COPPERHEAD – Comics partie un

Comics : abréviation de « comic-books »
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A dire vrai, Copperhead n’est pas mon premier « comics » (bande dessinée américaine). Ado, quelques comics style « Superman ou Batman » me sont passés entre les mains et, plus récemment, j’ai eu un gros gros coup de cœur pour Saga, que je ne vous ai pas présenté ici, même si je ne sais vraiment pas pourquoi !!! A lire donc, toutes affaires cessantes (Saga ! Vous suivez ou quoi ??)

*****Comics

COPPERHEAD

T1 : Un nouveau shériff en ville

Jay Faerber (scen.) / Scott Godlewski (Ill.)

Urban Comics (VO 2014 / VF 2016)

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Indiqué pour les 12 ans et plus (pas avant, c’est quand même assez violent !)

Clara Bronson arrive avec son jeune fils Zeke à Copperhead, un trou perdu sur une planète isolée. Clara est le nouveau shériff de cette ville (on saura pourquoi elle a été débarquée ici vers la fin du tome).

Dès le départ, on sent que son adjoint « Boo » n’est pas franchement ravi de la voir pointer le bout de son nez (après tout, il se débrouillait très bien sans elle !), puis un magnat véreux rapplique pour proposer ses services, et elle n’a pas encore eu le temps de poser ses valises dans son nouveau logement, qu’on l’appelle sur une scène de crime…

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Copperhead en fait, c’est un western. Un western de l’espace, sur une autre planète et avec des « aliens », mais c’est un western. Avec ses grands espaces sableux et désert (sauf la nuit… Il y a les « Natifs » qui rôdent), son bar et ses habitués, ses bagarres et son shériff…

Le plus, c’est que le shériff est une femme, et même une mère. Du coup, elle a un regard un peu différent sur certaines choses. Les personnages sont attachants, on a envie de mieux les connaître ! Certains sont un peu intrigants, mystérieux, on ne sait trop s’ils font partie des gentils ou des méchants… A suivre !

J’ai aimé : l’histoire, les personnages, le dessin, la mise en page, les couleurs…

Je n’ai pas aimé : Ne pas avoir le tome 2 !!

Bref, après avoir découvert les romans graphiques, je découvre les comics… Et jusque là, j’aime beaucoup ce que j’ai lu !

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Vous l’aurez compris (ou pas !) je n’étais pas une grande lectrice de « Comics ». Pour moi, ça se résumait à Superman et Batman, des super-héros en collant moulant (je vais en faire hurler plus d’un !!) qui voulaient sauver le monde. Puis j’ai découvert « Saga » (que vous devez lire je vous le rappelle ! Et non, c’est pas négociable !)

Pour Noël, mon fils a demandé des comics et il en a eu 4. J’en ai profité pour parfaire ma connaissance (quasi = 0) du genre. J’ai donc lu (et beaucoup aimé !) Copperhead T1, Batman Detective comics T1, Paper girls T1 et Locke and key (intégrale T1) que je vous présente prochainement.

Comics

Le site de l’éditeur Urban Comics (avec d’autres illustrations)

Pour feuilleter les premières pages

parenthèse

Cette semaine, nous sommes chez

 

Seconde nature – Aventure écologique

secondeSeconde nature

Emmanuel Ardichvili
Le Lamantin (2017)
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Dans un futur, pas si lointain… Léo est amoureux d’Astrid. Il pense à elle chaque jour et se demande comment l’aborder. Il faut dire qu’elle n’est pas comme les autres filles : elle ne s’est pas fait agrandir les yeux ou rétrécir le nez par exemple et ses cheveux sont d’origine. Comme Léo, elle vient tous les jours à pied à l’école (alors que les autres translatent) et elle n’est même pas accompagné d’un drone pour la protéger !

Après avoir fait une gaffe qui a mis Astrid en colère, Léo cherche comment se rattraper. Sur le chemin de l’école, non loin d’un arbre noir un peu inquiétant, Léo découvre un champignon étonnant. Après l’avoir touché, d’étranges évènements vont se produire et Léo va devoir lutter, non seulement pour sa survie, mais pour celle de l’humanité…

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Un roman que j’ai dévoré en une journée ! C’est à la fois un roman d’aventures, une belle histoire d’amitié, un roman de science-fiction (et heureusement ! Pourvu que ça le reste…) et une fable à forte tendance écologique.

Très facile à lire, prenant, l’imagination (fertile !) de l’auteur nous entraîne sans temps mort dans une histoire qui mêle la vie dans un futur plus ou moins proche (« drones », ok, ça existe, « translateur » pas encore !!) avec une nature intelligente devenue avide de revanche…

Un roman distrayant, mais pas seulement. Peut-être amènera t-il quelques questions dans la tête des enfants qui le liront !

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N’hésitez pas à aller lire le premier chapitre :

Les éditions du Lamantin

Chez le même éditeur, nous vous avons déjà présenté : Sortilèges interdits

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Avec un sujet proche (écologie + nature en colère) , nous vous avons déjà présenté : « Le réveil de Zagapoï » (pour un peu plus grands) ou encore »Une forêt » (Album pour les plus jeunes)

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La maison des reflets : faire son deuil en 2022

Mmaison des refletson article sur La maison des reflets est un article un petit peu différent, qui va plus en profondeur dans l’analyse du roman (avec un nombre de mots limités), moins dans l’avis. Ce travail a été réalisé dans le cadre du MOOC Il était une fois la littérature jeunesse. J’ai simplement coupé la partie Résumé et quelques détails, afin de vous laisser du suspense.

Roman pour adolescents
Science-fiction

La Maison des reflets

de Camille BRISSOT

Syros, 2017,
346 p.

Résumé de l’intrigue

En 2022, les maisons de départ permettent de continuer à faire vivre les morts. La technologie, à travers des reflets en quatre dimension, reproduit le physique, mais aussi le caractère des morts. Les familles qui le souhaitent peuvent alors continuer de parler à leur proche, à l’intérieur de ces maisons de départ. Tout y est conçu pour permettre une interaction agréable et la plus réelle possible. Au manoir Edelweiss, la plus célèbre maison de départ, vit Daniel. Petit fils du créateur, fils du gérant actuel, il ne connait du monde que ce qu’il y rencontre. Ecole à domicile, meilleurs amis qui ne sont que des reflets, il vit dans une sorte de parenthèse. Pourtant un jour, il sort, et découvre, dans une fête foraine, Violette. Lumineuse, cette jeune fille le marque, et il va commencer à correspondre avec elle, par courrier. […]

Analyse du roman La maison des reflets

Ce roman français présente des caractéristiques spécifiques du roman adressé à la jeunesse, notamment dans ses choix d’écriture. Camille Brissot propose une narration avec un adolescent, qui parle à la première personne. Ce JE s’adresse discrètement aux lecteurs, dans des questions rhétoriques, qui amènent le jeune lecteur à s’attacher à lui, et à s’identifier.  Sans proposer de réelle polyphonie, ce roman propose tout de même une alternance de narrateurs grâce aux lettres reçues.

Le prologue, qui nous permet de connaître et comprendre Esther et Violette, personnages secondaires, amène un suspense, dans une perspective de séduction du lecteur.

Sans aborder de thème réellement tabou, Camille Brissot place tout de même la mort au centre de son récit. Les morts entourent notre héros, mais c’est surtout la place du deuil qui va peu à peu permettre aux jeunes lecteurs d’appréhender la mort : celle des parents, des grands-parents, et même d’enfants et d’adolescents. L’histoire d’amour de Daniel, notre jeune héros, ainsi que l’usage de la science-fiction permettent de contrebalancer la noirceur des thèmes, protégeant ainsi le lecteur.

Sans suivre totalement la structure d’un roman de formation, on assiste ici à une métamorphose progressive du héros, qui passe de la naïveté de l’enfant à l’ouverture d’esprit de l’adolescence. Grâce à une première sortie, brève, de son monde, il subit ensuite une réclusion partielle de sa famille, qui lui permet de s’ouvrir aux autres. Il est finalement réintégré dans sa maison, avec des droits nouveaux.

Avis personnel

La maison des reflets nous permet de découvrir un univers fictionnel où les morts sont comme des fantômes qui restent avec nous. Ce roman permet une bonne identification au narrateur, grâce aux épreuves qu’il traverse. Le suspense est maintenu au fil du récit, et sans être très surprenant ce roman répond bien aux attentes du lecteur : notre héros évolue et le lecteur découvre ainsi les réponses à ses questions. La place du deuil m’a particulièrement intéressée, d’autant plus qu’elle est mise en valeur par les regards très différents des personnages secondaires. De plus, l’histoire d’amour n’est pas niaise et apporte un vrai plus à ce récit. Enfin un thème secondaire a retenu mon attention : les relations père-fils. Le père est en effet très absent dans ce récit, sauf quand il s’agit d’interagir avec une journaliste avec laquelle il tisse des liens intimes. Le regard du héros sur cette relation permet de mettre en perspective ses rapports avec son père.

Un roman qui manque un peu de science-fiction, mais qui traite avec originalité de la mort et du deuil.


+ Le MOOC il était une fois la littérature jeunesse (inscription close)VentPrendra

+ de Camille Brissot, nous vous avons déjà présenté :
Le vent te prendra – Collection In Love

+ Le blog de Camille Brissot

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Sigrid et les mondes perdus T.1

Sigrid

Sigrid et les mondes perdus

T.1 : L’oeil de la pieuvre

Serge Brussolo

Hachette Jeunesse (2002)

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Sigrid est orpheline. Il y a 10 ans, elle a choisi de quitter l’orphelinat et de s’engager sur le Bluedeep, un immense sous-marin chargé d’une mystérieuse mission sur la planète Almoha. Une planète étrange qui « adapte » les humains : Si vous tombez à l’eau, vous vous transformez en poisson… Vous revenez sur la terre ferme, vous redevenez un humain. Une transformation qui pourrait être bien sympathique si elle ne s’accompagnait d’une terrible perte de mémoire quand on est « poisson » !

* * * * *

Un sous-marin qui sillonne un océan immense, des pieuvres maléfiques qui essaient de pénétrer dans le sous-marin… On ne peut s’empêcher d’y voir un clin d’œil, ou un hommage à 20 000 lieues sous les mers.

Pourtant c’est une histoire complètement différente et très originale qu’a écrit Serge Brussolo dont j’avais déjà apprécié l’écriture dynamique et inventive dans sa série « Peggy Sue » que j’ai passé des heures à lire à mon fils, soir après soir (oui, il savait déjà lire, mais à priori il préférait écouter !!)

L’œil de la pieuvre est un vrai livre de science-fiction, mais aussi une ode à la différence et au respect de l’autre et un roman passionnant qui se lit d’une traite. Je me suis régalée ! Merci Julie pour la découverte !

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Ce livre faisait partie des « bonus » que ma binôme de swap, Julie, avait mis dans le colis ! Voir par ici le colis complet.

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