Colorado train – Roman ados/Jeunes adultes

ColoradoCOLORADO TRAIN ♥

Thibault Vermot
Sarbacane
***

États-Unis, état du Colorado. Durango, 1949. La seconde guerre mondiale s’est achevée il y a peu. Une bande de copains, Michael (toujours suivi par son petit frère Calvin), Donnie, Suzy, Durham et Georges, chacun avec ses problèmes, part à la recherche d’un jeune de leur âge qui a mystérieusement disparu…

Dans les parages, quelqu’un, quelque chose (?) rôde. Et cette « chose » a FAIM !!! Est-ce le Wendigo* ?

*****

A l’heure où j’écris ce résumé de l’histoire, je suis à peine à la moitié du livre… Et donc, toujours en plein suspense !!

En faisant le résumé maintenant, je ne risque donc pas de vendre la mèche, puisque je ne connais toujours pas le fin (FAIM ???) mot de l’histoire…

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Il y a une alternance de voix dans les chapitres. Dans les chapitres en italique, c’est la « chose » qui s’exprime… Et c’est franchement flippant !! Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’étais fatiguée hier soir, mais que je n’ai pas pu m’endormir avant de l’avoir terminé.

Certains passages sont violents, d’autres fichent vraiment la frousse et d’autres sont… Âmes sensibles s’abstenir !! Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu peur comme ça (depuis ma dernière lecture d’un S. King ou D. R. Koontz je pense)

Une vraie réussite ! Et je trouve la couverture magnifique.

(Noté à partir de 13 ans sur le site de l’éditeur – Je dirais pas avant 14/15 ans…)

*****

Dès le début de ce roman, j’ai « revu » un film. Il y a en effet plusieurs ressemblances avec « Stand by me » (Rob Reiner – 1986 – d’après un roman de Stephen King). Il y a la bande de gamins et leur cabane, la voie ferrée, l’Amérique des années 50 et cette enquête, la recherche d’un gamin de leur âge qui a disparu… (Un film à voir si vous ne connaissez pas !)

La vidéo est en anglais, mais je ne résiste pas, j’adore la chanson !

*****

Colorado train est le premier roman de Thibault Vermot (vivement le suivant)

Pour ce roman, il a reçu la Mention spéciale du jury du PRIX VENDREDI 2017 (Prix national du roman jeunesse)

Éditions Sarbacane

*Wendigo : Le wendigo est une créature surnaturelle, maléfique et anthropophage, issue de la mythologie des Amérindiens algonquiens du Canada, qui s’est étendue dans tout le folklore d’Amérique du Nord. Wikipédia

challenge rentrée littéraire 2017

C’est ma 7ème participation au Challenge lire 1% de la rentrée littéraire !

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Les chiens – Thriller ado/jeune adulte

chiensLes chiens

Allan Stratton
Milan (2015)
* * * * *

22h. Je joue à Zombie Attack (sans le son) au sous-sol. Dans le noir, c’est encore plus sinistre. Maman a tout éteint pour que personne ne la voit. Elle est à la fenêtre et surveille une voiture garée en face. Soudain elle n’en peut plus, elle appelle la police, mais je sais très bien que ça ne servira à rien. Quand ils arriveront, « il » sera parti depuis longtemps. « Il », le type de la voiture, c’est Papa. Et voilà. Une fois de plus, il nous a retrouvé et il va falloir re-déménager, se refaire des copains, une vie. C’est le 5ème grand départ depuis que Maman a quitté Papa. J’avais 8 ans à l’époque. Je ne me souviens pas de grand-chose, des images m’arrivent parfois par bribes…

* * * * *

J’avoue que je n’ai pas mis bien longtemps à dévorer ce roman (bon 2 jours en fait, mais il m’arrive de travailler aussi…) J’avais lu au moins une bonne critique (celle de Lirado je crois) et la couverture m’attirait vraiment beaucoup, je la trouve très réussie, à la fois mystérieuse et un peu flippante. Elle résume bien l’ambiance de ce roman plutôt noir. Tout au long de l’histoire, on se demande ce qui est réel et ce que le jeune garçon, Cameron, imagine. Il trouve sa mère parano, mais il a parfois des flashs, des souvenirs (?) qui font frémir ! Son père lui manque (qu’a t-il fait réellement ? Cameron se le demande souvent et sa mère ne répond pas franchement à ses questionnements) , leur nouvelle maison est plutôt moche (une vieille ferme plus ou moins à l’abandon dans un petit bled) et les élèves de son nouveau collège par très sympa… En plus, on lui apprend qu’il y a eu une mort violente dans la maison où il habite… Pour calmer son imagination, il va mener l’enquête.

Bon, avant de commencer, assurez-vous d’avoir 2/3 heures de tranquillité : il ne fait que 317 pages, c’est écrit assez gros et en plus c’est tellement stressant que vous ne voudrez plus le lâcher !

* * * * *

Site de l’auteur Allan Stratton (en anglais)

Ce roman fait partie de la sélection des incorruptibles 2017/2018 (sélection 3ème-2nde)

D’autres avis : Lirado, Bob, Gwenlan, Mylène, Kobaitchi

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NEED : de quoi avez-vous besoin ?

NEED est un roman autour des dérives d’un réseau social. Captivant, avec un suspense permanent, il se révèle finalement presque angoissant…

needRoman de société / thriller pour adolescents dès 12 / 13 ans

NEED

de Joëlle Charbonneau

traduit par Amélie Sarn

Milan, 2016
320 pages
9782745975393, 14,90€

Désir : Envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve.
Besoin : Nécessité de détenir quelque chose ou d’accomplir un acte essentiel à votre vie
De quoi avez-vous besoin ?

Quand le réseau social NEED est lancé, les lycées s’aperçoivent qu’il est facile d’obtenir ce qu’ils souhaitent : quelques invitations à des amis par mail, et on obtient le téléphone à la mode ou des places de concert. Mais quand tout le lycée est inscrit sur le réseau, les contreparties changent : laisser une boite devant chez quelqu’un, ajouter une commande dans le cahier de la boulangerie,… Rien de bien méchant, d’autant plus que nos lycéens ont beaucoup de besoins. Mais ne serait-ce pas plutôt des envies ? De petits secrets en contreparties sans gravité, des morts apparaissent.

Kaylee s’est mis tout le lycée à dos à force de les supplier de se faire tester pour donner un rein à son petit frère malade. Son seul ami Nate, pourtant populaire, l’aide à surmonter la double peine de la maladie de son petite frère et de l’abandon de son père. C’est peut être la seule qui a vraiment besoin de quelque chose, et ça pourrait tout changer.

NEED est un roman captivant, avec un suspense permanent, presque angoissant. L’alternance très fréquente des narrations permet de prendre conscience de l’ampleur prise par le réseau NEED, de la toile en train de se former, de ses conséquences, mais, surtout, de voir les réactions d’adolescents prêts à tout pour avoir une récompense.

Kaylee est le personnage principal, le seul d’ailleurs à parler à la première personne, et ce « je » la rend encore plus touchante et attachante. Les événements vont se précipiter et, rapidement, on aura peur pour elle. Les autres adolescents mis en scène le sont, pour la plupart, comme des victimes. Certains pourtant se révèlent peut à peu et cela fait froid dans le dos. Les personnages sont esquissés pour certains, fouillés pour d’autres, mais la narration à la troisième personne permet de mettre une certaine distance avec le lecteur et donc les actes qu’ils réalisent. L’horreur est là, mais on reste en partie à distance. De roman de société le récit dérive peu à peu à thriller… et cela est d’autant plus marquant ! Le côté psychologique du roman se dévoile peu à peu, amenant une part de réflexion pour le lecteur : besoin ou envie ?

Une intrigue parfaitement menée, qui fait de ce roman un vrai page turner. J’ai ouvert ce roman sur les réseaux sociaux avec ma casquette de professeur documentaliste, pour l’utiliser avec les élèves, mais je me suis laissée prendre à l’histoire et c’est la lectrice qui a refermé ce livre ! A tel point que je ne pense pas m’en servir avec les élèves, même si les pistes proposées par Kim (Les petits mots dits) sont intéressantes.


+ D’autres romans autour des réseaux sociaux :

like me

Black Ice – Becca Fitzpatrick

Un thriller à lire en plein hiver, pendant une tempête de neige… au chaud sous la couette !

Black IceRoman YA – Ados, thriller

Black Ice

Becca Fitzpatrick

MsK, 2015
9782702441503, 17€
355 pages glaciales

Becca Fitzpatrick, l’auteure, vous l’avez déjà croisé sur Délivrer des Livres, pour sa série Hush Hush. Ce roman fantastique nous plongeait dans des histoires d’anges, avec un côté adolescent et romance bien présent, qui donnait un ton particulier à cette histoire. Dans Black Ice, Becca Fitzpatrick reproduit ce même schéma d’une histoire d’amour prenante, mais cette fois-ci dans un thriller !

Black Ice, un thriller prenant !

Black Ice est un vrai thriller, de ceux qui vous entraîne dans leur page et ne vous lâche plus. Un récit qui glace les sangs, mais dont on ne peut pas s’empêcher de tourner les pages.

Britt est une jeune fille déterminée, et elle a décidé de devenir autonome, pour cette dernière année au lycée. Elle entraîne sa meilleure amie Korbie dans la montagne, pour une randonnée qu’elle a préparé. Pas de danger, elles connaissent déjà le lieu, et comme point de chute, elles ont la maison de famille de Korbie, un chalet luxueux. Plus encore, Calvin, frère de Korbie et ex de Britt, les rejoindra là-bas. Pourtant quand une tempête de neige les surprend sur le trajet, les ennuis commencent…

Britt va se retrouver au milieu d’une sombre histoire de personnes recherchées par la police, d’enlèvements, de meurtres… Elle n’aura de cesse d’essayer de survivre, et de sauver sa peau… mais difficile de lutter contre deux jeunes hommes : Shaun, le volubile, et Mason, le secret qui semble bien cacher son jeu. Enquêtes croisées, mystères, secrets et violence sont au rendez-vous. Dehors dans une tempête de neige effroyable, une vraie lutte pour sa survie s’engage, avec du danger partout, vraiment partout…

Black Ice, une romance ?

Mais Black Ice, contre toute attente, est aussi une romance. Un vrai récit pour adolescent, avec des regards, des sensations, des frôlements, des envies. Des Ex qui resurgissent, des cadeaux qui n’en sont pas vraiment et sentiments contradictoires. Des aides inattendues, des coup bats, des trahisons. Le lecteur suit les aventures de Britt sans bien savoir sur quel pied danser. Une histoire d’amour est-elle vraiment possible au milieu de tout ça ?

Au fil des pages, l’intrigue se fait plus complexe, mais des indices apparaissent, et avec eux la vérité apparaît. Bien avant Britt, on image la suite, le fin mot de l’histoire, et cela renforce le côté prenant du livre. On veut être sûr d’avoir vu juste, on veut se tromper, mais tout arrive, inéluctablement…

Ce roman est un one-shot, un seul tome donc, une histoire terminée. Un avantage certain, mais en même temps cela oblige à rester centrer sur l’histoire, et seul le personnage de Britt est vraiment fouillé, les autres sont en retrait, peut-être un peu trop pour qu’on s’attache réellement à eux…

Black Ice est un récit prenant, un véritable page-turner impossible à fermer. On vit ces quelques jours dans la neige avec Britt, en tremblant de froid, de peur et d’amour, et même si l’on démonte l’intrigue policière, impossible d’être sûr avant qu’il ne soit trop tard…

+ Le trailer anglais :

+ Challenges YA#4 et Petit Bac