Les autodafeurs de Marine Carteron ♥

autodafeursRoman pour adolescents
Trilogie

Les autodafeurs

1- Mon frère est un gardien
2- Ma soeur est une artiste de guerre
3- Nous sommes tous des propagateurs

de Marine Carteron

Editions du Rouergue, 2014/2015
14,90€ papier
9,99€ ebook

Auguste Mars est un adolescent comme les autres, qui découvre à la mort de son père qu’il fait partie d’une Confrérie millénaire, qui se bat contre les Autodafeurs. Il va peu à peu découvrir cet univers, et de nombreuses aventures vont s’imposer à lui.

Une vraie aventure pleine de rebondissements, mais avec un vrai côté humain, très fort.

Auguste nous raconte, dans le premier tome, comment il a découvert l’existence de cette confrérie, et l’on voit, peu à peu, tout ce qui l’entoure prendre un sens différent… plus dangereux aussi ! Ses aventures sont entrecoupées par le journal de sa petite soeur, Césarine. Un point de vue différent sur cette aventure, mais aussi sur la vie, qui apporte une touche très juste aux événements. En effet, Césarine est autiste, atteinte du syndrome d’Asperger. Forcément, dans son journal, elle nous explique ses raisonnements, qui montrent à quel point son frère est un idiot.

Autour de ces deux personnages charismatiques, qui nous font beaucoup sourires avec leurs réflexions, se trouve toute une galerie de personnages. Leur famille, qui cache bien des secrets, un professeur et d’autres enfants et adolescents. Des gentils, des carrément méchants, d’autres qu’on ne sait pas trop où classer au premier abord… bref, une galerie qui fait la force de ce roman. En effet, ce sont les personnages, et leurs interactions, qui offrent un tel regard, puissant, sur, les événements du livre.

L’histoire est intéressante, bien sûr, avec du suspense, du danger, du combat, de l’amour, le tout toujours avec une pointe d’humour… Pourtant, à elle seule, elle ne déclencherait pas un coup de coeur, comme c’est le cas ici, car les événements sont parfois tirés par les cheveux…

Un roman vraiment puissant, qu’il est impossible de lâcher, et qui nous lasse sur notre faim à chaque fois, car la lecture de la trilogie est vraiment indispensable ) l’histoire. Les deuxième et troisième tomes sont moins dans la présentation, et offrent beaucoup d’action. Ils sont eux aussi vraiment prenants, mais l’histoire dérive parfois un peu loin… Heureusement, on fait connaissance de nouveaux personnages qui viennent une fois de plus pimenter le récit !

+ Sélection du Prix des Incorruptibles 5e/4e – 2015 2016

+ Challenge YA#5
+ Challenge Petit Bac

+ La page facebook Les autodafeurs

Rentrée littéraire 2015 – Mes lectures

Zéro. Je n’ai parlé d’aucun des romans adultes de la rentrée littéraire 2015 que j’ai lu cette année. Un record ! Alors que débute la rentrée littéraire de janvier 2016, il est temps de rattraper le retard, et d’en parler rapidement, avant d’oublier !

Afficher l'image d'origineLe plus libérateur : Otages Intimes de Jeanne Benameur

Repéré chez Noukette, j’ai lu ce livre sans conviction, et j’ai été surprise. Et je ne m’attendais pas à accrocher autant ! Otages intimes raconte, non pas la captivité, mais la libération et le retour à la vie. Je me suis laissée prendre à cette lecture, à ce destin torturé, à ces amis qui se sont éloignés. J’ai dévoré les pages, suivi Etienne et son entourage, espéré, pleuré… La plume de Jeanne Benameur a su faire vivre pour moi ces personnages, qui le temps du livre sont devenus mes meilleurs amis et ma famille. Cette mère fragile, avec ses secrets. Ce meilleur ami, ténu. Cette ex, torturée, et son compagnon. Cette soeur de coeur, si forte et fragile à la fois. Ce village d’enfance, sa tranquillité. L’abandon. La musique. Etienne est prisonnier de lui-même…

Un texte poignant, qui ma redonné goût à la littérature adulte après de nombreuses déceptions, et qui augurait une très belle rentrée littéraire !

Noukette en parle bien mieux que moi !

Le plus touchant : Camille, mon envolée de Sophie Daull Afficher l'image d'origine

Ce roman, repéré chez Stephie, est terriblement touchant.

L’histoire d’une perte, le décès de la fille de l’auteur. Quatre jours d’une fièvre étrange, personne ne semble s’inquiéter. Quatre jours et tout bascule. J’avais peur de passer mon temps à pleurer, et finalement ce beau roman m’a surtout beaucoup touché. J’ai eu les larmes aux yeux, souvent, bien sûr, mais j’ai surtout trouvé ce roman puissant. La façon dont cette mère évoque le tragique, nous fait partager l’horreur, l’errance… Journal intime qui tisse des liens avec le lecteur, Camille, mon envolée est un très beau texte, un cri déchirant, une réalité impossible à admettre.

Sophie Daull partage sa peine sans s’enfermer dans le pathos, elle écrit pour libérer, et c’est un magnifique hommage à sa fille.

« Je voulais écrire vite, jusqu’à ta mort, ton dernier souffle ;
puis, allez, faisons durer jusqu’à ton enterrement,
et puis voilà, ça ne s’arrête pas,
ça ne s’arrêtera jamais – toi disparue n’a pas de fin. »

Le plus vivant, et brut : La petite barbare d’Astrid Manfredi

Un style brut, abrupte même. Difficile d’accès dans les premières pages. Et puis, peu à peu, on s’attache à cette petite barbare. Cette jeune fille, derrière les barreaux, qui écrit comme un espoir de vie meilleure. Avec elle on va découvrir sa banlieue, sa violence. Les rêves vivent oubliés et l’argent facile, comme pour croire encore en quelque chose.

Un roman qui secoue, à travers les mots durs, les situations plus dures encore, et l’espoir qui fait trop souvent défaut. Un texte que j’ai délaissé d’abord… et que j’ai repris pour ne plus lâcher !

Des gens qu’on parque sans une thune dans des endroits sans un arbre, il ne peut pas leur pousser des ailes.

Céline a aimé aussi !

La déception de la rentrée : Le crime du comte Neville d’A. Nothomb

Alors que j’avais trouvé de belles choses dans les derniers romans d’Amélie Nothomb contre beaucoup d’avis, j’ai cette fois ci eu une belle déception. Belle tout de même, car j’ai aimé le personnage de Sérieuse. L’histoire est totalement farfelue, burlesque. Le comte Neville apprend par une diseuse de bonne aventure que lors de la grande fête qu’il a prévu, il va tuer un de ses invités ! Il en perd le sommeil, et l’esprit !

Inspirée d’une nouvelle d’Oscar Wilde que je n’ai pas lu, ce récit, très court, m’a pourtant régulièrement ennuyé. Ce comte est un personnage volontaire ridicule, mais l’humour noir de l’auteur n’a pas fonctionné sur moi. Seule Sérieuse, sa fille cadette persuadée qu’elle ne peut rien ressentir et qui veut mourir m’a interpellée.

Un récit court dont la fin a su susciter un peu d’intérêt… trop tard, c’était terminé !

« Tais-toi. Si tu continues de parler, je vais te haïr. Et si je te hais, je n’aurai pas le courage de te tuer. »

Afficher l'image d'origineLe plus bouleversant et révoltant : La maladroite d’Alexandre Seurat

Le roman s’ouvre sur le témoignage d’un professeur, qui reconnait dans un article de journal, une ancienne élève. Une élève qu’elle soupçonnait d’être maltraitée. Une élève qu’elle n’a pas pu sauver. C’est ainsi que se déroule le récit, à partir des témoignages de ceux qui ont côtoyé cette fillette de 8 ans. De ceux qui ont cru, pensé, alerté, mais qui n’ont rien pu faire. Chaque page est poignante car elle nous montre la souffrance de cette enfant, sans jamais lui donner la parole. Ces témoignages extérieurs sont terribles, bouleversant, et montre comme la lenteur du système peut être préjudiciable.

Un récit fort, qui nous vrille le coeur. L’auteur sait mettre une distance impressionnante, ne pas donner son avis, juger… Un premier roman vraiment réussi !

Le plus historique : La terre qui penche de Carole Martinez 

Vivre le Moyen-Age avec Blanche, c’est découvrir un univers à la fois réel et fantastique. D’autant plus que Blanche est morte à 12 ans, et que ce récit alterne entre sa voix d’enfant et celle de son âme, qui a vieillie. L’auteur manie avec brio la plume pour nous rendre compte de cette époque, et notamment de la condition des femmes, tout en y incorporant suffisant de magie pour qu’on soit envoûter ! Les chansons médiévales sont aussi de belles parenthèses.

Un très beau conte médiéval, qui invite à lire Du domaine des Murmures !

« Et peigne, peigne la toison,
Et tourne, tourne le fuseau
Et mouille, mouille la laine du bout des doigts,
Et le fil se fait sans y penser »

J’en ai commencé quelques autres, et j’en ai encore dans ma PAL… Je vous parlerai sans doute un jour… La variante chilienne, Les échoués, La source, Boussole, La logique de l’amanite, Un roman anglais, Deux messieurs sur la plage, les eaux troubles du Mojito…

Merci à la Librairie Dialogue et au Match de la rentrée littéraire 2015 Priceminister

Toute la rentrée littéraire chroniquée par les blogueurs, c’est sur le blog du challenge de la rentrée littéraire 2015 !

 

 

 

RDL #Albums lus en 2014

Avant de les oublier dans les tréfonds de mes carnets, voici quelques mots sur des albums lus au cours de l’année 2014, mais dont je n’ai pas pris le temps de vous parler…

La maison en petits cubes

♥ Coup de coeur pour cet album !

Les illustrations très fines et pastelles donnent le ton de cet album magnifique. L’histoire est celle d’une ville inondée où l’eau monte sans arrêt. A chaque fois que l’eau monte une nouvelle maison est construite sur l’ancienne. Pourtant quand le vieux monsieur doit retourner sous l’eau chercher l’outil qu’il a fait tomber il va revivre à chaque étage les différents souvenirs de sa vie : femme, enfants, quand il y avait encore des fêtes… et avant l’eau. Un album onirique, où chacun pourra faire sa propre lecture, et qui offre un véritable voyage !

+ Existe aussi en court métrage
+ L’avis de Liyah

de Kenya Hirata et Kunio Katô, Nobi-Nobi, 2012 – dès 5 ans

 

Coppélia / Claude Clément ; Daniela Cytryn.- Seuil Jeunesse, 2012Coppélia

Ce très grand album, à la superbe couverture rouge, est vraiment un petit bijou graphique. Cette interprétation du ballet Coppélia, offre l’histoire d’un jeune fiancé qui s’ennamourache d’une jeune fille juste apperçue. Elle se révèle être un automate, et la fiancé souhaite se venger… Une magnifique histoire d’amour et de trahison, mais une histoire complexe à appréhender pour les enfants.

Un album à réserver aux plus grands, même si tous ne manqueront pas d’apprécier les splendides illustrations qui offrent une nouvelle vie à ce ballet.

+ L’avis de Liyah

Claude Clément et Daniela Cytryn, Seuil jeunesse, 2012 – dès 9 ans

Une fois encore 

Je vous parle souvent d’albums d’Emily Gravett, car j’aime beaucoup cette auteure illustratrice. Cet album, Une fois encore, est l’histoire d’un petit dragon qui demande une histoire avant d’aller dormir. Et là comme par magie le livre d’histoire s’ouvre et le lecteur peut à son tour lire les histoires que découvre le petit dragon. A chaque fois que cela semble être la fin, le petit dragon demande la suite, et nous connaissons donc la suite…

Les interactions progressives entre la scène et le livre sont très intéressantes jusqu’à une scène finale mémorable car n’oublions pas que notre jeune héros est un dragon…

Pour tous les enfants qui veulent encore et encore lire des histoires, pour ceux qui aiment les mises en abîme, les jeux avec l’objet livre… même si d’autres albums d’Emily Gravett sont encore plus savoureux, les trois dernières pages, sans texte, de cet album valent vraiment le coup de découvrir cette histoire!

d’Emily Gravett, Kaleidoscope, 2011 – dès 3 ans

 

Fourmi

Un album cartonné pour les tout petits, très graphique qui joue sur ce qui est caché, entre un ours blanc et une fourmi… Car quelques pattes de fourmi cela peut faire beaucoup de choses… Comme dans sa version de Boucle d’or, Olivier Douzou joue avec les ours, qui se retrouvent aux prises avec les fourmis !

Un très beau travail graphique, à la fois simple et saisissant, avec un jeu intéressant sur les couleurs et une très « jolie » fin. De l’humour, de l’art, tout est réuni pour plaire autant aux tout petits qu’aux parents !

 + Existe en application 

de Olivier Douzou, Rouergue, 2012 – dès 2 ans

Où vont-ils quand il pleut ? 

Une promenade comme découverte de la nature, le ferme, la mare, et puis surtout la pluie qui arrive. On découvre alors où sont les animaux quand il pleut : araignée, moustique, chien, oie… On découvre aussi l’arc en ciel. Complété par une partie scientifique, cet album offre une double approche intéressante.

Un ensemble très soigné, un peu à l’ancienne avec une histoire très conventionnelle mais qui permet de découvrir de nombreuses petites choses intéressantes autour de la nature et de la météo.

de Gerard Muller, Ecole des Loisirs (collection Archimède), 2002 – dès 7 ans

Voilà quelques titres, bien que j’en ai quelques dizaines d’autres dont je dois vous parler…

+ Participations au Challenge Je lis aussi des albums 2015 ainsi qu’au Challenge Petit Bac 2015

 

Chouette Divorce * Mon frère est une sorcière

Deux petits romans pour les 9-12 ans aujourd’hui, parus au Rouergue !

Chouette Divorce !

d’Isabelle Minière

Quand Léo apprend que ses parents vont divorcer, il croit d’abord à une blague ! Ses parents ne se disputent jamais, ils rigolent bien ensemble… Pourtant il se rend vite compte que c’est la réalité et qu’il va devoir composer avec Pierre et sa fille Léa, et Caroline et son fils Hugo ! Un divorce élégant. « Ils sont sympa ». Son monde s’écroule !

Léo nous raconte cette annonce et les jours qui siuvent, sa rencontre avec ces nouvelles personnes, ses peurs, ses cauchemars, sa tristesse… Si effectivement tout semble un peu trop chouette dans ce divorce, c’est aussi agréable de découvrir un livre qui montre les choses de façon positives. Très positives bien sûr, trop peut-être, mais tant pis !

+ L’avis de Télérama

Un agréable roman, positif, mais pas dénué d’un regard d’enfant déboussolé par le changement !

Mon frère est une sorcière

d’Arnaud Tiercelin

C’est l’histoire d’une jeune garçon qui adore son maître d’école, alors quand celui leur annonce qu’il s’absente une semaine, c’est la fin du monde ! Un week end à angoisser pour notre petit héros, et arrivé au lundi matin c’est encore pire, puisqu’il en est sûr vu que sa maîtresse s’appelle Viviane, c’est une sorcière ! Tout à son idée il va donc s’enfoncer dans ses peurs et se faire mal tout seul. Enfin presque tout seul puisque son grand frère va rapidement entrer dans son jeu.

Si certains passages sont franchement drôles, il n’y a rien de bien surprenant dans ce roman. Le lecteur a sans arrêt envie de secouer le héros, de le réveiller… Peut-être certains enfants se prendront-ils tout de même au jeu, mais pas en collège je crois…

+ Challenge YA, Challenge Petit Bac,
+ Lu dans le cadre de la préselection du prix des Incos 2015 2016 Cm2-6e

Rendez-vous dès demain pour un nouveau concours Calendrier de l’avent, et encore plein de belles idées de Cadeaux !

 + Challenge YA*4