Barracuda for ever – Roman jeunesse -ou pas !

Barracuda

Une histoire un peu folle, un peu décalée mais ô combien émouvante !

Barracuda for ever
Pascal Ruter

JC Lattès (2017)
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Présentation de l’éditeur

« À l’âge de quatre-vingt-cinq ans, mon grand-père Napoléon décida qu’il lui fallait se renouveler. Il traîna ma grand-mère Joséphine devant les tribunaux. Comme elle n’avait jamais rien su lui refuser, elle se laissa faire. Ils divorcèrent le premier jour de l’automne.

– Je veux refaire ma vie, avait-il dit au juge chargé de l’affaire.

– C’est votre droit, avait répondu ce dernier. »

Voici l’histoire d’un duo irrésistible : un petit-fils et son grand-père, prêts à toutes les fantaisies pour conjurer les tourments de l’existence.

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C’est une comédie douce-amère que cette histoire. Des passages font sourire mais en même temps, on pressent rapidement que ça risque de ne pas être si drôle que ça !

Les personnages

Le grand-père, Napoléon, ne veut clairement pas vieillir. Il ne l’accepte pas. C’est un personnage truculent, libre, un peu fou et plutôt « encombrant » pour son entourage et les personnes qui sont amenées à s’occuper de lui.

Le petit fils lui, est clairement plein d’admiration pour ce grand-père farfelu avec lequel il parle l’espéranto, même si son regard change, évolue au fil du roman.

La grand-mère, elle, s’est laissée mettre de côté, un peu comme un vieux vêtement dont on ne voudrait plus. Les personnages sont tous attachants, pour différentes raisons. J’ai beaucoup aimé le personnage de la mère.

C’est un roman que j’ai bien aimé, même si j’avoue avoir été surprise car je m’attendais à une « vraie » comédie. Or il y a des thèmes importants et pas franchement drôles qui sont abordés, même si c’est fait de manière à faire sourire.

Un roman qui aborde tellement de thèmes au final, que probablement personne ne sera touché par la même chose !

*****Barracuda

Il est sorti à la même date, u aux éditions Didier Jeunesse avec cette couverture :

Lire les premières pages ici

Et il est également édité avec des couvertures différentes en gros caractères chez Gabelire https://editionsgabelire.com/wp-content/uploads/2017/07/Barracuda-for-ever_web.jpg

et au livre de poche http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/2462/2462081-gf.jpg

Retrouvez ici l’avis de Blandine, qui m’a convaincue de le lire ! ;)

Du même auteur Sophie vous a présenté : Le cœur en braille et Du bonheur à l’envers

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le soleil à mes pieds – Delphine Bertholon

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 Toute la rentrée littéraire 2013, 
avis de lecteurs 

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Roman adulte
Rentrée littéraire 2013

Le soleil à mes pieds

 Delphine Bertholon

JC Lattès, août 2013
9782709631082, 16€

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La petite et la grande. Deux soeurs, liées par un terrible passé, tentent de vivre, voir de survivre, au coeur du printemps parisien. Deux soeurs tellement différentes. La grande s’agite, semble ne pas tenir en place et tente de régir la vie de la petite. Petite qui n’ose sortir du cocon de propreté de sa chambre de bonne. Qui n’aime pas le monde, ne parle que si nécessaire et ne supporte pas la moindre saleté.

Pas de prénom pendant longtemps, juste la Petite et la Grande, reliées par cette phrase maternelle : « Quand on a une soeur on est plus jamais seule. » Et en effet la petite n’est jamais seule. La grande vient chez elle tous les jours et la tient sous son emprise. La petite ne sait pas dire non et on la sent sombrer. Un rayon de soleil sur des sandales dorées amorcent pourtant un changement…

Delphine Bertholon sait magnifiquement rendre l’emprise d’un être sur un autre comme elle l’a montré dans Twist. Ici l’effroi est intact tant cette emprise, dans le cadre familial, est difficile à concevoir.

Distillant peut à peu des indices de leur passé, l’auteur maintien un double suspense pour le lecteur : comprendre comment elles ont pu en arriver là et savoir comment la petite pourra apprendre à vivre sa vie.

En nous présentant les personnages par le regard de la petite l’auteur biaise le point de vue et on pourrait presque prendre partie pour la grande parfois. Cette dichotomie des personnages et terriblement portée par l’écriture.

Un roman touchant et prenant à l’écriture souvent incisive et hachée, comme les pensées de la Petite.

Rentrée 2013
+Un coup de coeur pour Stephie et l’avis de Solenn

+ Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013

+ D’autres titres de l’auteur : Twist, Grâce, l’Effet Larsen

Partenariat #1 – JC Lattès

On ouvre le bal des partenariats avec un partenaire de la première heure,  JC Lattès , qui vous propose encore cette année des titres de la rentrée littéraire!

Pour toutes les informations, règles, conditions…. merci de lire cet article

*Arthur Loustalot – La ruche *

Le huis clos tragique et puissant de trois sœurs face à la folie de leur mère.

« Dans la cuisine, assises à la table, les sœurs boivent des bières et du whisky. Un nuage de fumée les entoure – cigarette sur cigarette. Le rideau est tiré et dehors, la rue est silencieuse.
Vous vous souvenez de leurs disputes ? demande Claire.
Oui, on se souvient. Louise jette son mégot dans un cadavre de bière.
Mais vous vous souvenez de ce que ça nous faisait ? Claire insiste.
Cette violence ? dit Marion.
Et ce que ça a laissé en nous, chuchote Claire.
Vous vous souvenez de la première fois où papa est parti ? répète Marion. Vous étiez toutes petites, peut-être quatre et cinq ans.
Je me souviens, dit Louise.
Je me souviens, dit Claire. Ce que je n’arrive pas à voir, c’est l’écart entre ce qu’on a vécu et nos blessures. Bien avant leur rupture, tout était là, d’une manière ou d’une autre, et pourtant…
On ne sait rien de ce qu’on a vécu. »

De l’appartement, le ciel n’est pas visible. Les portes sont ouvertes ou closes selon des règles tacites. Les mots circulent, vibrent et s’épuisent. Les murs de carton filtrent à peine les secrets. Depuis le départ de son mari, Alice a sombré dans l’enfer le plus noir.
Marion, Claire et Louise, ses trois filles adorées, n’ont plus que leur amour à opposer à cette spirale destructrice. Un amour infini, aussi violent qu’indicible.

 Arthur Loustalot a vingt-quatre ans. Après Là où commence le secret, un recueil de nouvelles chaleureusement salué par la
critique, il signe avec La Ruche un roman ambitieux et virtuose.

Roman
Prix : 17.00 €
Nombre de pages : 200
Parution : 28 août 2013

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* Isabelle Sorente – 180 jours *


180 jours en zone industrielle.

180 jours séparent la naissance d’un porc de sa mort à l’abattoir. Ce sont aussi les six mois qui font basculer la vie d’un homme.
Quand Martin Enders accepte de se rendre dans un élevage industriel pour les besoins de son travail universitaire, il n’imagine pas que le cours de sa vie va s’en trouver bouleversé. Par les secrets que lui révèle Camélia, le porcher. Et par les quinze mille bêtes enfermées dans les différents bâtiments.
Fondé sur la propre enquête de l’auteur, dévoilant le quotidien surnaturel des animaux dans les systèmes de production industriels, 180 jours est l’histoire d’une amitié entre deux hommes que tout semblait séparer, mais aussi celle de leur rapport aux bêtes.
Avec ce roman, Isabelle Sorente nous entraîne au bout des départementales, dans les couloirs inavouables de notre modernité, où
montent les voix de ceux qui sont privés de parole.

Après des études scientifiques, Isabelle Sorente a publié plusieurs romans et essais remarqués dont, aux éditions JC Lattès, L, Le cœur de l’ogre, ou l’essai Addiction Générale, consacré à notre dépendance aux chiffres. En 2012 est également paru État Sauvage (Indigène éditions), manifeste sur la puissance des femmes. Isabelle Sorente a fondé la revue Ravages et anime les soirées de lectures Il faut qu’on parle ! avec l’écrivaine Wendy Delorme.

Roman
Prix : 17.00 €
Nombre de pages : 450
Parution : 28 août 2013

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* Mei-Ling Hopgood  – Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud *

Une mère de famille journaliste fait le tour du monde pour découvrir de très utiles et singulières méthodes éducatives.

Jeune mère américaine installée à Buenos Aires, Mei-ling Hopgood a été choquée par l’heure tardive à laquelle les Argentins couchent leurs enfants. Était-ce bon pour leur développement, tant physique que social ? Poussée par sa curiosité de journaliste et ses interrogations de jeune maman, Mei-Ling Hopgood s’est lancée dans un tour du monde des méthodes éducatives, étudiant des problématiques aussi universelles que l’heure du coucher, l’apprentissage de la propreté, les repas, ou les activités ludiques. 

Aux quatre coins de la planète, elle a interrogé des parents issus des cultures les plus diverses, ainsi que des anthropologues, des éducateurs, et des experts en puériculture. Son champ de vision de l’éducation s’en est trouvé profondément élargi.
Ainsi, les Chinois sont les rois de l’apprentissage de la propreté. Chez eux, le pot, ça commence à six mois ! Quant aux Kenyans, ils portent leurs bébés sur le dos, sanglés dans des écharpes colorées. Et ce n’est pas seulement par tradition – essayez donc de manœuvrer une poussette sur les trottoirs défoncés de Nairobi ! Les Français, eux, réussissent à faire de leurs bambins des gastronomes en culottes courtes. Toutes ces découvertes, Mei-Ling Hopgood les a testées sur sa propre fille, dès la
naissance. Et les résultats parlent d’eux-mêmes ! Ce regard original sur l’éducation à travers les cultures nous offre non
seulement la possibilité d’expérimenter certaines de ces traditions mais nous prouve également qu’il y a mille et une façons d’être de bons parents.
Traduit de l’anglais par Marine Bramly

D’origine américaine et Taïwanaise, Mei-Ling Hopgood, vit à Buenos Aires.

Essai / Document
Prix : 19.00 €
Nombre de pages : 350
Parution : 28 août 2013

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La Ruche : Vive les bêtises et Coccinelle
180 jours : Chardonette lit et Lili M
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J’ai privilégié pour ce premier partenariat les blogueurs inscrits AVANT l’annonce du challenge et/ou ayant déjà participé l’année dernière, avec un blog de plus d’un mois et actif pour plus de sécurité, afin de satisfaire tant les blogueurs que les éditeurs partenaires !

La vie sans fards – Maryse Condé {RL2012}

Roman adulte autobiographique – Rentrée Littéraire 2012

La vie sans fards

de Maryse Condé

JC Lattès, août 2012
9782709636858, 19€

 

Trop souvent les autobiographies deviennent des constructions de fantaisie. Il semble que l’être humain soit tellement désireux de se peindre une existence  différente de celle qu’il a vécue, qu’il l’embellit, souvent malgré lui. Il faut donc considérer La Vie sans fards comme une tentative de parler vrai, de rejeter les mythes et les idéalisations flatteuses et faciles. Voici peut-être le plus universel de mes livres.

Il ne s’agit pas seulement d’une Guadeloupéenne tentant de découvrir son identité en Afrique ou de la naissance longue et douloureuse d’une vocation d’écrivain chez un être apparemment peu disposé à le devenir. Il s’agit d’abord et avant tout d’une femme aux prises avec les difficultés de la vie. Elle est confrontée à ce choix capital et toujours actuel: être mère ou exister pour soi seule. Je pense que La Vie sans fards est surtout la réflexion d’un être humain cherchant à se réaliser pleinement.
Mon premier roman s’intitulait En attendant le bonheur, ce livre affirme : il finit toujours par arriver.

 

             Un roman autobiographique intimiste, qui nous entraîne dans la vie de Maryse Condé. Une vie tout en lien avec l’Afrique, de près ou de loin.

Un récit très personnel qui nous donne le sentiment d’être un peu voyeur mais qui nous fait découvrir de nombreux aspects de notre société et de l’Afrique. Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée et Ghana, nous voici sur les traces d’une femme, d’une mère que la vie n’épargne pas. Vivre sa vie, chercher sa liberté mais aussi élever ses enfants en faisant face à la misère, au rejet de sa famille mais aussi aux évènements politiques !

Il est très difficile de donner un avis sur une autobiographie, car comment juger de la vie d’un auteur ! Ici nous avons un témoignage très lucide, un retour sur une vie pour peut être réussir à mieux l’appréhender. J’ai réellement apprécié le ton de cet ouvrage car Maryse Condé semble réellement sincère. On dévore ce livre et on apprend beaucoup au travers de ces pages, sur la vie en général mais aussi sur le parcours tourmenté d’un auteur !

Je ne suis pas fan des autobiographies et pourtant j’en lis régulièrement, toujours avec ce léger malaise, cette impression d’entrer dans les secrets de quelqu’un, de n’être pas tout à fait à ma place… Ici aussi j’ai eu ce sentiment mais je me suis laissée porter par les mots et j’ai finalement apprécié ma lecture!

 

+ D’autres romans de Maryse Condé :
–  Ségou
– La vie scélérate
– Traversée de la mangrove
– Moi, Tituba, sorcière noire de Salem
– Les Belles Ténébreuses
– En attendant la montée des eaux

Victoire, les saveurs et les mots
– Conte cruel
– Hugo le terrible
– Savannah blues

+ Une vidéo de l’auteure en 2010

+ 5/7 Challenge 1% Rentrée Littéraire