La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry…

lettreLa lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi…

Rachel Joyce

Éditions XO (2012)

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Harold Fry est un retraité sans histoires. Il reçoit un jour une lettre d’une ancienne collègue de travail, qui est mourante. Il y répond, sans être tout à fait satisfait de sa réponse et sort poster sa lettre.

En arrivant à la boite aux lettres, toujours insatisfait par sa réponse, il hésite à poster sa lettre et continuer à marcher tout en réfléchissant. Il passe une 2ème, puis une 3ème boite aux lettres puis la poste, et se retrouve bientôt à la sortie du village. En s’arrêtant dans un garage pour manger un morceau et en parlant avec la jeune fille qui le sert, il a soudain une révélation. Il finit son burger et repart sur la route.

Il s’est dit qu’il allait aller porter lui-même sa lettre (à pied !) et que tant qu’il marcherait, son ancienne collègue l’attendrait et ne mourrait pas.

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Une histoire surprenante

Et que l’on n’imagine pas du tout au départ… Cette marche va devenir une sorte de pèlerinage, c’est une longue, très longue prise de conscience dont nous sommes les témoins. Peu à peu, au fil des kilomètres on va nous révéler l’histoire d’Harold, de sa femme Maureen, de leur fils David et de cette ancienne collègue qui se meurt, Queenie.

Loin d’être ennuyeuse, cette longue marche (1000 kms à travers l’Angleterre) nous fait voyager et réfléchir.

C’est une aventure extraordinaire qui arrive à un homme ordinaire. Et cela juste parce qu’il commence à réfléchir à sa vie, à ce qu’il veut, à ceux qu’il aime…

Un roman qui ne peut pas laisser indifférent, très émouvant.

J’ai également lu et beaucoup aimé la suite, “La lettre de Queenie“. Elle y explique à Harold tout ce qu’elle n’a pas pu lui dire…

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire ces deux romans, n’hésitez plus !

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Les couleurs du Ghetto – Roman illustré

couleursRoman illustré

A partir de 13 ans

Les couleurs du Ghetto

Aline Sax

Illustrations de Caryl Strzelecki

Coll. Encrage

La Joie de Lire (2019)

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Présentation de l’éditeur : Varsovie, automne 1940. Le quartier dans lequel vit Misja, sa sœur et ses parents, est transformé, sous l’occupation nazie, en ghetto. Tous les Juifs de la ville et de ses environs y sont enfermés. Les maladies, la faim et les expulsions éliminent lentement mais sûrement la population. Misja, lui, refuse la situation, il ne veut pas se laisser emmener à l’abattoir comme un agneau… Avec quelques compagnons, il se révolte !

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J’ai lu ce roman il y a déjà plusieurs mois, en octobre ou novembre. Cela fait partie des livres, des thèmes, dont je me dis qu’il est indispensable de les lire et de les faire connaître. Mais dont je sais, aussi, qu’ils vont me toucher profondément, me bouleverser. Et donc, la plupart du temps, je traîne pour les lire. J’ai fini par lire celui-ci, mais j’ai perdu mes notes. Et j’avoue qu’à l’approche des fêtes de Noël, je n’avais pas envie de le relire.

Bref. Comme prévu, ce roman m’a bouleversée. C’est oppressant. Jour après jour, on voit comment les gens ont été brimés, humiliés, arrêtés puis enfermés dans ce ghetto. En peu de mots, de phrases, on comprend comment s’est arrivé. Comment les gens se sont “laissés faire”, si on peut dire, c’était ça ou mourir…

C’est un roman qui devrait se trouver dans tous les collèges et lycées.

Il devrait être lu par tous les jeunes qui doutent de la Shoah, qui ne connaissent pas ce moment de l’Histoire. Je l’ai trouvé terrible, abominable (pour ce qu’il raconte bien sûr) mais terriblement bien fait en ce sens où je pense que personne ne pourra rester indifférent à cette lecture.

Les illustrations en noir et blanc ajoutent encore au sentiment de malaise et d’oppression ressenti à la lecture de ce très beau texte.

A LIRE !!!

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Lire un extrait et voir les illustrations sur le site de l’éditeur

Sur le même sujet, voir aussi : Au ghetto de Varsovie nous avons combattu

Un livre qui participe au Challenge d’Antigone

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Au-delà de la Lumière – Roman Ado

LumièreJusqu’où irez-vous par amour ?
A partir de 14/15 ans

AU-DELÀ DE LA LUMIÈRE

Daniel Mat

ScriNeo (2019)

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David et Théa sont amoureux. Ils sont tous deux originaires de Boréal, une ville plutôt pauvre. Théa est l’étoile montante d’un nouveau sport, la métamachie. Quelque chose entre le jeu vidéo, la réalité virtuelle et le rêve. Les candidats sont plongés dans une sorte de “mort” et s’affrontent dans un combat virtuel sous les yeux de millions de spectateurs. Ce soir, Théa combat pour le titre de Champion de l’EMC, elle qui était une parfaite inconnue un an auparavant. Tout se passe bien, sauf que Théa, à la fin, ne se “réveille” pas. David, de retour à Boréal, ne se remet pas de cette perte. Il a dû mal à avoir de ses nouvelles, il sait juste qu’elle est dans une sorte de coma, mais n’arrive pas à en savoir plus. Pourtant, il est prêt à tout pour avoir de ses nouvelles, pour la voir, pour comprendre…

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Je ne doute pas que ce livre plaise aux adeptes de romans comme “Hunger games” par exemple. Il y a un mélange de compétition, de combats, de rivalités entre adolescents. Et puis aussi l’amitié, l’amour et tous les secrets que chacun garde. Les motivations, plus ou moins avouées. Le fait d’avoir confiance ou non dans l’autre. Savoir demander (et accepter !) l’aide des autres. Grandir. Mûrir. Accepter.

C’est un roman qui se lit très facilement, plutôt voracement même. L’écriture est fluide et il y a beaucoup d’action. On tourne donc très vite les pages. Mais alors que les “arènes” créées par les joueurs sont bien décrites, j’aurai aimé en savoir un peu plus sur ce monde et sur les deux villes dont on nous parle. Et sur les personnages aussi, qui auraient pu être un peu plus “profonds” à mon goût.

Mais je pense qu’il plaira beaucoup au public auquel il est destiné, c’est à dire les ados !

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Lire un extrait + la bio de l’auteur sur le site de l’éditeur

Un avis plus enthousiaste : Les lectures de Mylène

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Ce roman participe au Challenge Lire 1% de la Rentrée Littéraire

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Dans la toile du passé – Roman jeunesse

toilePeut-on “transmettre” son passé ?

A partir de 11 ans

DANS LA TOILE DU PASSÉ
Anouk Bloch-Henry

Éd. Oskar (2018)

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Ana adore aller chez ses grands-parents, qu’elle a surnommé Jep et Jem. Ana, qui habite en ville, adore leur jardin, un vrai espace de liberté. Avec Jep, son grand-père, elle s’occupe du potager, va à la pêche, l’écoute réciter des poèmes. Avec Jem, sa grand-mère, elle apprend à tricoter et à manger ses crêpes sans se salir les doigts. Jep ne prend jamais rien au sérieux. Pour les réponses sérieuses, mieux vaut demander à Jem.

Un jour, La Mort vint chercher Jep. Elle le rata de peu, mais il dû aller passer quelques temps à l’hôpital. Ana compris ce jour là que ses grands-parents aussi pouvaient mourir et elle fut très triste. Si triste qu’elle n’arrivait plus à manger. Le médecin qui l’examina lui dit qu’elle avait des toiles d’araignées plein le ventre…

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Même si j’aime beaucoup les romans qui parlent de l’Histoire, j’ai toujours une grosse appréhension avant d’en ouvrir un qui parle de la seconde guerre mondialePourtant, celui-ci se lit sans problème ! Même si l’on y parle de la mort, la façon dont le sujet est abordé fait qu’on ne se sent pas oppressé.

Ce roman en fait, parle surtout des secrets de famille. Des “non-dit“, de toutes ces choses non formulées qui finissent bien souvent par dégénérer en conflit. Du mal que peuvent faire ces secrets. Mais il parle aussi de la difficulté que peuvent avoir les gens à exprimer ces souvenirs souvent douloureux pour eux.

Le côté “fantastique” aide à “adoucir” l’histoire.  Je ne sais pas si les enfants comprendront le côté “transmissiondes secrets d’une génération à une autre, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont c’est raconté.

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L’avis d’Histoire d’en lire

Sur la Seconde Guerre Mondiale, plus “documentaire” : Oradour, un village si tranquille

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