Rien n’est noir

noirRien n’est noir

Paulina Spucches

D’après le roman de Claire Berest

Stock graphique (2025)

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Éditeur : Frida Kahlo parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans ses cheveux et les fêtes à réveiller les squelettes.

Surtout, elle peint.
Et par dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

“À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.” Extrait du roman de Claire Berest

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J’ai découvert cette jeune autrice-illustratrice avec Vivian Maier, à la surface d’un miroir et Bronteana . Ses illustrations à l’aquarelle et sa façon d’employer les couleurs m’avaient déjà conquises.

Frida Kahlo aussi aimait les couleurs, rien d’étonnant à ce qu’elles se soient “rencontrées”… En plus, la vie et la personnalité de Frida Kahlo sont passionnantes, voire romanesques !

Cet album est adapté du roman homonyme de Claire Berest, paru chez Stock en 2020 et que j’avais déjà envie de lire. Et que je lirai un de ces jours.

Une très belle BD et un bel hommage à la “peintresse” mexicaine, ainsi qu’elle se définissait elle-même.

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Feuilleter les premières pages (éditeur)

Cette semaine nous sommes chez Blandine

pour un spécial “Bulles en couleur

La bd de la semaine

Les femmes d’Endell Street

EndellLes femmes d’Endell Street

Ilaria Tuti

La cosmopolite

Stock (2025)

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Éditeur : 1914. Alors que la guerre fait rage en Europe, un groupe de doctoresses anglaises ouvre en France le premier hôpital entièrement géré par des femmes. Parmi elles, Cate Hill, chirurgienne italo-anglaise et mère célibataire, qui n’a pas hésité à laisser sa fille à Londres pour venir au secours des soldats blessés sur le front occidental.
Dans l’enfer des tranchées, le capitaine Alexander Seymour s’est donné une mission : sauver ses hommes et les ramener à la maison. Mais, au milieu des bombes, des exécutions, de la faim et du froid, rien ne semble plus impossible.
Après une bataille dévastatrice sur la côte française, le capitaine blessé croise le chemin de Cate. Si en apparence tout les oppose, l’expérience de la guerre et leur désir d’émancipation ne tardent pas à les rapprocher…

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C’est un livre qui parle de la première guerre mondiale, vue du côté de ceux qui étaient en première ligne. Mais ça raconte aussi les débuts de la médecine et de la chirurgie féminine avec des femmes déterminées (leur devise “des actes pas des mots”) à faire valoir leurs droits (de vote, de choisir son travail, sa vie !)

Cate est partagée entre son désir de rester avec sa fille à Londres et celui d’exercer enfin son métier. En rencontrant d’autres femmes (médecins et suffragettes) sa vie va être bouleversée… Sur le front, Alexander Seymour n’a qu’un but : ramener ses hommes à la maison. Leurs routes vont se croiser.

A la fin du roman, Ilaria Tuti nous raconte comment “Les femmes d’ Endell Street” a pris vie. En faisant des recherches pour une histoire, elle est tombée sur la vie d’Ernest Thesiger (voir plus bas) qu’elle a trouvé passionnante, notamment le fait qu’il fasse de la broderie et qu’il ait proposé de faire ça à d’autres soldats blessés ou handicapés comme complément de revenus. Et en cherchant un hôpital existant ou ayant existé pour servir de toile de fond à son histoire, elle a trouvé l’hôpital d’ Endell Street (qui a vraiment existé) et ses premières “Lady doctors“.

C’est un roman passionnant, qui se lit facilement, dans lequel on apprend plein de choses et pas triste malgré les sujets abordés ! On ne rit pas aux éclats, ce n’est pas du feel-good, mais j’ai souri à plusieurs reprises durant ma lecture.

Une belle lecture que je vous recommande vivement !

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De cette autrice, j’ai déjà lu (et beaucoup aimé) “Sur le toit de l’enfer“, un polar avec une commissaire atypique. Au passage, j’ai vu qu’il y avait eu 4 autres tomes avec ce commissaire (ça ne va pas arranger ma pal…)

Elizabeth Garrett Anderson 1ère femme médecin au Royaume-Uni (1865)

Ernest Thesiger (acteur et brodeur) page en anglais

Pour en savoir plus sur l’hôpital militaire d’Endell Street.

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

La quinzaine italienne chez Tours et Culture

(Mieux vaut tard que jamais…)

Ainsi qu’au challenge ABC chez Enna

ABC

Et à mon challenge “Pages de la grande guerre

Pages

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les gars de la rue Paul – Classique jeunesse

garsUn classique de la littérature jeunesse hongroise
A partir de 11 ans

Les gars de la rue Paul

François (Ferenc) Molnar

éd. Stock (1989 / vo 1906)

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Dans cette ville, il y avait deux bandes rivales. La bande de Boka, les gars de la rue Paul et celle de Feri Ats et des frères Pasztor, ceux du jardin des plantes.

Les gars de la rue Paul avaient un trésor : un terrain vague, coincé entre deux immeubles. Avec, à l’arrière de ce territoire, un autre terrain loué par une scierie, plein de tas de bûches formant un labyrinthe. Pour des collégiens, c’était une véritable aire de jeux. Un endroit où jouer aux Peaux-Rouges, avec de belles forteresses en haut des piles de bois.

Chaque bande avait donc son quartier général. Mais ce jour-là, Nemecsek, le seul à être simple soldat dans la bande, vit quelque chose d’affreux. Feri Ats était entré sur leur terrain et avait volé leur drapeau ! Était-ce une déclaration de guerre ? La résistance s’organisa pour défendre le terrain…

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En lisant cette histoire de guerre entre deux bandes rivales, j’ai immédiatement pensé à un autre roman lu il y a bien longtemps “La guerre des boutons” (pdf). Mais ce livre-ci, du moins si ma mémoire est bonne, m’a paru beaucoup plus grave, beaucoup plus dur…

Toute l’histoire tourne autour de ce terrain et de ces deux bandes rivales, avec pour principaux personnages Boka, le plus vieux, le chef des gars de la rue Paul et Nemecsek, le plus jeune et le plus exalté.

Une belle histoire dont la fin m’a tiré quelques larmes…

Merci Agnès de me l’avoir conseillé !

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le tour du Monde en 80 livres (Hongrie) proposé par Bidib

monde

Et il était dans ma PAL depuis longtemps !

Il participe donc à l’Objectif PAL chez Antigone (1)

A l’Ouest rien de nouveau

nouveauPremière lecture de l’année
La 1ère guerre mondiale
vue par un jeune allemand

A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU ♥

Erich Maria Remarque

Stock (1929)

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Lecture Commune avec Blandine du blog Vivrelivre

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Nous sommes en 14-18, côté allemand. Un jeune homme, Paul Bäumer, nous raconte son histoire. Avant la guerre, avec plusieurs de ses camarades, ils étaient étudiants. Mais la guerre va faire d’eux des soldats. Nous les suivons dans ce dur apprentissage. Puis c’est le départ pour le front et ses horreurs. Au fil des jours, Paul nous parle de leur quotidien, les amitiés qui se nouent mais aussi la boue, la faim, les poux, le bruit, la peur, la folie, la mort. Il nous fait part de ses interrogations aussi. D’étudiant, il est devenu soldat. Que pourra-t-il bien faire ensuite ? Il s’interroge également sur cette guerre, sur l’ennemi en face, qui est jeune aussi et n’a rien demandé non plus.

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Pfffouu… C’est ce que j’ai dit en refermant ce magnifique roman. Non pas que la guerre soit magnifique bien sûr. Surtout celle-ci, qui a été une sacrée boucherie. Mais la façon dont on voit la guerre, à travers les yeux de ce jeune allemand (un jeune homme qui pourrait tout aussi bien être français) est vraiment incroyable.

On ne peut qu’être pacifiste suite à une telle lecture !

Et, même sans le savoir au départ, on se rend compte que l’auteur a fait cette guerre. Ça “sent” le vécu.

Un roman que je voulais lire depuis longtemps, mais que je n’osais pas ouvrir comme bon nombre de “classiques”. Pourtant il est très accessible, fluide, très facile à lire. Et tellement poignant ! Je ne peux que vous le recommander chaudement. Pour moi, c’est mon premier coup de cœur de l’année.

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Un roman qui participe à de nombreux challenges !

2022 en classiques (chez Blandine et sur ce blog) – Le tour du monde en 80 jours livres (Allemagne) chez Bidib – De 14-18 à nous le challenge de Blandine sur la 1ère guerre mondiale – Au Petit Bac d’Enna (2ème ligne – Catégorie Lieu) –  et il participe également à l’Objectif PAL d’Antigone, car cela faisait bien longtemps qu’il prenait la poussière sur mes étagères.

Un nouveau site sur le sujet (nouveau pour moi !) : Première guerre mondiale

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