“Le jardinier qui cultivait des livres ” de Nadine Poirier et Claude K.Dubois

Un très bel album sur les façons de prendre soin des autres et de soi-même

 

le jardinier qui cultivait des livresAlbum fantastique pour la jeunesse dès 5 ans

 

Le jardinier qui cultivait des livres

de Nadine Poirier

et Claude K. Dubois

Editions d’eux, 2016 (édition originale en 1965),

ill. Claude K. Dubois,

32 pages, 18,95 $

 

Thèmes: lecture, paternité, empathie, solitude

 

Présentation de l’éditeur: “Nadine Poirier raconte ici, avec des mots fins et touchants, une rencontre entre un jardinier et une petite fille. Lui, seul, à cultiver des livres. Elle, sans parents.

Illustré avec tendresse par Claude K. Dubois.”

 

Le jardinier qui cultivait les livres est un très bel album qui aborde avec beaucoup de poésie la solitude vécue par les personnes un peu en marge de la société. Pourtant, ces dernières ne demandent qu’à vivre en communauté mais on leur refuse ce droit à la différence. Le livre présente d’ailleurs sur la première double page l’illustration d’un village vu au loin; tandis que sur la dernière double page, le jardinier et la petite fille cheminent ensemble.

 

C’est donc une très belle fable, aux tons très doux, que nous proposent Nadine Poirier et Claude K. Dubois. Le jardinier qui cultivait des livres parle également de la responsabilité de prendre soin des autres, de nous-même ainsi que de tout ce qui nous tient à coeur.

 

Les illustrations de Claude K. Dubois sont délicates et confèrent un caractère intimiste au récit. En effet, grâce aux couleurs et aux traits à peine esquissés, on a l’impression d’évoluer au sein de vieilles photographies.

 

 

Le jardinier qui cultivait des livres est un album peu commun. J’ai beaucoup apprécié les messages véhiculés par l’auteure ainsi que le léger aspect fantastique de l’histoire. De plus, j’adore le travail de Claude K. Dubois.

 

Si vous ne connaissez pas encore les éditions d’eux, je vous invite à découvrir leurs publications. Ça vaut le coup d’oeil!

 

~Melissande~

 

 

+ Un conte évoquant la rencontre de deux êtres extraordinaires, présenté par Nathalie: Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle.

 

+ Une rencontre (que je vous ai présentée l’année dernière) qui va changer la vie des deux protagonistes: La visite d’Antje Damm.

 

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Le vagabond des étoiles – D’après J. London

vagabondLe Vagabond des Étoiles ♥

Première partie

Riff Reb’s

Librement adapté de Jack London

NoCtambule

Soleil (2019)

*****

La 2ème (et dernière) partie sort le 21/10/2020

*****

Darrell Standing vivait à Berkeley, Californie, en cette année 1906 quand il tua un de ses amis, le professeur Haskell. Pourquoi ? Suite à un simple différent qui mit Darrell dans un état de rage et de colère inexplicable. Pris sur le fait, les mains encore pleines de sang, il fut condamné à la prison à vie pour ce crime. Mais c’est pour une toute autre raison, nous dit-il au début de cette histoire, qu’il va être pendu…

*****

Je ne peux pas dire que j’ai “aimé” les illustrations ou que je les trouve “belles”. Mais elles vont très bien avec l’univers dépeint. Les personnages ont des trognes pas possibles (dignes de vieux films américains !). Les planches monochromes ont des couleurs différentes selon les cas : verdâtres ou grises pour la prison, marrons pour certains souvenirs ou violets pour d’autres. Ces teintes ajoutent à l’ambiance sinistre qui règne dans la prison.

Les prisonniers ne sont pas tendres entre eux et les gardiens ne sont pas en reste. Pourtant, malgré les brimades, les punitions, la torture et la mise au cachot, Darrel va survivre. Il a une façon bien à lui de s’évader, de passer le temps, il devint un vagabond des étoiles…

Encore une très belle découverte faite grâce aux comparses de la BD de la semaine. J’ai hâte de connaître la fin de cette histoire à la fois tragique et fascinante… ♥

*****

Lire les premières pages.

Bio de l’auteur (qui est français contrairement à ce que pourrait laisser supposer ce nom !) sur le site du festival Quai des Bulles.

Si je ne vous ai pas convaincu, allez lire les avis de Mo’Sur mes brizées et Noukette

Cette semaine, c’est Noukette qui nous reçoit !
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Bluebells Wood – BD Fantastique

bluebellsLes sirènes existent*
Bande dessinée fantastique

Bluebells Wood

Guillaume Sorel

Glénat (2018)

*****

Préface de Pierre Dubois

*****

Quelque part entre la forêt et la mer, dans une maison bâtie sur une plage, un homme vit avec ses souvenirs. William peint inlassablement sa femme disparue, Helena. Il n’arrive pas à faire son deuil et s’est isolé volontairement, n’acceptant que la visite de son ami Victor et celle d’une jeune femme qu’il utilise comme modèle, Rosalie. Alors qu’il peint tranquillement assis dans sa barque, il va faire une étrange et terrible rencontre… Il ira jusqu’à se demander si sa raison ne l’a pas quitté.

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Bluebells :  jacinthes des bois bleues.

Elles forment un tapis bleu sur le sol de la forêt proche de la maison du peintre. A la fin de l’album, l’auteur nous explique que cet endroit existe (je veux y aller !!). Il raconte comment il l’a découvert et comment ça l’a inspiré pour cette bande dessinée.

L’histoire est relativement simple et pourrait être résumée en peu de phrases. Mais certaines choses arrivent, progressivement, et vont venir mettre une ambiance étrange. Étrange et inquiétante… Et la fin est surprenante !

Les illustrations sont magnifiques, les décors surtout (je n’aime pas tellement les visages…)! J’ai tout particulièrement apprécié le cahier graphique final, qui regroupe les couvertures non retenues, des portraits et des croquis (avec de superbes double-pages).

Encore une belle découverte faite grâce à la BD de la semaine. Je ne serai pas allée de moi-même vers cet album, la couverture ne m’attirant pas du tout. Et ça aurait été dommage !

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Le site de l’auteur

Découvrir quelques planches sur le site de l’éditeur

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Illustration empruntée sur le site de l’auteur

*Les sirènes existent est le nom de l’exposition d’originaux de Guillaume Sorel à St Malo du 1er août au 27 septembre 2020.

D’autres avis : Noukette, Brize

Cette semaine, nous nous retrouvons chez Stephie du blog Mille et une frasques

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Histoires sur les roses, la pluie et le sel de Dzavinka Matiyash

Des nouvelles fascinantes, empreintes de nostalgie et de spiritualité

Recueil de nouvelles pour adultes

Histoires sur les roses, la pluie et le sel

de Dzvinka Matiyash

 

Editions bleu et jaune, mars 2020,

228 pages- 22 euros

 

Thèmes: famille, pauvreté, religion, art, espoir, amour

 

 

Présentation de l’éditeur: “Les Histoires sur les roses, la pluie et le sel sont de véritables miniatures littéraires. Elles relient les dimensions humaine et divine qui s’y rencontrent et s’y expriment avec une simplicité déconcertante et une remarquable poéticité.

Qu’il s’agisse du monde réel ou imaginaire, les miracles sont partout : la Sainte Vierge se déplace à bicyclette, une jeune femme qui ne peut plus marcher parvient à courir avec le vent, un moine bègue et simple d’esprit apprend à lire en latin et en d’autres langues, ou encore des fleurs ne fanent jamais… La joie et la tristesse, le bonheur et la souffrance se côtoient inlassablement. C’est ainsi qu’une harmonie rare et profonde envahit le cœur des êtres humains qui arrivent à trouver la vérité absolue.

Ce livre donne un sens à chaque petite chose de la vie.”

 

 

Traduit de l’ukrainien par Justine Donche-Horetska

 

En premier lieu, je vous invite à vous arrêter quelques instants pour observer la couverture d’Histoires sur les roses, la pluie et le sel. Sur un fond rose pâle se découpe une rose bien singulière, aux teintes bleutées. Quelques gouttes translucides semblables aux larmes terminent cette compositon rafinée et la magie opère…

J’ai véritablement été séduite par ce recueil de nouvelles. Histoires sur les roses, la pluie et le sel n’est pas un ouvrage ordinaire. Divisé en trois parties, chacune d’entre elles se composent de quinze récits à propos (comme le titre l’indique) de roses, de pluie et de sel.

De toutes les histoires contées par Dzvinka Matiyash, ce sont celles évoquant les roses que j’ai préférées. Certains récits relèvent du fantastique intérieur puisque seuls les protagonistes assistent aux miracles.

Idée originale, nous retrouvons au fil des pages certains personnages à travers différents moments de leur vie. Avec beaucoup de poésie, Histoire sur les roses, la pluie et le sel conte le quotidien de personnes ordinaires au destin extraordinaire. Parfois tragique, ce recueil décrit tout simplement la vraie vie. De celle que l’on a en rêve, des moments de joie et et de peine. Une vie pavée de souvenirs qui offre ses cadeaux et les reprend au moment où l’on s’y attend le moins.

La plume de Dzvinka Matiyash peint tout cela avec sensibilité sans jamais tomber dans le mélodramatique. Avec des mots justes et forts, l’auteur parvient à nous toucher. Et l’on referme ce livre à regret. Comme l’on aurait aimé courir plus longtemps en compagnie du vent ou encore célébrer la statue de la vierge un hiver de plus…

 

Une très belle découverte en somme que je vous recommande chaleureusement!

 

~Melissande~

 

+ L’avis de Monsieur Philippe Bonnet sur Les soirées de Paris

+ La présentation de l’auteur sur le site de l’éditeur

 

 

 

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