Sherlock Holmes contre Arsène Lupin

LupinLequel préférez-vous ? Holmes ou Lupin ?

SHERLOCK HOLMES

contre

ARSÈNE LUPIN

La quête d’éternité

Roger Vidal & Denis-Pierre Filippi

Le Lombard (2025)

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Éditeur : Deux génies, deux méthodes, une confrontation explosive. Sherlock Holmes, le détective logique et implacable, et Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur audacieux, se retrouvent face à face dans une course effrénée.
À travers mystères et trahisons, les deux rivaux sont contraints de s’allier pour suivre la trace d’une organisation se réclamant de Moriarty. Entre l’intelligence froide de Holmes et l’ingéniosité flamboyante de Lupin, qui sortira vainqueur de ce duel où chaque geste, chaque mot, chaque coup est un défi lancé à l’autre ?

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Je suis un peu embêtée… Ce n’est pas que je n’ai pas aimé cette bande dessinée, mais… Mais j’ai lu tous les Arsène Lupin quand j’étais jeune et je m’en étais fait une image qui ne correspond pas du tout à celle de cette BD ! Sherlock correspond un petit peu plus à l’idée que je m’en étais faite.

Ici, les deux personnages sont très cabotins. Un peu trop même. Sherlock est très crâneur et Lupin, un peu trop puéril… Bref. Ils m’ont un peu agacés, l’un comme l’autre ! Heureusement, ça se calme un peu au fil de l’histoire. Le titre dit “Sherlock Holmes contre Arsène Lupin”. En fait, dans cette histoire, ils vont collaborer.

C’est un tome 1. On verra bien comment ça tourne dans le tome 2. Dans une interview, Filippi dit qu’il rentrera peut-être un peu plus dans la noirceur avec le tome 2. Ce qui ne serait pas pour me déplaire !

J’ai bien aimé le dessin (même les visages et les nez !) et les couleurs. C’est une belle BD d’action, d’aventure qui plaira sans doute au plus grand nombre ! Il faut juste faire abstraction de ce que l’on a imaginé des personnages avant.

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Lire les premières pages (site éditeur)

De Filippi, j’ai lu et bien aimé Gargouilles, les corsaires d’Alcibiade et le Livre de Jack (non présentés sur ce blog).

Et nous vous avons présenté le tome 1 de “Colonisation“, “Le croquemitaine” et “Le voyage extraordinaire

De Roger Vidal : “La petite fille et le postman” qui m’avait beaucoup plu !

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Une bande dessinée qui participe à 3 challenges

la BD de la semaine chez Noukette

ainsi qu’au Mois Anglais 

(qui cette année se poursuit jusqu’en août !)

chez Martine  et Lou

et au challenge Classique

2025

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le travailleur de la nuit – BD Ado/Adulte

travailleur

LE TRAVAILLEUR DE LA NUIT

Matz & Chemineau

Rue de Sèvres (2017)
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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e4/Marius_Jacob.jpg

Alexandre Marius Jacob en 1905. Wikipédia

En voyant cette couverture, je m’imaginais l’histoire d’un monte-en-l’air, un gentleman cambrioleur à la manière d’Arsène Lupin. L’histoire est un peu différente, plus “politique” même s’il y a de ça, car Maurice Leblanc se serait inspiré de lui pour créer son personnage d’Arsène Lupin en 1905.

Alexandre Marius Jacob (1879-1954) a réellement existé. Révolté, engagé, anarchiste, il deviendra cambrioleur, “travailleur de la nuit” par “la force des choses”. En effet, ayant été condamné à une peine de prison de 6 mois, il est fiché par la police qui l’empêche de travailler légalement en menaçant les patrons qui l’embauchent…

Cette bd s’ouvre donc sur le procès d’Alexandre Marius Jacob le 8 mars 1905. Au fur et à mesure de l’avancée du procès, grâce à différents retours en arrière, on suit la vie du jeune Alexandre, 11 ans, d’abord engagé comme mousse sur un bateau. Il y apprendra que l’aventure, ce n’est pas forcement comme dans les romans et que la réalité n’est pas toujours belle à voir. Puis de fil en aiguille, il va devenir l’un des cambrioleurs les plus célèbres du début du XXème siècle.

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A mi-chemin entre Robin des bois et Arsène Lupin, Alexandre Jacob était un anarchiste illégaliste, c’est à dire qu’il considérait que les actes illégaux, tels que les cambriolages ou le vol par exemple, étaient une forme de révolution. Il ne volait qu’à ceux dont les métiers étaient considérés comme inutiles (le clergé, les juges, les militaires…) et jamais les professions utiles (architectes, enseignants…) De plus, il ne gardait pas grand-chose pour lui, mais redistribuait les sommes volées à ceux qui en avaient besoin. Merci Wiki !

J’ai tout aimé dans cette bd. Les illustrations, la couleur, les cases de différents formats, les plans différents (plans larges, zoom, plongée) et l’histoire bien sûr ! J’aime beaucoup quand j’apprends des choses tout en me distrayant, ce qui est le cas ici. J’ai lu un article qui trouvait qu’il y avait de nombreuses “erreurs” dans cette bd et c’est bien possible, mais elle n’a pas la prétention d’être une biographie exacte. Les auteurs ont peut-être pris quelques libertés avec la réalité, et alors ? Pour moi, ils participent à faire connaître cet homme et cette période et c’est le principal. Ceux qui voudront plus d’infos n’auront pas de mal à les trouver.

C’est donc encore une belle surprise grâce à la BD de la semaine. Je ne compte plus les découvertes faites grâce à ce groupe. Mon “angle de vue” sur les bd a bien changé !

D’autres que moi ont aimé : Jacques, Noukette, Mylène, Sabeli, Mo’, Jérôme, SoukeeStephie

Feuilleter les premières pages sur le site de l’éditeur

De Matz également : Vies volées

est en congé pour la période estivale !

Mais je continuerai à vous présenter mes lectures de BD tous les mercredis.