Le voyage extraordinaire – Cycle 1

voyageUne aventure
BD Jeunesse

Le voyage extraordinaire

Cycle 1 : Le Trophée Jules Verne

Filippi et Camboni

Vents d’Ouest

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Le cycle 1 du voyage extraordinaire comporte 3 tomes

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T1 : 1927, en Normandie pendant la première guerre mondiale. Émilien et Noémie, deux cousins, vivent depuis de longues années au pensionnat. Le père d’Émilien a disparu dans d’étranges circonstances et les parents de Noémie sont toujours en voyage. Ce jour-là pourtant, les deux enfants ont une surprise : les parents de Noémie envoient quelqu’un les prendre à l’école pour les ramener à la maison…

On ne peut pas dire que les retrouvailles familiales soient très chaleureuses mais les enfants ont le droit de farfouiller dans les travaux du père d’Émilien, et pour ces deux passionnés d’électronique et de technologie, c’est le paradis !

Le tome 2 se déroule de Londres à Paris, avec un voyage étrange et très mouvementé. Quand au tome 3, il emmènera les enfants de la France aux États-Unis dans un bateau très confortable, mais rempli d’ennemis potentiels…

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Le premier tome pose le décor, présente les personnages et sonne le départ de l’aventure qui se poursuit de Londres à Paris au cours du 2ème tome. Quand au 3ème et dernier tome de ce cycle, il nous promènera de la Bretagne à New-York dans un délire de technologie steampunk.

Ces bandes dessinées mélangent allégrement action, aventure et technologie ! Parfois un peu au détriment des personnages, que l’on aimerait un peu plus “développés”. L’histoire file à toute allure au travers d’illustrations que j’ai trouvé très belles. Elles ont de belles couleurs, plein de détails et les machines sont chouettes ! Juste un bémol sur les têtes des personnages (je n’aime ni leurs grands yeux façon manga ni les expressions parfois un peu figées…)

Malgré ces bémols, je lirai la suite, c’est distrayant et les illustrations sont vraiment plaisantes.

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Lire un extrait (site de l’éditeur)

De Filippi, j’ai lu et bien aimé Gargouilles (avec Silvio Camboni), les corsaires d’Alcibiade et le Livre de Jack.

Et nous vous avons présenté le tome 1 de “Colonisation“.

Le site de l’illustrateur Silvio Camboni

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

Nellie Bly Dans l’antre de la folie – BD

Nellie

A la découverte d’une femme engagée
Roman graphique

Nellie Bly

Dans l’antre de la folie

Virginie Ollagnier & Carole Maurel

Glénat (2021)

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Années 1880. Après avoir passé une enfance heureuse et sans souci, faite de liberté et de découvertes, Elizabeth perd son père adoré. Elle a 7 ans. En plus de la tristesse occasionnée par cette perte, elle va découvrir la bassesse du monde des adultes et le pouvoir de l’argent. Le pouvoir des hommes aussi. Sa mère, poussée par la société de l’époque, se remarie. Avec un homme qui boit, dilapide le peu qui reste de l’héritage et la bat.

A 21 ans, en colère contre cette société qui asservit les femmes, elle écrit au Pittsburgh Dispatch. Suite à son courrier, elle rencontre le rédacteur en chef qui l’embauche comme journaliste sous le pseudo de Nellie Bly. Elle y fera ses armes avant de partir pour New-York. C’est là qu’elle entend parler de ces femmes, tout à fait lucides, mais pauvres, que l’on envoie à l’asile pour s’en débarrasser…

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Tout comme Carole Maurel (elle l’explique dans une interview à la fin de l’album) c’est en lisant les mini-bio de “Culottées” de Pénélope Bagieu que j’ai découvert l’existence de Nellie Bly. Depuis, j’ai acheté son livre “10 jours dans un asile” (présentation de l’éditeur, les éditions du sous-sol). Je ne l’ai pas encore lu, l’ayant prêté à ma belle-fille, mais maintenant que j’ai lu la BD, j’ai hâte de lire cette enquête.

De fait, j’ai adoré cette histoire. Quelle femme courageuse ! Jamais je n’aurai osé me faire interner ainsi, de peur de ne jamais ressortir… Virginie Ollagnier nous fait le portrait d’une femme de convictions, qui, par son action a amélioré le sort de ses concitoyens.

Et le dessin de Carole Maurel est très beau. Et en regardant sa bibliographie, je m’aperçois que ce n’est pas la première fois que je suis attirée par ses illustrations (En attendant Bojangles / L’apocalypse selon Magda / Luisa ici et là…)

Un dessin très coloré, qui se fait plus “sale”, plus gris dans les pages qui se déroulent à l’asile. Et ces fantômes bleutés pour incarner la folie sont une belle invention.

Bref, c’est un coup de cœur que je vous recommande vivement !

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Pour découvrir une dizaine de pages (site de l’éditeur)

Le blog de Carole Maurel (plus à jour depuis 2017)

L’avis de Moka (Au milieu des livres) et celui d’Alice (ça sent le book)

La BD de la semaine reprend du service et nous nous retrouvons chez Stephie

Une BD qui est également ma première participation au Mois Américain sur Instagram

(pas chez Titine cette année, elle prend une pause)

Merci à Belette pour les logos !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Radium Girls – BD

Radium

Quand le travail tue…
Roman graphique Ados/Adultes

Radium Girls

Cy

Glénat (2020)

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États-Unis, 1918. Edna commence à travailler pour l’USRC au côté de Grâce, Kathrine, Mollie, Albina et Quinta. Elles peignent les chiffres des cadrans de montres avec une peinture spéciale qui se voit dans le noir.

Lip. Dip. Paint. C’est par ces trois mots que l’on explique le travail à Edna. Lip : Tu lisses le pinceau entre tes lèvres. Dip : Tu mets la peinture sur le pinceau. Paint : Tu peins.

Un médecin essaie de les mettre en garde contre la toxicité de cette peinture au radium, il est viré. Mais du coup, elles essaient de savoir s’il y a un risque pour leur santé. “Non, non, pas du tout”, leur répond leur supérieure. Et pourtant…

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Et pourtant, l’espérance de vie de ces femmes a été très sérieusement raccourcie à cause de cette fameuse peinture contenant du radium. On croit rêver quand on s’aperçoit que c’est sciemment qu’on ne leur a pas dit la vérité ! C’est monstrueux. Bref.

J’avais vu passer cette BD chez les copines de la BD de la semaine. Je l’ai donc empruntée quand je l’ai vu à la médiathèque malgré une couverture qui ne me tentait pas plus que ça.

C’est une bande dessinée assez légère et plutôt gaie malgré le sujet. On y côtoie des jeunes femmes qui ont envie de sortir, de s’amuser, de rencontrer l’amour ou encore de faire des blagues en se peignant les dents avec cette peinture si drôle qui brille dans le noir… Des jeunes femmes totalement inconscientes du danger, et pour cause, on ne leur a rien dit !

Si je n’ai que moyennement apprécié ce dessin au crayon de couleur (certaines pages sont très belles pourtant, mais j’ai eu du mal avec les visages), j’ai beaucoup aimé cette histoire et ce qu’elle m’a appris. Un petit bout de l’histoire américaine que je ne connaissais pas du tout !

Et la mort de ces jeunes femmes, même si elle est terrible, n’aura pas été inutile. Les lois ont ensuite été modifiées pour que les travailleurs puissent plus facilement attaquer leurs patrons en justice et les normes de sécurité industrielle ont été améliorées.

Mais quand même… Quelle injustice pour ces jeunes femmes !

Une histoire touchante et très intéressante qui m’aura appris plein de choses, j’aime !

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Lire un extrait sur le site de l’éditeur

Une BD découverte grâce aux avis de Fanny et Caro

Cette BD a reçu le Prix BD Lecteurs.com 2021

Pour en savoir plus sur les “vraies” Radium Girls : Wikipédia et deux épisodes sur France Culture

Et pour ce dernier rendez-vous avant la pause estivale, nous nous retrouvons chez Noukette !

Love in vain – Robert Johnson

Robert
Du blues, du blues, du blues…
BD Ado/Adulte

LOVE IN VAIN ♥

≈ Robert Johnson 1911-1938 ≈

Mezzo – J. M. Dupont

Glénat (2014)

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Présentation de l’éditeur : Figure mythique du blues, Robert Johnson est mort à 27 ans, sans doute empoisonné par un rival amoureux. Guitariste prodige, il aurait hérité de ses dons en vendant son âme au diable. De ce personnage énigmatique dont on ne connaît le visage qu’à travers deux photos retrouvées longtemps après sa mort, les auteurs dessinent un portrait fascinant qui explore son âme tourmentée et son existence sulfureuse.

Un hommage digne du culte phénoménal dont Robert Johnson est l’objet auprès des amateurs de blues et de rock. Non seulement pour son œuvre magistrale, mais aussi parce que son style a influencé plusieurs générations de musiciens, notamment les Rolling Stones, Eric Clapton, Bob Dylan, Led Zeppelin ou plus récemment les White Stripes.

En filigrane de ce portrait de Robert Johnson, Love in Vain est également une chronique aussi poignante que truculente de la vie quotidienne des Noirs dans le Mississippi ségrégationniste des années 1930.

https://fr.shopping.rakuten.com/photo/Johnson-Robert-Love-In-Vain-CD-Album-968959884_ML.jpg

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Vous n’êtes pas mélomane ? Ou alors vous n’aimez pas le blues ?

Qu’importe. Love in vain est avant tout l’histoire d’une vie. Une courte, trop courte vie. 27 ans à peine. Et pourtant ! Une vie bien remplie, si bien qu’on en parle encore 90 ans après son commencement. Bien remplie oui, mais mystérieuse. De cet homme, il ne reste que 2 photos et quelques chansons.

C’est un album avec un dessin très sombre, très noir. Noir comme l’était Robert Johnson, noir comme son désespoir, noir comme la nuit où il reprenait vie, noir comme sa musique… Je ne connaissais pas ce musicien. Il a pourtant composé de nombreuses chansons reprises par d’autres depuis.

J’ai adoré les illustrations qui ressemble à de la linogravure (dixit mon père, fan de blues et de jazz, à qui je l’ai offert !)

Un album au charme envoûtant, comme l’était sans doute Robert Johnson.
♥♥♥

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Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Enna, Jérôme, Noukette, Mo’, l’ont découverte et appréciée bien avant moi !

Cette semaine, nous sommes chez Stephie

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur Robert Johnson…