Paper girls – Comics partie trois

PaperPaper girls T.1

Brian K. Vaughan (scen.)

Cliff Chiang (ill.) / Matt Wilson (coul.)

Coll. Indies (Sélection de comics indépendants)

Urban Comics (2016)

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Ohio, 1988. Après une nuit peuplée de cauchemars, et au lendemain de la fête d’Halloween, Erin, jeune (12 ans) livreuse de journaux est ennuyée par de jeunes gens alors qu’elle fait sa tournée. Heureusement pour elle, trois autres livreuses à vélo se portent à son secours. Les quatre filles vont croiser sur leur route de drôles de personnages cagoulés qui parlent un langage incompréhensible…

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Dès le début, on s’attache à ces quatre filles. Elles ont des vies différentes, des caractères différents, mais face à l’inconnu, elles vont se serrer les coudes. Au départ, il y a un petit côté nostalgique, un petit côté « Stranger things » diront certains (sauf que là, sur les vélos, ce sont des filles !), mais très vite, ça délire grave !!

J’avoue qu’arrivée à la fin de ce tome 1, j’ai beaucoup plus de questions qu’au début et ça a un côté un peu frustrant… C’est un tome 1, et ça se sent, c’est la mise en place de l’ambiance, des personnages avec pas mal d’action tout de même, mais beaucoup de choses qui, bien évidemment, n’ont pas de réponses à la fin de ce volume.

Si j’ai bien aimé les illustrations, ce qui m’a le plus surpris, ce sont les couleurs, franchement pétantes par moments, à l’instar de la couverture.

Si vous n’aimez pas le fantastique, l’action ou les histoires bien délirantes, passez votre chemin ! Mais si vous avez aimé « Saga » (par exemple !) cette histoire devrait vous plaire (même si l’histoire est totalement différente).paper

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Moi, j’attends la suite avec impatience !!

Mon fils ayant acheté les tomes 2 et 3, j’ai pu les lire et j’ai bien aimé, même si, à choisir, je préfère « Saga » (vous vous souvenez ? Le truc que vous devez ABSOLUMENT lire…)

Paper girls a reçu le prix Eisner awards 2016 de
la meilleure nouvelle série

L’avis de « Les lectures de Marguerite »

Le tome 2 est sorti en mars 2017 et le 3 en octobre 2017.

Pour feuilleter les premières pages

Autres comics présentés : Copperhead, Batman,

parenthèse

Cette semaine, nous nous retrouvons chez Noukette

Rage – Roman ado / adulte

rageRAGE ♥

Orianne Charpentier
Coll. Scripto
Gallimard Jeunesse (2017)
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On ne sait pas vraiment qui elle est, ni quel âge elle a, ni d’où elle vient. Une fille avec qui elle a fini par se lier d’amitié l’a surnommé « Rage ». Elle ne veut pas se souvenir de son nom d’avant, trop de violence, de peine, de souffrance s’y rattache. On sait qu’elle a vécu la guerre, subit la violence des hommes, qu’elle a été contrainte à l’exil, pour sauver sa peau. Partie avec sa famille, elle se retrouve seule, dans un pays qu’elle ne connait pas, la France, et dont elle ne connait pas la langue.

Elle est seule, traumatisée, se méfie de tout, de tous, et surtout des hommes. Un soir, elle récupère un chien blessé et maltraité. Elle tentera tout pour le sauver.

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A travers le parcours de Rage, c’est celui de tous les immigrés poussés hors de chez eux par la guerre que l’on peut suivre. Des gens obligés de quitter leurs foyers, leurs villes, leur pays, leur famille ou leurs amis pour seulement pouvoir survivre… Ils avaient une vie, un travail, des loisirs / Ils se retrouvent isolés par la barrière de la langue, mais aussi à cause de tout ce qu’ils ont vécu, de toute cette violence qu’ils ont subi.

« Rage » est un petit roman (100 p. environ) mais c’est un roman « coup de poing » qui prend aux tripes.

Lu dans le cadre d’une formation (j’avoue que le titre et l’illustration de couverture ne m’attiraient pas du tout !!), j’ai beaucoup apprécié cette histoire réaliste et tout à fait d’actualité, qui aidera peut-être à la compréhension de « l’autre », l’étranger, l’immigrant…

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Pour lire les 20 premières pages

D’autres avis : Bob et Jean-Michel, Lecture jeunesse

D’autres liens sur des livres aux thèmes similaires dans ce billet

ASSASSIN’S CREED – Roman ado

AssassinsASSASSIN’S CREED
T1 : Last Descendants

Matthew J. Kirby
Bayard (2016)
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Conseillé à partir de 12 ans sur le site de l’éditeur, j’aurai dit 13/14 ans à cause du côté violent…

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Owen est persuadé que son père -mort en prison sans qu’il puisse le revoir- a été victime d’une erreur judiciaire. Et il est prêt à tout pour le prouver. Alors, quand Monroe, l’informaticien du collège lui propose d’utiliser l’animus -une machine qui permet d’explorer les souvenirs de ses ancêtres, il saute sur l’occasion. Et il se retrouve au cœur d’une étrange expérience avec 5 autres ados : Javier, Sean, Natalya, Grace et son frère David, car ils vont se retrouver à New-York en 1863, c’est à dire pendant la guerre de Sécession à la poursuite d’une mystérieuse et puissante relique… Si l’on ajoute que Grace et son frère David sont noirs, on peut imaginer leur réticence à atterrir à cette époque !

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Assassin’s creed, je connaissais le nom et je savais que c’était un jeu vidéo pour avoir vu nos « enfants » (18 et 22 ans à l’époque) y jouer. J’avais même été très agréablement surprise par les graphismes que j’avais trouvé très beaux (à ce sujet, je trouve que la couverture ne leur rend vraiment pas hommage !). Mais c’est tout et je ne serais pas allée de moi-même chercher ce roman pour le lire, si je n’avais dû le lire pour une formation. Et ça aurait été dommage, car j’ai passé un très bon moment !

C’est un roman qui mélange plusieurs genres : il y a un côté SF (la machine qui permet -grâce à l’ADN- d’être plongé dans les souvenirs de ses ancêtres), un côté historique (la plus grande partie de l’histoire se déroule pendant les émeutes de 1863 à New York, les Draft Riots*) et il y a beaucoup d’action ! On ne s’ennuie pas une seule minute en lisant ce roman.

Le style est fluide, c’est très rythmé, il y a beaucoup de dialogues et on s’attache facilement aux personnages des ados…

Assassin’s creed est un livre qui devrait plaire aux amateurs de Cherub, Alex Rider, Percy Jackson ou encore Time Riders

*Par ici, un article qui explique très bien la conscription et les émeutes qu’elle a déclenché.

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Le jeu vidéo est réservé aux adultes (+18) : en effet, c’est un jeu plutôt violent dans lequel vous êtes un assassin… Je ne joue pas aux jeux vidéos, mais j’avais regardé quelques images quand nos enfants (18 et 22 ans à l’époque) y jouaient. Et j’avais été surprise par le graphisme, qui, je dois bien l’avouer, est très beau !

Image associée

Je ne peux malgré tout m’empêcher de me poser la question suivante : Est-ce que l’éditeur du jeu vidéo Ubisoft ne serait pas en train d’appâter de futurs joueurs avec ce roman ?

Les éditions Bayard

Le tome 2 est sorti en octobre 2017.

Entre ici et ailleurs – Bd ado/adulte

entreEntre ici et ailleurs

Vanyda
Dargaud (2016)

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Après 7 ans de vie commune, Coralie vient de se faire larguer. Il y a 3 semaines, elle a emménagé dans un nouveau logement, mais ce n’est pas toujours facile… Elle n’est pas très organisée, un peu tête en l’air (du genre qui arrose sa plante verte avec l’eau bouillante qui reste dans la bouilloire…) A 28 ans, c’est la première fois qu’elle vit seule et elle a un peu de mal à se faire à sa nouvelle vie, à trouver ses marques.

Par défi, elle décide de s’inscrire à la Capoeira*. Elle va y rencontrer de nouvelles personnes, se faire des amis, sortir de son isolement. Ces rencontres vont également l’aider à se trouver et à résoudre certains questionnements posés par sa double culture : elle est française par sa mère, laotienne par son père.

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Une bd qui parle de la vie quotidienne d’une jeune femme qui se cherche. De ses problèmes par rapport au fait d’être métisse, du racisme aussi. Une bd qui m’a bien plu même si je ne sais pas trop quoi en dire ! On voit Coralie évoluer, sa vie changer, son quotidien s’améliorer. Coralie a une naïveté très touchante, c’est un peu une femme-enfant.

Le dessin, en noir et blanc, m’a bien plu même si parfois les expressions sont un peu exagérées ou les traits pas trop développés comme dans un manga.

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* Art martial afro-brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil. Merci Wiki !

Le blog de l’auteure

Sur le site de l’éditeur, Dargaud, vous pouvez lire les 60 premières pages.

Une interview de Vanyda par ici :

parenthèse

Cette semaine, nous sommes chez Mo’