A kiss in the dark : amour ou mensonge ?

A Kiss in the dark est un roman très touchant sur l’amour à l’adolescence et l’homosexualité. Une belle histoire d’amour peut-elle survivre au plus gros des mensonges ?

a kiss in the darkRoman pour adolescents

A Kiss in the dark

de Cat Clarke

traduit par Alexandra Maillard

Robert Laffont, 2014
Collection R, 414 pages
978-2-221-14508-9, 17,90€

Derrière ce titre étrange A Kiss in the Dark – Un baiser dans le noir, se cache un roman touchant sur l’adolescence, mais surtout sur le mensonge et ses conséquences.

Alex fait une rencontre sur un forum de musique, et, lors d’un concert, découvre en vrai Kate. Il fait sombre et leur rencontre les conduit à un baiser, dans le noir. Un baiser mais, surtout, un malentendu. J’ai vu beaucoup de critique avant de lire le livre qui cachait le mystère de ce livre, mais je trouve que ce n’est pas là que ce situe l’intérêt de ce roman. Ce secret, on le découvre assez rapidement, et on s’en doute dès les premières pages. Dans le passage suivant, je vous dévoile donc ce secret. Rendez-vous en dessous des étoiles rouges pour connaître mon avis sans être pour autant spoiler.

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Kate est une jeune fille un peu timide, et sa rencontre avec Alex est vraiment très belle. Pourtant elle se trouve sur son identité, car Alex a beau être un garçon manqué, c’est surtout une fille. Cheveux courts, veste masculine, skate… elle ne se pose même pas la question. Et Alex, amoureuse, heureuse elle aussi, s’enferme dans le silence, puis dans le mensonge. Et ils vivent une superbe histoire d’amour… avec ce secret comme épée de Damoclès.

Dans la première partie de A kiss in the dark, on suit Alex et on comprend et excuse totalement cette jeune fille heureuse. Le lecteur s’attache, s’inquiète. Cat Clarke fait parfaitement ressentir le désarrois de son héroïne, et, comme tout part d’un malendu, on excuse. Quand tout part en vrille et que Kate apprend la vérité, la belle histoire d’amour vire au cauchemar.
Changement de ton, et surtout changement de narrateur principal. C’est maintenant la voix de Kate qui se fait la plus présente, et on va apprendre peu à peu à mieux la connaître. On va se mettre à sa place. L’auteur réussi une fois de plus à nous faire apprécier son héroïne, et parvient à nous faire aimer ces deux protagonistes, alors même qu’ils se font du mal.

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A Kiss in the dark est avant tout une superbe histoire d’amour et deux personnages attachants. C’est aussi des larmes, une guerre et la force destructrice des réseaux sociaux. C’est une mère trop présente et une famille presque absente. C’est un bonnet en laine. Un magnifique roman d’amour, de ces amours tourmentés, destructeurs, où le mensonge s’imice. Un beau message d’écoute et de tolérance, qui saura toucher les lecteurs qui aiment la littérature jeunesse / YA.


+ sur le site des éditions Robert Laffont

+ Challenge YA#6

+ D’autres livres de Cat Clarke à découvrir :

REVANCHE PERDUE ET RETROUVÉE OPÉRATION PANTALON CONFUSION CRUELLES

Revanche et Cruelles sont deux romans qui m’ont beaucoup marqué, et que je vous conseille! Perdue et retrouvée est différent, mais très touchant aussi !

+ D’autres histoires d’amour tourmentées :
maison des reflets no longer héroïne  VentPrendra Cet été-là la sirène

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La Sirène : chants mortels et histoire d’amour

La Sirène, l’histoire d’amour contrariée d’une jeune fille à la voix mortelle. Comment chanter pour attirer à la mort des milliers de personnes, et en même temps tomber amoureuse ?

la sirèneRoman pour adolescents

La Sirène

de Kiera Cass

traduit par Madeleine Nasalik

Robert Laffont, 2016
Collection R, 360 pages
17,90€, disponible en numérique pdf epub

Comment chanter pour attirer à la mort des milliers de personnes, et en même temps tomber amoureuse ? Kahlen, sirène malgré elle, a bien du mal à supporter sa condition. Lors d’un naufrage, elle est en train de se noyer quand elle entend une voix. La Mer lui propose alors de la garder en vie, à condition qu’elle passe 100 ans à son service, en tant que Sirène. 100 ans où elle sera immortelle, suite à quoi elle pourra vivre une vie normale, sans se souvenir de rien. Alors que cela fait 80 ans que Kahlen se dévoue à la Mer, entre cauchemars et remords, elle rencontre Akinli. Un jeune homme différent. Il ne lui faut que quelques jours pour tomber amoureuse. Son secret ne lui permet pourtant pas.

Kiera Cass, auteur de la série à succès La Sélection, a d’abord écrit ce roman La Sirène. Auto-publié, les avis étaient assez partagés. Elle a depuis retravaillé ce texte, publié en France par la collection R. Un premier roman prometteur, un brin en dessous de la Sélection, à l’univers beaucoup plus construit.

Histoire d’amour contrariée, jeune femme rongée par les remords, fantastique… Des thèmes simples et habituels en littérature pour les adolescents, mais Kiera Cass nous entraîne encore dans une belle histoire, romantique à souhait. Comme dans La Sélection, son personnage principal, tourmenté, est très attachant. Les lecteurs adolescents s’identifient, cherchent eux-aussi le grand amour. D’autant plus que notre Sirène n’est pas seule, elle vit entourée de ses sœurs Sirène, dont on découvre aussi les histoires. Ces histoires secondaires permettent de donner du relief au récit. A travers les histoires des autres sirènes, on comprend mieux le lien qui les unit à la mer, et les contraintes qui vont avec. On passe un moment avec ces sirènes, même si l’ensemble manque un peu de profondeur. Les personnages secondaires ne sont pas très fouillés, leurs histoires semblent intéressantes mais on est relativement frustré de ne pas pouvoir les suivre plus longtemps. Un léger déséquilibre dans le récit entre découverte de l’univers et histoire d’amour fait penser que l’auteur aurait aimé proposer un récit plus complet.

Avec La Sirène, Kiera Cass réinvente le mythe des sirènes, et c’est véritablement une bonne idée. Loin de femmes à queue de poisson, l’auteur s’amuse à jouer sur les contes anciens. Seule la voix des sirènes est dangereuse, contraignant Kahlen et ses soeurs à communiquer en langue des signes en présence d’humains. Les liens avec l’océan sont forts, parfois trop pour nos héroïnes, mais offrent une belle poésie générale.

Les Roussalki de la mythologie slave sont les esprits des femmes noyées qui hantent rivières et cours d’eau. Les Ondines peuvent obtenir une âme en se liant à un mortel. Les Sirènes sont dotées de somptueuses chevelures et de longues queues, les Naïades ne vivent que dans l’eau douce et les Grecs vouaient à tout un aréopage de divinités aquatiques. 

La Sirène est un joli roman d’amour, un amour contrarié, poignant, haletant. J’ai passé un très bon moment en compagnie de Kahlen et de ses soeurs sirènes, même si j’aurais aimé voir certains aspects plus développer. Kiera Cass nous offre cette fois encore une romance, mais aussi un univers fantastique, un joli mélange, dans l’air du temps.

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+ Challenge YA#6
+ le site de l’auteur Kiera Cass
+ lire un extrait
+ Mon avis sur La Sélection
Un gros succès au CDI du collège, de même que La Sirène depuis que je l’ai mis en rayon en janvier !
L’effet couverture est important, de même que la reconnaissance de l’auteur suite à l’attrait pour La Sélection !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Phobos – Victor Dixen

phobosRoman de science-fiction pour adolescents
Space Opera

Phobos
tome 1 & 2

Victor Dixen

Robert Laffont, 2015
Collection R., 448 pages
2-221-14663-8, 17,90€

 

Dans ce space opéra aux allure de comédie romantique, Victor Dixen nous ouvre les portes de la conquête de Mars, mais aussi les dessous d’une télé-réalité qui va toujours plus loin. Un roman de science-fiction pour adolescents vraiment prenant, et qui fait réfléchir sans être trop dirigé.

 

Douze adolescents ont été sélectionnés pour être les premiers à partir sur Mars. Une mission de peuplement de la planète, mais surtout une télé-réalité suivie par toute la planète. Ils doivent s’installer sur Mars, former des couples, et préparer l’arrivée des autres colons. Sur place, tout est déjà aménagé. Une base testée par des animaux, de quoi produire leur nourriture, des véhicules pour explorer Mars, des logements… Pourtant quelque chose cloche, le lecteur l’apprend rapidement, à l’insu des participants tout d’abord.phobos genesis

A travers les narrations croisées on découvre la vie dans le vaisseau, mais aussi sur terre, de différents protagonistes.  Nos jeunes explorateurs, principalement Léonor, mais aussi celle qui est à la tête de cette télé-réalité, et le fils d’un des organisateurs…

Phobos est une série de romans entraînante, avec laquelle on passe un bon moment, comme coupé du monde, nous aussi dans notre capsule. Les histoires d’amour qui se nouent entre les protagonistes renforcent le côté adolescents de l’histoire, sans pour autant tomber dans la mièvrerie, notamment grâce au fonctionnement de leur rencontre : ils ne peuvent se voir qu’au compte-goutte, derrière une vitre, avec un rythme imposé.

Ce qui vraiment accroche le lecteur, c’est l’héroïne Léonor, avec son caractère bien trempé, qui ne vit cette aventure que pour aller sur Mars, sans s’intéresser aux rencontres. Chaque participant à ses secrets, idéal dans une télé-réalité pour tenir en haleine les spectateurs… et cela fonctionne finalement assez bien aussi sur le lecteur ! Prenant, ce véritable page-turner nous entraîne sur Mars mais nous offre aussi toute une galerie de personnages et avec eux un échantillon de psychologie humaine poussée à son paroxysme.

Le deuxième tome a quelques passages un peu plus longs… On commence à bien connaître nos personnages, même s’ils arrivent encore à nous surprendre, et c’est avant tout la découverte de Mars qui nous occupe. La partie sur Terre est aussi plus présente, avec des personnages plus poussés. Là encore, on passe un très bon moment.

Difficile de s’arrêter une fois lancé dans cette histoire, et l’on dévore le deuxième tome à la suite du premier, attendant de retrouver nos protagonistes (que l’on laisse dans une situation difficile!), dans le troisième tome !

Phobos crée une atmosphère de lecture bien particulière, dont il est difficile de s’échapper…. résisterez-vous à l’attrait de Mars ?

Un peu plus sur Phobos ?

+ aussi disponible en version numérique Epub (12,99€)
+ Lire un extrait 
+ En attendant le tome 3 de Phobos, on pourra lire Phobos Origines dès le mois de juin. Ce tome reviendra sur la sélection des 6 garçons et pourrait nous livrer quelques secrets ! 

+ Phobos est le nom d’un des satellites de Mars, c’est aussi le nom d’un dieu grec de la mythologie, fils d’Arès (Mars) et d’Aphrodite !

Ronde des Livres – Prix la Voix des blogueurs 2013 – Bilan

Chaque fin de mois je vous propose une Ronde des Livres pour rattraper mon retard de chroniques. Ce mois ci elle est consacrée au Prix La Voix des blogueurs.

Ce prix, organisé par Tom, réuni Maia, Thibaut, Iris, Clémentine, Théo, Nathan et moi même autour d’une sélection de livre. Chacun a commencé par donner son coup de coeur, nous avons lu tous les livres durant l’année 2013, en débordant un peu sur 2014, et nous avons ensuite débattu pour choisir notre préféré.

Voici un rappel des titres, et mes avis en même temps !

Nos étoiles Contraires de John Green n’a pas manqué de faire parler  de lui en 2013, c’est un livre terriblement poignant, qu’on aime ou qu’on rejette… Pour ma part c’est un beau coup de coeur, je vous en ai parlé dans cet article, et j’ai présenté quelques extraits  là.
John Green réussi un tour de force magistral en écrivant la vie telle qu’elle est.
« Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent pas former de constellation »

 

La Mafia du chocolat de Gabrielle Zevin est un livre dystopique qui a su m’emballer du début à la fin ! J’ai plongé dans cet univers et j’ai eu envie de le faire découvrir aux autres, c’était donc mon choix.

Vous pouvez retrouver mon avis dans cet article.
L’univers est très complet, très bien décrit et on imagine tout à fait ce monde si proche du notre. Les personnages sont une des forces de ce roman, ni bons ni mauvais généralement, juste des hommes avec leur passé, leurs erreurs, leur caractère. J’ai apprécié que cette mafia ne soit pas à la fois complètement dénigrée ou louée, juste bien expliquée, avec ses bons et ses mauvais côté. Si les personnages sont tous très intéressants l’entourage d’Anya est particulièrement touchant. Sa grand-mère allitée à la mémoire qui flanche, son grand frère un peu limité, sa petite soeur si exubérante et bien sûr ses amis. Une galerie riche mais que l’on appréhende sans soucis.
Depuis j’ai lu le deuxième tome, je vous en parle bientôt !
Les éveilleurs de Pauline Alphen  était aussi un livre que j’avais déjà lu et beaucoup apprécié.

Une écriture toujours simple et pourtant poétique laissant la part belle aux dialogues, des mystères qui se dévoilent peu à peu, des réponses que l’on devine, d’autres que l’on attend, pour un roman majestueux, plein de charme !

Vous pouvez lire mon avis sur le premier tome ici, et je compte depuis longtemps lire la suite !
Divergente est un roman dont j’ai aimé la lecture mais qui m’a laissé un goût d’inachevé et dont le deuxième tome n’a pas répondu à mes attentes. C’est dommage car ça partait fort et bien, avec une héroïne comme je les aime…
Là encore je vous ai déjà parlé du livre, vous pouvez lire mon avis sur le tome 1 ici, et sur le tome 2 là.
Un bilan très positif sur ce roman qui ose malmener ses personnages, tout en nous les rendant attachants. Une belle histoire d’amour aussi, lente et langoureuse, qu’on sent venir mais qu’on espère quand même… et puis une belle fin! On veut savoir la suite…
Place maintenant aux romans dont je ne vous ai pas encore parlé, avec mes avis !
Les étrangers du temps de Corinne Gatel-Chol est une série qui prend place en Haute-Loire, pas bien loin de chez moi, et qui décrit nos paysages avec réalité et amour à la fois. Un univers forcément touchant qui mèle en plus au présent un côté historique intéressant.
Hadrien est un grand adolescent un peu paumé qui sombre doucement dans la drogue. En Haute-Loire, déraciné malgré la présence de sa famille, Hadrien explore la demeure achetée par ses parents et tombe, dans  une petite chambre de bonne, sur un journal intime. Dès cet instant son destin se lie à celui de Colombe. En lisant son histoire il tente de découvrir la véritable Histoire, de donner un sens au passé et par là même à son présent. Entre enquête historique, journal intime, histoire d’amour impossible et folie, ce roman nous entraine dans une histoire prenante. Si l’écriture n’a pas su me séduire c’est surtout l’accumulation des mystères sans réponse et l’impression peu à peu de sombrer dans la folie du personnage principal qui m’a dérangé. C’est réellement dommage car il y a une vraie bonne base historique et narrative.
Je continuerai sûrement malgré tout cette série, trop de questions restent sans réponse…
Victoria rêve de Timothée de Fombelle est un court roman. Très court, trop court même, puisque l’univers mis en place par l’auteur n’a pas vraiment le temps de nous toucher. Les personnages restent assez loin et même le thème de l’histoire, vraiment très intéressant, est finalement trop prévisible.
Ce livre a été une déception, mais principalement parce que j’avais trop d’attentes ! Outre le fait que j’en entende parler en très bons termes, j’apprécie cet auteur et la couverture est réellement splendide, tout comme les illustrations de François Place. J’ai donc regretté de ne pas avoir accroché totalement mais je suis injuste dans ces quelques lignes, car si j’ai été déçue j’ai quand même passé un agréable moment de lecture et nous sommes très loin d’un mauvais livre! Au final ce roman est paru dans Je Bouquine, et je pense que cela correspond tout à fait à ce texte court !
Un thème intéressant et une belle écriture, pour une histoire où les livres ont une belle place !
« La chambre de Victoria était très simple. […] Il y avait seulement, à la hauteur de ses yeux, une longue étagère unique, remplie de livres, qui faisait le tour de la chambre. Cette ligne de livres, Victoria l’appelait l’horizon.« 
La voix du couteau 1 Le chaos en marche de Patrick Ness
Un roman futuriste que j’ai lu à sa sortie et qui ne m’a pas vraiment enchanté… L’auteur crée un monde futuriste dans lequel le langage aussi à évolué. Cela suffit à faire une écriture futuriste, vraiment trop novatrice pour moi. La voix de ce livre est celle de son héros, un jeune garçon qui n’est pas allé à l’école, qui ne parle pas très bien. Des fautes de français, d’orthographe, de ponctuation, une syntaxe totalement décalée… C’est un pari audacieux, qui rend ce roman vraiment vivant. Malheureusement ces modifications au français m’ont rendu la lecture trop difficile et je n’ai finalement commencé à accocher à l’intrigue que vers la fin de ce premier tome, et je n’ai donc pas lu la suite.
Je pense qu’il faudra que je relise ce roman pour essayer de me concentrer sur l’intrigue cette fois ci. Le récit d’une fuite éperdue, d’une aventure, souvent saluée par la critique, en Angleterre comme en France !
On arrive au sommet de la colline et une autre plaine se déroule devant nous, la rivière cascadant pour la rejoindre et puis s’écoulant à travers comme une veine d’argent à travers un rocher plat et partout sur la plaine, marchant d’un côté à l’autre de la rivière, il y a des criatures.
 Le cirque des rêves d’Erin Morgenstern
Chaque page de ce récit nous entraine dans les rêves, dans la magie du monde. Deux enfants sont élevés dans la connaissance de la manipulation du monde. Un jour ils se retrouvent à participer à la création d’un cirque. Un cirque en noir et blanc, qui ouvre la nuit entière, avec ses multiples chapiteau. Le cirque des rêves. C’est donc parallèlement l’histoire de ce cirque que nous suivons et celle de ces protagonistes : magiciens, artistes, rêveurs, visiteurs, créateur.
Un monde complexe, construit sur une durée très longue, une vision poétique du cirque et de la vie. Les narrations alternent et certains personnages nous touchent plus. Au final pourtant malgré les creux narratifs, impossible de refermer ce livre, on a envie, besoin, d’aller jusqu’au bout, de connaître la fin, de comprendre l’implication de chacun.
Un livre qui se lit comme on rêve, sans bien toujours comprendre où l’auteur nous mène, mais avec plaisir. Une belle découverte!
+ L’avis d’Acr0, qui m’avait fait noté ce livre dans ma PAL, où je l’avais un peu oublié…
 Phaenix 1 Les cendres de l’oubli de Carina Rozenfeld
& tome 2 Le brasier des souvenirs
Avec Phaenix on replonge dans la littérature adolescente à la mode, celle des amours impossibles teintés de fantastique. Un roman bien écrit, que l’on dévore et qui touche notre petit coeur grâce aux hésitations de notre héroïne, qu’on sent perdue dans ses rêves et souvenirs… Mais la vérité se fait jour peu à peu et il est difficile de savoir vers quel garçon se tourner… Car bien entendu le triangle amoureux digne des romans pour ados est bien présent, mais aussi bien mené car même le lecteur peut avoir des doutes.
Un récit agréable qu’on prend beaucoup de plaisir à lire mais qui ne laisse pas une trace indélébile. Anaïa est une héroïne que j’ai souvent eu envie de bousculer, mais les personnages masculins, eux, valent largement le détour !
Le petit côté roman 2.0 avec des discussions facebook entre Anaïa et ses amis est d’abord surprenant, mais finalement cela apporte souvent un plus aux différents évènements, notamment en créant des ellipses dans la narration. Un habille procédé!
La musique a aussi un grand rôle dans ce roman, ce premier tome n’en ai que plus prenant !
Malheureusement, j’ai lu à la suite le deuxième tome. J’aurais du faire une pause, sans doute, car je n’ai pas retrouvé ce qui m’attirait dans le premier tome, avec le mystère sur l’identité des personnages. Ici Anaïa va se découvrir, se souvenir. On est plus proche de l’héroïne, personnage qui finalement ne me plait pas plus que cela. Une suite qui m’a déçue par rapport au premier tome, mais tout de même agréable à lire et qui permet de clore cette histoire.
Mais alors quel livre a gagné ? 
Dans mon coeur le trio de tête était pour  Nos étoiles contraires, La mafia du chocolat et Le cirque des rêves, mais Les éveilleux, Phaenix et Divergent ont aussi su me toucher. Après note, délibération, discussion, il s’avère que nous avons décidé d’élire pour ce premier Prix La voix du livre le très beau roman
LES EVEILLEURS !
Plus de détails sur le blog de Tom !