Picpus déménage de Sven Nordqvist

Un album touchant, tout en sensibilité et en finesse

Picpus

Album pour la jeunesse dès 3 ans

Picpus déménage

de Sven Nordqvist

Série Les aventures de Pettson et Picpus

Editions Plume de carotte, 2013
(réédition en 2019),
32 pages- 9,90 euros

Thèmes: amitié, chat, déménagement, vie quotidienne, humour

 

Présentation de l’éditeur: “Quoi? Picpus déménage? Comment peut-il vouloir quitter l’adorable petite ferme de son maître Pettson? Que s’est-il passé? Entre péripéties rocambolesques, peur des renards, souris grignoteuses et beaucoup de galipettes, cette aventure, pleine de tendresse, ne va pas être de tout repos pour nos deux héros.”

 

Picpus étant un chat, il est normal que ses habitudes causent quelques désagréments à son maître. C’est pourquoi, un beau jour, il décide d’avoir son chez-lui. À partir de cet instant, la vie de Pettson et Picpus va changer. Dans cet album, on retrouve l’humour caractéristique  de la série même si le thème est un peu plus sérieux. En effet, Picpus veut s’émanciper mais a-t-il bien saisi tout ce que cela implique, lui qui a toujours vécu aux côtés de Pettson?

Comme à l’accoutumée, l’auteur dissémine dans ses illustrations nombre de petits détails désopilants. “Picpus déménage” est un album rafraichissant, qui permet d’aborder avec douceur et tendresse le passage à une certaine forme d’indépendance. Même si c’est un animal, le lecteur peut s’identifier à Picpus car ce dernier présente des caractéristiques anthropomorphiques.

Côté illustrations, en plus d’avoir des personnages secondaires qui ont une vie propre, Sven Nordqvist utilise un ensemble de tons harmonieux. Les couleurs sont douces et mettent en valeur les beaux décors en arrière-plan.

Si vous ne connaissez pas encore cette série d’albums pour la jeunesse, n’hésitez pas, elle vaut le coup d’œil!

 

~Melissande~

 

+Un autre album de la série “Les aventures de Pettson et Picpus” présenté par Nathalie: L’inoubliable Noël de Pettson et Picpus

+ Ma chronique de Pettson piège le renard

+ Une pépite (narrant la singularité des chats en musique) découverte par Nathalie: Chat chat chat de Pascal Parisot et Charles Berberian

 

Nous suivre et partager :

L’extraordinaire voyage du Fakir… Étapes indiennes 4

fakirComédie, mais pas que…
Ados / Adultes

L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Romain Puértolas

Le Dilettante (2013)

*****

Qui n’a jamais entendu parler de ce roman ?

Sorti en 2013 aux éditions Le Dilettante, lu par Dominique Pinon en 2014 pour Audiolib, il est adapté en bande dessinée par Zidrou chez Jungle en 2017, puis c’est un film qui est réalisé par Ken Scott en 2018. C’est un livre traduit dans plus de 50 pays et vendu à plus d’un million et demi exemplaires. Bref, un best-seller, voire un livre culte pour certains !

Présentation de l’éditeur : Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales,”j’arrache ta charrue”ou”achète un chat roux”), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous. Taxi arnaqué, porte franchie et commande passée d’un modèle deux cents pointes à visser soi-même, trouvant la succursale à son goût, il s’y installe, s’y lie aux chalands, notamment à une délicieuse Marie Rivière qui lui offre son premier choc cardiaque, et s’y fait enfermer de nuit, nidifiant dans une armoire… expédiée tout de go au Royaume-Uni en camion.

*****

Alors… Je ne vais pas faire la fine bouche. J’ai trouvé cette histoire abracadabrantesque plutôt amusante. Et j’ai souri par moments. Mais j’avoue avoir apprécié que cette comédie légère parle aussi, mine de rien, des problèmes des migrants.

Sur le site de l’éditeur, vous pouvez lire ou écouter un extrait.

*****

Voici ma 4ème participation aux étapes indiennes chez Hilde.

http://www.lelivroblog.fr/media/00/01/3463383214.jpg

Mes autres lectures pour ces étapes indiennes :

  1. BD : India Dreams (T1) de Maryse et Jean-François Charles
  2. Roman : La tresse de Laetitia Colombani
  3. Nouvelle : Aucune terre n’est la sienne de Prajwal Parajuly
Nous suivre et partager :

Ferrailleurs des mers – Roman SF

ferrailleurs

Ados / JA

FERRAILLEURS DES MERS

Paolo Bacigalupi

Au Diable Vauvert (2013)

*****

Un monde post-apocalyptique, non loin des côtes de la Louisiane ; des adolescents –visiblement très pauvres- luttent pour leur survie. Ce sont des ferrailleurs.

Ils travaillent sur des pétroliers échoués sur la plage, ramassant des métaux, de la ferraille pour gagner de quoi subsister. La vie est dure, ils vivent –survivent plutôt !- dans des sortes de bidonville avec parfois à peine de quoi manger. Ceux-là sont pourtant privilégiés car ils ont du travail ; d’autres doivent mendier ou se prostituer…

Un jour, un accident change la façon de voir les choses de Nailer. Et quand il fait une importante découverte, il ne peut se résoudre à faire « ce qu’il faudrait » pour s’en emparer…

*****

La 1ère partie de ce roman

Les 100 premières pages, avec la vie des ferrailleurs, leurs codes, leur travail, m’a beaucoup plu. On plaint sincèrement Nailer qui n’a d’autre famille qu’un père ultra-violent qui le bat régulièrement et on souhaite vraiment qu’il s’en sorte, qu’il accède à une vie meilleure.

Dans la seconde partie (Nailer a fait une découverte et il a fait un choix) je me suis sentie moins concernée par ce qui arrive aux personnages, j’ai eu l’impression d’une esquisse de roman et j’ai trouvé vraiment dommage que la dernière partie ne soit pas plus fouillée…

C’est vrai en particulier pour un des personnages, Tool, qui aurait mérité un peu plus d’attention, j’ai été vraiment déçue de sa « sortie », on aurait aimé en savoir plus sur lui et ses semblables.

La fin m’a également laissé un peu sur ma faim…

C’est peut-être dû au fait que c’est un roman « jeunesse ». Il ne fait que 300 pages, ce qui n’est pas énorme par rapport à la complexité du monde présenté.

Il n’en reste pas moins que j’ai passé un très bon moment, c’est un bon roman d’aventure/SF et j’attends la suite en poche (Les cités englouties, où l’on retrouve Tool) avec impatience.

Les cités englouties” n’est pas vraiment la suite, mais ça se passe dans le même univers et on retrouve des personnages… Et il y a un 3ème et dernier tome à cette “série” : Machine de guerre.

*****

Ce roman a obtenu le prix Locus (2011) dans la catégorie « Roman pour la jeunesse ».

Pour lire le début, c’est par ici

Et j’ai toujours deux autres romans de cet auteur dans ma pal : La fille automate et

Nous suivre et partager :

Le roi de la montagne en hiver

montagneUne fin surprenante !!
Contes 8-12 ans

Le Roi de la montagne en hiver

Sylvie Delom & Aurélia Fronty

Coll. Contes du Monde

Didier Jeunesse (2013)

*****

Il y avait au village près de la montagne, une femme aigrie qui vivait avec ses deux filles. Sa fille aînée lui ressemblait : laide, méchante et paresseuse. La petite, elle, ressemblait à son père : belle et joyeuse ! Sa mère la détestait. Un soir de janvier froid et glacial, la mère envoya sa plus jeune fille chercher des violettes pour sa sœur. La jeune fille essaya de refuser, sachant qu’elle n’en trouverait pas et qu’elle allait mourir de froid. Mais rien n’y fit, il fallu sortir. Épuisée, engourdie par le froid, elle allait se laisser tomber dans la neige quand elle vit une lumière, un feu. Ses dernières forces lui servirent à l’atteindre. Autour du feu, assis sur 12 pierres, il y avait 12 hommes. C’était les mois de l’année. La jeune fille demanda la permission de réchauffer auprès de leur feu…

*****

La suite ? Comment ça ?

Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous raconter toute l’histoire…

Cet album, je l’ai vu passer sur les blogs et sa jolie couverture m’a attirée. Alors je n’ai pas hésité à l’emprunter quand je l’ai vu à la bibliothèque.

L’histoire est inspiré par deux contes traditionnels, un anglais (Les saisons et les mois) et l’autre russe (Le gel craquant). Toute l’histoire se déroule comme un conte classique, mais la fin est franchement inattendue et m’a bien fait rire !

montagne

Quand aux illustrations d’Aurélia Fronty, je les trouve très belles. Il y a un côté naïf, presque enfantin pour certaines choses comme les sapins ou les maisons. D’autres pages sont pleines de détails, de petits points et des dessins apparaissent presque comme un filigrane ou de la dentelle.

Le tout a un côté très “russe” (les foulards, les bonnets pointus).

*****

Pour voir d’autres illustrations, c’est sur le site de l’éditeur

Le site de l’illustratrice

De cette illustratrice, déjà présenté sur ce blog : La belle et la bête (coup de cœur de Sophie)

Un album qui participe au Challenge Contes et Légendes chez Bidib

http://mapetitemediatheque.fr/wp-content/uploads/2018/11/challenge-contes-et-l%C3%A9gendes-239x300.jpg

 

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :