Bulles vertes Un peu de tarte aux épinards

épinardsUne comédie pleine de pep’s !

UN PEU DE TARTE AUX ÉPINARDS

De Pelaez et Casado

Casterman

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T1 : Bons baisers de Machy (2018)

Marie-Madeleine Madac Miremont habite un petit village de l’Aube. Sa fierté ? Ses huit enfants et ses tartes aux épinards, qu’elle prépare avec amour. Recevant par erreur un colis contenant d’étranges plantes, Marie-Madeleine décide d’en agrémenter ses tartes. C’est alors que les ennuis commencent…

T2 : Les épinards sont éternels (2020)

Après avoir mis hors d’état de nuire une bande de trafiquants de drogue, Marie-Madeleine Madac-Miremont se voit recrutée par les services de renseignement français pour une opération délicate à Londres. Sans savoir parler un mot d’anglais, la fougueuse Française doit s’infiltrer dans un restaurant géorgien afin de surveiller un gang particulièrement dangereux. Elle sera aidée dans sa mission par un chauffeur de taxi belge azimuté et fan de Death Metal, et rejointe par sa fille Sarah qui devient l’objet d’un odieux chantage….

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C’est une “vraie” bande dessinée humoristique, avec des proverbes chamboulés, des jeux de mots, des hommages divers et variés (les titres ne vous font pas penser à quelque chose ?).

Mais également une aventure avec un scénario énergique qui tient la route et des personnages sympathiques tels Marie-Madeleine ou encore le garde du corps du député (il m’a bien fait rire celui-là !!)

La mise en page est très variée, ça donne toujours du dynamisme et j’ai bien aimé le dessin très coloré.

Bref, un excellent moment de lecture et de détente, sans prise de tête et rien que pour ça,  je veux encore de la tarte aux épinards !!

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Elles ont aimé aussi : Moka – Noukette T1 et T2Fanny

Du même auteur (très prolifique !), Philippe Pelaez, mais dans un style tout à fait différent, nous vous avons présenté : Automne en Baie de Somme et Hiver à l’Opéra


Cette semaine, pour des “Bulles vertes” nous sommes chez Blandine !

La guitare de Palissandre

guitareLa guitare de Palissandre

Kristina Gavran

Traduit du Croate par Chloé Billon

Éditions Bleu et Jaune (2022 / vo 2018)

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Une Lecture Commune avec Fanja du blog Lecture sans frontières

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À des siècles d’intervalle, cinq femmes évoluent chacune dans son monde et son histoire, des temps mythiques, pleins de superstition, à l’époque contemporaine, avec ses codes. Pourtant, leurs destins sont étroitement imbriqués grâce à une guitare d’exception. Personnage à part entière, elle rythme les chapitres, tel un leitmotiv.

Composé à l’instar d’une œuvre musicale, le roman La Guitare de palissandre évoque, dans une écriture ciselée et à travers de subtiles nuances d’interprétation, l’émancipation féminine et le rapport à l’art et à la nature.

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Gagné lors d’un concours en décembre 2022, je n’avais toujours pas pris le temps de le lire… En allant sur le blog de Fanja, j’ai vu qu’elle comptait le lire en 2026. C’était une bonne occasion pour le sortir de ma pal.

Et ça aurait été dommage de ne pas le lire parce que j’ai beaucoup beaucoup aimé cette lecture !

La construction du roman est originale : On suit 5 femmes à travers les âges. Au départ, j’ai cru que c’était des nouvelles. Mais non. Chaque histoire suit son cours et petit à petit les histoires se complètent et se rejoignent formant une seule et même histoire.

En fait, c’est l’histoire de 5 femmes et d’une guitare. De la plantation de la graine qui va donner l’arbre dont le bois va servir à la fabrication de la guitare, jusqu’à la personne qui va en jouer, en passant par le luthier qui va la fabriquer… C’est très bien fait !

L’autrice a une jolie plume de conteuse. Les 5 femmes ont des caractères différents, vivent à des époques très différentes, mais un lien les unit.

Une très jolie découverte que je vous recommande !

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Un roman qui a participé à de nombreux prix dans son pays d’origine et ailleurs :

  • Finaliste du prix T-Portal (meilleur roman de l’année)
  • et du Prix de littérature de l’Union européenne 2020
  • Il a remporté le prix Mirko Kovač pour la meilleur œuvre d’un jeune auteur en 2019

La collection “Fiction Europe” aux Éditions Bleu et Jaune

Une lecture également appréciée par Ingannmic et Keisha

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Le challenge ABC (lettre G) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre G) de Sophie (sur ce blog)

QAANAAQ

QaanaaqQAANAAQ

Mo Malø

La Martinière (2018)

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C’est le 1er tome d’une série d’enquêtes qui en compte 4 pour le moment

QAANAAQ – DISKØ – NUUK – SUMMIT

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Éditeur : Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?

Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

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Côté tourisme, Qaanaaq à l’air d’être un charmant village très coloré au bord de l’eau (on peut voir passer de gros blocs de glaces sur certaines photos) mais un peu trop froid pour moi (-20° l’hiver à 12° l’été). Allez voir les photos, c’est vraiment mignon !

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Blague à part, j’ai passé un très bon moment avec ce polar.

Le Groenland est un endroit tout à fait dépaysant (mais où je ne mettrais jamais les pieds) et l’enquête est intéressante. En effet, au cours de l’enquête du policier danois, Qaanaaq Adriensen, on apprend plein de choses sur les us et coutumes des habitants. Le policier groenlandais qui le seconde, Apputiku, est tout à fait charmant et m’a parfois bien amusé.

Bref, un bon moment de lecture et de détente !

Ajout d’avril 2026 : J’ai lu “Diskø” et j’ai beaucoup aimé aussi ! Le personnage du policier, Qaanaaq Adriensen, prend un virage étonnant…

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Un hiver polar chez Alexandra

Pour le bingo je coche la case : Police scientifique

Et la prime climatique ?

(J’avoue, c’est pour ça que j’ai sorti ce livre de ma pal !!!)

Logo du Challenge Un hiver polar 2025-2026

Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC (lettre M) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre Q) de Sophie (sur ce blog)

Une femme au téléphone

femmeQuelle mère/femme insupportable !!

Une femme au téléphone

Carole Fives

Gallimard (2017)

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“Je tricote pour le petit. Je lui fais une écharpe avec une vieille pelote de laine qui me restait, j’ai voulu l’utiliser mais c’est trop épais pour moi, et puis la couleur est moche… Mais enfin du moment que c’est fait main, c’est bien. C’est combien de centimètres une écharpe pour un bébé ? Un mètre ? Tu es sûre ? Mais un mètre c’est énorme pour un bébé non ?” Charlène, la soixantaine, est restée jeune. Mais quand le vide l’envahit soudain, elle enchaîne les appels téléphoniques à sa fille. Mère touchante et toxique à la fois, elle l’atteint toujours là où ça fait mal.

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De cette autrice, j’avais lu et beaucoup aimé “Tenir jusqu’à l’aube“. Un roman poignant sur une mère célibataire.

Ici, on parle encore de solitude, mais c’est celle d’une mère. Qui passe son temps à raconter sa vie au téléphone à ses enfants. Et à leur faire des reproches. C’est un très court roman, il fait 103 pages, et heureusement ! Cette femme est affreusement pénible.

Alors oui, elle est malade. Peut-être bipolaire ou “simplement” très anxieuse. Mais elle est surtout très égoïste et sans empathie aucune. Une mère toxique, très certainement.

Sur la 4ème de couverture, on peut lire un avis de Bernard Pivot “Jamais je n’ai autant ri. Toujours drôle, touchante, émouvante. De la dynamite de bonne humeur.”

J’avoue que je ne suis pas d’accord avec lui. Cette histoire ne m’a pas fait rire du tout. J’étais triste à la fois pour cette femme visiblement dérangée et pour ses enfants devant la supporter…

C’est tellement criant de vérité en fait, que j’avais juste envie de l’étrangler ! Heureusement que je n’ai pas quelqu’un comme ça dans mon entourage, c’est tout bonnement insupportable. Mais ceci dit, bien vu et bien écrit, parce que ça m’a fait bondir plus d’une fois ! ;)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Les gravillons de l’hiver (103 pages) chez La petite liste

Gravillons

Le challenge ABC (lettre E) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre P) de Sophie (sur ce blog)