ISSUNBOSHI Le petit samouraï

ISSUNBOSHIA partir de 11/12 ans

ISSUNBOSHI

Le petit samouraï

Ryan Lang

Le Lombard (2023)

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Éditeur : Dans un Japon féodal où le mythe et le folklore sont réels, un démon décide de reforger une arme ancienne très puissante pour conquérir le monde. La légende dit que seul un véritable guerrier sans peur pourra l’arrêter.

Au même moment, sur une autre île, naît Issunboshi, un jeune garçon d’à peine quelques centimètres de haut.

Malgré sa petite taille, il suit l’entrainement pour devenir samouraï. Et si c’était sur ses petites épaules que reposait le sort du monde ?
Issunboshi, par les choix qu’il va faire, nous rappelle qu’on ne nait pas héros, on trouve le courage d’en devenir un.

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Alors… Il a quand même fallu que j’aille chercher les définitions de quelques mots (même si on comprend sans ça !)

Savez-vous ce qu’est :

  • Un YOKAÏ ? Un phénomène étrange qui dépasse l’entendement humain (montres, spectres…)
  • un BAKENEKO ? C’est un yokaï qui prend l’apparence d’un chat avec des pouvoirs surnaturels
  • Un TENGU ? C’est un dieu mineur dans la mythologie Japonaise
  • Un ONI ? Une catégorie de yokaï
  • Un GASHADOKURO ? Un squelette géant, esprit d’une personne morte de faim
  • Ou encore un DOKURO ? Une tête de mort

Je ne connaissais que les yokaïs (et encore, pas intimement !)

J’ai beaucoup aimé ce conte fantastique, qui fait penser au départ à Poucette ou Tom Pouce. En effet, l’esprit de la lance décide de se cacher dans un bébé humain grand comme un pouce. Comme avec nos contes européens, il existe visiblement plusieurs versions de ce conte traditionnel japonais. En voici une. Et en voici d’autres.

Ce qui est surprenant ici, ce sont les illustrations. On a vraiment l’impression de regarder un dessin animé ! Le noir et blanc est beau, mais certaines vignettes sont floues, pour suggérer le mouvement je suppose ?

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Aujourd’hui, LA BD DE LA SEMAINE est chez Fanny

C’est le retour d’un mois au Japon chez Lou et Hilde !

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Hiver à l’opéra

HiverHiver à l’Opéra

Philippe Pelaez (Scénario)

Alexis Chabert (Dessin)

Grand Angle

Bamboo (2023)

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Éditeur : “Amaury Broyan est sur le point d’affronter les fantômes de son propre passé”.

Décembre 1896 : dans un Opéra Garnier comble, le Tout-Paris découvre avec horreur le colonel Tréveaux, chargé de la sécurité du président Faure, pendu tel le Christ en croix et aspergeant de son sang le public. Présent sur les lieux du crime, l’inspecteur Broyan, révoqué de la police après l’affaire de la Baie de Somme, se lance à la poursuite du tueur. Mais il va bientôt se retrouver au cœur d’une enquête abyssale dont il ne sortira pas indemne, entre meurtres en série, sociétés secrètes, spiritisme et complot politique.
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Fin 2023, je vous avais présenté le premier volet de ces enquêtes : Automne en baie de Somme que j’avais beaucoup aimé !

Ici, si l’on retrouve l’inspecteur Amaury Broyan, il s’agit d’une tout autre enquête (les 4 tomes prévus sont des histoires complètes et indépendantes les unes des autres). Le suivant s’appelle “Printemps à la Charité” et est sorti fin février 2026. Je vais bientôt le lire et j’en parlerai ici, c’est promis !

Bref, pour en revenir à cet Hiver à l’Opéra, il m’a beaucoup plu !

L’histoire est un mélange d’enquête policière sur des meurtres étrangement mis en scène, de spiritisme et d’hommage au fantôme de l’opéra de Gaston Leroux. Il y a aussi des gens qui complotent contre le gouvernement quand d’autres essaient de revoir leurs morts… Une bien étrange histoire !!

C’est très joliment écrit, il y a des citations de Victor Hugo en tête de partie. Et si c’est parfois violent, c’est aussi très poétique.

Et tout cela est magnifiquement dessiné. Certaines pages, splendides, ressemblent à des tableaux (page 36 !!) J’adore les couvertures de ces bd.

Il y a aussi, ici et là, des petits clins d’œils amusants… Et je n’ai sûrement pas tout vu !

Un dernier petit plus ? Il y a le résumé de l’histoire précédente, histoire de comprendre ce qui est arrivé à notre inspecteur.

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Voir aussi l’avis de Jojo

Cette semaine nous sommes dans la bibliothèque de Noukette !

LE BEAU PARLEUR

parleur

Aventure, à partir de 10/11 ans

LE BEAU PARLEUR

Teresa Radice & Stefano Turconi

Coll. Treize Étrange

Glénat (2024 / vo 2023)

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Pedro est jeune garçon qui vit dans un petit village au cœur de la forêt amazonienne. Il est proche de la nature, en avance sur son âge, lit beaucoup et se délecte des histoires que lui raconte son frère aîné quand il revient de ses nombreux voyages. Mais voilà, Vincente n’est pas vraiment cet aventurier-voyageur qu’il prétend être… Et s’il a fui la maison ce matin alors que tout le monde dormait encore, c’est sans doute parce que ses mensonges allaient le rattraper ! En partant à la recherche de ce grand frère qu’il admire tant, Pedro va certes découvrir les secrets de son aîné, mais surtout se confronter à la violence du monde des adultes et de leurs bassesses. Sous couvert d’un thriller exotique aux décors époustouflants, Le Beau parleur, à l’instar du Port des marins perdus, résonne comme une quête initiatique. Celle d’un petit garçon qui quitte le monde de l’enfance et sort grandi de cette aventure où se mêlent découvertes, espoirs, doutes et désillusions.

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Un beau parleur, c’est un baratineur. Quelqu’un qui sait faire des belles phrases. Raconter de belles histoires. Mais au final, c’est un menteur…https://static.fnac-static.com/multimedia/PE/Images/FR/NR/b7/d6/f3/15980215/1520-4/tsp20260222164053/Le-Beau-Parleur.jpg

Pedro est un jeune garçon de 11 ans qui vit en plein milieu de la forêt amazonienne au Brésil et n’a jamais quitté son petit village. Aussi est-il ravi lorsqu’il voit débarquer son grand frère Cent. En effet, celui-ci lui raconte ses voyages, ses aventures et le fait rêver… Et puis surtout, Cent ne rentre pas souvent à la maison et il manque beaucoup à Pedro.

Mais très vite, on sent qu’il y a un problème. L’autre frère, José, le frère aîné, n’est visiblement pas content de voir Cent quand il rentre de la pêche. Et le lendemain, c’est le drame : le bateau de José, celui qui lui sert à travailler, a disparu…

Pedro va partir à la recherche de ce frère aventurier, voyageur, beau parleur… Et essayer de découvrir qui il est vraiment. Et, à tort ou à raison, on plaint ce petit garçon naïf, rêveur et plein d’amour pour son grand-frère !

C’est une très belle BD, les personnages sont expressifs, les couleurs vives et l’histoire pleine de rebondissements.

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L’avis de Pativore

Feuilleter les premières pages (site éditeur)

Des mêmes auteurs : Le port des marins perdus , Violette autour du monde (BD jeunesse pleine de pep’s !) Amour minuscule et LA TERRE, LE CIEL, LES CORBEAUX

J’ai également lu et bien aimé la trilogie jeunesse “Tosca des bois“.

Cette semaine, nous sommes chez Moka

Gone with the wind T1

GoneGone with the wind T1

Pierre Alary

D’après l’œuvre de Margarett Mitchell

Rue de Sèvres (2023)

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Éditeur : Scarlett O’Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des États-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux. Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle. Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours. L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.

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“Mamzelle Scarlett ! Mamzelle Scarlett !” (crié par une vieille femme noire, Mammy, qui a un fort accent du sud des États-Unis) Voilà la 1ère chose qui me vient à l’esprit quand je pense à “Autant en emporte le vent“.

La 2ème ce sont les visages de Vivien Leigh (Scarlett) et Clark Gable (Reth Butler) qui sont les rôles principaux du film de Victor Fleming (sorti en 1939 aux USA et après la guerre en Europe). Le roman de Margarett Mitchell dont sont tirés le film et la bd est, lui, paru en 1936.

C’est tout à la fois un drame et une romance qui se déroulent pendant la guerre de Sécession. Scarlett est une jeune fille décidée et amoureuse. Pourtant, lorsque la guerre éclate, le plus important pour elle devient de conserver Tara, le domaine familial. Très combative, elle sera prête à tout pour ça.

Je ne vous cache pas que j’avais adoré le film (il faudrait que je le revoie). L’histoire, les acteurs, les couleurs ! Notamment lors de l’incendie d’Atlanta, le rendu était magnifique… Et il y a beaucoup beaucoup plus dans ce film qu’une “simple” histoire d’amour.

Bref. Revenons à la BD. J’ai trouvé que l’histoire était bien respectée, les dessins sont beaux, les couleurs lumineuses. Rien à redire de ce côté là.

Par contre, du côté du caractère des personnages, j’ai un petit bémol : La Scarlett dont je me souvenais (celle du film donc) était beaucoup plus chipie, limite peste que celle qui est présente dans cette histoire. Ici, on a surtout envie de la plaindre. Alors que dans le film on avait parfois envie de lui mettre des claques !!

On verra bien dans le tome 2 si son caractère s’affirme un peu plus ! (il est sorti début 2025 mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire…)

Gone with the wind : le cinéma avait tout dit, la BD s'y colle pour la 1re fois, autant en emporte toujours le vent avec le souffle de Pierre Alary - Branchés

Feuilleter quelques pages (site éditeur)

Avec Fabien Nury au scénario : Silas Corey

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Cette semaine nous sommes chez Blandine

Une lecture qui participe également à d’autres challenges

Le challenge ABC (A) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)