Pure de Julianna Baggott

Roman dystopique pour jeunes adultes

Pure

de Julianna Baggott

Laurent Strim (Traducteur)

J’ai Lu, 2012
542 pages
9782290034255, 14,90€

           Un roman dystopique qui commence comme souvent par une catastrophe qui réduit le monde à sa plus triste expression. Les survivants luttent, souvent transformés par les explosions, pourtant certains vivent en paux dans le dome, construit juste avant l’explosion.

           Un pavé avec force détail, un peu long à mettre en place mais qui crée une aventure qui se révèle très prenante autour de deux personnages, deux adolescents. Pressia survit dans les ruines du monde tandis que Partridge vit comme avant dans le Dôme. Mieux même. L’histoire pourtant va les amener à se rencontrer. Il faut dire que les hasards semblent bien nombreux dans cette histoire, mais ils nous entrainent vers des révélations surprenantes…

           Un monde très riche que le lecteur prend finalement plaisir à découvrir dans les détails, pourtant les personnages principaux restent assez distants et on commence à peine à les connaître à la fin de ce premier tome… On a beau les suivre ils ne se révèlent que très peu finalement, et chaque élément nouveau nous apporte autant de réponses que de questions.

           Une aventure qui se complexifie au fil des pages, originale du coup et qui permet d’éviter certains clichés des dystopies adolescentes ou l’amour est à toutes les pages. C’est prenant et pourtant plus on avance dans l’histoire, plus on a du mal à y croire. C’est bien entendu de la science-fiction, mais ce qui fait que les dystopies fonctionnent aussi bien selon moi c’est qu’on peut se mettre à la place des héros, se dire « et si ça arrivait vraiment »… Si c’est le cas au début de ce roman, plus les pages se tournent moins on peu y croire et plus je me suis détachée de l’histoire, d’où ce sentiment de ne pas vraiment connaître les personnages.

Un tome plein d’imagination, d’action et de surprises, mais qui me laisse sur ma faim.

+ Challenge YA#2

* * *

Je suis complètement déconnectée en ce moment, de la vie comme du blog, la tête dans les travaux et du boulot par dessus la tête. Du coup pas de chocolat aujourd’hui, pas de poissons demain, je ne passe plus sur vos blogs ou si peu… mais je vais essayer de revenir, d’ici une semaine ou deux ça devrait aller un peu mieux…


Une petite information au passage, Solidays fête ses 15 ans cette année et nous promet 80 concerts et beaucoup d’étoiles… Une façon culturelle et divertissante d’aider la lutte contre le Sida.
Solidays 2013 : 28, 29 et 30 juin prochain à l’hippodrome de Longchamp.
Plus d’info et réservation sur Solidays.org

Clairvoyance 1 La maison de l’ombre – Amélie Sarn

Roman / thriller pour adolescents

Clairvoyance

1 La maison de l’ombre

d’Amélie Sarn

J’ai Lu, 2012
9782290038017, 12€

Un roman vraiment prenant! Décidément j’aime beaucoup Amélie Sarn ! (remarque idiote pour vous car je n’ai pas encore parlé de mon coup de coeur pour Les Proies… ça viendra sûrement!)

Emma emménage suite à la séparation de ses parents dans une vieille maison. Une maison qui n’a pas été habité depuis longtemps. Il faut dire qu’elle a été le lieu d’un crime atroce, une adolescente de l’âge d’Emma y a été enfermé et torturé, puis tuée sauvagement. Emma n’est pas au courant quand elle emménage, pourtant elle va rapidement découvrir cette histoire. Elle se met à faire des rêves étranges, des rêves où elle est cette jeune fille assassinée, Charlotte.

Je me suis d’emblée attachée à Emma, une jeune adolescente impulsive mais intelligente. La séparation de ses parents, son déménagement , elle prend cela très mal mais sans tomber dans les outrances des scènes d’adolescents qui tapent du pied. Elle claque les portes, mais c’est à peu près tout. Et finalement ce déménagement lui permet de se faire de nouveaux amis rapidement. La séparation de ses parents, l’amitié et l’amour sont des thèmes secondaires dans ce roman, car la vraie histoire, celle qui nous fait tourner les pages, c’est l’enquête qu’elle va mener sur cette adolescente assassinée  Ses rêves la hante et elle veut comprendre ce crime, persuadée que le véritable coupable n’est pas sous les barreaux et que Charlotte a besoin d’elle pour être en paix.

Adolescence, enquête et angoisse, voilà un mélange parfaitement réussi dans ce roman ! Amélie Sarn nous guide exactement où elle le souhaite, nous berne et c’est d’autant plus intéressant que la fin n’est pas celle qu’on imagine dès le début ! L’écriture est fluide et l’alternance entre les rêves et la réalité, Charlotte et Emma, apporte un mouvement au livre… L’action est toujours présente, même dans les réflexions de l’adolescente, et on ne s’ennuie pas pendant ces 200 pages ! Nous n’avons pas non plus vraiment peur, mais une sorte d’angoisse nous saisi tout de même quand certains personnages sont en danger… je ne vous en dit pas plus!

Un roman qui se lit d’une traite, un peu en apnée et que j’ai beaucoup aimé!

Un tome 1 à priori, mais qui se lit indépendamment et offre une vraie fin, promis,  vous ne serez pas obligé de lire la suite!

petit+Amélie Sarn, ce nom ne vous dit peut être rien, mais c’est une traductrice que vous avez sûrement déjà croisé, puisqu’elle a traduit notamment la série de Malorie Blackman Entre chiens et loups. Elle a aussi adapté Thorgal en roman… bref un nom qui ne me disait rien mais que j’ai finalement déjà croisé! A suivre !
Si vous aimez les Zombies, je vous conseille déjà Les Proies!

+ Les avis de Lena, Mya

+ Challenge YA#2 – Challenge Thriller

Le salon d’Emilie – Le temps des femmes d’E. De Boysson

Roman historique adulte

Le temps de femmes

Le salon d’Emilie

d’E. De Boysson

J’ai Lu, 2012
J’ai Lu historique
9782290039403, 7,60€

Dans les tourments de la Fronde qui traumatise Louis XIV enfant, Emilie, jeune Bretonne sans le sou, part tenter sa chance à Paris.

Au coeur du 17ème sic-le l’histoire d’une jeune bretonne qui rêve de briller au coté des précieuses dans les derniers lieux à la mode : les salons littéraires. Tout en suivant le destin pas toujours rose d’Emilie, nous découvrons ce monde, cette période et les grands noms de l’époque défilent sous nos yeux tel Molière, Corneille, Lafayette…

Tout ce monde littéraire très présent, qui permet de découvrir le rôle des salons littéraires et la place des femmes, m’a vraiment intéressé. L’histoire d’Emilie qui ne semble pas édulcorée fonctionne bien et on s’attache à cette femme! La partie plus politique, plus historique aussi m’a parfois lassée par contre. Cette période de l’histoire est tortueuse et il me manquait sans doute quelques bases pour comprendre les tenants et les aboutissants de toute cela.

J’ai apprécié la façon qu’a l’auteur de nous présenter les personnages sous l’oeil souvent naif d’Emilie. Une histoire intéressante avec une intrigue fine mais qui tient en haleine. Les personnages secondaires vont et viennent pour que vraiment seule Emilie soit au centre du récit. C’est une belle réussite car c’est un personnage volontaire et courageux que je ne vais pas oublier tout de suite.

+ L »avis de Mélusine, celui de Serega

Sérum Saison 1 Episode 1

Roman policier / série

Sérum

Saison 1 épisode 1

de Fabrice Mazza et Henri Loevenbruck

J’ai lu, 2012
978-2-290-04174-1, 6€

Attention Spoiler

1773 : Mesmer invente l’hypnose. 1886 : Freud invente la psychanalyse. 2012 : Draken invente le sérum. Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d’Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

On peut effacer votre mémoire pas votre passé

Un roman policier qui reprend les élèments des séries américaines et qui fonctionne bien !

En personnage principal une flic, Lola Gallagher, mère célibataire, caractère bien marqué. Epaulée par son collègue Detroit elle tente de résoudre des affaires criminelles à New York. Quand une jeune femme se fait tirer dessus dans un parc Lola prend l’enquête en main et à vite fait de s’attacher à la victime.

L’intrigue est clairsemée, nous changeons régulièrement les points de vue pour en apprendre plus sur l’enquête mais aussi sur les différents personnages. C’est donc doucement que nous avançons dans l’enquête mais avec un avantage sur les policiers puisque nous suivons aussi en partie « les méchants ».

La galerie de personnages est bien diversifiée et on prend le temps de s’attarder un peu avec chacun. Au final on s’attache tant à l’intrigue policière qu’aux histoires secondaires et plus personnelles des personnages. Lola, son fils et l’absence d’un père. Lola et Detroit. Lola et une mauvaise nouvelle de la part d’un médecin. Lola et son frère… Bon d’accord c’est surtout à Lola et Detroit qu’on s’attache dans ce livre série…

Une lecture aisée avec un ton simple et entrainant qui convient bien à l’histoire. Les auteurs jouent avec le lecteur lui laissant faire ses propres hypothèses pour ne lui dire la vérité que bien plupart… c’est à la fois rusé et cruel!

Enfin outre son nom de série qui a un côté très américain et marketing (et permet aux auteurs de nous laisser en plan au milieu de l’histoire) ce roman se veut moderne par son interaction technologique avec la lecture. Grâce à des flashcodes réguliers insérés dans le texte au cours des chapitres, le lecteur peut écouter la même musique que le personnage principal, ou voir une vidéo. Pour ma part j’ai lu ce roman dans le train, sans accéder à ces contenus et cela n’a absolument pas gêné ma lecture. Je compte tenter l’expérience avec l’épisode 2 de Sérum (sorti le 25 avril).

Au final une forme moderne pour ce roman qui a su me captiver mais qui promet de nombreux tomes puisque nous ne sommes qu’à l’épisode 1 de la saison 1… Addictif comme une bonne série policière, mais frustrant aussi!

+ le site de la série avec des énigmes…
+ Plus d’infos sur Serum sur www.jailu.com
+ le site d’Henri Lœvenbruck www.henriloevenbruck.com
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