Les chasseurs d’écume

Les chasseurs d’écume

Adapté de l’ouvrage « l’épopée de la sardine » de J.C Boulard

François DeboisSerge Fino (ill.) – Bruno Pradelle (coul.)

Glénat

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T.1 : 1901, premières sardines (2011) – T.2 : 1909, les maîtresses du quai (2012) – T.3 : 1913, le patron de pêche (2013) – T.4 : 1920, la revanche des chevaliers de fer blanc (2014) – Fin du premier cycle

Deuxième cycle : T.5 : 1934, le crâne de la plage (2015) – Le T.6 doit paraître en octobre 2016.

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1950. Dans un train de nuit qui file vers Paris, deux hommes n’arrivent pas à trouver le sommeil. L’un des deux, Jos, est inquiet. Il révise un discours qu’il doit faire devant le Ministre, Gaston Deferre. Il a été mandaté par ses collègues pour les représenter au « Comité Interministériel de la sardine ». L’autre homme propose de l’aider à corriger son discours s’il lui raconte son histoire. Et c’est parti pour un long retour en arrière, qui nous ramène en 1901 et qui va durer plusieurs tomes.

1901. Au début de l’histoire, Jos a 12 ans, il est mousse sur le bateau de pêche de son père. Il apprend le rude travail des pêcheurs, il découvre l’amour, les rivalités, les vieilles haines familiales…

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Même si j’aime la Bretagne, ma région d’adoption depuis bientôt 30 (!) ans, la pêche ne me passionne pas plus que ça. Pourtant, cette bd, qui raconte l’histoire des pêcheurs de sardines de Douarnenez des années 1901 à 1934 (pour le moment) m’a vraiment passionnée ! Parce qu’elle parle des gens, de leurs vies, de leurs amours, de leurs conditions de vie et de travail, de leurs luttes pour acquérir un minimum de droits leur permettant de vivre dignement.

Le tome 5, quand à lui, part avec Fanch, le fils de Jos, sur un nouveau sujet… A suivre donc !

 

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Du même scénariste, on vous a déjà présenté :

Jack l’éventreur

Larmes de fées

La bd de la semainePour cette dernière  » Bd de la semaine » (avant la pause estivale !) ça se passe chez Noukette

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Mary Kingsley

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Mary Kingsley

Mary Kingsley à 34 ans

Mary Kingsley

La montagne des Dieux

Clot – Dorison – Mathieu – Telo

Collection Explora

Glénat (2012)

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Mary Kingsley a 30 ans lorsqu’elle perd ses parents et décide de partir pour l’Afrique. Nous sommes en 1892 et jusque là, elle n’a jamais quitté Londres. Elle n’a même jamais vécu seule, ayant passé les 10 dernières années au chevet de sa mère malade. Elle va pourtant embarquer sur un navire pour l’Angola…

Mary Kingsley n’est pas un personnage de fiction, elle a réellement existé.

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Mary KingsleyCette femme vêtue à la façon « victorienne » au milieu de la jungle m’a fait penser à Gertrude Bell, une autre exploratrice (à peu près de la même époque) qui se promenait dans le désert habillée comme si elle était à Londres…

Je n’ai pas trop aimé les illustrations, aux couleurs un peu trop sombres. Pour un album qui se déroule en Afrique, je trouve que ça manque de couleurs et surtout de lumière, même si une grande partie de l’histoire se déroule en forêt. Et il y a, aussi, un peu trop de gros plans sur les visages à mon goût.

L’histoire quand à elle, pourrait paraître un peu tirée par les cheveux si elle n’était pas bien réelle : Mary Kingsley est bel et bien partie seule en Afrique, à la rencontre des peuples rencontrés par son père… Une histoire romancée bien sûr, pour la bd, mais pas si éloignée que ça de la réalité si l’on en croit la très intéressante partie documentaire qui clôt l’ouvrage.

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A la fin de la bd, un dossier documentaire de 8 pages permet de mieux comprendre qui était réellement Mary Kingsley et fournit des références bibliographiques pour qui voudrait en savoir plus.

« La collection EXPLORA vous plonge au cœur de la véritable histoire des Grands Explorateurs et de leurs expéditions extraordinaires, dans tous les milieux du globe, sous la houlette de Christian Clot, explorateur et vice-président de la Société des Explorateurs français. Il est aussi le scénariste de Magellan. » (Glénat)

La bd de la semaine

Cette semaine, c’est chez Noukette !

Le caravage

Le CaravageLe caravage

Première partie : La palette et l’épée

Milo Manara

Éditions Glénat (2015)

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Dans l’avant-propos, Claudio Strinati (Historien de l’Art) nous dit que Manara  n’a pas romancé la vie du Caravage, mais l’a racontée en respectant la biographie du peintre telle que les historiens la connaissent.

Une bande dessinée sur la vie d’un peintre, ce n’est pas courant (si vous avez des titres, je suis preneuse) et je trouve que celle-ci donne vraiment envie d’en savoir plus sur la vie et l’œuvre du Caravage. Manara le décrit ici comme un jeune homme susceptible et bagarreur, mais on le voit aussi comme « illuminé » lorsqu’il peint.

Le caravage

J’aime les bandes dessinées historiques, j’aime la peinture et j’aime le dessin de Manara, cette bd ne pouvait donc que me plaire ! Même s’il y a encore un peu trop de femmes nues à mon goût, mais bon, c’est Manara ! Et il décrit vraiment bien le désir de création de ce peintre, sa recherche de la lumière, de la pose, du trait « juste »…

Bref, j’attends la suite !

Que vous dire de plus, sinon que cette bd m’a vraiment donnée envie d’aller au Musée, voir les « vraies » toiles du Caravage ! Est-ce que ce n’est pas la preuve que l’hommage de Manara au Caravage est réussi ?

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Le Caravage

Madone de Lorette – Le Caravage

(Image prise sur le site Arterome)

Une interview de l’auteur ici

Et par là, une belle galerie pour voir les œuvres du Caravage.

 

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Yaneck

La Zone – bd ♥

♥  La zone ♥

Eric Stalner

Collection Caractères – Glénat

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Depuis 2019, 95% de la population britannique a disparu…

Tome 1 : Sentinelles / Tome 2 : Résistances / Tome 3 : Contact / Tome 4 : Traversée

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Au début de cette histoire, on se rend compte qu’un terrible cataclysme a failli décimer les humains. Ceux, peu nombreux, qui ont survécu à la catastrophe, ont rebâti des villes ou plutôt des villages, dans lesquels ils vivent comme au Moyen-âge ou presque. Car selon le Maire et le Révérend, une certaine ignorance est un bienfait ; la lecture est donc jugée inutile, voire malfaisante et même dangereuse.

Lawrence, un jeune homme érudit qui a voyagé, est à peine toléré dans ce village qui a pourtant vu sa naissance et que son père a contribué à rebâtir. Au début de ce premier tome, victime d’un piège, il se voit contraint de quitter sa maison et ses livres.

C’est bien simple, tout m’a plu dans cette bd.

L’histoire tout d’abord, avec son côté fin du monde et lutte pour la survie de l’espèce, est très prenante. Le dessin ensuite, est très expressif et j’aime beaucoup le « cadrage cinématographique » avec une alternance de gros plans sur les visages, de plans larges ou de travellings (si, si, c’est possible en bd ! ça ne s’appelle peut-être pas comme ça par contre !)

Les couleurs aussi sont parfaitement étudiées et jouent parfaitement leur rôle pour donner une atmosphère sinistre et terrifiante par moments…

Et le top du top, c’est qu’hélas, je pensais que le tome 4 était le dernier (dixit Bédéthèque qui annonce « série finie »), mais ce n’est pas ce qui est indiqué sur le site de l’éditeur qui note « Série en cours »… A suivre donc !!

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Du même auteur, Sophie vous a déjà présenté « Blues 46« .

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La bd de la semaineCette semaine c’est chez Noukette