La muette de Chahdortt Djavann

La muette est un roman court mais puissant, qui ne peut que toucher et indigner le lecteur sur la liberté des femmes en Iran. Si vous en avez marre de la rentrée littéraire, tournez vous vers ce roman qui a déjà 11 ans mais que vous avez peut être manqué !

la Muette

Roman adulte

La muette

de Chahdortt Djavann

J’ai Lu, 2011
5€ / 4,99 en numérique epub pdf
124 pages
9782290014783

 

Thèmes : femme, Iran, prison, amour,

« J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh mais je n’aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt… »

Ainsi commence La muette, ce roman prêté par un collègue au détour d’un couloir, sans explication, juste « lis le ». Ce roman court est effectivement prenant, touchant, révoltant.

Cette histoire, celle de Fatemeh, présentée comme un manuscrit écrit en prison en Iran et donné à une journaliste, pourrait malheureusement être vraie. Chahdortt Djavann nous y raconte, dans une langue très simple, presque orale, l’histoire de Fatemeh, et celle de sa tante, la muette. Une adolescente qui voit dans la liberté de sa tante, muette depuis un traumatisme dans l’enfance, et qui ne porte pas le voile, un modèle. Son amour indéfectible lui fait rejeter les fautes sur sa mère, un peu sur la religion, mais surtout sur elle même finalement. C’est sans doute le plus terrible dans ce récit, cette part de vérité, et cette haine que Fatemeh ne sait pas vraiment vers qui tourner.

Fatemeh nous parle de cette tante bien aimée, la muette, de son histoire. Son enfance, le traumatisme qui l’a conduit à ne plus parler, et surtout sa vie actuelle. Comment l’amour la fait renaître à elle même. Comment cet amour la perd.

En Iran l’amour libre est un crime. Dans ce pays la pendaison est une mort plus digne que la lapidation. En Iran, la pendaison sur la place publique est monnaie courante. Ce roman La muette dévoile cette vérité, ces vérités, sans jugement direct, mais avec une remise en cause non voilée de la liberté des femmes et de l’amour.

Une belle lecture, courte mais puissante. Seule la mise en scène de ce manuscrit m’a semblé inutile…

 

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Délicieuses pourritures – Mois Américain 1

délicieuses

Petit, mais costaud !!

Roman (125 p.)

Délicieuses pourritures

Joyce Carol Oates

Éd. Philippe Rey (2003)

*****

Années 70. Au sein d’un campus de Nouvelle-Angleterre. De jeunes étudiantes se pâment d’admiration devant leur professeur de littérature. Andre Harrow est un professeur charismatique qui sème le trouble dans le cœur de ses jeunes élèves. Parfois aimable, il peut aussi être très critique, voire désagréable. Il est plein de charme, mais un charme qui va se révéler vénéneux, malsain. Sa femme, une sculptrice célèbre, Dorcas, joue également un drôle de jeu… Gillian Bauer, qui n’a que 20 ans, va découvrir une étrange facette de l’amour…

*****

Pourquoi avoir choisi ce roman là alors que j’ai plus de 40 romans américains dans ma PAL ?

En fait, je l’ai pris dans ma pile de bouquins parce qu’il était tout petit (125 pages), je croyais que c’était une nouvelle. Et aussi parce que Joyce Carol Oates est une autrice américaine très connue (Blonde, les chutes…) dont je n’avais encore rien lu et dont je voulais découvrir la plume.

Est-ce que j’ai aimé ?

Oui… et non ! C’est bien écrit indéniablement. Et on « croit » aux personnages, parce que j’avais vraiment envie de frapper Andre Harrow et sa femme ! Mais malgré son tout petit nombre de pages, j’ai eu du mal à le lire, tellement j’ai trouvé l’ambiance étrange, glauque, vraiment malsaine. Il y a un côté « poisseux » dans le sens sale/écœurant !! En tous cas, ce roman porte bien son titre… Délicieuses pourritures… Quoi que ? Pourquoi « délicieuses » ?

Mais j’ai aimé le style de l’autrice, j’en lirai d’autres ! Et ça tombe bien, je viens de retrouver « les chutes » dans un carton…

Noukette a bien aimé !

*****

Extrait (P.12) :

« Dorcas ! La femme d’Andre Harrow. Ne soupçonnant pas qu’elle était suivie, observée avec fascination. Elle aurait été si  étonnée, si contrariée. Amusée ? Ce n’était pas la première fois que je suivais Dorcas. C’était peut-être la cinquième ou sixième fois, car ma passion pour Andre Harrow était née le printemps précédent, pendant ma deuxième année d’université. J’avais toutefois le pressentiment que ce jour-là, cet après-midi là seraient différents. Que je risquais de commettre une erreur et de la regretter. »

*****

De cette autrice, Sophie vous a présenté : Ce que j’ai oublié de te dire

Ce roman est ma 1ère participation au Mois Américain

américain

Il participe aussi au Challenge Petit Bac, catégorie Adjectif

 

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Le livre des mots – Trilogie Fantasy

mots mots mots

Une trilogie de fantasy initiatique

Roman fantasy ado/adulte

Le livre des mots ♥
J. V. Jones

J’ai lu (2007/2008)

*****

T1 : L’enfant de la prophétie / T2 : Le temps des trahisons / T3 : Frères d’ombre et de lumière.

*****

Présentation de l’éditeur : Jack est apprenti au château Harwell. Orphelin exploité et maltraité, il mène une triste existence. Mais il découvre qu’il possède des pouvoirs magiques interdits et il est contraint de fuir. Son chemin croise celui de Melliandra, fille rebelle du plus riche seigneur du royaume. Traqués, perdus, les deux adolescents sont le jouet des machinations du redoutable Baralis, le chancelier du roi. Ce dernier, après avoir empoisonné son souverain, maintient le royaume dans une guerre fratricide afin d’usurper le pouvoir. Mais, aux confins du royaume, un des derniers chevaliers de Valdis est demeuré intègre : le preux Taol parcourt le monde connu à la recherche de l’enfant annoncé par la mystérieuse prophétie de Marod…

*****

C’est une lecture que j’ai trouvé parfaite pour les vacances !

On ne se prend pas la tête, les personnages sont intéressants, attachants et évoluent au fil des tomes. L’atmosphère est moyenâgeuse, assez sombre, il y a une prophétie (les mots de Marod), des guerres, des méchants vraiment très méchants (voire même franchement cinglés, on ne va pas se mentir…), mais également des histoires d’amour, des filles qui rêvent de choisir elles-mêmes leurs maris, des chevaliers et de la magie.

Bref, c’est sans doute une histoire assez « classique » mais c’est bien écrit, il y a du suspense, des rebondissements dont certains sont vraiment inattendus et moi, j’ai vraiment bien aimé !

Mentions spéciales pour plusieurs personnages, secondaires ou non : Les deux soldats, La Bousille et Finaud sont très drôles. J’adore également le personnage de Chipeur, un jeune voleur qui va s’attacher à l’un des personnages principaux. Craup le serviteur fidèle de Baralis et Tavalisc qui passe son temps à manger, à comploter et à houspiller son second sont également très réussis.

Si vous aimez les romans comme « l’assassin royal » de Robin Hobb, cette histoire devrait vous plaire ! J’ai dévoré les 3 tomes en moins d’une semaine.

*****

La prophétie du livre de Marod

Quand des hommes d’honneur perdent de vue leur valeurs
Quand trois sangs sont unis au même instant
Deux maisons s’uniront par le mariage et la richesse
Et ce qui découle de cette union est décadent
Un homme viendra sans père, ni mère
Mais aura une sœur comme amour amer
Et retiendra la main du fléau

Les pierres seront ensevelies, le temple s’écroulera
L’expansion de l’Empire des Ténèbres s’achèvera
Mais seul le fou connaît la vérité.

*****

De la même autrice, Monsieur Hérisson avait déjà présenté le tome 1 de « La ronce d’or« .

Petite bio sur le site de l’éditeur

Ce roman participe au Challenge Petit Bac chez Enna

Catégorie Lecture !

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Miroirs et fumée ♥ – Mai en nouvelles

Miroirs

Miroirs et fumée ♥

Neil Gaiman

J’ai lu (2008 / ÉO 1998)

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Miroirs et fumée est un recueil de 30 nouvelles de littérature fantastique.

Dans une longue (36 pages) et très intéressante introduction, Neil Gaiman nous explique comment il a trouvé ses idées et nous fait cadeau d’une nouvelle supplémentaire !

Je ne vous redonne pas les 30 titres, vous pourrez les voir ici sur le site NooSFere.

J’aime beaucoup les contes. Après avoir lu « Neige, verres et pommes » soit Blanche-neige revue et corrigée par Neil Gaiman, vous ne repenserez jamais à ce conte de la même façon…
C’est ma nouvelle préférée, celle que j’ai envie de raconter à tout le monde et que je ne suis vraiment pas prête d’oublier !

Mais avant d’en arriver là, vous apprendrez comment une vieille femme trouva le Saint-Graal et ce qu’elle en fit. Il vous racontera aussi ce qui peut vous arriver si vous passez sur un pont sous lequel vit un Troll.

De toutes ces histoires, celle qui m’a le moins plus je crois, même si certaines choses m’ont touchée, c’est celle qui s’intitule « Le bassin aux poissons et autres contes ». Je l’ai trouvée un peu trop longue et trop embrouillée, mais à priori, c’est une histoire vraie !

Toutes ces nouvelles sont très différentes, elles sont parfois poétiques, parfois tendres ou encore effrayantes…
En plus de lire la très bonne plume de Neil Gaiman, on a le plaisir d’apprendre pour quelles raisons il a écrit telle ou telle histoire, ou encore le contexte ou l’idée de départ.
Si vous aimez déjà cet auteur, vous apprécierez de retrouver son style dans autant d’histoires différentes, si vous ne le connaissez pas, ce recueil vous donnera sans doute envie de lire ses romans !

En bref, si vous ne connaissez pas encore cet auteur, n’hésitez pas, que ce soit pour ses romans, ses nouvelles, ses bandes dessinées (Sandman) ou encore ses livres jeunesse !

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D’autres livres de Gaiman présentés sur ce blog : Coraline, Par bonheur le lait, L’étrange vie de Nobody Owens (Mon préféré, je l’ai adoré !).

J’ai également lu et beaucoup aimé « L’océan au bout du chemin ».

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Cette (re)lecture participe au challenge « Mai en nouvelles » proposé par le blog « Hop ! Sous la couette ».

Si vous aimez les nouvelles, je vous invite à participer à ce challenge, qui propose, en prime, un concours avec de jolis lots pour les participants.

 

Cette lecture participe également au Challenge des RE chez Blandine (Vivrelivre)

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