Une insolente curiosité

insolenteCosy mystery
Une enquête de Beatrice Hyde-Clare

T1 : Une insolente curiosité

Lynn Messina

Traduit de l’anglais (US) par Emmanuelle Aronson

Les Escales

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Résumé éditeur T1 : Entre Jane Austen et La Chronique de Bridgerton , une enquête haute en couleurs au temps de la Régence anglaise menée tambour battant par une héroïne malicieuse et attachante.

Beatrice Hyde-Clare détonne au sein de la noblesse anglaise : orpheline sans mari (alors qu’elle a déjà 26 ans !), elle dépend de la générosité de son oncle et de sa tante. Elle s’efforce donc de rester docile, respectueuse et à sa place : dans l’ombre de ses cousins.

Mais quand Bea trébuche sur le corps sans vie du pauvre monsieur Otley lors d’une partie de campagne, elle oublie aussitôt de se comporter comme une véritable lady et se lance en quête de la vérité, quitte à manquer de respect aux autres invités… et au divin duc de Kesgrave.

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J’ai dévoré à la suite les 5 premiers tomes (sur 13) de cette série plutôt jubilatoire.

Pourquoi me suis-je arrêtée là ? Parce que mon niveau d’anglais ne me permet pas de lire des romans en vo (ça me saoule d’avoir le nez dans le dico en permanence…) et que l’éditeur, Les Escales, a malheureusement arrêté de traduire les romans suivants… Je suppose que les ventes n’étaient pas suffisantes. Mais c’est bien dommage !

Car j’ai passé un très bon moment en lisant ces enquêtes. Les deux personnages principaux se tournent autour, s’envoient des piques et c’est très drôle. C’est “léger”, même si à chaque tome il y a un mort, on ne s’attarde pas dessus, les deux choses qui priment sont, l’enquête en elle-même et une romance va t-elle s’engager ou non entre les deux personnages principaux ??

La jeune femme, qui manque cruellement de confiance en elle au départ, va tomber sur un cadavre en allant chercher un livre dans la bibliothèque. Le choc va être tel qu’il va totalement changer son comportement. De timorée, elle va devenir plutôt insolente… Et féministe avant l’heure !

Intelligente et perspicace, elle va passer outre les “codes” de la bonne société pour mener l’enquête et trouver l’assassin. Au grand dam de sa tante, qui ne comprend pas le changement de comportement de sa nièce…

Un cosy mystery très agréable et plein d’humour !
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L’avis de Jojo

Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le mois anglais chez Lou et Titine

 

Boitelle et le café des colonies

BoitelleBoitelle et le café des colonies

Quella-Guyot & Morice

D’après Maupassant

Grand Angle

Bamboo édition (2016)

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Un jour, Boitelle, le spécialiste des travaux malpropres, tombe en arrêt devant une statuette africaine. Le propriétaire des lieux, avec qui il commence à discuter, lui demande de lui narrer son histoire. Il raconte donc qu’il est devenu “ordureux” parce que “- mes parents m’ont opposé dans mes goûts”. Au Havre, jeune soldat de 18 ans, il était tombé amoureux d’une femme. Une belle négresse coiffée d’un foulard rouge, Norène. “Boitelle se sentait le cœur remué, en voyant luire tout à coup, entre les lèvres sombres de la fille, la ligne éclatante de ses dents qui riaient, plus claires que les yeux”.

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D’abord, je voudrais dire que je me suis “fait avoir” par une réédition. J’ai emprunté à la médiathèque deux BD. “Le café des colonies” et “Boitelle et le café des colonies”. Ne connaissant pas la nouvelle de Maupassant, j’ai cru que les deux BD formaient un diptyque. Que nenni ! Cet album a d’abord été édité par les éditions “petit à petit” en 2010 sous le titre “Le café des colonies”. Puis réédité avec une autre couverture et l’autre titre en 2016.

Cela étant dit, je préfère la nouvelle version : le format est un peu plus grand, plus lumineux et les dessins sont plus nets. En plus, à la fin, Didier Quella-Guyot a ajouté une suite (un cahier de 8 pages avec quelques dessins en noir et blanc) : L’histoire de Norène quelques années plus tard…

Si vous connaissez la nouvelle de Maupassant, aucune surprise pour l’histoire, elle est respectée. Mais les dessins et couleurs de Sébastien Morice apportent un peu de gaité, de couleurs, à cette nouvelle un peu nostalgique et plutôt triste.

Un très bon moment de lecture, ce sont deux auteurs que je continuerai à suivre !

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Boitelle

La nouvelle de Maupassant (1889) : Boitelle

De ces deux auteurs, déjà présenté sur ce blog : Le magnifique “Facteur pour femmes” et “Papeete 1914

J’ai également lu et bien aimé “L’île au remords“, non présenté faute de temps…

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La BD de la semaine est chez Fanny

Elle participe aussi au challenge 2025 sera classique aussi

Brontëana

Brontëana

Paulina Spucches

Éd. STEINKIS (2023)

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Éditeur : Les sœurs Brontë ont marqué, avec leurs romans, l’histoire du XIXe siècle.
Plus exactement Emily et Charlotte Brontë sont célébrées et mondialement reconnues. Leur cadette, Anne, est souvent oubliée, au mieux décrite comme la plus sensible des trois.
Prisonnière d’un monde qui a toujours attendu d’elle quiétude et douceur, Anne a pourtant fait fi des mises en garde de ses aînées, prenant le risque d’écrire et de laisser jaillir sa propre voix…
Biographie fictionnelle, Brontëana donnera une belle place à l’imaginaire des soeurs, qui s’inventaient des mondes parallèles à travers des jeux de rôles d’écriture.

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J’ai découvert cette jeune autrice-illustratrice (elle a 21 ans et Brontëana est déjà sa 2ème bd) avec “Vivian Maier” (lien plus bas) dont les illustrations à l’aquarelle et les couleurs m’avaient conquises. (Et sans doute aussi après avoir lu l’avis de Fanny !)

Ici, elle a utilisé de la gouache (elle explique pourquoi dans la vidéo ci-dessous) mais les couleurs sont toujours aussi belles et flamboyantes ! Elle a un style très particulier, j’aime beaucoup sa façon de dessiner les bâtiments et les paysages. Alors qu’on a l’habitude d’imaginer les sœurs Brontë habillées de couleur sombre, elles les a vêtues de couleurs vives, ce qui donne un ton plutôt joyeux à cet album.

J’ai appris plein de choses aussi, sur l’imagination de cette fratrie, leur façon d’écrire, leurs partages. C’était très intéressant. Je vous conseille de regarder la vidéo ci-dessous, dans laquelle Paulina Spucches explique en détails la création de cette bd et ce qui a déclenché l’envie de la faire.

Un joli coup de cœur

et une autrice à suivre assurément !

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Blandine l’a lu aussi, allons voir ce qu’elle en a pensé !

Quelques pages à découvrir sur le site de l’éditeur

Déja présenté sur ce blog : Vivian Maier, à la surface d’un miroir

La bd de la semaine est chez Fanny

Interview de l’autrice

Les illuminés – Poésie

Une BD qui parle poésie, ça vous dit ?
Biographie romancée

LES ILLUMINÉS

de LF Bollée & Jean Dytar

Delcourt/Mirages (2023)

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Les illuminés, ce sont Arthur Rimbaud, Paul Verlaine et Germain Nouveau. L’histoire commence un jour de septembre 1872. Germain Nouveau vient d’arriver à Paris. Dans un café, il rencontre Cézanne avec plusieurs de ses amis. Ils discutent, boivent de l’absinthe, fument. La conversation dérive sur Verlaine. Tous parlent de son escapade à Bruxelles avec Rimbaud.

Dans le même temps, dans la partie basse de la page (voir quelques planches sur le site de l’éditeur), nous assistons au voyage de Rimbaud et Verlaine. Ils ont quitté Bruxelles pour aller à Douvres. Ils sont maintenant dans le train pour Londres où ils se disputent.

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Cette couverture, verte, un peu étrange, ne m’attirait pas trop, même si je trouvais belle l’illustration (j’aime les couleurs chaudes !) Puis j’ai vu le nom de Jean Dytar. Il y a, comme ça, un certain nombre d’auteurs ou d’illustrateurs à qui je fais confiance les yeux fermés. Dytar en fait partie. J’ai aimé tout ce que j’ai lu de lui. C’est à dire “La Vision de Bacchus” et “Florida” !

Je ne connaissais pas Laurent Frédéric Bollée par contre. Mais en cherchant ce qu’il avait fait, je me suis aperçue que j’ai une de ses bd dans ma PAL… “Deadline” un western qu’il a réalisé avec Rossi ! Et j’ai très envie de lire “La bombe” album sorti en 2020.

Bref. Pour en revenir à nos illuminés, j’ai tout aimé. L’histoire, la mise en page, les illustrations, les couleurs même ! Et le papier aussi. Son “grammage” doit être élevé, parce qu’il est épais et presque “granuleux”. Un beau papier. Un autre “détail” que j’ai aimé aussi : la très jolie écriture des dates en haut de page, lors des changements de chapitres. Réalisées par Marjolaine Leroux (vous avez une très belle écriture Madame !!)

Un maxi coup de cœur ♥

(qui donne envie de lire de la poésie !)

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Le site de Jean Dytar (qui ne semble pas avoir été mis à jour depuis 2021 ?)

La page FB de LFB

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette