Paulo le spermato-album rigolo !

Paulo Le parcours de Paulo
La grande histoire d’un petit spermatozoïde

Nicholas Allan
Kaléidoscope (2004)
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Paulo est un petit spermatozoïde qui vit à l’intérieur de Monsieur Dupont (je vous laisse deviner où…) avec 300 millions de petits camarades. Ils se préparent tous pour la grande course de natation !
Paulo s’entraîne de toutes ses forces (et, s’il n’est pas très fort en maths, il est très doué pour la natation !), mais a-t-il une chance de remporter la course ? Il faut absolument être le premier, car il n’y a qu’un seul gagnant !

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Les dessins sont tout en rondeurs, plutôt naïfs, tout simples sur des aplats de couleurs variées mais très clairs. Le texte est lui aussi aisé à comprendre et explique vraiment bien les choses ! Et en plus, quel humour…

Paulo

Une façon simple, originale et très drôle d’expliquer la reproduction humaine aux plus petits !!
Un vrai coup de cœur.

Si votre enfant vous dit « Comment on fait les bébés » ? Procurez-vous tout de suite cet album, il est parfait pour répondre de façon tout à fait intelligente et compréhensible à votre enfant.

Un grand merci à ma collègue Marie à qui je dois cette jolie découverte ! ;)

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Rodari, Gianni : découverte d’un auteur

Gianni Rodari, je vous en ai déjà parlé par ici, avec Patron & Employé et mon préféré : Quel cafouillage (conte détourné du Petit Chaperon Rouge).

Aujourd’hui, je vous présente deux autres albums : Scoop ! et Tonino l’invisible

♣ ♣ ♣

Rodari Scoop4emeDeCouv

Scoop ! illustré par Pef  et édité par Rue du Monde (1999) – l’édition originale date de 1982

L’histoire est très simple : un journaliste rêveur et indécrottable optimiste décide qu’il faut donner aux gens l’occasion d’apprécier la vie en leur expliquant à quelles catastrophes ils échappent chaque jour.

Ses articles parlent donc de ce qui aurait pu, mais n’est pas arrivé (avec bien sûr une foule de détails et toutes les conséquences).

Extrait : « Hier soir, à la tombée de la nuit, une singulière aventure n’est pas arrivée à Mr Badoni, comptable, 42 ans, résidant au 39 bis de la rue Bitonto. En sortant du bureau pour rentrer chez lui, il ne s’est pas trouvé face à face avec une femme masquée et armée d’un pistolet, qui ne lui a pas intimé l’ordre de lui remettre son portefeuille contenant son salaire mensuel… »

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Bref, c’est décalé, c’est loufoque et plutôt drôle ! Et les illustrations de Pef, pleines de douce folie et en complet décalage avec le texte, n’arrangent pas les choses !

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Tonino l’invisible est illustré par Alessandro Sanna (qui a aussi illustré « Quel cafouillage » voir lien en haut) – Kaléidoscope (2010)

ToninoLinvisibleTonino, un petit garçon, arrive un jour à l’école sans savoir sa leçon. Il a très peur d’être interrogé par le Maître.

Si seulement je pouvais devenir invisible se dit-il… Il s’aperçoit soudain que son vœu a été exaucé et, du coup, en profite pour faire plein de bêtises.

Seulement, quand on est invisible, personne ne vous voit, personne ne sait que vous êtes là… Et ce n’est pas toujours un avantage ! Cela peut même devenir très pesant, pour un petit garçon, la solitude… (et pas que pour un petit garçon, comme on pourra le voir à la fin de l’histoire !)

♣ ♣ ♣

L’histoire est amusante. Qui n’a pas rêvé, un jour ou l’autre, d’être invisible ? De pouvoir faire tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi généralement !) sans être vu, sans en subir les conséquences ?

La fin est joyeuse, mais avec un petite pointe de tristesse tout de même quand on écoute le vieil homme.

Mais ce que j’ai le plus aimé dans cet album, ce sont les illustrations d’Alessandro Sanna : avec quelques traits de crayon, il forme un visage expressif. Quelques traits de crayons de couleur ou de pastel (?) dans une tâche de peinture et ça devient un pull. Un gribouillis en zigzag devient un pantalon. Ses personnages n’ont pas de contour et pourtant, ils sont bel et bien présents ! Je trouve ses illustrations absolument géniales.

 

RodariRodari

 

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Mo Willems

Guili Lapin et Ne laissez pas le pigeon conduire le bus ! de Mo Willems

Ah les albums ! J’adore ça. Et je pense que je ne m’en lasserai jamais. Il y en a des petits, des moyens, des grands et même des géants. Des carrés, des rectangulaires ou encore des ronds ! Il y en a de toutes les couleurs. Et surtout, surtout, il y en a vraiment pour tous les goûts !!

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Mo Willems  Guili Lapin

Un conte moral de Mo Willems – Kaléïdoscope (2007)

L’histoire est très simple : Un papa va faire la lessive à la laverie avec sa petite fille, qui marche déjà mais ne parle pas encore. Tout se passe bien, ils arrivent à la laverie, mettent la lessive en route ensemble, ressortent, remontent la rue pour rentrer à la maison… Mais soudain, Trixie, la petite fille s’arrête et se met à babiller. Le papa ne comprend rien, la petite fille s’énerve, se met à pleurer, à hurler… Le père s’énerve et ramène sa fille à la maison, très fâché. Mais en arrivant à la maison…

L’originalité de cet album ne tient pas à l’histoire, même si elle est amusante (j’avoue que j’apprécie que ce soit le papa qui se tape la lessivGuili Lapin2e !), mais aux illustrations. Les personnages sont dessinés en couleur sur des décors qui sont des photos en noir et blanc. J’aime beaucoup le contraste entre les deux !

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NeLaissezPigeonBus

Ne laissez pas le pigeon conduire le bus !

Mo Willems – Kaléïdoscope (2006)

Dès le début, nous sommes prévenus, nous avons un rôle à jouer dans cette histoire. En effet, dès la première page, nous sommes apostrophés par un conducteur de bus qui doit s’absenter et nous demande de surveiller son véhicule, en précisant : « Ne laissez pas le pigeon conduire le bus ! »

Bref, on sait tout de suite qu’on arrive dans un truc un peu décalé, un peu loufoque… Et ça continue, car, à la page suivante, le conducteur a à peine le dos tourné qu’on voit apparaître la tête… du pigeon, bien entendu !

Ledit pigeon va s’adresser à nous (qui surveillons le bus, je vous le rappelle) sur tous les tons pour qu’on le laisse conduire le fameux bus… Il gémit, supplie, se fâche, essaie de nous soudoyer… Ici au contraire de l’album présenté au-dessus, les illustrations sont très simples (même si le pigeon est très expressif !) et c’est l’histoire qui est amusante.

Bref, c’est loufoque et c’est drôle !

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De Mo Willems, nous vous avons déjà présenté :

Mon nouveau jouet

Une sacré farce

L’autre Guili lapin

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Gianni Rodari

GianniPatron & employé

ou l’automobile, le violon et le tram de course

De Gianni Rodari & Clotilde Perrin (ill.)

Didier Jeunesse (2009)

J’ai découvert Gianni Rodari très récemment, avec d’abord « Quel cafouillage » et maintenant « Patron & employé ».

Patron et employé est une sorte de version de Blanche-Neige revue et corrigée par Gianni Rodari qui aime décidément maltraiter les contes ! Si j’ai beaucoup aimé sa version du Petit Chaperon Rouge (Quel cafouillage ! ci-dessous), ici, ce que j’ai préféré, ce sont les superbes illustrations de Clotilde Perrin. Les décors, immeubles improbables et farfelus aux couleurs chaudes ou froides, mais toujours gaies et pimpantes, m’ont beaucoup plu. Les yeux sont irrémédiablement attirés par une foule de détails : des trucs, machins, bidules, engrenages et autres entonnoirs ! Un gros coup de cœur pour les illustrations ! ♥ ♥ ♥

Gianni

Je ne sais pas comment ont été réalisées les illustrations, ça a l’air d’être un mélange de plusieurs choses : collages, dessins, morceaux de dessins animés ? Je dis ça pour le tableau de bord de la voiture, qui est un peu flou, comme pixelisé…

Quand à l’histoire, voici ce que l’on retrouve de Blanche-Neige : Tous les matins, Mr Mambretti (le patron) demande au rétroviseur de sa voiture qui a la plus belle automobile du pays. Tous les jours, le rétroviseur lui répond que c’est lui. Mais un matin… le rétro répond que c’est celle d’un employé. Le patron est furieux et jaloux bien sûr. Et bien entendu, quand il va en avoir l’occasion, il va essayer de détruire la dite automobile… Heureusement, le garagiste, Mr Septmains (ça vous rappelle quelque chose ?) va arranger les choses. C’est amusant, mais vraiment pas autant que l’autre !

Allez donc voir l’avis de La Soupe de l’Espace (à qui j’ai emprunté les deux photos-Merci !)

Quel cafouillage ! ♥ ♥ ♥

Gianni Rodari & Alessandro SannaGianni

Ed. Kaléïdoscope (2005)

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Dans « Quel cafouillage », c’est un grand-père qui raconte l’histoire du Petit Chaperon Rouge à sa petite fille. Celle-ci a certainement dû insister beaucoup pour avoir une histoire parce que le grand-père, qui était en train de lire tranquillement son journal, n’a visiblement pas du tout envie de raconter des histoires…

Il se trompe donc très souvent, le petit chaperon rouge devient vert ou encore noir (ce qui énerve beaucoup la petite fille !) la galette devient une épluchure de patate, le loup se transforme en girafe… Bref, c’est du grand n’importe quoi et c’est surtout très drôle !!

Les dessins sont originaux, ici aussi il y a un mélange des genres, du dessin, de la peinture et du papier découpé, mais le tout va très bien avec le côté loufoque de l’histoire.

J’ai lu cette histoire à des enfants de CM2 (pendant les TAP) et ils ont bien rigolé !

Un album -et un auteur !- à découvrir si vous ne connaissez pas encore. Quand à moi, je vais essayer de trouver d’autres albums de lui, et j’ai déjà repéré sa « grammaire de l’imagination » qui m’a l’air fort intéressante !

Une enseignante a eu la bonne idée de reprendre le texte de l’album pour en faire une mini-pièce de théâtre avec ses élèves !

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