Shen Shan : On a perdu Litchi !

Shen Shan : On a perdu Litchi !


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Auteur : Didier Lévy

Illustrateur : Fabien Laurent

Éditeur : Sarbacane

Paru le 13/10/2010

 ISBN  978-2-84865-391-4

Nb. de pages 23 pages
Prix 15€ 

 

 

Thèmes : Monde asiatique, perroquet, livre-jeu

 

 

Présentation de l’éditeur :

Après Shen Shan, cette fois, c’est Litchi le perroquet qui a disparu !
Shen Shan son ami orphelin se lance à sa recherche, avec l’indispensable secours de l’Honorable Lecteur, qui doit l’aider
à résoudre dix nouvelles énigmes. Une enquête contée à la façon d’une fiction, qui les mènera sur une île mystérieuse au beau milieu
de la mer de Chine, sur les traces d’un mystérieux trafiquant d’animaux rares…

 

Avis :

Quand on présente ce livre, on est obligé de parler de Où est Charlie ? Vous vous rappelez ce petit homme, avec son chien, qui
se cachait dans des dessins très complexes ? Et bien Shen Shan, c’est un peu son petit frère, mais avec un livre mené totalement différemment. Ici, et c’est vraiment un point positif, il y a une véritable histoire. Simple bien entendu, le but étant
principalement de faire participer le lecteur


On retrouve ici les héros du tome 1, Shen Shan part à la recherche de son perroquet, qui a disparu, bien contre son gré.
L’histoire se passe dans le monde asiatique, mais c’est le monde du bateau qui est particulièrement mis en avant et qui séduira à coup sûr les garçons.

Il est dommage que les missions soient assez simples et qu’il n’y ait pas, sur chaque page, de petites choses en plus à
chercher, pour prolonger le plaisir de l’histoire. Pourtant, l’ensemble est agréable, convainquant, donne envie d’avancer dans l’histoire et puis, avouons-le, se faire appeler « Honorable Lecteur »
c’est la classe ! Un autre petit plus, les indices qui sont proposés aux lecteurs pour les aider à réaliser les missions. Cela permet quel que soit son niveau de lecture ou de connaissance de
résoudre chaque mission, sans regarder la réponse !


Un bon point pour ce livre jeu, très proche de l’album, aux grandes illustrations qui fourmillent de détails.

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Logo - Mercredi journée des enfants - Les lectures de Liyah

  Mercredi Journée des enfants,

une initiative de Liyah,


Les participants :

Dounzz, Mirontaine, Sofynet, Martine,

Setsuka, Evilysangel, Nane, Hérisson,

Jelydragon, Hambre, Sharon,

 

 

 

 

A ne pas manquer cette semaine sur mon blog :

Swap Nouvel An 2011
> Inscriptions

KoKeShi
> concours

Un petit
concours d’Halloween

Web Dreamer d’Anne Mulpas

Web Dreamer


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  Auteur : Anne Mulpas

  Editeur : Sarbacane

  Collection : Exprim’

     01/09/2010
  237 p.
  15,50 €
  ISBN
  978-2-84865-381-5
 

 


  Roman adolescent 

 

 

 

Thèmes : Internet, Virtuel, Famille, Adolescence

 

 

Présentation de l’éditeur : 

« Mathis a un vrai problème avec la communication.
Au lycée, les autres le terrifient, il n’ose pas leur parler : on le surnomme  » Oui-Non « . Un jour, pour voir, il surfe sur
Internet, et c’est alors que l’interface devient., vivante. Elle l’appelle ! Il la suit, et passe de l’autre côté de la Toile, pour un périple onirique au pays des merveilles virtuelles. De
niveau en niveau, de porte en porte, Mathis explore des mondes, rencontre personnages inquiétants ou merveilleux et voit se dessiner des réponses aux questions qu’il n’a jamais osé (se) poser…
« 

 

 

  Avis :

Mathis est un adolescent comme j’en croise presque tous les jours, qui a du mal à se méler aux autres, à leur
parler. A la maison, depuis que sa soeur est partie, ce n’est pas beaucoup mieux. Alors peu à peu il commence à surfer. On pourrait imaginer la suite en roman sur les jeunes et le web, et c’est
bien cela, mais de façon totalement métaphorique. Il n’y a pas de règles, pas de méfiance, pas de lois. Au lieu de tout cela il y a un parcours initiatique, dans les méandres d’un espace virtuel
totalement onirique et matérialiser. Le tout mélant dialogues, introspections, descriptions, mais aussi signe et description informatique, pour mieux symboliser ce monde étrange. Un petit côté
Alice au pays des merveilles aussi, avec un monde onirique, des portes, un guide un peu étrange…

Un roman dans la vague de la collection Exprim’, à l’écriture particulière, souvent proche de l’oral. Une écriture
proche des adolescents, et de leur mode de pensée. Et parce que je le répète, le virtuel n’est pas diabolisé, le roman est aussi à suivre sur le blog http://webdreamer.over-blog.com où l’on trouve musique, poèmes, vidéos…

 

Anne Mulpas signe une fois de plus (après La fille du papillon et Il n’y a pas d’ange) un roman qui touchera les
adolescents, et leur montrera le virtuel d’une façon novatrice.

 

Extraits :

 

« Défilé des pages. Fatigue et déception, Mathis se frotte les yeux.

Les idées dansent dans sa tête.

Le désir, ça déborde forcément des définitions. Je ne manque de rien, et n’empêche, je désire. Alors quoi ? D’où ça vient, de
quelle source ? Comment mettre en mots ce qui m’empêche de dormir. »

 

« Rouge incandescence, univers à la pâleur somnolente, et les doigts et le code :

search&request

engine that helps you find exactly what you’re looking for.« 

 

 

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Lundi découverte 12 – Sarbacane

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Histoire :

Fondée en 2003 par Frédéric Lavabre et Emmanuelle Beulque, Sarbacane est une maison d’édition jeunesse indépendante. Albums,
romans, BD, c’est environ 25 livres qui sont publiés chaque année.

 

Ligne éditoriale :

Les livres sont toujours choisis avec soin, pour leur originalité, leur écriture souvent, et leur histoire. Sarbacane fait de vrais choix éditoriaux, prend des risques, et cela permet de trouver dans leur catalogue des titres qui changent, et qui permettent de découvrir une autre littérature jeunesse.

Les collections :

– La plus connue est sans doute la collection EXPRIM’. Cette collection de roman pour adolescent offre des
textes nourris de formes d’expression verbale comme le slap ou le rap. Ces romans plaisent aux adolescents tant pour leur forme qui pulse que pour leur fond qui regroupent des histoires qui les touchent. Le chouchou de mes élèves, au nom évocateur et pourtant trompeur : La mort j’adore! d’Alexis Brocas (déjà 3 tomes).

 – La collection BD propose des albums aux dessins modernes, avec deux parties séparées : Les albums tout public et les albums adultes (souvent à cause des thèmes)

Certaines de ces BD adultes sont très abordables dès le collège, justement grâce aux thèmes forts qu’elles abordent, comme le thème de la prison et de l’exclusion dans Le vol de la Cigogne de Modrimane

 Ils éditent aussi de nombreux albums, dont les collections A deux c’est mieux !, Sapajou et Cahier d’Artistes.

La collection A deux c’est mieux propose de petits albums à la couverture mousse dans lesquels ont suit les
aventures de Lily, une petite coccinelle qui aide les enfants à comprendre l’entraide et la solidarité. Soutenu par Amnesty International ces albums d’Isabelle Gibert  offre de jolis titres comme mon favoris : Lily et Enzo : Le petit bateau.

Mais c’est surtout la nouvelle collection des éditions Sarbacane qui a retenu mon attention : Les mini-romans Sarbacane.
Ces petits romans, de 64 pages, en petit format sont des condensés de lecture, mais ne s’adresse pas aux primaires, mais bien aux adolescents. Les trois premiers titres de la collection correspondent à un public de 13/14 ans, mais peuvent aussi être lu par des lycéens et des adultes. Bien souvent quand je propose des livres à mes collégiens, loin de s’inquiéter du thème, ils cherchent le plus petit possible, et tombe donc dans des lectures souvent trompeuses, trop enfantines, et qui ne les invitent donc pas à continuer la lecture. Cette collection me semble idéale pour remédier à ce problème. Une écriture claire, pratique pour les élèves primo arrivants ou les dyslexiques, et plus largement pour tout ceux qui n’aiment pas lire. Car petit format ne signifie pas absence de vocabulaire, et encore moins absence d’histoire.


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Johnny
de Martine Pouchain
est mon chouchou. Un texte
fort sur le respect et la tolérance, avec un message très triste, mais malheureusement très réel aussi. Un petit roman qui met la violence en exergue, tout en restant complétement extérieur aux évènemments. Une très bonne idée et une belle réalisation que ce roman où le narrateur n’est pas celui que l’on attend, puisque c’est le bourreau, et non la victime… et que pourtant ce bourreau est devenu la victime, quand la vie l’a forcé à regarder ses « crimes » en face. Un beau roman, plein de sensibilité, qui peut ouvrir les yeux à certains adolescents. Je pense qu’il faut le mettre entre toutes les mains.
Mon regard d’adulte cependant ne peut m’empêcher de penser que ce roman très court est aussi un peu simple, dans le sens où la chute semble évidente depuis le début… Mais c’est aussi ce qui fait sa force, puisqu’on attends cette chute, on la ressent.. et pourtant on espère se tromper !

 

reveducachalotbrocas.gifLe rêve du cachalot  d’Alexis Brocas

Alexis Brocas, l’auteur de La Mort j’adore m’a beaucoup plus surpris avec une histoire à la fois onirique est ancrée dans la réalité. Une femme, sans vraiment d’âge, en surpoids depuis l’enfance vit uniquement dans ses rêves. C’est tout de même un peu plus compliqué encore que cela, car cette femme rêve éveillée, d’une autre vie qui semble vraiment exister, celle d’un cachalot femelle. Grâce à cette connexion elle vit heureuse, dans la mer, et rigole des
interprétations scientifiques de l’intelligence des cachalot. Leur destin semble lié, pire même leur vie. Un texte court, qui fait un peu penser aux nouvelles fantastiques classiques… Entre rêve et réalité, les deux se mêlent et s’enmêlent sans cesse, à tel point qu’on ne sait très vite plus si cette femme rêve, ou si elle vit!

Un texte plus difficile dans l’interprétation pour les adolescents, mais qui laisse une grande place au rêve, et justement des interprétations très différentes selon l’histoire personnelle.

 


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Ce que j’aime c’est
de Maria Thomas
m’a aussi beaucoup touché, mais différemment.
C’est un texte fort, où la jeune narratrice ne se rend pas vraiment compte de la portée de ce qu’elle nous raconte. « Moi ce que j’aime c’est quand. Ce que j’aime c’est. Pas finir mes phrases. Juste respirer sans que personne le sache. » Laura est la fille d’un épicier, et l’aide à livrer les commandes. Alors forcement elle rencontre des gens, des qui lui plaisent, des à qui elle plait. C’est de cet univers qu’elle essaye de se cacher, de ce François Foret, homme étrange, en fauteuil roulant, son « dépuceleur de genou » comme elle l’appelle. Cet univers malsain met mal à l’aise, surtout avec un regard d’adulte. On ne sait pas bien si Laura se rend compte, si elle sait faire la part des choses, on a l’impression peu à peu qu’elle coule, qu’elle se perd elle même. Et pourtant ce texte aussi est très court, prenant et dérangeant à la fois. J’ai beaucoup aimé, pourtant c’est le seul que je n’ai pas acheté pour le collège, car je pense qu’il a besoin d’un
accompagnement, ou au moins d’une oreille attentive après la lecture, et je ne peux pas être sûre que les parents de mes élèves le feront…

Une maison d’édtion jeunesse que je vous invite vivement à découvrir !

Le conseil de Benjamin chez Sarbacane : Vierge Froide et autres racontars d’Hervé Tanquerelle


Les lundis découvertes poursuivent leur route, accompagnés par Delphine (avec cette semaine une expo!) mais aussi plus ponctuellement Isleene, George… et vous ?

1% rentrée littéraire : 10 -11 et 12 !