Girls bazaar de Ruchira Gupta

girlsGirls bazaar

Ruchira Gupta

Traduit de l’américain par Emmanuelle Urien

Relecture sensible de Mélanie Vijayaratnam

Docteure en psychologie clinique et transculturelle

Slalom (2024 / vo 2023)

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Une Lecture Commune avec Hilde, Jojo et Books&City (Insta)

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Éditeur : Le monde d’Heera s’est toujours limité à la ruelle d’un bidonville du nord de l’Inde où elle vit avec sa famille. Mais le jour où elle est renvoyée de l’école pour s’être battue avec un garçon, elle sait que son avenir est sérieusement menacé. Alors que les adolescentes de sa tribu n’ont pour unique perspective que la prostitution, sa rencontre avec la directrice d’un foyer de jeunes filles est décisive. Outre sa protection, c’est une nouvelle forme d’expression que Rini Di offre à Heera, celle d’un sport de combat élevé au rang d’art : le kung-fu. L’élève est fascinée, zélée et bientôt virtuose. Ce qui ne devait être qu’un cours d’autodéfense va devenir un véritable enjeu pour la jeune fille, et une question de vie ou de mort pour sa famille.

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Inspiré de faits réels, ce que raconte ce roman est terrible. L’écriture est fluide, ça se lit très facilement. Mais l’histoire !

L’autrice, alors journaliste, découvre que des milliers de jeunes filles sont enlevées dans des villages au Népal. Elle raconte ce trafic d’êtres humains dans un documentaire (en anglais). Celui-ci lui ayant valu un Emmy Award, elle a décidé de se servir de sa renommée pour fonder une ONG : Apne Aap.

Quand on lit cette histoire, on se dit que ce n’est pas possible… Vendre des gamines de 12 ans pour satisfaire les désirs de certains dépravés (et gagner beaucoup d’argent pour certains), c’est ça être un “être humain” ??? Ce que raconte ce roman militant est proprement révoltant.

Et encore, ici, l’histoire finit “bien” (c’est un roman “jeunesse” pas un documentaire). Et il y a sûrement des jeunes filles qui s’en sortent. Mais pour combien de pauvres gamines violées et exploitées ?

On comprend bien aussi à cette lecture combien les castes sont toujours très présentes en Inde… Et combien elles décident de la vie des gens.

Une histoire épouvantable mais très instructive !
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Petite bio de l’autrice

A écouter sur Radio France, un podcast qui parle de ce roman

Un autre podcast (interview de Ruchira Gupta) sur femmes engagées

Voir toutes nos lectures indiennes

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Une lecture qui participe à plusieurs challenges

A celui de Pativore sur la littérature jeunesse

 Les Étapes indiennes chez Hilde

Le challenge ABC (lettre G) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)

Kotori

KotoriKotori

Alice Monard et Morgane Boullier

AKINOMÉ Jeunesse (2023)

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Kotori & l’ourson d’Hokkaido

Kotori part randonner dans la forêt avec son oncle Ojisan et son petit compagnon à plumes, l’oiseau Tama. A peine installés pour manger leur bento, ils entendent de drôles de bruits dans les buissons. Un adorable ourson pointe le bout de son museau, bientôt suivi par… sa maman ! Qui se met à grogner très fort en voyant des intrus sur son territoire.

La petite fille essaie de calmer sa frayeur en se réfugiant dans les bras de son oncle. Mais l’aventure va bien se terminer !

Kotori & les grues d’Hokkaido

C’est l’hiver. Kotori, ses parents et Tama (l’oiseau) vont sur l’île d’Hokkaido pour voir les grues avant leur départ. Il dorment sur des matelas par terre dans un ryokan (auberge japonaise traditionnelle). Le lendemain, ils vont admirer la danse des grues.

Un autre album qui parlent des grues d’Hokkaido : Tancho (à partir de 6 ans)

Kotori & les singes du mont Fuji

Dans ce 3ème épisode (sur 5 tomes parus), un petit singe a été séparé de sa maman. La petite fille lui donne des fruits et le rapproche de l’endroit où est réfugiée la maman singe.

D’autres avis sur cet album : Hilde et Jojo

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J’ai aimé le fait qu’on apprenne un peu de la culture japonaise à travers quelques mots disséminés dans ces 3 albums : Oji ( mon oncle), oba (ma tante), bento (boîte à repas), furoshiki (tissu qui sert à emballer des choses), Miko (jeune femme au service d’un sanctuaire), onigiri (boulette de riz)…

Par contre, il aurait été bien de mettre une petite définition pour chacun de ces mots…

Ce sont de jolies histoires qui parlent de la nature et de la culture japonaise. J’ai bien aimé les dessins, très délicats et joliment colorés.

Ces albums ont des petits formats carrés faciles à tenir pour les petites mains. Le papier est épais et très agréable au toucher.

Pour voir des illustrations et les autres albums, c’est par ici.

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Un album qui participe à deux challenges

Un mois au Japon chez Lou et Hilde !

ainsi qu’à celui de Pativore sur la littérature jeunesse

(Thème : animaux et nature)

ISSUNBOSHI Le petit samouraï

ISSUNBOSHIA partir de 11/12 ans

ISSUNBOSHI

Le petit samouraï

Ryan Lang

Le Lombard (2023)

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Éditeur : Dans un Japon féodal où le mythe et le folklore sont réels, un démon décide de reforger une arme ancienne très puissante pour conquérir le monde. La légende dit que seul un véritable guerrier sans peur pourra l’arrêter.

Au même moment, sur une autre île, naît Issunboshi, un jeune garçon d’à peine quelques centimètres de haut.

Malgré sa petite taille, il suit l’entrainement pour devenir samouraï. Et si c’était sur ses petites épaules que reposait le sort du monde ?
Issunboshi, par les choix qu’il va faire, nous rappelle qu’on ne nait pas héros, on trouve le courage d’en devenir un.

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Alors… Il a quand même fallu que j’aille chercher les définitions de quelques mots (même si on comprend sans ça !)

Savez-vous ce qu’est :

  • Un YOKAÏ ? Un phénomène étrange qui dépasse l’entendement humain (montres, spectres…)
  • un BAKENEKO ? C’est un yokaï qui prend l’apparence d’un chat avec des pouvoirs surnaturels
  • Un TENGU ? C’est un dieu mineur dans la mythologie Japonaise
  • Un ONI ? Une catégorie de yokaï
  • Un GASHADOKURO ? Un squelette géant, esprit d’une personne morte de faim
  • Ou encore un DOKURO ? Une tête de mort

Je ne connaissais que les yokaïs (et encore, pas intimement !)

J’ai beaucoup aimé ce conte fantastique, qui fait penser au départ à Poucette ou Tom Pouce. En effet, l’esprit de la lance décide de se cacher dans un bébé humain grand comme un pouce. Comme avec nos contes européens, il existe visiblement plusieurs versions de ce conte traditionnel japonais. En voici une. Et en voici d’autres.

Ce qui est surprenant ici, ce sont les illustrations. On a vraiment l’impression de regarder un dessin animé ! Le noir et blanc est beau, mais certaines vignettes sont floues, pour suggérer le mouvement je suppose ?

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Aujourd’hui, LA BD DE LA SEMAINE est chez Fanny

C’est le retour d’un mois au Japon chez Lou et Hilde !

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Hiver à l’opéra

HiverHiver à l’Opéra

Philippe Pelaez (Scénario)

Alexis Chabert (Dessin)

Grand Angle

Bamboo (2023)

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Éditeur : “Amaury Broyan est sur le point d’affronter les fantômes de son propre passé”.

Décembre 1896 : dans un Opéra Garnier comble, le Tout-Paris découvre avec horreur le colonel Tréveaux, chargé de la sécurité du président Faure, pendu tel le Christ en croix et aspergeant de son sang le public. Présent sur les lieux du crime, l’inspecteur Broyan, révoqué de la police après l’affaire de la Baie de Somme, se lance à la poursuite du tueur. Mais il va bientôt se retrouver au cœur d’une enquête abyssale dont il ne sortira pas indemne, entre meurtres en série, sociétés secrètes, spiritisme et complot politique.
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Fin 2023, je vous avais présenté le premier volet de ces enquêtes : Automne en baie de Somme que j’avais beaucoup aimé !

Ici, si l’on retrouve l’inspecteur Amaury Broyan, il s’agit d’une tout autre enquête (les 4 tomes prévus sont des histoires complètes et indépendantes les unes des autres). Le suivant s’appelle “Printemps à la Charité” et est sorti fin février 2026. Je vais bientôt le lire et j’en parlerai ici, c’est promis !

Bref, pour en revenir à cet Hiver à l’Opéra, il m’a beaucoup plu !

L’histoire est un mélange d’enquête policière sur des meurtres étrangement mis en scène, de spiritisme et d’hommage au fantôme de l’opéra de Gaston Leroux. Il y a aussi des gens qui complotent contre le gouvernement quand d’autres essaient de revoir leurs morts… Une bien étrange histoire !!

C’est très joliment écrit, il y a des citations de Victor Hugo en tête de partie. Et si c’est parfois violent, c’est aussi très poétique.

Et tout cela est magnifiquement dessiné. Certaines pages, splendides, ressemblent à des tableaux (page 36 !!) J’adore les couvertures de ces bd.

Il y a aussi, ici et là, des petits clins d’œils amusants… Et je n’ai sûrement pas tout vu !

Un dernier petit plus ? Il y a le résumé de l’histoire précédente, histoire de comprendre ce qui est arrivé à notre inspecteur.

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Voir aussi l’avis de Jojo

Cette semaine nous sommes dans la bibliothèque de Noukette !