Challenge Coupe d’Europe des Livres

N’étant pas spécialement fan de foot, j’ai trouvé très sympathique l’idée de Cajou de faire ce challenge :

Il s’agit de créer une équipe 11 livres (+ 4 réservistes !)

  1. Le gardien de but (1) : Le livre qu’on veut lire à tout prix pendant ce mois
  2. Les attaquants (4) : Les livres de notre PAL qu’on veut absolument lire
  3. Les milieux de terrain (3) : Ceux qu’il est grand temps de sortir de notre PAL
  4. Les défenseurs (3) : Des romans qu’on souhaite lire mais qui ne sont pas encore dans la PAL
  5. Les réservistes (4) : Pour les gourmands qui n’auront pas assez de 11 livres !

Voici donc mon équipe :  Le Siècle

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Coupe CoupeLOcéanAuBoutDuChemin Coupe

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MissPeregrineT3EnAnglais 13èmeConte  LaVéritésurLAffaireHarry

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LaFilleAutomate  plateau Replay

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LaRelieuseDuGuéLesHautsConteurs

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Bon ben voilà, le 1er match m’aura donné l’occasion de terminer mon article, mais je vais m’arrêter là, si je lis tout ça, ça sera déjà bien !! Sans compter tous les livres jeunesse (3 mois de retard, ça va encore, non ?) que je vais lire aussi… Et celui en cours à finir ! « Ce qu’il nous fait c’est un mort » d’Hervé Commère…

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Petites expériences de philosophie entre amis

Essai philosophique

Petites expériences de philosophie entre amis :

casser les codes du quotidien

de Roger-Pol Droit

éditions  Plon, août 2012
180 pages, 18,50 €
978-2-259214049

Inventer des pays, mesurer le monde avec un camembert, choisir une coiffure pour écouter les Beatles, capter la saveur des lumières, prendre un repas à l’envers, tenter d’oublier son nom, contempler un embouteillage comme un tableau, fabriquer sur place des décalages horaires… Une chose est sûre, pas de philosophie sans étonnement. Mais comment le retrouver ? En créant de vraies surprises avec trois bouts de ficelle, en fissurant le monde familier, en suscitant des déclics, de légers chocs qui mettent en route la pensée.
Chaque fois, seul ou entre amis, il s’agit ici de jouer à s’inventer des vies, des identités, des profils, des souvenirs, des réseaux… pour éprouver par soi-même quelques interrogations clés de la philosophie.

Des petites réflexions de quelques pages seulement pour refaire le monde ! Discuter avec ses amis sur des thèmes variés, avec cet aspect philosophique. Je ne suis pas fan des essais philosophie, mais la forme choisie pour ce livre, en très courts chapitres avec des thèmes variés et simple à appréhender permet de passer un bon moment, et de se poser de nombreuses questions!

Des expériences à mettre en pratique donc, et lorsque j’ai été contacté, j’ai choisi l’expérience « Chercher des questions incongrues ». Ceux qui me connaissent savent comme cela me correspond bien! Deux pages seulement pour ce chapitre qui annonce directement la couleur « Encore une activité qui ne s’arrête jamais ».

Les questions incongrues sont celles qui, détachées du scientifique. Des questions qui paraissent absurdes et qui pourtant ouvre tout le champ des possibles et de la réflexion ! Roger Pol Droit propose par exemple « Pourquoi les lettres ont des pieds ? ».

J’aime ces questions un peu vaine mais qui pourtant nous arrête un instant, nous poussent à chercher qui de l’oeuf ou de la poule est apparu en premier… Car on en revient souvent à cela, non ?

Et si nous aussi nous jouions un peu à ce petit jeu ? Qui a des questions incongrues ?

Je vous propose : Est-ce que les moutons rétrécissent au lavage ?

+ Catherine se pose la question de l’harmonologie !

LC# Un amour de Geek de Luc Blanvillain

Un amour de Geek

de Luc Blanvillain

Roman pour adolescent

Plon jeunesse, 2011
9782259215916, 16€

Thomas est un geek.
Un quoi ? Un geek. C’est-à-dire un nolife qui fragge comme il respire, slappe les cheaters et bizute les noobs. Si vous n’y comprenez rien, c’est que vous êtes un pauvre parent, perdu dans la réalité. Mais si, comme Thomas, vous passez vos nuits devant l’écran à dégommer des crâs, à assiéger les donjons d’Azeroth, à diriger des guildes, vous savez ce que vivre veut dire. Dans son monde Haute Définition, Thomas échappe aux êtres désagréables qui grouillent  » in real life  » : les nazes du lycée, l’odieux Latreille, Mme Friol, la prof de français fan de gros bouquins bourrés de descriptions.
II supporte même ses parents, leurs gratins bios et sa petite soeur Pauline. Alors ? Où est le problème ? Le problème, c’est Esther dont Thomas est bêtement tombé amoureux. Esther qui voltige sur le dos des chevaux, aime la lumière dans les arbres et rêve de vrais voyages. Esther qui déteste les ordinateurs et ne sortira avec lui que s’il cesse d’être un nolife et jure de ne plus s’approcher d’un écran.
Thomas relèvera-t-il l’impossible défi ?

Thomas est un geek. Pas tout à fait un nolife pourtant puisqu’il sort de chez lui tous les jours pour aller en cours, au lycée. C’est là qu’il découvre Esther, superbe lycéenne aux allures de « Petite Maison dans la Prairie ». Sauf que il fini par approcher Esther elle lui reproche d’être un geek et lui demande de se passer d’écran. Comment va-t’il réagir ? Et si en se passent d’écran il ouvrait les yeux sur sa famille qui part en lambeaux justement à cause de ces écrans ?

Un roman frais et bien mené, même s’il n’est pas tout à fait crédible à cause de l’enchaînement des évènements, mais avec des situations qu’on peut totalement imaginer. Pauline, la petite soeur est de loin le personnage le plus intéressant! Une jeune fille vive et intelligente qui permet à l’histoire d’avancer. C’est aussi dans sa fragilité qu’elle est touchante, offrant alors vraiment le visage d’une enfant.

Une écriture entraînante qui nous porte au milieu des affres de ces adolescents amoureux, dans une famille que les parents délaissent, dans un monde que les écrans contrôlent. Un bon roman qui attirera surtout les filles mais tout à fait accessible aussi aux garçons. 

+ Les avis de Claire, Mya, Clara, Valérie (et celui de sa fille) : toutes sont séduites!

+ Un peu de vocabulaire (au début du livre) :
Geek : Selon les mauvaises langues (celles des filles et des parents), un geek est un garçon plutôt discret, qui passe son temps devant son ordinateur en se nourrissant de choses malsaines, conditionnées dans des paquets faciles à déchirer d’une seule main, et qui font des miettes.
Nolife : Geek obsédé par les jeux sur ordinateur, au point de renoncer à sa vie sociale. Le nolife sort peu de sa chambre. Remarque : le vocabulaire des nolifes est incompréhensible aux humains.

Lu dans le cadre d’une lecture croisée avec Liyah autour de l’amour! Elle nous présente :
RL2011b   

Liberace d’Amanda Sthers

Roman biographique

Liberace 

d’Amanda Sthers


Plon, 07/10/2010
Pages : 221 p.
16 €
9
782259211154

 Thèmes : Amérique, Liberace, Biographie

Présentation de l’éditeur :

« Son nom est très peu connu en France, et pourtant Liberace est une star en Amérique.
Amanda Sthers s’est emparée de cette figure à part et de ce destin singulier. Elle y a trouvé le matériau exubérant, poignant et parfois douloureux d’une oeuvre littéraire qui dépasse, et de loin, la simple biographie. En sept séances de psychanalyse fantasmées, Liberace raconte sa vie sous la plume d’Amanda Sthers.
Pianiste virtuose, il est l’un des premiers à avoir popularisé sa musique, donnant des spectacles à Vegas puis animant un show télévisuel aux audiences extraordinaires. Sous les yeux ébahis des vieilles filles du Milwaukee qui attendaient, tremblantes, un geste de lui, il sortait de sa limousine, revêtu de visons extravagants, pour jouer des boogie woogie endiablés. Comment ne se sont-elles pas rendu compte que ce grand garçon mou en short à paillettes était homosexuel ?
Si elles avaient su qu’il avait fait refaire le visage de Scott Thornson, son concubin de trente ans son cadet, afin qu’il ait les mêmes traits que lui quand il était jeune ! Portrait de Dorian Gray en chair et en os ? Reflet à baiser ? Mythe de Narcisse ? Complexe d’Oedipe mal réglé ? Recherche de son jumeau mort-né ? Quoiqu’il en soit, Liberace finira par le mettre à la porte avec ses fringues dans des sacs poubelles, et Scott lui fera un procès retentissant ! Après une vie sous l’égide de sa mère castratrice et baignée par une lumière artificielle qui ne l’a jamais comblé, Liberace succombera, parmi les premiers, au sida.« 

Avis : 

Ce livre est une biographie romancée de Liberace, pianiste américain, star des années 1960. Romancée car ce récit se présente en fait comme une confession de Liberace, confession fictive, mais très bien documentée. Cela aurait pu être lent, rébarbatif… oui j’avoue je n’aime guère les biographies! Pourtant ce livre, sûrement grâce au partie pris de l’auteur sur la confession, est dynamique, et il donne vraiment envie de découvrir la vie mouvementée de Liberace.

Liberace, je ne le connaissais pas, et c’est surement le frein premier que va rencontrer ce livre en France, pourtant il a une vie très particulière entre succès et folie. Cet homosexuel dans un monde encore réfractaire, qui n’hésitera pas à se mettre en couple avec un homme de trente ans son cadet, pour finalement succomber au sida, est une star, mais c’est avant tout un homme !  Amanda Sthers donne vie à cet homme, à cette star, avec une très belle plume, non sans humour. Le rythme dont je parlais tout à l’heure est lié aussi au pseudo dialogue qui s’installe, puisque Liberace prend à partie sans arrêt son psychothérapeute (celui auquel il fait sa confession), avec beaucoup d’humour et
de lucidité.

Un récit que je classerai tout de même dans les romans, pour le plaisir de lecture, la fluidité, et la part de fiction dans l’ouvrage. Un très bon roman donc, novateur, et qui permet de découvrir un personnage haut en couleur… La bonne nouvelle ? Ce livre n’est que le premier d’une collection qui voit le jour chez Plon, dirigée par Amanda Sthers elle même, où un écrivain choisit une personnalité célèbre et en fait la biographie sous forme de séance de psychanalyse fictive.

 

Extrait : (attention contenu choquant pour les plus jeunes (surligner pour tout lire)

« Yes ! We have no bananas » a été ma première chanson. C’est une pierre fondatrice, non ? On est aidé par ça ? C’est bon à
savoir pour ma psychanalyse . Un rapport avec mon envie de sucer des bites de commencer par ne plus avoir de bananes . En plus dans la chanson, le commerce dans lequel il n’y a plus de bananes est tenu par un Grec. Le mec a des pommes de terre, des myrtilles délicieuses, tout ce qu’on veut mais plus de bananes! Forcément c’est une chanson lacanienne qui fabrique des gays, docteur ? D’accord je m’en moque, mais je dois bien vous dire que nous vivons les denières années de la psychanalyse. Je viens vous voir comme on essaye l’homéopathie. Mais ciel ! Vous allez passer de mode. Bientôt, on entrera dans les cerveaux pour effacer les traumatismes. Avec la chirurgie esthétique nous serons tous beaux. Et la beauté aura un modèle unique. Tous la même gueule et pas de chagrin. Nous serons heureux et nous mourrons tard par anesthésie après une fête d’adieu… « 
 

Photo d’Amanda Sthers (© Olivier Roller), auteur aussi de romans, pièces de théâtre, et d’un film.

Les principaux :

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Ma place sur la photo

Les terres saintes (Stock 2010)

Le vieux juif blonde (au théâtre des Mathurins)

Je vais te manquer, à l’écran en 2009