Fleur de roche

rocheFleur de roche

Ilaria Tuti

Traduit de l’italien par Johan-Frédérik Hel Guedj

Éd. La Loupe* (2024 / vo 2020)

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Lecture Commune avec Enna, Jojo,

Chatperlipopette (lecture en cours) et Eimelle (lecture à venir)

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Éditeur : 1915, Frioul italien. Les bombes larguées par les Autrichiens sifflent sur les cimes de la Carnie. Agata fait partie de ces femmes qui les entendent et prient pour que leurs hommes soient épargnés. Chaque matin, depuis que la Grande Guerre a fait d’elle une « porteuse », sa hotte chargée de nourriture et de munitions, elle se lance à l’assaut de la montagne, bravant la neige, le froid et le danger. Mais un jour, les certitudes de la vaillante Agata vacillent lorsqu’elle croise la route d’un jeune tireur d’élite autrichien…
Un extraordinaire récit célébrant le courage, le sacrifice de ces femmes et le rôle qu’elles ont joué durant la Grande Guerre.

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Fleur de roche est un hommage à ces femmes italiennes appelées les “porteuses“, qui ont apporté des vivres, des armes, du linge propre ou des médicaments aux soldats qui défendaient la frontière. En grimpant des heures avec leurs scarpetz (petites chaussures en tissu cousues main) dans la montagne, sur un chemin dangereux et avec un dénivelé énorme. Elles ont contribué à protéger la frontière !

Mais c’est également un regard (plutôt antimilitariste) porté sur ce carnage, ces morts, cette violence. Et sur le choix qu’ont les hommes et les femmes en tant de guerre. Refuser de se battre, c’est être un traitre (fusillé). Ne pas obéir à un ordre (même idiot !) ou s’enfuir, c’est pareil… Le choix qui reste alors, c’est tuer ou être tué…

Combien de morts auraient-elles pu être évitées avec un peu plus de réflexion ?

Un beau roman historique que je vous recommande !

Le donne che vinsero la guerra | La ventisettesima ora

Ces femmes portaient parfois jusqu’à 40 kg de matériel dans leurs hottes…

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* La Loupe est un éditeur spécialisé dans les livres en GROS CARACTÈRES : Je me suis trompée en faisant ma réservation… Mais ça ne m’a pas empêché de le lire ! C’est juste un plus gros volume, donc plus lourd.

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

La quinzaine italienne sur FB (Eimelle)

Le challenge ABC (lettre T) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre F) de Sophie (sur ce blog)

Pages de la grande guerre sur ce blog

Pages

Girls bazaar de Ruchira Gupta

girlsGirls bazaar

Ruchira Gupta

Traduit de l’américain par Emmanuelle Urien

Relecture sensible de Mélanie Vijayaratnam

Docteure en psychologie clinique et transculturelle

Slalom (2024 / vo 2023)

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Une Lecture Commune avec Hilde, Jojo et Books&City (Insta)

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Éditeur : Le monde d’Heera s’est toujours limité à la ruelle d’un bidonville du nord de l’Inde où elle vit avec sa famille. Mais le jour où elle est renvoyée de l’école pour s’être battue avec un garçon, elle sait que son avenir est sérieusement menacé. Alors que les adolescentes de sa tribu n’ont pour unique perspective que la prostitution, sa rencontre avec la directrice d’un foyer de jeunes filles est décisive. Outre sa protection, c’est une nouvelle forme d’expression que Rini Di offre à Heera, celle d’un sport de combat élevé au rang d’art : le kung-fu. L’élève est fascinée, zélée et bientôt virtuose. Ce qui ne devait être qu’un cours d’autodéfense va devenir un véritable enjeu pour la jeune fille, et une question de vie ou de mort pour sa famille.

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Inspiré de faits réels, ce que raconte ce roman est terrible. L’écriture est fluide, ça se lit très facilement. Mais l’histoire !

L’autrice, alors journaliste, découvre que des milliers de jeunes filles sont enlevées dans des villages au Népal. Elle raconte ce trafic d’êtres humains dans un documentaire (en anglais). Celui-ci lui ayant valu un Emmy Award, elle a décidé de se servir de sa renommée pour fonder une ONG : Apne Aap.

Quand on lit cette histoire, on se dit que ce n’est pas possible… Vendre des gamines de 12 ans pour satisfaire les désirs de certains dépravés (et gagner beaucoup d’argent pour certains), c’est ça être un “être humain” ??? Ce que raconte ce roman militant est proprement révoltant.

Et encore, ici, l’histoire finit “bien” (c’est un roman “jeunesse” pas un documentaire). Et il y a sûrement des jeunes filles qui s’en sortent. Mais pour combien de pauvres gamines violées et exploitées ?

On comprend bien aussi à cette lecture combien les castes sont toujours très présentes en Inde… Et combien elles décident de la vie des gens.

Une histoire épouvantable mais très instructive !
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Petite bio de l’autrice

A écouter sur Radio France, un podcast qui parle de ce roman

Un autre podcast (interview de Ruchira Gupta) sur femmes engagées

Voir toutes nos lectures indiennes

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Une lecture qui participe à plusieurs challenges

A celui de Pativore sur la littérature jeunesse

 Les Étapes indiennes chez Hilde

Le challenge ABC (lettre G) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)

LE BEAU PARLEUR

parleur

Aventure, à partir de 10/11 ans

LE BEAU PARLEUR

Teresa Radice & Stefano Turconi

Coll. Treize Étrange

Glénat (2024 / vo 2023)

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Pedro est jeune garçon qui vit dans un petit village au cœur de la forêt amazonienne. Il est proche de la nature, en avance sur son âge, lit beaucoup et se délecte des histoires que lui raconte son frère aîné quand il revient de ses nombreux voyages. Mais voilà, Vincente n’est pas vraiment cet aventurier-voyageur qu’il prétend être… Et s’il a fui la maison ce matin alors que tout le monde dormait encore, c’est sans doute parce que ses mensonges allaient le rattraper ! En partant à la recherche de ce grand frère qu’il admire tant, Pedro va certes découvrir les secrets de son aîné, mais surtout se confronter à la violence du monde des adultes et de leurs bassesses. Sous couvert d’un thriller exotique aux décors époustouflants, Le Beau parleur, à l’instar du Port des marins perdus, résonne comme une quête initiatique. Celle d’un petit garçon qui quitte le monde de l’enfance et sort grandi de cette aventure où se mêlent découvertes, espoirs, doutes et désillusions.

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Un beau parleur, c’est un baratineur. Quelqu’un qui sait faire des belles phrases. Raconter de belles histoires. Mais au final, c’est un menteur…https://static.fnac-static.com/multimedia/PE/Images/FR/NR/b7/d6/f3/15980215/1520-4/tsp20260222164053/Le-Beau-Parleur.jpg

Pedro est un jeune garçon de 11 ans qui vit en plein milieu de la forêt amazonienne au Brésil et n’a jamais quitté son petit village. Aussi est-il ravi lorsqu’il voit débarquer son grand frère Cent. En effet, celui-ci lui raconte ses voyages, ses aventures et le fait rêver… Et puis surtout, Cent ne rentre pas souvent à la maison et il manque beaucoup à Pedro.

Mais très vite, on sent qu’il y a un problème. L’autre frère, José, le frère aîné, n’est visiblement pas content de voir Cent quand il rentre de la pêche. Et le lendemain, c’est le drame : le bateau de José, celui qui lui sert à travailler, a disparu…

Pedro va partir à la recherche de ce frère aventurier, voyageur, beau parleur… Et essayer de découvrir qui il est vraiment. Et, à tort ou à raison, on plaint ce petit garçon naïf, rêveur et plein d’amour pour son grand-frère !

C’est une très belle BD, les personnages sont expressifs, les couleurs vives et l’histoire pleine de rebondissements.

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L’avis de Pativore

Feuilleter les premières pages (site éditeur)

Des mêmes auteurs : Le port des marins perdus , Violette autour du monde (BD jeunesse pleine de pep’s !) Amour minuscule et LA TERRE, LE CIEL, LES CORBEAUX

J’ai également lu et bien aimé la trilogie jeunesse “Tosca des bois“.

Cette semaine, nous sommes chez Moka

Le goût du cresson d’Andrea Wang et Jason Chin

Un récit émouvant au cœur d’une tragédie familiale

Album pour la jeunesse dès 7 ans

 Le goût du cresson

d’Andrea Wang et de Jason Chin

Editions Hong-Fei, octobre 2024,

40 pages-16,50 euros

Thèmes: famille, secret, enfance, deuil, Chine, pauvreté

 

Présentation de l’éditeur: “Sur une route de l’Ohio, une famille sino-américaine ramasse du cresson sauvage. Alors que les parents y mettent tout leur cœur et que leur jeune garçon s’amuse beaucoup, leur fille vit ce ramassage comme une honte. De retour à la maison, elle boude le plat cuisiné par sa mère qui décide alors de lui révéler un épisode douloureux de sa propre enfance passée en Chine (…)”

 

Le goût du cresson traite avec beaucoup de sensibilité un thème assez dur: la pauvreté. Les liens familiaux sont au centre du récit ainsi que le fossé intergénérationnel.

En effet, la petite fille se rebelle face à une tradition familiale qu’elle trouve honteuse et qui n’a pas de sens pour elle.

Cette incompréhension l’amène à rejeter un plat symbolique mais elle l’ignore.

C’est pourquoi le regard de sa mère sur une tragédie familiale passée va l’aider à se rapprocher des siens. Le goût du cresson c’est aussi l’histoire d’un rapprochement entre une mère loin de son pays natal et de sa fille vivant aux Etats-Unis.

Le texte est sobre et les illustrations délicates. Andrea Wang signe un album en partie autobiographique et les dessins de Jason Chin viennent sublimer ses souvenirs.

 

 

Le goût du cresson est un album permettant d’aborder les différences culturelles mais aussi les conséquences dramatiques de la pauvreté.

 

~Melissande~

 

+ Un autre album sur la famille, présenté par Hérisson: Bonne nuit, les jumelles! de Hyewon Yum adapté par Françoise de Guibert

+ Pour découvrir le travail de Jason Chin c’est par ici