Bluebells Wood – BD Fantastique

bluebellsLes sirènes existent*
Bande dessinée fantastique

Bluebells Wood

Guillaume Sorel

Glénat (2018)

*****

Préface de Pierre Dubois

*****

Quelque part entre la forêt et la mer, dans une maison bâtie sur une plage, un homme vit avec ses souvenirs. William peint inlassablement sa femme disparue, Helena. Il n’arrive pas à faire son deuil et s’est isolé volontairement, n’acceptant que la visite de son ami Victor et celle d’une jeune femme qu’il utilise comme modèle, Rosalie. Alors qu’il peint tranquillement assis dans sa barque, il va faire une étrange et terrible rencontre… Il ira jusqu’à se demander si sa raison ne l’a pas quitté.

*****

Bluebells :  jacinthes des bois bleues.

Elles forment un tapis bleu sur le sol de la forêt proche de la maison du peintre. A la fin de l’album, l’auteur nous explique que cet endroit existe (je veux y aller !!). Il raconte comment il l’a découvert et comment ça l’a inspiré pour cette bande dessinée.

L’histoire est relativement simple et pourrait être résumée en peu de phrases. Mais certaines choses arrivent, progressivement, et vont venir mettre une ambiance étrange. Étrange et inquiétante… Et la fin est surprenante !

Les illustrations sont magnifiques, les décors surtout (je n’aime pas tellement les visages…)! J’ai tout particulièrement apprécié le cahier graphique final, qui regroupe les couvertures non retenues, des portraits et des croquis (avec de superbes double-pages).

Encore une belle découverte faite grâce à la BD de la semaine. Je ne serai pas allée de moi-même vers cet album, la couverture ne m’attirant pas du tout. Et ça aurait été dommage !

*****

Le site de l’auteur

Découvrir quelques planches sur le site de l’éditeur

https://static.wixstatic.com/media/0422aa_fb5e617f56294f39821a73d103051d54~mv2.jpg/v1/fill/w_408,h_253,al_c,q_80,usm_0.66_1.00_0.01/0422aa_fb5e617f56294f39821a73d103051d54~mv2.jpg

Illustration empruntée sur le site de l’auteur

*Les sirènes existent est le nom de l’exposition d’originaux de Guillaume Sorel à St Malo du 1er août au 27 septembre 2020.

D’autres avis : Noukette, Brize

Cette semaine, nous nous retrouvons chez Stephie du blog Mille et une frasques

Nous suivre et partager :

Histoires sur les roses, la pluie et le sel de Dzavinka Matiyash

Des nouvelles fascinantes, empreintes de nostalgie et de spiritualité

Recueil de nouvelles pour adultes

Histoires sur les roses, la pluie et le sel

de Dzvinka Matiyash

 

Editions bleu et jaune, mars 2020,

228 pages- 22 euros

 

Thèmes: famille, pauvreté, religion, art, espoir, amour

 

 

Présentation de l’éditeur: “Les Histoires sur les roses, la pluie et le sel sont de véritables miniatures littéraires. Elles relient les dimensions humaine et divine qui s’y rencontrent et s’y expriment avec une simplicité déconcertante et une remarquable poéticité.

Qu’il s’agisse du monde réel ou imaginaire, les miracles sont partout : la Sainte Vierge se déplace à bicyclette, une jeune femme qui ne peut plus marcher parvient à courir avec le vent, un moine bègue et simple d’esprit apprend à lire en latin et en d’autres langues, ou encore des fleurs ne fanent jamais… La joie et la tristesse, le bonheur et la souffrance se côtoient inlassablement. C’est ainsi qu’une harmonie rare et profonde envahit le cœur des êtres humains qui arrivent à trouver la vérité absolue.

Ce livre donne un sens à chaque petite chose de la vie.”

 

 

Traduit de l’ukrainien par Justine Donche-Horetska

 

En premier lieu, je vous invite à vous arrêter quelques instants pour observer la couverture d’Histoires sur les roses, la pluie et le sel. Sur un fond rose pâle se découpe une rose bien singulière, aux teintes bleutées. Quelques gouttes translucides semblables aux larmes terminent cette compositon rafinée et la magie opère…

J’ai véritablement été séduite par ce recueil de nouvelles. Histoires sur les roses, la pluie et le sel n’est pas un ouvrage ordinaire. Divisé en trois parties, chacune d’entre elles se composent de quinze récits à propos (comme le titre l’indique) de roses, de pluie et de sel.

De toutes les histoires contées par Dzvinka Matiyash, ce sont celles évoquant les roses que j’ai préférées. Certains récits relèvent du fantastique intérieur puisque seuls les protagonistes assistent aux miracles.

Idée originale, nous retrouvons au fil des pages certains personnages à travers différents moments de leur vie. Avec beaucoup de poésie, Histoire sur les roses, la pluie et le sel conte le quotidien de personnes ordinaires au destin extraordinaire. Parfois tragique, ce recueil décrit tout simplement la vraie vie. De celle que l’on a en rêve, des moments de joie et et de peine. Une vie pavée de souvenirs qui offre ses cadeaux et les reprend au moment où l’on s’y attend le moins.

La plume de Dzvinka Matiyash peint tout cela avec sensibilité sans jamais tomber dans le mélodramatique. Avec des mots justes et forts, l’auteur parvient à nous toucher. Et l’on referme ce livre à regret. Comme l’on aurait aimé courir plus longtemps en compagnie du vent ou encore célébrer la statue de la vierge un hiver de plus…

 

Une très belle découverte en somme que je vous recommande chaleureusement!

 

~Melissande~

 

+ L’avis de Monsieur Philippe Bonnet sur Les soirées de Paris

+ La présentation de l’auteur sur le site de l’éditeur

 

 

 

Nous suivre et partager :

Quelqu’un m’attend derrière la neige – solitude…

solitudeQui, mieux qu’une hirondelle, peut parler de migration ?

7-12 ans et plus

Quelqu’un m’attend derrière la neige

Timothée de Fombelle

Thomas Campi (ill.)

Gallimard Jeunesse (2019)

*****

Il y a bien longtemps, un matin de Noël, un enfant ramassa une hirondelle blessée. Il la soigna, la nourrit et la réconforta. Elle se reposa pendant plusieurs semaines et reprit des forces grâce à ce petit garçon. Il lui donna même un nom, Gloria, alors que les oiseaux n’ont pas de nom. Elle n’avait pas de nid, pas de petits. Elle était unique en son genre et cet hiver, contrairement aux autres hirondelles, elle remontait vers le nord.

Freddy, d’une certaine façon, était semblable à Gloria. Lui aussi remontait vers le nord dans son petit camion jaune et il souffrait de solitude. Il était livreur de glaces et depuis l’Italie, il devait remonter tout là-haut jusqu’à Londres.

*****

C’est un très joli conte de Noël à la lecture duquel on ressent beaucoup d’émotions. On sent l’urgence dans le vol de cette hirondelle pas comme les autres, qui ne sait pas pourquoi elle doit aller par là, mais sait qu’elle doit y aller. Et on a conscience de la tristesse de cet homme, seul à son volant, qui n’a parlé à personne depuis longtemps.

Ça pourrait paraître triste, mais en fait ça ne l’est pas. La fin est plutôt porteuse d’espoir !

Les illustrations sont magnifiques. J’ai tout aimé : les couleurs, le trait, le côté un peu Bd de certains dessins.

En bref : Une histoire qui parle d’humains, de solitude, de migration mais aussi d’entraide et d’amitié.

Une très belle histoire.

 A lire sans hésiter ! ♥

*****

Du même auteur : Georgia, tous mes rêves chantent, Victoria rêve (6ème roman présenté), Thimothée de Fombelle (5 romans présentés), Le livre de Perle

Du même illustrateur : Les petites gens et Macaroni (2 BD)

Le site de l’illustrateur Thomas Campi

Nous suivre et partager :

Une fleur dans la ville – Album

fleurAlbum à partir de 5/6 ans

Une fleur dans la ville

Emma Robert

Juliette Parachini-Deny

Joshua Zimmermann

Éditions Dyozol (2019)

*****

Une petite fleur rouge, la seule de son espèce, nous raconte son histoire. Cette fleur nous raconte comment elle est née au cœur de la ville, là où poussent les immeubles gris. Et comment elle se sentait minuscule au milieu de ces grands immeubles… Elle était la première touche de couleur au milieu de tout ce gris uniforme. Puis, un jour, quelqu’un l’a remarquée et l’a regardée. Et alors elle a vu quelque chose qu’elle n’avait jamais vu…

*****

Étrangement, alors que j’adore les couleurs chaudes, c’est le mélange de bleu/blanc et gris de cette couverture qui m’a attiré. Une couverture que je trouve très douce avec juste sa petite touche de rouge, cette petite fleur dans le bec de l’oiseau. J’aime beaucoup les illustrations. On dirait qu’elles sont faites au crayon papier, et les couleurs arrivent tout doucement au fil de l’album.

Difficile en réalité de dire ce qui m’a vraiment touché dans cet album… Mais il m’a tout de suite plu !

Une histoire poétique, qui dit qu’il suffit de peu de choses en réalité pour que tout change. Du moins, c’est ce que j’ai compris !

*****

Au Salon du livre jeunesse de Montreuil, où j’ai retrouvé Blandine, nous avons rencontré beaucoup de petits éditeurs. Et nous avons eu la chance de pouvoir discuter un moment avec François Lantin, le gérant des éditions Dyozol. Il nous a présenté ses différents livres, nous a parlé de ses coups de cœur, nous a raconté pourquoi sa maison d’édition s’appelait comme ça (d’après le nom du lieu dit où habitait son grand-père si je me souviens bien !!). Il nous a aussi montré un jeu qu’il a fabriqué pour faire une animation autour d’un livre. Un moment très sympathique et un éditeur que je vous invite à découvrir !

Chez le même éditeur, Blandine vous présente aujourd’hui : Par la fenêtre d’Emma Robert, délicatement illustré par Baptistine Mésange.

*****

Le site des éditions Dyozol

Courte bio d’Emma Robert (sur le site de la Charte des auteurs & illustrateurs)

Le site de Juliette Parachini (autrice et illustratrice)

Et en attendant le printemps, une autre histoire de fleurs que j’ai adoré : Un baobab pour Lady Lily

*****

Nous suivre et partager :