La piste des soleils – Nouvelles

pisteA lire au chaud sous la couette !

Nouvelles Ados/Adultes

La piste des soleils

et autres nouvelles

Jack London

Gallimard (1914)

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Ces 3 nouvelles sont extraites du recueil “L’amour de la vie

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La piste des soleils

En fin d’après-midi, 2 hommes discutent en se reposant après une longue journée sur la piste. L’un deux est un indien qui vit avec les blancs depuis longtemps et a adopté leurs habitudes. Mais il y a quelque chose qu’il ne comprend pas, ce sont les gravures. Ces instantanés de la vie, qui n’ont ni début ni fin. Il pense que la vie n’est pas comme ça. Puis il se souvient d’une histoire qui lui est arrivé et dont il n’a su ni le début, ni la fin…

Une nouvelle dans laquelle on ressent le froid, la faim, le désespoir… Et la détermination ! Elle m’a beaucoup plu.

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L’imprévu

Sommes-nous tous égaux face à l’imprévu ? C’est la question que pose cette nouvelle. Certains se figent face à un évènement inattendu, d’autres fuient ou réagissent rapidement…

Une drôle d’histoire. Elle m’a moins plu que la première, essentiellement à cause de la fin.

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Loup brun

Un couple recueilli un jour un grand chien qui ressemblait presque à un loup. Il était fatigué et affamé. Dès qu’ils l’eurent nourri et qu’il se fut reposé, il repartit. Mais le couple le retrouva et le ramena à la maison. A plusieurs reprises, l’animal se sauva et fut ramené. Puis un jour, il cessa de vouloir partir…

Une belle histoire dont j’ai trouvé la fin assez déchirante pour les humains comme pour l’animal !

Un recueil de nouvelles qui m’a beaucoup plu, tant pour les histoires que pour l’écriture (on s’y croirait !)

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Une autre nouvelle de cet auteur présentée sur ce blog : Construire un feu

Un site qui regroupe des évènements autour du centenaire de la mort de Jack London : biographie, bibliographie, photos…

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Ma 2ème participation au Challenge Classiques 2020

Cette année, je (re)lis des classiques

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La Sorcière rousse – Nouvelles

rousseNouvelles

Adulte

La Sorcière rousse

Francis Scott Fitzgerald

Gallimard (1967)

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Deux nouvelles composent ce petit recueil : La coupe de cristal taillé et la sorcière rousse (écrites en 1922).

1) “La coupe de cristal taillé” : Mme Piper est une jeune femme mariée avec un homme d’affaires plus vieux qu’elle. Elle a une liaison avec un autre homme, qu’elle décide d’arrêter lorsque son mari la découvre. Celui-ci a, en effet, décidé de jeter l’éponge à condition, bien sûr, que cette liaison cesse.

2) La 2ème nouvelle, “La sorcière rousse” qui donne son titre au recueil, nous raconte la vie de Merlin Grainger. C’est un jeune employé de librairie qui a une vie plutôt bien réglée et à dire vrai, assez monotone. A plusieurs reprises au cours de sa vie, il va rencontrer une “sorcière rousse“, une jeune femme magnifique qu’il appelle “Caroline“.

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J’ai choisi ce recueil pour son titre, pour le challenge Halloween. Mais en fait, il n’est fait nulle mention de sorcellerie dans cet ouvrage, si ce n’est celle à l’œuvre dans le regard ou le sourire d’une femme séduisante…

De cet auteur, j’ai lu, comme beaucoup “Gatsby le magnifique“. C’était il y a longtemps, j’en garde juste un souvenir de fêtes, de gens qui dansent, qui boivent mais qui ne sont pas heureux… Et il semble que ce soit là la signature de Mr Fitzgerald : un regard critique sur la vie et des regrets. Le tout sans doute lié à sa propre vie… Le recueil s’ouvre sur sa biographie.

Dans la première nouvelle, “La coupe de cristal taillé“, la situation se dégrade lentement, au fil des pages, jusqu’à la chute, forcement tragique. Et tout est lié à cette fameuse coupe “dure, belle, vide et transparente…” J’ai beaucoup aimé même si c’est plutôt triste.

La sorcière rousse, me semble t-il, n’est en quelque sorte que le reflet des regrets Merlin Grainger. Un vieil homme qui comprend trop tard une leçon… Elle m’a bien plu également, mais moins que la première, sans que je sache vraiment dire pourquoi !

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Sur le site Comptoir Littéraire, une biographie de Mr Francis Scott Fitzgerald

Un autre livre qui parle d’une sorcière qui n’en est pas une : La sorcière de Salem d’Elizabeth Gaskell

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Ce roman participe au Challenge Halloween

Il fait également partie de l’Objectif PAL chez Antigone

Ainsi qu’au challenge Cette année, je (re)lis des classiques

Classique

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Tandis que j’agonise – Mois Américain 6

TandisMois américain

Roman de “mœurs rurales”

Tandis que j’agonise
William Faulkner

Gallimard (1934)

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Préface de Valery Larbaud / Postface de Michel Gresset

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La mère, Addie, est couchée. Certains pensent qu’elle est juste un peu fatiguée, qu’elle va se relever. Elle, elle a demandé à son fils aîné, Cash, qui est charpentier, de lui fabriquer son cercueil. Et lui, malgré l’agacement de certains, il a obéit. De loin, il lui montre les planches, une à une, pour avoir son accord. Elle sait qu’elle va mourir et a tout réglé pour ses obsèques.

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Extrait :

«Je lui avais dit de ne pas amener ce cheval, par respect pour sa défunte mère, parce que ça n’a pas bonne façon de le voir caracoler ainsi sur ce sacré cheval de cirque, alors qu’elle voulait que nous soyons tous avec elle dans la charrette, tous ceux de sa chair et de son sang ; mais, nous n’avions pas plus tôt dépassé le chemin de Tull que Darl s’est mis à rire. Assis sur la banquette avec Cash, avec sa mère couchée sous ses pieds, dans son cercueil, il a eu l’effronterie de rire!»

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De manière générale, je n’aime pas trop les préfaces et de toute façon, je ne les lis qu’après avoir lu le livre, car, bien souvent, on vous divulgue des tas de choses sur le roman que j’aurai aimé découvrir moi-même ! Mais là, j’avoue que je remercie Valery Larbaud pour avoir “débroussaillé” l’arbre généalogique… Même si au passage il dévoile des choses, au moins cela m’a permis de continuer ma lecture en comprenant quelque chose ! Sinon, il aurait fallu que je prenne des notes au fur et à mesure pour savoir qui était qui et qui parlait de qui…

Par moments, j’ai eu l’impression de lire une pièce de théâtre. Les attitudes des personnages, leurs déplacements sont indiqués de façon précise comme des indications de jeu théâtral… J’avoue que j’ai vraiment eu du mal à entrer dans cette histoire. Chaque personnage parle à son tour, avec des voix très différentes, certaines assez incompréhensibles par moments. Puis j’ai fini par me laisser entraîner par cette drôle d’histoire avec ses personnages un peu bizarres, un peu loufoques (le père ??) et même si j’ai trouvé le style un peu pénible par moments (un drôle de langage, pas très clair ou pas de ponctuation selon le narrateur) j’ai fini par apprécier cette drôle d’histoire !

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C’est ma 6ème participation au Mois Américain – Voir la liste de mes lectures prévues.

  Ce roman participe également à l’Objectif PAL chez Antigone ainsi qu’au Challenge Cette année je (re)lis des classiques.

américain  Classique

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Les neiges du Kilimandjaro – Mois Américain 4

NeigesRecueil de nouvelles

Les neiges du Kilimandjaro

Suivi de Dix indiens

Ernest Hemingway

Gallimard (1946)

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Ce recueil se compose de 12 nouvelles.

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Première nouvelle : “Les neiges du Kilimandjaro”.

Afrique. Harry et sa femme sont venus faire un safari non loin des neiges éternelles du Kilimandjaro. Mais leur voiture est tombée en panne et le chauffeur n’a pas su la réparer. En plus, Harry s’est blessé bêtement en voulant prendre une photo. Une égratignure à la jambe qu’il n’a pas cru bon devoir nettoyer. La petite blessure s’est infectée et la gangrène est arrivée. Harry, immobilisé, se questionne sur sa vie en buvant. Sur sa vie d’auteur, d’écrivain, mais aussi sur sa vie conjugale. Sa femme essaie pourtant de le distraire de ses noires pensées, sans succès. Il pense à tous les livres qu’il n’a pas écrit et qu’il porte en lui.

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Dans les neiges du Kilimandjaro, la première nouvelle, Harry n’est pas un personnage que j’ai trouvé sympathique. Il va mourir, il le sait et nous aussi, mais je n’ai ressenti que bien peu d’empathie envers ce personnage plutôt désagréable. Ceci dit, on ressent très bien la mort qui rôde

La seconde nouvelle, “Dix indiens” m’a bien plu. C’est une toute petite tranche de vie (7 pages) le jour de la Fête de l’Indépendance américaine avec des personnes simples. Nick est un gentil garçon.

Le sujet de la 3ème nouvelle “La capitale du monde” est le métier de matador. Un sujet qui ne m’attire guère et une fin… Terrible… Et si bête !

Hommage à la Suisse“, la 4ème, m’a laissée de marbre. J’ai par contre apprécié le cynisme de “L’heure triomphale de Francis Macomber“, même si je n’aime décidément pas les histoires de chasse.

En conclusion

même si j’ai apprécié certaines de ces nouvelles,  je n’ai pas été particulièrement enthousiasmée par ce recueil. J’ai trouvé l’écriture d’Hemingway assez froide, on ne ressent que peu d’empathie pour ses personnages. De plus, j’aime le format court de la nouvelle quand il y a une “vraie” chute, pas quand c’est juste un “morceau” d’histoire. Et puis, les thèmes abordés ici, la chasse, la pêche, la boisson, ne m’attirent pas plus que ça ! Ce qui ne m’empêchera pas d’essayer de lire ses romans “le vieil homme et la mer” (Prix Pulitzer 1953) et sans doute aussi “L’adieu aux armes” pour son thème, la première guerre mondiale.

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Rien à voir avec ce recueil, sauf qu’il s’agit toujours d’Hemingway. C’est une anecdote que m’a raconté mon fils : Mis au défi d’écrire une histoire en 6 mots, Hemingway répondit : “A vendre, chaussures bébés, jamais portées.Je trouve ça excellent !

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C’est ma 3ème participation au Mois Américain – Voir la liste de mes lectures prévues.

  Ce recueil participe également à l’Objectif PAL chez Antigone ainsi qu’au Challenge Cette année je (re)lis des classiques.

américain  Classique

 

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