♥ Gustave Eiffel et les âmes de fer

Gustave Eiffel et les âmes de fer est un roman historico-fantastique avec un brin d’enquête policière, une bonne touche d’humour et dose d’aventure.

Gustave Eiffel et les âmes de ferRoman pour adolescents dès 10 ans

Gustave Eiffel et les âmes de fer

de Flore Vesco

illustré par Rémi Saillard

Didier Jeunesse, mai 2018
9782278089918, 15,90€
disponible en epub numérique 10,99€

Thèmes : Mystère, Aventure, Enquête, Paris, XIXème siècle, sciences, métallurgie

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Gustave Eiffel et les âmes de fer est le deuxième tome d’une série commencée avec Louis Pasteur contre les loups-garou, mais il peut se lire indépendamment, ou bien en premier, sans problème. Dans ce titre, le héros est Gustave Eiffel. Flore Vesco se sert de ses caractéristiques et talents pour le transposer dans un univers un brin fantastique. L’aventure est au rendez-vous avec Gustave Eiffel, dans une sorte de mouvement oscillatoire assez impressionnant qui nous fait passer de moments de stress à de calmes promenades.

Paris, 8 août 1855. Gustave Eiffel est à la recherche dans un travail et répond à une petite annonce très étrange dans un journal. Sur place, il va découvrir la S.S.S.S.S.S. : la Société Super Secrète des Savants en Sciences Surnaturelles, en charge de la protection du pays contre les créatures fantastiques. Cette société secrète (que l’on retrouve dans l’autre tome de cette saga) va lui permettre d’améliorer ses capacités, notamment en combat. Rapidement, c’est une aventure presque solitaire que va pourtant mener Gustave Eiffel, au sein d’une usine de métallurgie. Là-bas les événements étranges sont nombreux, ainsi que les sensations qui font froid dans le dos. Heureusement que la jeune et jolie fille du patron est là pour lui changer les idées.

Le lecteur plonge dans un univers qui joue toujours à la limite en réalité historique et fantastique. On distingue les grandes caractéristiques du Paris de la fin du 19e siècle, tout en découvrant des phénomènes étranges… Flore Vesco joue avec son personnage, avec l’univers qu’elle utilise et crée tout en même temps, et cela donne un mélange étonnant et réussi.

Tout au long du récit Gustave Eiffel va jouer avec les mots : calembours, jeux de mots, vocabulaire de la métallurgie : on retrouve là le trait d’écriture de Flore Vesco que j’avais adoré dans De cape et de mots, son premier roman.

Gustave Eiffel et les âmes de fer est un récit riche, tant en mots qu’en aventures, un récit qui emporte le lecteur en à peine plus de 200 pages, et lui offre une vraie fin… même si j’espère retrouver Nobel, personnage secondaire de ce récit, dans un autre récit ! Régalez-vous, tout simplement !


+ Lire un extrait : en PDF 

+ Une superbe couverture, vraiment réussie et qui colle à l’univers.

+ Pour retrouver Flore Vesco et Rémi Saillard sur le net et jouer les télambuleurs !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le fils de l’officier – BD ado/adulte

fils          fils          fils

Le fils de l’officier

Patrick Cothias & Patrice Ordas (Scénario)
Christelle Galland (Dessins)
Sébastien Bouet (Couleurs)
Coll. Grand Angle
Bamboo (2011- 2012-2014)

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Le fils de l’officier est une série qui devrait comprendre plusieurs cycles, puisque cette trilogie forme le cycle 1.

T1 : La Tête abîmée (2011)

Sidoine est un gentil garçon, un bon élève et un bon fils. En rentrant de l’école le jour de ses 7 ans, il ne se doute pas que sa vie va être brutalement bouleversée. En effet, son « père » Papa Divéres, lui apprend qu’il n’est pas son père, mais son tuteur. Il apprend donc que son père est un « Monsieur », Maréchal des Logis en Indochine, qui, ne pouvant s’occuper de lui et de sa mère (prénommée Sidonie, d’où son prénom à lui, Sidoine) les a confié à un ami Pierre Divéres. De sa mère, décédée alors qu’il n’avait pas 3 ans, Sidoine ne garde guère de souvenirs. Sa plus mauvaise surprise cependant, il l’aura à l’âge de 13 ans : il a obtenu la première place du canton au Certificat d’Études, mais, faute d’argent, ne pourra poursuivre ses études et devra aller travailler aux champs…

Le tome 1 relate donc l’enfance de Sidoine.

J’avoue qu’à l’issue du tome 1, je ne savais pas vraiment si j’appréciais ou non le personnage de Sidoine…

Il n’a pas eu de chance, n’a pas été aimé, a été maltraité, c’est sûr. Et cela l’a rendu dur et amer. Il manque parfois cruellement d’empathie. Mais n’est-ce pas normal après ce qu’il a subi ? Certaines des personnes qu’il rencontre au cours de ce tome sont d’une hypocrisie et d’une bassesse sans nom. Ce que je sais, c’est qu’à la fin de ce tome 1, je voulais absolument lire le tome 2 !!

Le tome 2, « Un cauchemar dans la tête… » (2012), raconte son entrée dans l’âge adulte, sa découverte de l’amour et son combat pour faire reconnaître les injustices dont il a été victime. Un tome dans lequel on ne sait plus « sur quel pied danser »… Sidoine est-il, comme on le croyait dans le tome 1, un innocent injustement accusé, ou est-ce un dangereux déséquilibré comme Résultat de recherche d'images pour "2 aout 1914"certaines accusations pourraient le faire croire ? Nous n’en saurons pas plus dans ce tome qui se termine par la mobilisation générale du 2 août 1914.

C’est une histoire plutôt sombre, avec un personnage en colère et qui se révolte contre sa condition. Et cela se voit dans les couleurs des illustrations : chaudes par moments, notamment lorsque Sidoine est en colère, d’un bleu / gris un peu « fantomatique », presque déprimant à d’autres…

Des illustrations assez « classiques’, des cases généralement assez petites avec parfois de gros plans sur des yeux ou des bouches tristes ou en colères…

Quand au tome 3, je n’ai pas eu le temps de le lire !! C’est fait depuis ce matin, mais je n’ai pas eu le temps de mettre ma présentation à jour avant de partir au boulot…

En voyant la couverture du tome 3 « La Tête en feu » (2014), comme l’a très justement fait remarquer Blandine, on se dit que les problèmes de Sidoine ne sont pas réglés… On va voir dans ce tome toute l’horreur de la première guerre mondiale qui ne fait là que commencer.

Ce que l’on comprend dans ce tome 3, c’est que « Le Fils de l’officier » est aussi une critique de la société d’avant 1914 avec ses arrangements entre nantis… Mon seul regret : que le personnage principal, Sidoine, ne soit pas plus sympathique ! Je l’ai plaint, pour les nombreuses injustices qui lui tombe dessus, mais je ne l’ai jamais « aimé »…

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Pour voir quelques planches du tome 1, c’est par ici

Petite bio de Patrick Cothias ainsi que de Patrice Ordas sur le site de l’éditeur

Le blog de la dessinatrice Christelle Galland (sur lequel vous pourrez voir plusieurs planches du fils de l’officier)

 

Cette semaine nous sommes accueillis chez Sephie du blog Mille et une frasques

Cette bd participe aussi au challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine du blog Vivrelivre  

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Marche à l’étoile : le road trip d’un esclave noir américain

Marche à l’étoile est un roman pour adolescent historique, sur l’esclave noir américain, mais aussi un beau road-trip plein d’humanité, et une double quête d’identité.

Marche à l'étoileRentrée littéraire jeunesse 2017

Marche à l’étoile

d’Hélène Montardre

Rageot, à paraître le 13 septembre 2017
9782700256246, 14,90€

Niveau : Collège / Lycée
Thèmes : esclavage, Etats-Unis, XIXème siècle, Underground Railroad, quête d’identité, fuite, survie

 

Billy a  15 ans. Il est noir et vit en Georgie, en 1854. Il est esclave dans une plantation. A la mort de celle qui l’a élevé, il découvre quelques bribes de son passé. Et puis les événements s’accélèrent, et il fuit la plantation, et sa condition d’esclave. Un road trip à travers les Etats-Unis s’engage alors, d’Atlanta jusqu’à la frontière canadienne qui fait tant rêver.

Ce très beau récit de fuite, à la fois imaginé et documenté, permet de plonger dans un passé américain pas toujours très connu. Le chemin parcouru par Billy dans Marche à l’étoile est à la fois l’occasion de découvrir de magnifiques paysages, bien dépeints par Héléne Montardre, mais surtout de faire des rencontres. L’histoire de Billy, un parmi tant d’autres, permet de croiser de nombreuses personnalités, généreuses souvent, fourbes parfois.

Si comme moi vos connaissances de l’esclavage noir américain ne sont pas très développées, vous allez découvrir de nombreuses choses, et surtout sans avoir l’impression de lire un documentaire. Les informations sont simples, exemptes en grande partie de chiffre, plus basées sur l’humain. On découvre notamment l’Underground Railroad, un réseau de routes et passeurs clandestins, destinés à aider les esclaves noirs américains en fuite.

En plus de ce récit historique passionnant, il y a le mystère des origines de Billy. Ces quelques mots au début du récit « France, Durieux, français », et une boucle d’oreille. Billy ne tirera pas les fils, et sa quête d’identité restera en suspens, mais il écrira son histoire. Et c’est là que réside une belle surprise du roman, la deuxième partie se passe de nos jours, et permettra de faire du lien entre ces fils emmêlés, et de découvrir le lien avec la France. Jasper sera notre nouveau compagnon de route, tout aussi exalté et attachant.

Un récit double, très bien mené et qui sait distiller le suspense. On a l’impression de vivre plusieurs vies avec nos deux héros, et les liens invisibles qui se créent entre eux sont touchants. Brillant ! Hélène Montardre, dont j’ai déjà apprécié la plume dans des récits très variés comme L’agenda ou Courir avec des ailes de géant, prouve encore son talent de (ra)conteuse, tout en sensibilité.


+ D’autres romans d’Hélène Montardre à découvrir :
Amies sans frontières, Océania, L’agenda, Courir avec des ailes de géant,

+ Rentrée Littéraire 2017 – Challenge 1% 

challenge rentrée littéraire 2017

 

 

 

 

 

 

Auriez-vous avez des titres de romans sur le thème de l’esclavage, niveau collège, je suis intéressée pour constituer une petite expositions sur ce thème pour mes élèves !

La ruée vers l’ or – Klondike 1897 – BD

   Or Or

L’ or sous la neige

Éric et Jean-Marc Stalner

D’après le roman de Nicolas Vanier

Éditions 12 bis & XO

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T.1 : Klondike / T.2 : Mersh / T.3 : Ici, tu es ce que tu fais

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Or

Chilkoot Pass – Alaska – 1897   

1897. Matt, un jeune américain alléché par les annonces des journaux (Gold ! Gold ! Gold !) débarque en Alaska au milieu de milliers d’autres personnes, des hommes pour la plupart. Tous viennent dans l’espoir de faire fortune rapidement. Quelques-uns réussiront (entretenant ainsi cette ruée vers l’or), certains pas assez ou mal équipés, mourront (de froid, de faim) et d’autres, dépités, dégoûtés, fatigués, repartiront.

Matt, lui, va tomber amoureux. De l’Alaska. Il va continuer à chercher de l’or bien sûr, mais loin des hommes, des bars avec filles et alcool, des bagarres… Seul avec ses chiens, en pleine nature, il va finir par trouver la liberté et une sorte de paix.

* * * * *

En  lisant cette bd, on sent que le livre qui en est à l’origine a été écrit par quelqu’un qui aime le Grand Nord. Moi qui suis plutôt casanière (j’adore l’aventure dans les livres, on a tous les avantages sans les inconvénients style moustiques, araignées et autres serpents !) je me prenais à rêver à aller vivre comme Matt dans sa cabane avec ses chiens (pas d’odeur non plus dans les livres, c’est parfois un très gros avantage !)

Bon, j’avoue, je n’ai pas vu la neige depuis longtemps et ça me manque un peu !!

Le dessin est assez « classique », mais les paysages donnent vraiment envie d’aller se balader là-bas… (il fait juste un peu trop froid pour moi !) J’ai bien aimé aussi le côté « écolo » (les chercheurs d’or détruisaient beaucoup sur leur passage…)

Une bd dépaysante et très agréable !

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En lisant cette bd, j’ai repensé à cette bd de Chabouté « Construire un feu » adaptée d’une nouvelle de Jack London (que l’on croise dans le tome 1 de « l’or sous la neige ») Je ne l’avais pas présentée, mais Noukette en parle très bien !

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Pour feuilleter les premières pages du tome 3, c’est par ici (pas de « spoil » !)

D’Éric Stalner, nous vous avons déjà présenté : Blues 46 et la zone

Site de l’auteur : Les carnets d’Éric Stalner

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La ruée vers l’ or – Charlie Chaplin (1925)

Si jamais ce petit bijou du cinéma muet vous avait échappé, regardez-le d’urgence !!

La bd de la semaine

Cette semaine, ça se passe chez Stephie

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