Dans les coulisses du musée – Roman

coulissesRoman anglais

Dans les coulisses du musée

Kate Atkinson

Éditions de Fallois (1996)

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Ça commence très fort. Le premier chapitre s’intitule « Conception » et commence ainsi :

« Ça y est, j’existe ! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce de l’autre côté du vestibule. »

Au départ, je me suis dit, il y a une erreur, elle doit parler de sa naissance ! Pas du tout ! C’est bien une petite graine à peine semée qui nous adresse la parole et nous raconte les sentiments, les rêves et les nausées qu’elle perçoit déjà du fond du ventre de sa mère…

Le narrateur alterne les chapitres parlant du présent (de la petite graine en question, Ruby) et parlant du passé (l’histoire de toute la famille).

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Il y a beaucoup de personnages et d’époques différentes qui font que “Dans les coulisses du musée” m’a laissé un gout un peu étrange (l’impression de tout mélanger !).

Et c’est dommage parce que j’aime beaucoup le style de l’auteur, très vif et plein d’humour.

Je dirais qu’il manque au début du roman un arbre généalogique qui permettrait de s’y retrouver plus facilement dans les différentes parties de la famille, parce qu’à plus de la moitié du bouquin, je me demandais encore régulièrement qui était telle ou telle personne… Mais c’est un livre que je vais garder et relire dans quelques années…

Le roman débute en 1951, à la conception, donc, de la dénommée Ruby. Le chapitre suivant est une « annexe » (qui part d’une photo pour nous raconter l’histoire de la photo en question). En fait, le roman est bâti de cette façon là : un chapitre, puis une annexe…

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Voici un petit extrait pour vous mettre dans l’ambiance :

« Je n’aime pas cela. Je n’aime pas cela du tout. Qu’on me sorte d’ici, et vite ! Mon frêle petit squelette est en train d’être écrasé comme une coquille de noix. Ma tendre petite peau, encore épargnée par le contact de l’atmosphère terrestre, est mise à vif par ces manipulations barbares. (Ce n’est sûrement pas très naturel, tout cela !)

– Dépêchez-vous, ma petite ! tonne une grosse voix furieuse. J’ai un dîner ! »

Vous l’aurez compris, vous venez d’assister à la naissance de Ruby…

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Prix Whitbread (ancien nom du Prix Costa – Une des plus hautes distinctions littéraires de Grande-Bretagne) en 1996.

Il a été élu meilleur livre de l’année (1996) par la rédaction de « Lire ».

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Paul à la campagne – BD Québecoise

PaulPaul à la campagne

Michel Rabagliati

La Pastèque (1999)

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Paul roule avec sa femme et sa fille vers le chalet de ses parents. Chalet dans lequel il a passé toutes ses vacances depuis l’enfance. Il se remémore les baignades avec les copains, les discussions, les parties de pêche et les bêtises aussi.

Dans une seconde partie, “Paul apprenti typographe“, il se souvient aussi de ses leçons d’accordéon avec une professeure qui lui faisait un peu peur et de la visite pleine de  jolies surprises à l’imprimerie ou travaillait son père.

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C’est un tout petit album, mais il contient le charme un peu nostalgique qu’ont les souvenirs. Cette histoire est, de plus, parsemée d’expressions québecoises et j’adore ça !https://static.wixstatic.com/media/2363cd_65104fb51f2a41c58a8b464ffbb956de~mv2.jpg

Le dessin est simple, épuré, mais toujours très expressif et je le trouve plutôt amusant.

Si j’ai bien compris, c’est le tout premier album de la série. Il y en a maintenant une dizaine. J’avais déjà lu “Paul dans le Nord” il y a quelques années, il est ado (15/16 ans ?) et je me souviens que ça m’avait bien plu !

Je voulais aussi vous parler de Paul à la pêche, mais ça sera pour la semaine prochaine, il est beaucoup plus gros et je viens juste de le finir…

Une très jolie découverte que cette série ! ♥

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Paul dans le Nord (version audio sur Radio Canada)

Le site de l’auteur

Pour notre rendez-vous de la BD de la semaine, chez Noukette

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Beignets de tomates vertes – Roman tendre ♥

beignetsRoman “feel good” !

Beignets de tomates vertes

Fannie Flagg

J’ai lu (2015)

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Alabama. Evelyn Couch, une femme au foyer d’une cinquantaine d’années, « travaillée » par sa ménopause et qui s’ennuie dans sa vie, va reprendre goût à celle-ci grâce à une vieille femme, Ninny.
Chaque dimanche, Evelyn et son mari Ed, se rendent à la maison de retraite de Rose Terrace rendre visite à la mère d’Ed, Big Momma.
Et chaque dimanche, Evelyn, ne supportant pas sa belle-mère, trouve le premier prétexte venu pour se sauver dans la salle des visiteurs, où elle passe son temps à grignoter des sucreries en attendant que son mari veuille bien rentrer à la maison.
Mais un jour, une vieille femme, Ninny, se met à lui raconter sa vie. Si au départ Evelyn est agacée par cette intrusion dans sa tranquillité, elle prend rapidement goût aux histoires de Ninny et en vient à attendre chaque dimanche avec impatience. Elle finira par se lier d’amitié avec cette vieille dame fringante, bavarde et adorable…

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Les chapitres alternent le passé et présent, entre Whistle Stop Alabama en 1929 et Birmingham Alabama en 1985.

Beaucoup de sujets “durs” sont évoqués dans ce roman (la ségrégation, la pauvreté, la condition des femmes…) mais toujours avec tendresse, amour et humour.

Les personnages sont drôles, attachants et humains. Il y a beaucoup d’amour, de tendresse et de bonté dans cette chronique d’un temps passé. Beaucoup d’humour aussi et de tolérance. Un vrai roman « feel-good » !!

Un roman qui se savoure tel les beignets de tomates vertes

et avec lequel j’ai passé un très bon moment ! ♥

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Un petit extrait :

« La vieille dame rit de bon cœur puis poursuivit :
– A une époque, ils avaient ce raton laveur nommé Cookie, et je passais des heures à le voir essayer de laver un cracker. Ils lui mettaient une bassine d’eau dans le jardin, et la pauvre bête lavait cracker après cracker sans jamais comprendre pourquoi ils disparaissaient. A chaque fois il regardait tout surpris ses petites pattes vides. Il n’a jamais su où son cracker était passé. Et je peux vous dire que des crackers, il en a lavé, dans sa vie ! Il lavait aussi des gâteaux secs, mais c’était moins drôle… Une fois, il a même lavé un cornet de glace… »

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Un film a été réalisé à partir de ce roman, mais selon les différents avis lus, il est très en deçà du livre et passe certaines choses sous silence. Comme bien souvent… ;)

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La peau de l’ours – BD

peauQuel est le prix de la vengeance ?

BD 15+

LA PEAU DE L’OURS

Oriol – Zidrou

Dargaud (2012)

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Il est présenté comme un tome unique (et peut se lire comme tel) mais un 2ème tome vient de sortir.

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Octobre sur l’île de Lipari. Amadeo a encore crevé en montant la côte pour aller voir un vieil homme, Don Palermo pour qui il travaille. Après la lecture quotidienne du journal, Amadeo entreprend de réparer la roue de son vélo. Pendant ce temps, Don Palermo lui parle de sa jeunesse dans un cirque, où il était montreur d’ours. Ours qu’on a tué, en ne lui laissant que la peau. Puis de ce qu’il est devenu ensuite et de son premier amour de jeunesse. Amour qu’il n’a jamais oublié…

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Une histoire violente et attendrissante à la fois !

Pas très attirée par cette couverture au nez “Pinnochien” au premier abord, je suis très vite entrée dans l’histoire. Et je me suis rapidement passionnée par l’histoire de Don Palermo, touchante et terrible à la fois.

Si j’aime bien les couleurs employées et les décors, j’ai par contre plus de mal avec la façon de faire les visages aux traits “géométriques” d’Oriol et notamment les nez ! (oui, je dois avoir un problème avec les nez, ou alors c’est particulièrement délicat à dessiner, je n’en sais rien).

Bref. Ces fameux nez ne m’empêcheront pas de lire le tome 2 !

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Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Le site du dessinateur, Oriol

Zidrou, nous vous l’avons déjà présenté ici (Lydie / Les beaux étés / Merci et quelques autres !) + L’adoption + Emma G. Wilford + La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis…+ Shi + Boule à zéro (jeunesse), L’obsolescence programmée de nos sentiments (AD)

Zidrou et Oriol ont réalisé une autre BD ensemble, les trois fruits.

Noukette, en fan absolue de Zidrou (et je la comprends !) a présenté les deux tomes : tome 1, tome 2 (qui peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre)

Pour notre rendez-vous de la BD de la semaine, nous faisons Mille et une frasques chez Stephie !

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