La venin Tome 1 : déluge de feu – BD

venin

BD Western ado-adulte

LA VENIN
T1 : Déluge de feu

Laurent Astier

Rue de Sèvres (2019)

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Résumé de l’éditeur : Colorado, Juillet 1900. Emily débarque à Silver Creek, petite ville minière en pleine expansion. Mais la jeune femme est-elle vraiment venue se marier comme elle le prétend ? Rien n’est moins sûr, car dans l’Ouest encore sauvage où les passions se déchaînent et les vengeances sont légion, les apparences sont parfois trompeuses… Et la poudre dicte toujours sa loi ! Surtout lorsque votre passé est plus lourd que la valise que vous traînez.

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Si vous n’aimez pas les westerns, cet album ne vous plaira probablement pas. Quoi que… Le western est un genre très « masculin » et pourtant, le « héros » ici, « la venin », est une femme, Emily. Une femme décidée, avec un but très précis. Une fois ce but atteint, Emily s’enfuit rapidement. Dans sa fuite, elle va faire quelques rencontres inattendues et intéressantes.

Dans ce premier tome, on sait tout de suite quel est le but d’Emily. Pour les motivations, c’est un peu moins clair, les indices sont donnés au compte gouttes (il y a quelques « retours en arrière ») et j’ai hâte d’avoir le tome 2 entre les mains pour en savoir un peu plus. Mais on se doute déjà qu’il s’agit d’une vengeance suite à une sale histoire liée à son passé.

« La venin »

est une bd avec laquelle j’ai passé un bon moment. J’ai beaucoup aimé l’histoire, le dessin, les couleurs et les quelques pages finales du « carnet d’Emily », couleurs sépia, avec des articles de journaux et de vieilles photos. L’ambiance est assez typique du western, même s’il y a quelques variantes.

Une bd western qui se préoccupe du sort des indiens et de celui des femmes, ce n’est pas si courant !

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A priori, c’est une série prévue en 5 tomes. Ce qui est sûr, c’est que je lirai la suite !

Une bande dessinée déjà présentée par deux de mes petits camarades de LA BD de la semaine : Mylène et Un amour de BD

Un autre western (comics) dont l’héroïne est une femme : Copperhead

Cette semaine, nous sommes chez Stéphanie du blog Mille et une frasques

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Paris 2119 – BD SF Ado/Adulte

Paris

Paris 2119
Zep & Bertail

Rue de Sèvres (2019)

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Présentation de l’éditeur : Paris, 2119. La Ville Lumière n’est plus qu’une cohabitation de quartiers délabrés face à un Paris musée transformé par un art brut qui a mal vieilli. Les clones, les drones et les hologrammes envahissent les espaces privés et publics. Pourtant, quelques éléments du XXIe siècle perdurent encore, tel que le métro, essentiellement squatté par les laissés-pour-compte. Désormais, la plupart des gens se déplacent via le Transcore, cabine individuelle de téléportation proposée à chaque coin de rue. Tristan Keys vit dans ce monde dont il rejette la déshumanisation. Tel un marginal, il continue à prendre le métro, à marcher dans les rues, contrairement à sa compagne Kloé, adepte de la téléportation intercontinentale.

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Je ne sais plus chez qui j’ai découvert cet album…

Mais c’est chez un de mes petits camarades du mercredi, ça c’est sûr ! C’est la couverture qui m’a tout d’abord attirée, je la trouve magnifique ! J’ai cherché si Dominique Bertail avait un blog ou un site, mais je n’ai pas trouvé…

Je trouve les dessins très beaux, il y a une ambiance « fin du monde » très particulière et l’histoire est plutôt  flippante… Car même si on est encore loin d’utiliser des « Transcore », les nouvelles technologies avancent très très vite et ce n’est pas toujours pour me rassurer ! J’ai entendu hier que des milliers de Suédois se faisaient implanter des puces électroniques dans la main pour ouvrir leurs portes ou payer leurs achats… Je suis peut-être de la « vieille école » mais  ça ne me plaît pas du tout.

Pour en revenir à Paris 2119, cette bd pose pas mal de questions. Écologique : « Depuis le programme de désinfection de l’atmosphère, il pleut tout le temps ». Ou encore sur la vidéo surveillance (le « flicage »), ou sur l’abêtissement des masses.

La seule chose qui m’ait déçu en fait, c’est qu’elle ne soit pas plus longue, ou qu’il n’y ait pas un tome 2 ! Mais qui sait ?

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Feuilleter les premières pages sur le site de l’éditeur

Les autres avis : Stephie, Antigone, Soukee, Mylène , Blondin, SurMesBrizées

De Zep, Sophie vous avait présenté : Une histoire d’hommes

Cette semaine, nous sommes chez Moka, au milieu des livres

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Edmond – Bande dessinée théâtrale ♥

EdmondOu les aléas de la création théâtrale…

BD Ado/Adulte

EDMOND ♥

Léonard Chemineau

D’après la pièce d’Alexis Michalik

Rue de Sèvres (2018)

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Paris. 1895. Edmond a 27 ans, il est marié, a deux enfants et c’est un jeune poète, qui, comme le dit gentiment un critique, ne fait que des « fours »… Heureusement pour lui, il est « parrainé » par la grande Sarah Bernhardt. Après une représentation, assez catastrophique, de sa dernière pièce, « La princesse lointaine », il n’arrive plus à écrire… Pendant deux ans, il va chercher l’inspiration sans la trouver. Il va la « retrouver » par hasard, en entendant un patron de bistrot mettre dehors un client désagréable. Et c’est le début de « Cyrano de Bergerac », car Edmond, c’est bien entendu Edmond Rostand !

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Quel plaisir ! Mais quel plaisir de lire cette bd ! Je me suis régalée.

Ça m’a donné envie de relire la pièce d’Edmond Rostand.

Et j’ai aussi envie d’aller voir celle qui a été à l’origine de cette bande dessinée (et qui a reçu, au passage, 5 molières en 2017).

De (re)voir le film de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu sorti en 1990 et de voir, aussi, le film (extrait ci-dessous) réalisé par Alexis Michalik et qui est sorti en 2019.

C’est une histoire rythmée, très dynamique et vraiment très drôle. De péripéties en quiproquo, la façon dont « Edmond » réussi à écrire sa pièce ne peut que forcer l’admiration ! Tous les lecteurs à qui je l’ai conseillé l’ont adoré.

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Voir quelques pages de cette bd sur le site de l’éditeur

Du même auteur, nous vous avons déjà présenté : Le travailleur de la nuit

Le blog de l’auteur

Le texte de la pièce « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand

Elles m’ont donné envie de lire cette bd : Audrey, Mylène, Soukee

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

La pièce se joue toujours au Théâtre du Palais-Royal.

Extrait du film (sorti le 9 janvier dernier)

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La guerre de Catherine – BD jeunesse

CatherineLa 2nde guerre mondiale vue à travers la fuite d’une jeune adolescente.

Bande dessinée niveau collège

La guerre de Catherine
Julia Billet & Claire Fauvel

D’après le roman de Julia Billet

Rue de Sèvres (2017)
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1941.

La maison de Sèvres est une école d’un genre un peu différent : les enfants y sont plus libres et encouragés à apprendre par eux-mêmes, à s’entraider. Rachel n’y est pas malheureuse, elle s’est même découvert une passion pour la photographie. Mais en cette trouble période de 2nde guerre mondiale, ses parents, dont elle n’a pas de nouvelles, lui manquent cruellement.

Le danger -de plus en plus grand- couru par les enfants juifs de l’école, font qu’ils doivent non seulement changer de nom, Rachel devenant ainsi Catherine, mais également fuir devant la menace nazie. Rachel ayant pu conserver l’appareil photo dans sa fuite, va s’en servir tout au long des années et des rencontres, pour, finalement, raconter « sa » guerre.

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La guerre de Catherine est une bande dessinée adaptée d’un roman du même nom, écrit par Julia Billet et publié par l’École des loisirs en 2012. Le personnage de Rachel / Catherine est inspiré de l’histoire de Tamo Cohen, mère de l’auteure Julia Billet.

A la fin de l’album, une double page (texte et photos) présente la maison de Sèvres.

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La 2nde guerre mondiale est montrée ici de manière un peu différente. Pas de scènes de guerre ou de violence, pas de camp de concentration, peu de soldats, mais la menace d’un ennemi qui se rapproche et qu’il faut fuir.

Malgré la guerre, malgré ces enfants obligés de se cacher, de fuir, malgré beaucoup de moments difficiles, la guerre de Catherine n’est pas une histoire triste. Peu de pages où il n’y ait pas un sourire, car on parle ici de solidarité, d’entraide, d’espoir et de passion (pour la photographie).

Un très joli moment de lecture qui m’a beaucoup plu, tant pour la façon dont est racontée l’histoire, que pour les illustrations, aux traits doux et arrondis.

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Cet album a reçu le prix jeunesse 2018 de la bd à Angoulême.

http://www.bdangouleme.com/images/pictos/selection_SJ_fauve.png

Le site de l’illustratrice

Son ultra book

Voir les premières pages sur le site de l’éditeur

D’autres que moi en ont parlé : Noukette, Antigone, Bouma, Clarabel, Gambadou, Saxaoul, StephieCaro.

Cette semaine, nous sommes chez Stephie, à faire Mille et une frasques !

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