Beignets de tomates vertes – Roman tendre ♥

beignetsRoman « feel good » !

Beignets de tomates vertes

Fannie Flagg

J’ai lu (2015)

*****

Alabama. Evelyn Couch, une femme au foyer d’une cinquantaine d’années, « travaillée » par sa ménopause et qui s’ennuie dans sa vie, va reprendre goût à celle-ci grâce à une vieille femme, Ninny.
Chaque dimanche, Evelyn et son mari Ed, se rendent à la maison de retraite de Rose Terrace rendre visite à la mère d’Ed, Big Momma.
Et chaque dimanche, Evelyn, ne supportant pas sa belle-mère, trouve le premier prétexte venu pour se sauver dans la salle des visiteurs, où elle passe son temps à grignoter des sucreries en attendant que son mari veuille bien rentrer à la maison.
Mais un jour, une vieille femme, Ninny, se met à lui raconter sa vie. Si au départ Evelyn est agacée par cette intrusion dans sa tranquillité, elle prend rapidement goût aux histoires de Ninny et en vient à attendre chaque dimanche avec impatience. Elle finira par se lier d’amitié avec cette vieille dame fringante, bavarde et adorable…

*****

Les chapitres alternent le passé et présent, entre Whistle Stop Alabama en 1929 et Birmingham Alabama en 1985.

Beaucoup de sujets « durs » sont évoqués dans ce roman (la ségrégation, la pauvreté, la condition des femmes…) mais toujours avec tendresse, amour et humour.

Les personnages sont drôles, attachants et humains. Il y a beaucoup d’amour, de tendresse et de bonté dans cette chronique d’un temps passé. Beaucoup d’humour aussi et de tolérance. Un vrai roman « feel-good » !!

Un roman qui se savoure tel les beignets de tomates vertes

et avec lequel j’ai passé un très bon moment ! ♥

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Un petit extrait :

« La vieille dame rit de bon cœur puis poursuivit :
– A une époque, ils avaient ce raton laveur nommé Cookie, et je passais des heures à le voir essayer de laver un cracker. Ils lui mettaient une bassine d’eau dans le jardin, et la pauvre bête lavait cracker après cracker sans jamais comprendre pourquoi ils disparaissaient. A chaque fois il regardait tout surpris ses petites pattes vides. Il n’a jamais su où son cracker était passé. Et je peux vous dire que des crackers, il en a lavé, dans sa vie ! Il lavait aussi des gâteaux secs, mais c’était moins drôle… Une fois, il a même lavé un cornet de glace… »

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Un film a été réalisé à partir de ce roman, mais selon les différents avis lus, il est très en deçà du livre et passe certaines choses sous silence. Comme bien souvent… ;)

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La muette de Chahdortt Djavann

La muette est un roman court mais puissant, qui ne peut que toucher et indigner le lecteur sur la liberté des femmes en Iran. Si vous en avez marre de la rentrée littéraire, tournez vous vers ce roman qui a déjà 11 ans mais que vous avez peut être manqué !

la Muette

Roman adulte

La muette

de Chahdortt Djavann

J’ai Lu, 2011
5€ / 4,99 en numérique epub pdf
124 pages
9782290014783

 

Thèmes : femme, Iran, prison, amour,

« J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh mais je n’aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt… »

Ainsi commence La muette, ce roman prêté par un collègue au détour d’un couloir, sans explication, juste « lis le ». Ce roman court est effectivement prenant, touchant, révoltant.

Cette histoire, celle de Fatemeh, présentée comme un manuscrit écrit en prison en Iran et donné à une journaliste, pourrait malheureusement être vraie. Chahdortt Djavann nous y raconte, dans une langue très simple, presque orale, l’histoire de Fatemeh, et celle de sa tante, la muette. Une adolescente qui voit dans la liberté de sa tante, muette depuis un traumatisme dans l’enfance, et qui ne porte pas le voile, un modèle. Son amour indéfectible lui fait rejeter les fautes sur sa mère, un peu sur la religion, mais surtout sur elle même finalement. C’est sans doute le plus terrible dans ce récit, cette part de vérité, et cette haine que Fatemeh ne sait pas vraiment vers qui tourner.

Fatemeh nous parle de cette tante bien aimée, la muette, de son histoire. Son enfance, le traumatisme qui l’a conduit à ne plus parler, et surtout sa vie actuelle. Comment l’amour la fait renaître à elle même. Comment cet amour la perd.

En Iran l’amour libre est un crime. Dans ce pays la pendaison est une mort plus digne que la lapidation. En Iran, la pendaison sur la place publique est monnaie courante. Ce roman La muette dévoile cette vérité, ces vérités, sans jugement direct, mais avec une remise en cause non voilée de la liberté des femmes et de l’amour.

Une belle lecture, courte mais puissante. Seule la mise en scène de ce manuscrit m’a semblé inutile…

 

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Délicieuses pourritures – Mois Américain 1

délicieuses

Petit, mais costaud !!

Roman (125 p.)

Délicieuses pourritures

Joyce Carol Oates

Éd. Philippe Rey (2003)

*****

Années 70. Au sein d’un campus de Nouvelle-Angleterre. De jeunes étudiantes se pâment d’admiration devant leur professeur de littérature. Andre Harrow est un professeur charismatique qui sème le trouble dans le cœur de ses jeunes élèves. Parfois aimable, il peut aussi être très critique, voire désagréable. Il est plein de charme, mais un charme qui va se révéler vénéneux, malsain. Sa femme, une sculptrice célèbre, Dorcas, joue également un drôle de jeu… Gillian Bauer, qui n’a que 20 ans, va découvrir une étrange facette de l’amour…

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Pourquoi avoir choisi ce roman là alors que j’ai plus de 40 romans américains dans ma PAL ?

En fait, je l’ai pris dans ma pile de bouquins parce qu’il était tout petit (125 pages), je croyais que c’était une nouvelle. Et aussi parce que Joyce Carol Oates est une autrice américaine très connue (Blonde, les chutes…) dont je n’avais encore rien lu et dont je voulais découvrir la plume.

Est-ce que j’ai aimé ?

Oui… et non ! C’est bien écrit indéniablement. Et on « croit » aux personnages, parce que j’avais vraiment envie de frapper Andre Harrow et sa femme ! Mais malgré son tout petit nombre de pages, j’ai eu du mal à le lire, tellement j’ai trouvé l’ambiance étrange, glauque, vraiment malsaine. Il y a un côté « poisseux » dans le sens sale/écœurant !! En tous cas, ce roman porte bien son titre… Délicieuses pourritures… Quoi que ? Pourquoi « délicieuses » ?

Mais j’ai aimé le style de l’autrice, j’en lirai d’autres ! Et ça tombe bien, je viens de retrouver « les chutes » dans un carton…

Noukette a bien aimé !

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Extrait (P.12) :

« Dorcas ! La femme d’Andre Harrow. Ne soupçonnant pas qu’elle était suivie, observée avec fascination. Elle aurait été si  étonnée, si contrariée. Amusée ? Ce n’était pas la première fois que je suivais Dorcas. C’était peut-être la cinquième ou sixième fois, car ma passion pour Andre Harrow était née le printemps précédent, pendant ma deuxième année d’université. J’avais toutefois le pressentiment que ce jour-là, cet après-midi là seraient différents. Que je risquais de commettre une erreur et de la regretter. »

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De cette autrice, Sophie vous a présenté : Ce que j’ai oublié de te dire

Ce roman est ma 1ère participation au Mois Américain

américain

Il participe aussi au Challenge Petit Bac, catégorie Adjectif

 

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Le livre des mots – Trilogie Fantasy

mots mots mots

Une trilogie de fantasy initiatique

Roman fantasy ado/adulte

Le livre des mots ♥
J. V. Jones

J’ai lu (2007/2008)

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T1 : L’enfant de la prophétie / T2 : Le temps des trahisons / T3 : Frères d’ombre et de lumière.

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Présentation de l’éditeur : Jack est apprenti au château Harwell. Orphelin exploité et maltraité, il mène une triste existence. Mais il découvre qu’il possède des pouvoirs magiques interdits et il est contraint de fuir. Son chemin croise celui de Melliandra, fille rebelle du plus riche seigneur du royaume. Traqués, perdus, les deux adolescents sont le jouet des machinations du redoutable Baralis, le chancelier du roi. Ce dernier, après avoir empoisonné son souverain, maintient le royaume dans une guerre fratricide afin d’usurper le pouvoir. Mais, aux confins du royaume, un des derniers chevaliers de Valdis est demeuré intègre : le preux Taol parcourt le monde connu à la recherche de l’enfant annoncé par la mystérieuse prophétie de Marod…

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C’est une lecture que j’ai trouvé parfaite pour les vacances !

On ne se prend pas la tête, les personnages sont intéressants, attachants et évoluent au fil des tomes. L’atmosphère est moyenâgeuse, assez sombre, il y a une prophétie (les mots de Marod), des guerres, des méchants vraiment très méchants (voire même franchement cinglés, on ne va pas se mentir…), mais également des histoires d’amour, des filles qui rêvent de choisir elles-mêmes leurs maris, des chevaliers et de la magie.

Bref, c’est sans doute une histoire assez « classique » mais c’est bien écrit, il y a du suspense, des rebondissements dont certains sont vraiment inattendus et moi, j’ai vraiment bien aimé !

Mentions spéciales pour plusieurs personnages, secondaires ou non : Les deux soldats, La Bousille et Finaud sont très drôles. J’adore également le personnage de Chipeur, un jeune voleur qui va s’attacher à l’un des personnages principaux. Craup le serviteur fidèle de Baralis et Tavalisc qui passe son temps à manger, à comploter et à houspiller son second sont également très réussis.

Si vous aimez les romans comme « l’assassin royal » de Robin Hobb, cette histoire devrait vous plaire ! J’ai dévoré les 3 tomes en moins d’une semaine.

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La prophétie du livre de Marod

Quand des hommes d’honneur perdent de vue leur valeurs
Quand trois sangs sont unis au même instant
Deux maisons s’uniront par le mariage et la richesse
Et ce qui découle de cette union est décadent
Un homme viendra sans père, ni mère
Mais aura une sœur comme amour amer
Et retiendra la main du fléau

Les pierres seront ensevelies, le temple s’écroulera
L’expansion de l’Empire des Ténèbres s’achèvera
Mais seul le fou connaît la vérité.

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De la même autrice, Monsieur Hérisson avait déjà présenté le tome 1 de « La ronce d’or« .

Petite bio sur le site de l’éditeur

Ce roman participe au Challenge Petit Bac chez Enna

Catégorie Lecture !

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