Le serpent majuscule : Monstres et Cie

serpentMonstres et Cie

LE SERPENT MAJUSCULE

Pierre Lemaître – Dominique Monféry

D’après le roman de Pierre Lemaître

Rue de Sèvres (2025)

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Éditeur : Mathilde est une tueuse à gages septuagénaire. Henri, son ancien camarade dans la Résistance pour qui elle exécute les missions, tente de la protéger. Mais, imprévisible, les accès de violences de Mathilde et son manque de discrétion inquiètent ses véritables commanditaires qui décident de l’éliminer avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

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La BD de la semaine est aujourd’hui consacrée aux “Monstres“. Mais quand on parle de “monstres” de quoi parle t-on au juste ?

Selon Wikipédia : “Un monstre est un individu ou une créature dont l’apparence, voire le comportement, surprend par son écart avec les normes d’une société. Le monstre est, au sens large, perçu comme inspirant la peur, le dégoût, l’empathie ou le mépris.”

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Le Larousse, lui, donne les définitions suivantes : nom masculin du latin monstrum, phénomène singulier  https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQP6t090s79tq9KXVST17Eh9YyMq8nq9_XJHiNzYL_aYA&s=10

  1. Être vivant présentant une importante malformation : La tératologie est l’étude des monstres.
  2. Être fantastique des légendes, de la mythologie : Un centaure était un monstre moitié homme, moitié cheval.
  3. Animal effrayant ou gigantesque par sa taille, son aspect.
  4. Objet, machine effrayants par leur forme énorme : Une petite voiture coincée entre deux monstres.
  5. Personne d’une laideur effrayante.
  6. Personne qui suscite l’horreur par sa cruauté, sa perversité, par quelque vice énorme : Un monstre d’ingratitude.
  7. Familier. Enfant insupportable.
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La personne que je vais vous présenter aujourd’hui appartiendrait plutôt à la définition n°6. En effet, on sait dès le début de cette histoire, que Mathilde, plantureuse septuagénaire, est une tueuse à gages. Accompagnée de Ludo, son fidèle Dalmatien, elle tue sans regrets ni remords les personnes que son “chef” lui désigne.

Sauf que Mathilde, en vieillissant, prend des initiatives, des libertés avec le “protocole”. Et cela inquiète grandement ses commanditaires…

Contrairement aux autres polars de Pierre Lemaître que j’ai pu lire (la tétralogie Verhoeven : Travail soigné, Alex, Rosy & John, Sacrifices) et que j’ai beaucoup aimé, il y a ici, même si c’est noir, une grande part d’humour...

J’ai bien aimé le dessin, aux couleurs pastel et les “gueules” des personnages.

Âmes sensibles s’abstenir, ça défouraille à tout va !

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De Pierre Lemaître j’ai également lu et beaucoup aimé la trilogie “Les enfants du désastre” en BD adaptée par ses soins avec Christian de Metter au dessin.

Pour d’autres BD plus ou moins amusantes sur la vieillesse, c’est par ici.

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La BD de la semaine, c’est chez Blandine

Pour des BD pleines de Monstres…

Les poissons, eux, ne pleurent pas…

pleurentLes poissons, eux, ne pleurent pas… ♥

Laurent Galandon

& Jean-Denis Pendanx

Éd. Daniel Maghen (2025)

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Éditeur : Mon histoire se déroule en Gambie. Vous ne savez pas où se trouve ce Pays ? N’ayez pas honte.
Nombre de gens ne savent même pas qu’il existe ; d’autres ont déjà entendu son nom, mais peineront à le situer sur une carte …
Cette histoire, c’est celle d’un monstre ! Un monstre dont les tentacules s’étendent sur toutes les côtes d’Afrique de l’Ouest. Une pieuvre qui corrompt les esprits et les cœurs…

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A Gunjur, depuis toujours, on vit de la mer. De la pêche. Mais les poissons, s’ils ne pleurent pas, ne sont pas une ressource inépuisable. Les pêcheurs sont obligés d’aller toujours plus loin, de rester en mer plus longtemps. Et d’utiliser des filets plus fins qui épuisent encore plus la ressource…

A qui la faute ? Aux gros, très gros bateaux étrangers qui sillonnent les eaux territoriales et pêchent trop. Il y a moins de poisson pour la population, et il coûte plus cher, parce que l’usine chinoise qui fait de la farine de poisson rafle tout. Usine qui pollue la mer et l’air avec des rejets toxiques qui rendent malades les habitants.

Comme partout, ce sont les plus pauvres qui trinquent. Et c’est vraiment révoltant. Quels choix ont les jeunes dans des endroits comme ça ? S’endetter à vie ou partir…

S’il s’agit bien d’une fiction, elle est directement inspirée par un séjour que les deux auteurs ont fait en Gambie et par ce qu’ils ont pu constater de visu.

Le dessin est coloré, les personnages sont expressifs, c’est très beau ! N’hésitez pas à aller voir les premières pages sur le site de l’éditeur (lien ci-dessous).

Une BD qui m’a beaucoup plu, tant pour son histoire que pour ses beaux dessins ! ♥♥♥

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Pour (se) plonger dans les premières pages (site éditeur)

Du même illustrateur : Le maître des crocodiles – Jéronimus (4ème album présenté)

Blog de l’illustrateur

Une BD qui participe à deux challenges

La BD de la semaine chez Moka, Au milieu des livres

Le book trip en mer de Fanja

IL DÉSERTE Georges ou la vie sauvage

ILIL DÉSERTE

Georges ou la vie sauvage

Antoine de Caunes & Xavier Coste

Dargaud (2025)

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1962. Antoine, 8 ans, voit son père – Georges de Caunes – tout quitter et partir sur une île déserte, Eiao, située à mille lieues du premier être humain, pour y tenir une chronique quotidienne sur la vie d’un Robinson moderne.

2025. Antoine de Caunes, 71 ans, se rappelle son choc d’enfance et s’inspire avec son coauteur des chroniques diffusées par son père et du journal intime que tenait alors ce dernier pour nous raconter une aventure hors du commun.

Un récit intime qui mêle émotion, humour et réflexion sur les rapports père-fils, magistralement mis en scène par les images et les couleurs de Xavier Coste.

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Quand j’ai emprunté cette BD, je l’ai fait parce que j’aime beaucoup Antoine de Caunes (qu’est-ce qu’il a pu me faire rire avec ses différents personnages dans “Nulle part ailleurs” !) Mais également pour son dessinateur, Xavier Coste, dont j’ai apprécié le “1984” (non présenté ici).

Bien sûr, je savais que c’était de Georges de Caunes, le père d’Antoine, dont il était question dans cette bd, et pas d’Antoine lui-même.

Ma première impression, c’est quand j’ai ouvert la bd et que j’ai commencé à la feuilleter : WOW !!!

Les couleurs et le dessin sont magnifiques… Je vous propose d’ailleurs d’aller de ce pas feuilleter les premières pages sur le site de l’éditeur.https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ_CvV9fNeBuBdl78aEU7IBohMMtIYgDoddktdEdNnMbg&s=10

Ensuite, je l’ai lu bien sûr. Et j’avoue que j’ai été plutôt triste pour ce petit garçon de 8 ans “abandonné” pendant des mois par son père. Intriguée aussi, par la ténacité de cet homme, qui réussit à convaincre des gens de financer cette étrange aventure. Que cherchait-il en s’exilant ainsi ?

Une très belle bd, tant pour ses dessins et couleurs que pour son histoire, celle d’un homme qui cherchait le sens de la vie ?

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSU4c8zgXW4qWrnZAp3CjpWwzunzvCIobTs3k8IP6Dc2w&s

La BD de la semaine est chez Blandine du blog Vivrelivre

Le book trip en mer de Fanja

 

La dernière nuit d’ANNE BONNY

Bonny

L’histoire d’une célèbre pirate !

La dernière nuit d’ANNE BONNY

Claire Richard & Alvi Ramirez

Le Lombard (2025)

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Éditeur : Depuis la maison close qu’elle gère d’une main de fer, Anne Bonny, ancienne pirate des mers du Sud, revient sur sa vie aventureuse… avant que la Mort ne la rattrape.

Née bâtarde et pauvre en Irlande, la petite Anne était destinée à garder les vaches. C’était sans compter son courage, et un petit coup de pouce du destin. De l’Irlande au Nouveau Monde, des champs aux bateaux pirates, Anne Bonny défiera toutes les conventions et les autorités, à la poursuite de la liberté… et de l’amour, avec le pirate Jack Rackham.

Une épopée pirate au féminin portée par un puissant souffle romanesque !

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Tenancière de bordel, ancienne pirate, Anne Bonny n’est pas franchement un personnage sympathique au premier abord. Ce soir, elle le sait, elle la voit, la Mort est là pour elle. Alors elle compte bien profiter de sa dernière nuit sur cette terre pour rétablir la vérité sur sa vie. En effet, le capitaine Johnson, dans son “Histoire générale des plus fameux pirates“, publiée en 1724, a raconté des choses sur elle avec lesquelles elle n’est pas d’accord…

Si vous aimez l’aventure, les histoires de pirates et de gens indépendants, cette BD ne peut que vous plaire !

Le dessin des visages ne m’a pas toujours plu, mais il est expressif.

C’est vivant et souvent amusant. Et, à vrai dire, j’ai passé un très bon moment avec cette bande dessinée.

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C’est l’adaptation d’un podcast

Et pour en savoir plus sur la vie d’Anne Bonny, c’est sur Wikipédia

La BD de la semaine est chez Moka, Au milieu des livres

https://ennalit.wordpress.com/wp-content/uploads/2022/06/image.png

Une bd qui participe également au challenge “Amérique du Nord Anglophone” chez Enna

Le book trip en mer de Fanja