps de le lire.

  Classique  

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En attendant Bojangles – Roman adulte

BojanglesDélicieuse folie douce…

En attendant Bojangles
Olivier Bourdeaut

Éditions Finitude (2015)

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Dans « En attendant Bojangles », le narrateur, c’est l’enfant. L’enfant qui regarde ses parents vivre, tour à tour émerveillé ou embarrassé. Un enfant qui comprend vite que ses parents ne vivent pas dans le même monde que les autres et qui fait avec… Il apprend très tôt à mentir, parce sa réalité est si éloignée de celle des autres, que quand il dit la vérité, on ne le croit pas.

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Pour apprécier « En attendant Bojangles« ,

je crois qu’il faut ne pas être tout à fait adulte. Ne surtout pas se prendre au sérieux (et encore moins l’histoire racontée !), avoir conservé son âme d’enfant, une capacité d’émerveillement, une joie innocente devant les surprises, les déguisements ou les feux d’artifice.

Car cette histoire, pour moi, c’est ça. Un feu d’artifice tourbillonnant ! C’est une histoire pétaradante, bruyante, colorée, folle, merveilleuse, festive, passionnée, illuminée, avec une certaine violence parfois… Et aussi de la tristesse.

Si vous êtes un adulte sérieux et responsable (comme la plupart des adultes) vous trouverez sans doute cette histoire complètement loufoque et extravagante. Et les parents de cette histoire to-ta-le-ment ir-res-pon-sables !!

Mais si, dans un petit coin de votre tête, il y a encore un enfant attiré par la fête, laissez-vous emporter par la douce folie de cette famille pas tout à fait comme les autres, mais dont on ne peut s’empêcher d’envier, par moments, le côté farfelu et tellement pétillant !

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Et j’adore la citation de Bukowski au début du livre : « Certains ne deviennent jamais fous… Leurs vies doivent être bien ennuyeuses. »

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J’adore Nina Simone depuis bien longtemps et j’aime beaucoup beaucoup cette chanson : Mr Bojangles

C’est un livre qu’un ancien collègue, Christian, m’avait chaudement recommandé lors de sa sortie. Et puis, le temps passant et les livres s’accumulant… Je n’ai pris le temps de le lire que cette semaine, à l’occasion d’un challenge.

Il a reçu plusieurs prix : le prix France Télévisions, le Grand prix RTL-Lire et le prix du roman des étudiants France Culture-Télérama. (Merci Wiki !)

Comme il est dans ma PAL depuis un bon moment, il participe au challenge Objectif PAL d’Antigone.

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Maîtres et esclaves – Prix des Lectrices ELLE (24)

Maîtres

MAÎTRES ET ESCLAVES

Paul Greveillac

Coll. Blanche
Gallimard (2018)

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Présentation de l’éditeur : Kewei naît en 1950 dans une famille de paysans chinois, au pied de l’Himalaya. Au marché de Ya’an, sur les sentes ombragées du Sichuan, aux champs et même à l’école, Kewei, en dépit des suppliques de sa mère, dessine du matin au soir. La collectivisation des terres bat son plein et la famine décime bientôt le village.
Repéré par un garde rouge, Kewei échappe au travail agricole et à la rééducation permanente. Sa vie bascule. Il part étudier aux Beaux-Arts de Pékin, laissant derrière lui sa mère, sa toute jeune épouse, leur fils et un village dont les traditions ancestrales sont en train de disparaître sous les coups de boutoir de la Révolution.
Dans la grande ville, Kewei côtoie les maîtres de la nouvelle Chine. Il obtient la carte du Parti. Devenu peintre du régime, il connaît une ascension sans limite. Mais l’Histoire va bientôt le rattraper.

***

N’ayant pas vraiment l’habitude de lire de la littérature chinoise ou qui se passe en Chine, les noms chinois m’ont un peu gênés au départ… C’est bête, mais je perdais le fil et devait revenir en arrière dans l’histoire pour m’y retrouver.

Au final

Un roman que j’ai trouvé intéressant, mais un peu touffu, un peu trop lourd par moments et que j’aurai sans doute mieux apprécié si j’avais eu plus de connaissances sur la Chine de cette époque là, sur laquelle, je l’avoue, je ne connais pas grand-chose…

La première partie, qui raconte l’enfance de Kewei, est celle qui m’a le plus plu (soit les 150 premières pages). Ensuite j’avoue mettre un peu ennuyée au milieu des intrigues du parti, des histoires politiques… L’auteur saute parfois du coq à l’âne et j’ai vraiment eu du mal à lire ce roman jusqu’au bout !

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Extrait (p. 25) : La jeune femme sourit. Embarrassée par l’enfant à son sein, elle tourna brièvement le dos au chef du Parti. De ses baguettes, elle fouilla la carcasse de la carpe. Puis, triomphante, tenant entre ses doigts une arête énorme, elle fit face à  Jiang Jinsheng tout sourire.

-Ah ah ! Bravo ! Ce petit Kewei vous apportera décidément beaucoup de bonheur !

C’était, selon une vieille légende, l’épée que la déesse Nuwa avait fait tomber dans le fleuve Qingyi alors qu’elle étayait le ciel effondré. Signe distinctif, elle permettait d’assurer que la carpe était bien d’ici. »

Une interview de l’auteur, qui parle beaucoup plus simplement qu’il n’écrit !

ELLE

24ème lecture / 28

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