Un noël dans les étoiles & La belle nuit de Noël

Aujourd’hui deux jolis albums sur Noël, découvert à Noël dernier, mais dont nous n’avions pas parlé. Il est temps de les ressortir et de faire resurgir la magie ! Dans les deux on part du principe que le père noël existe… Ici nous ne voulions pas spécialement que mini hérissonne croit au Père Noël, mais entre l’école, le centre de loisirs, les grands parents et les livres… elle y croit dur comme fer… alors on la laisse rêver.

max et lapin noëlMax et Lapin

La belle nuit de Noël

Les albums de Max et Lapin – toute une collection – plaisent beaucoup à mini hérissonne. Ce sont de petits formats carrés, tout simple, avec en personnage récurrent Max, un jeune garçon de l’âge de mini hérissonne – 3 ans environ -, et son doudou, Lapin, qui est toujours à côté de Max, et à un côté animé dans les illustrations – même si ce n’est pas le cas dans l’histoire-. Mini hérissonne ayant aussi un doudou lapin, l’identification a tout de suite fonctionné avec ce petit héros. A 3 ans, en plus, les héros récurrents, c’est top… surtout quand ils vivent la même chose que nous.

Dans la belle nuit de Noël Max va préparer l’arrivée du Père Noël : décoration du sapin, cuisine pour faire des sablés, chaussons sous le sapin… et au dodo ! Mais qu’il est dur de dormir la nuit de Noël ! Dès qu’il entend un bruit dehors, Max se relève pour aller voir. Accompagné de sa maman, chaudement habillé, il va découvrir dehors dans la neige un petit oiseau et lui donner quelques miettes de gâteau.

Mini hérissonne apprécie cette histoire simple, mais moi aussi. J’aime que le Père Noël soit suggéré mais n’apparaisse pas, j’aime l’ambiance de Noël et ses jolis décors. Un très joli album pour préparer Noël, dès 2 ans.

d’Astrid Desbordes et Pauline Martin. Nathan, 2017. 9782092788721, 5,90€

Un Noël dans les étoiles

Un Noël dans les étoiles a aussi eu beaucoup de succès auprès de mini hérissonne. Si l’histoire est plus complexe, et complètement fantastique, elle offre une construction intéressante et touchante. Le jeune héros Albert va se retrouver emporté par un lutin, sur un renne, au pays du père Noël, car sa grand-mère, bien malade, n’a rien demandé pour Noël. Le côté féerique est bien là, l’ambiance de Noël aussi, mais la thématique de faire plaisir à la grand-mère change des traditionnels tas de cadeaux pour les enfants. Un peu de rêve, de magie, d’espoir.

A 3 ans, mini hérissonne ne comprend sans doute pas tout dans cette histoire, notamment la maladie de la grand-mère, mais le côté féerique, avec ce lutin qui vole une écharpe au bonhomme de neige lui a beaucoup plu… tellement qu’elle a surveillé avidement notre bonhomme de neige… en février ! Si je ne suis pas fan du gros bonhomme rouge – qui d’ailleurs n’apparaît pas vraiment- le coté magie de Noël, qui permet de faire plaisir à ses proches avec un cadeau un peu différent m’a beaucoup touché.

Un album à conseiller dès 3-4 ans, pour découvrir que Noël est magique et permet de faire rêver petits et grands.

de Jeanne Boyer et Marie Paruit. Magnard jeunesse, 2017. 978-2-210-96480-8, 14,90€


+ Retrouvez les livres du blog autour de Noël 

+ D’Astrid Desbordes nous vous avons déjà présenté les albums Edmond, comme La fête sous la lune.

+ Challenge Albums 2018

Deux secondes en moins – Roman ado

Deux

Deux secondes en moins

Marie Colot & Nancy Guilbert
Magnard Jeunesse (2018)

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Une Lecture Commune avec Blandine, son avis par ici

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Rhéa et Igor ont un point commun : ils sont tous deux musiciens, tous deux pianistes.

Mais ils ont également autre chose en commun : une douleur intense et qui ne semble pas pouvoir s’éteindre. Rhéa ne se remet pas du suicide de son petit ami, elle ne comprend pas et pire encore, elle se sent coupable. Coupable de n’avoir rien vu venir, coupable de ne pas avoir été là à ce moment là… Sa tristesse lui semble impossible à surmonter.

Igor quant à lui, est totalement défiguré par un accident de voiture. Son père était au volant. Il lui en veut terriblement pour ces deux secondes d’inattention qui lui ont coûté la moitié de son visage. Il est en colère, se terre chez lui et pense que sa vie est foutue.

L’un comme l’autre, ils sont tristes et emmurés dans leur solitude… Un professeur de piano pas tout à fait comme les autres va venir ajouter un peu de « thé » à cette histoire…

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Comment continuer, comment se reconstruire quand on pense avoir tout perdu ? On est touché par la détresse de ces deux adolescents, mais il n’y a pas d’exagération. Ce roman m’a beaucoup touchée, mais sans me faire pleurer (j’ai même ri par moments !) J’ai aimé aussi la façon dont il est construit, cette alternance de chapitre Rhéa / Igor (Nancy Guilbert / Marie Colot).

J’avais un peu peur d’être gênée par deux écritures différentes au sein d’une même histoire, mais on ne s’en rend même pas compte, l’écriture est fluide et agréable tout au long du roman ! Une belle histoire de « renaissance » grâce à la musique.

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De Marie Colot, je n’avais encore rien lu. Mais j’ai acheté « Je ne sais pas » aux éd. Alice Jeunesse (2016) pour la bib et je compte bien le lire prochainement.

De Nancy Guilbert, je n’avais encore rien lu non plus ! Pourtant « Mission dinosaure » m’attendais dans ma Pal (il arrive la semaine prochaine) et j’ai noté depuis un petit moment d’acheter la série des « Cali » pour la bib… Sans parler des magnifiques albums parus chez Léon art & stories (feuilletés en librairie) ou encore de ceux découverts chez Blandine (Comme « Sous la pluie » malheureusement épuisé…)

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Pour lire les premières pages, c’est ici

Le site de Marie Colot

Celui de Nancy Guilbert (au passage, j’adore le nom de son blog « Rêve de plume » doux et léger à la fois !!)

La saveur des bananes frites : voyage en Haïti

La saveur des bananes frites, un roman jeunesse pour les collégiens autour de la tolérance, de l’intégration, et d’Haïti.

la saveur des bananes fritesPréparez vous à découvrir Haïti, sa gastronomie, mais surtout son histoire sombre, ses gangs, la terreur…. Dans la Saveur des bananes frites on assiste à un récit historique, dramatique, mais mené avec finesse et justesse.

Roman jeunesse, dès 10 ans

La saveur des bananes frites

de Sophie Noël

Magnard Jeunesse, 2017
9782210963672, 11,90 euros
disponible en epub numérique
157 pages
Illustrations : Aurelie Grand

 

Avec son frère aîné, Jude, Saraphina vit à Paris dans un foyer pour jeunes immigrés. Elle a toujours vécu à Paris, et elle aime sa vie au collège, même si elle rêve d’un beau logement dans la Cité Paradis. Grâce aux souvenirs de son frère, ses récits, elle va peu à peu découvrir la vie de ses parents à Haïti, dans d’autres cités. Et puis, sur les traces de leur père, ils vont devoir mener l’enquête, bien loin de Paris.

La vie dans les cités, ça lui plait bien, à Saraphina. Elle ne vit qu’avec son frère, mais elle a aussi un meilleur ami Malik, et une communauté soudée dans les logements sociaux où ils habitent. Malheureusement certains préfèrent vivre de trafic, et la vie de notre héroïne va s’en trouver chambouler.

La saveur des bananes frites est un récit court au regard de tout ce qu’il contient, mais c’est un roman cohérent, qui va à la fin de son histoire. Il propose de découvrir, avec deux jeunes héros, l’histoire d’Haïti. Ses gangs, ses batailles de rue, le danger toujours présent… mais aussi ses bananes frites. Entre récit du passé, souvenirs d’un enfant, et promenade dans le pays actuel, La saveur des bananes frites est un vrai récit touchant.

Sa jeune héroïne est mignonne, et même si certaines situations sont un peu rapides, un peu faciles, du fait de la taille du livre, le lecteur passe un bon moment et ressort avec l’envie d’en apprendre plus sur ce pays méconnu mais dans une grande détresse. Une jolie leçon d’humanité aussi, grâce à de beaux personnages secondaires. 

Un récit vif et dépaysant, touchant, poignant, qui donne à réfléchir sur les inégalités.

+ Lire un extrait

+ Challenge YA#6

La fille de Tchernobyl #roman

la fille de tchernobylLa fille de Tchernobyl

de Aurélie Wellenstein

Littérature jeunesse – Roman dès 10 ans

Magnard Jeunesse, 2016
9782210962507

Lana avait 6 ans au moment de la catastrophe de Tchernobyl. Elle habitait à quelques kilomètres de la centrale, son père était pompier. Évacuée elle n’est jamais retournée sur les lieux. 10 ans après, elle décide pourtant de passer un week-end chez sa grand-mère, en pleine zone fermée. Elle va découvrir que la nature a repris ses droits, mais que l’homme est toujours là, prêt à tout détruire.

Des chevaux et des hommes

Aurélie Wellenstein est l’auteur des Chevaux de foudre, un roman historique mettant en scène une jeune héroïne et des chevaux. Ici aussi l’auteur s’attache à la beauté des chevaux, mais cette fois-ci c’est avant tout la catastrophe de Tchernobyl qui est mise en avant. Grâce à Lana on va découvrir ce qu’il reste 10 ans après, mais aussi l’étendu des mensonges du gouvernement sur cette terrible explosion. On découvre aussi que la zone n’est pas aussi déserte qu’elle devrait l’être, avec des braconniers, mais aussi un jeune photographe qui veut montrer la vérité au monde.

L’histoire est très bien menée, en effet, suivre Lana nous permet de faire des aller-retours avec ses souvenirs de ce jour-là, et donc de découvrir cette catastrophe par les yeux d’une enfant. L’auteur ne se contente pas dans La fille de Tchernobyl de nous raconter les faits, elle nous offre une véritable aventure dans les ruines de Pripya. Les chevaux de Przewalski sont un formidable prétexte à une aventure rocambolesque, avec course poursuite et braconniers sanguinaires !

A faire lire dès 10 ans pour mieux comprendre Tchernobyl

Ce roman est d’autant plus beau qu’il s’appuie sur des faits réels. Le déroulement de la catastrophe tel qu’on le découvre dans la catastrophe est bien documenté, mais aussi cette réintroduction d’animaux, tels les chevaux de Przewalski ou bien le fait que des bouleaux, plus résistants, ont repoussé à la place de l’ancienne forêt.

Le ton du roman est très juste et touchant, et même quand un peu de surnaturel apparaît, on est trop dans l’histoire pour ne pas y croire… Un formidable roman historique, poignant, et une belle aventure, où les radiations sont partout…

+ des photos des chevaux de Przewalski à Tchernobyl :

Przewalski Tchernobyl

GENYA SAVILOV, AFP – Des chevaux de Przewalski, dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, le 22 janvier 2016 en Ukraine