Jeanne d’Arc de Michael Morpurgo – Roman jeunesse

JeanneL’épopée de Jeanne d’Arc
Roman à partir de 10/11 ans

JEANNE D’ARC

Michael Morpurgo

Illustrations de François Place
Traduit par Noël Chassériau

Coll. Folio Junior

Gallimard Jeunesse (2006)

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Mois Anglais – Auteurs jeunesse

LC autour de Michael Morpurgo avec EnnaLou et Alexielle

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Chaque année, le 8 mai, la ville d’Orléans célèbre en grande pompe sa libération par Jeanne d’Arc en 1429, et une jeune écolière incarne celle à qui cette victoire valut le surnom de Pucelle d’Orléans.

Fascinée par la personnalité de la sainte de Domrémy, la jeune Éloïse est prête à tout pour interpréter son idole. Cette adoration va jusqu’à lui faire entendre des voix qui lui retracent point par point la fabuleuse épopée de la petite paysanne qui, dit-on, chassa les Anglais de France, fit sacrer Charles VII et périt sur le bûcher, accusée de sorcellerie.

À plus de cinq siècles d’intervalle, l’adolescente d’aujourd’hui a bien des traits communs avec Jeanne qui, comme elle, avait dix-sept ans et confiait ses doutes et ses joies à un moineau apprivoisé.

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Autant j’ai adoré “Soldat Peaceful“, autant je me suis ennuyée avec ce roman-ci. Pas la faute à l’auteur, non, car je l’ai terminé alors même que le sujet ne m’intéressait guère…  Car c’est là tout le problème. J’ai lu le roman parce qu’il était écrit par Michael Morpurgo, mais je ne suis pas passionnée par Jeanne d’Arc.

La jeune paysanne qui entend des voix, j’ai toujours pensé qu’elle aurait eu toute sa place en hôpital psychiatrique, histoire de soigner sa schizophrénie. Mécréante que je suis…

Bref. C’est bien écrit et documenté, alors si vous aimez les romans historiques et que vous êtes un peu plus croyant que moi, ce roman pourrait bien vous plaire !

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Du même auteur également présentés sur ce blog : Soldat Peaceful, Le plus grand peintre du monde, Notre Jack et Cheval de guerre

Le site de Michael Morpurgo

Un autre avis : Histoire d’en lire

C’est ma 2ème participation au Mois Anglais chez Cryssilda, Lou et Titine

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Ysée : une jeune héroïne en plein Moyen-Age

Quels sont les mystères qui entourent Ysée, jeune fille du Moyen-Age ? Découvrez les aventures de cette héroïne attachante dans la trilogie d’Evelyne Brisou-Pellen.

yséeYsée

1. Le reliquaire d’argent
2. Les diamants bleus
3. Le pas de la Dame blanche

d’Evelyne Brisou-Pellen

Bayard Jeunesse, 2011
Collection Estampille, 416 p.

Quels sont les mystères qui se trament autour d’Ysée, jeune héroïne de ce roman éponyme, en plein Moyen-Age ?

Sa vie est douce, au milieu de ses 5 demi-frères, avec une mère d’adoption aimante, Perrenote, chez qui elle a été placée par le couvent qui l’a recueilli à la mort de sa mère. A Châtillon en 1453, Ysée passe sont temps à s’occuper d’animaux blessés ou en danger, à jouer et à rire. Pourtant a 12 ans elle a maintenant l’âge de se marier. Et le maire de la ville semble bien décidé à l’épouser, même contre l’avis de sa mère. D’autant plus que celle-ci n’a aucun recours légal, puisqu’Ysée est sous la tutelle de l’église. Pourquoi les sœurs sont-elles aussi si déterminées à la marier ? Comment faire pour échapper à ce funeste destin, et découvrir d’où elle vient ?

Dans le premier tome des aventures d’Ysée nous apprenons à découvrir cette jeune fille pleine de vie, sa famille, et l’on s’attache totalement à eux. Les personnages de ce roman sont réellement bien construits, on découvre peu à peu leurs secrets, et la tension narrative est présente tout au long des 3 tomes. Ysée va se déguiser en garçon pour échapper à ce mariage, mais aussi pour se lancer sur les traces de son passé, et chercher à retrouver un personnage secondaire, que je vous laisse découvrir.

Dans cette série nous découvrons la vie au Moyen-Age, notamment sa justice, son église, ses métiers. Une plongée historique intéressante, sans être documentaire pour autant. Evelyne Brisou-Pellen, spécialiste des romans historiques pour la jeunesse, sait allier histoire et Histoire. L’action et les sentiments passent avant tout, et l’on plonge surtout dans le monde d’Ysée. Cette jeune héroïne se bat pour protéger ceux qu’elle aime et pour sa liberté.

Une superbe série, mais qui nécessite absolument de lire les trois tomes, car nous laissons souvent Ysée en bien mauvaise posture. Rebondissements, combats, plans et secrets, Ysée est à la fois une héroïne passionnante et une saga très intéressante. Ces trois tomes ont beaucoup de succès au collège, tout comme l’autre saga de l’auteur Le Manoir, dont on vous a déjà parlé ici.

 


Cette lecture participe à de nombreux challenges, il était temps que je fasse l’article :
Challenge Evelyne Bisou PellencofPetit Bac 2017

Balade au bout du monde – Makyo

Balade au bout du monde est une histoire fantastique composée de 4 cycles de 4 bandes dessinées + un épilogue (soit 17 bd au total !!). Un seul scénariste, Makyo, mais plusieurs dessinateurs, un par cycle. Elle a commencé avec “la prison” en 1983 et s’est achevé avec “l’épilogue” en 2012.

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1er cycle : T.1 : La prison / T.2 : Le Grand Pays / T.3 : Le bâtard / T.4 : La pierre de folie

Laurent Vicomte a dessiné les 4 premiers tomes, remplacé ensuite par Eric Herenguel pour les 4 tomes suivants, lui-même remplacé par Michel Faure pour les 4 tomes suivants et enfin Laval NG pour les 4 derniers. Le tout dernier tome, le n°17, l’épilogue, est une collaboration des dessinateurs ayant réalisé la série, à l’exception de Vicomte, remplacé par Claude Pelet.

J’ai commencé à lire “Balade au bout du monde” il y a bien des années. Mon collègue ayant les deux premiers cycles me les a apportés et je les ai relus avec beaucoup de plaisir, surtout le premier cycle, il est vrai.

Dans le premier cycle, Arthis, un jeune photographe en mal d’inspiration, va la chercher dans la brume des marais… Mal lui en prend, il se retrouve enfermé, sans savoir comment ni pourquoi, dans une geôle digne du Moyen-âge…

Ces 4 premiers tomes, je les ai lus plusieurs fois, et toujours avec le même plaisir ! L’histoire est géniale et les dessins, parfois très sombres, vont très bien avec. Il y a une vraie atmosphère dans cette bd, on sentirait presque l’humidité des marais… Un vrai coup de cœur pour ce premier cycle !

Le deuxième cycle nous transporte en Inde, l’histoire est sympa, les dessins aussi, mais, je ne sais pas trop pourquoi, j’ai tout de même été déçue… Peut-être parce que j’attendais une suite au premier cycle et que c’est une histoire qui n’a absolument rien à voir ! Le seul lien est le personnage principal, Arthis.

Je serai d’ailleurs curieuse de voir quel lien ils ont trouvé pour ces deux séries dans l’épilogue !

La bd de la semaine

Pour voir tous les albums, c’est par ici.

Une autre bd d’Herenguel présentée sur le blog : Lune d’argent sur Providence

Challenge RE    Et la bd de la semaine, c’est chez Noukette

Cette série participe aussi au challenge des RE de Blandine

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Rentrée littéraire 2015 – Mes lectures

Zéro. Je n’ai parlé d’aucun des romans adultes de la rentrée littéraire 2015 que j’ai lu cette année. Un record ! Alors que débute la rentrée littéraire de janvier 2016, il est temps de rattraper le retard, et d’en parler rapidement, avant d’oublier !

Afficher l'image d'origineLe plus libérateur : Otages Intimes de Jeanne Benameur

Repéré chez Noukette, j’ai lu ce livre sans conviction, et j’ai été surprise. Et je ne m’attendais pas à accrocher autant ! Otages intimes raconte, non pas la captivité, mais la libération et le retour à la vie. Je me suis laissée prendre à cette lecture, à ce destin torturé, à ces amis qui se sont éloignés. J’ai dévoré les pages, suivi Etienne et son entourage, espéré, pleuré… La plume de Jeanne Benameur a su faire vivre pour moi ces personnages, qui le temps du livre sont devenus mes meilleurs amis et ma famille. Cette mère fragile, avec ses secrets. Ce meilleur ami, ténu. Cette ex, torturée, et son compagnon. Cette soeur de coeur, si forte et fragile à la fois. Ce village d’enfance, sa tranquillité. L’abandon. La musique. Etienne est prisonnier de lui-même…

Un texte poignant, qui ma redonné goût à la littérature adulte après de nombreuses déceptions, et qui augurait une très belle rentrée littéraire !

Noukette en parle bien mieux que moi !

Le plus touchant : Camille, mon envolée de Sophie Daull Afficher l'image d'origine

Ce roman, repéré chez Stephie, est terriblement touchant.

L’histoire d’une perte, le décès de la fille de l’auteur. Quatre jours d’une fièvre étrange, personne ne semble s’inquiéter. Quatre jours et tout bascule. J’avais peur de passer mon temps à pleurer, et finalement ce beau roman m’a surtout beaucoup touché. J’ai eu les larmes aux yeux, souvent, bien sûr, mais j’ai surtout trouvé ce roman puissant. La façon dont cette mère évoque le tragique, nous fait partager l’horreur, l’errance… Journal intime qui tisse des liens avec le lecteur, Camille, mon envolée est un très beau texte, un cri déchirant, une réalité impossible à admettre.

Sophie Daull partage sa peine sans s’enfermer dans le pathos, elle écrit pour libérer, et c’est un magnifique hommage à sa fille.

“Je voulais écrire vite, jusqu’à ta mort, ton dernier souffle ;
puis, allez, faisons durer jusqu’à ton enterrement,
et puis voilà, ça ne s’arrête pas,
ça ne s’arrêtera jamais – toi disparue n’a pas de fin.”

Le plus vivant, et brut : La petite barbare d’Astrid Manfredi

Un style brut, abrupte même. Difficile d’accès dans les premières pages. Et puis, peu à peu, on s’attache à cette petite barbare. Cette jeune fille, derrière les barreaux, qui écrit comme un espoir de vie meilleure. Avec elle on va découvrir sa banlieue, sa violence. Les rêves vivent oubliés et l’argent facile, comme pour croire encore en quelque chose.

Un roman qui secoue, à travers les mots durs, les situations plus dures encore, et l’espoir qui fait trop souvent défaut. Un texte que j’ai délaissé d’abord… et que j’ai repris pour ne plus lâcher !

Des gens qu’on parque sans une thune dans des endroits sans un arbre, il ne peut pas leur pousser des ailes.

Céline a aimé aussi !

La déception de la rentrée : Le crime du comte Neville d’A. Nothomb

Alors que j’avais trouvé de belles choses dans les derniers romans d’Amélie Nothomb contre beaucoup d’avis, j’ai cette fois ci eu une belle déception. Belle tout de même, car j’ai aimé le personnage de Sérieuse. L’histoire est totalement farfelue, burlesque. Le comte Neville apprend par une diseuse de bonne aventure que lors de la grande fête qu’il a prévu, il va tuer un de ses invités ! Il en perd le sommeil, et l’esprit !

Inspirée d’une nouvelle d’Oscar Wilde que je n’ai pas lu, ce récit, très court, m’a pourtant régulièrement ennuyé. Ce comte est un personnage volontaire ridicule, mais l’humour noir de l’auteur n’a pas fonctionné sur moi. Seule Sérieuse, sa fille cadette persuadée qu’elle ne peut rien ressentir et qui veut mourir m’a interpellée.

Un récit court dont la fin a su susciter un peu d’intérêt… trop tard, c’était terminé !

“Tais-toi. Si tu continues de parler, je vais te haïr. Et si je te hais, je n’aurai pas le courage de te tuer.”

Afficher l'image d'origineLe plus bouleversant et révoltant : La maladroite d’Alexandre Seurat

Le roman s’ouvre sur le témoignage d’un professeur, qui reconnait dans un article de journal, une ancienne élève. Une élève qu’elle soupçonnait d’être maltraitée. Une élève qu’elle n’a pas pu sauver. C’est ainsi que se déroule le récit, à partir des témoignages de ceux qui ont côtoyé cette fillette de 8 ans. De ceux qui ont cru, pensé, alerté, mais qui n’ont rien pu faire. Chaque page est poignante car elle nous montre la souffrance de cette enfant, sans jamais lui donner la parole. Ces témoignages extérieurs sont terribles, bouleversant, et montre comme la lenteur du système peut être préjudiciable.

Un récit fort, qui nous vrille le coeur. L’auteur sait mettre une distance impressionnante, ne pas donner son avis, juger… Un premier roman vraiment réussi !

Le plus historique : La terre qui penche de Carole Martinez 

Vivre le Moyen-Age avec Blanche, c’est découvrir un univers à la fois réel et fantastique. D’autant plus que Blanche est morte à 12 ans, et que ce récit alterne entre sa voix d’enfant et celle de son âme, qui a vieillie. L’auteur manie avec brio la plume pour nous rendre compte de cette époque, et notamment de la condition des femmes, tout en y incorporant suffisant de magie pour qu’on soit envoûter ! Les chansons médiévales sont aussi de belles parenthèses.

Un très beau conte médiéval, qui invite à lire Du domaine des Murmures !

“Et peigne, peigne la toison,
Et tourne, tourne le fuseau
Et mouille, mouille la laine du bout des doigts,
Et le fil se fait sans y penser”

J’en ai commencé quelques autres, et j’en ai encore dans ma PAL… Je vous parlerai sans doute un jour… La variante chilienne, Les échoués, La source, Boussole, La logique de l’amanite, Un roman anglais, Deux messieurs sur la plage, les eaux troubles du Mojito…

Merci à la Librairie Dialogue et au Match de la rentrée littéraire 2015 Priceminister

Toute la rentrée littéraire chroniquée par les blogueurs, c’est sur le blog du challenge de la rentrée littéraire 2015 !