Là où chantent les écrevisses

écrevissesLà où chantent les écrevisses

Delia Owens

Traduit par Marc Amfreville

Éditions du Seuil (2020)

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Éditeur : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

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Ce qui m’a le plus touchée dans ce roman, c’est la solitude de cette enfant, puis de cette jeune femme. Et la lâcheté de ceux qui croisent son chemin à un moment ou un autre, famille ou amis. Ce n’est pas une histoire très drôle (même s’il y a quelques passages où j’ai souri) mais c’est une très belle histoire dont certains passages m’ont fait pleurer…

On pourrait avoir des doutes sur les capacités de survie d’une enfant de 10 ans, seule dans le marais. Et sur le fait qu’elle devienne une spécialiste alors qu’elle apprend à lire tardivement et n’a que peu d’échanges avec le monde extérieur… Qu’importe.  J’y ai vraiment cru !

Ce n’est pas autobiographique (et heureusement !) mais totalement inventé. L’autrice s’est inspirée de ses souvenirs d’enfance pour les nombreux passages sur la nature.

(Si vous n’aimez pas du tout les descriptions ou la nature, passez votre chemin !)

Je voulais lire ce roman depuis sa sortie, mais je ne sais pas pourquoi, je ne me “lançais” pas… Et pourtant. J’ai adoré le personnage de Kya (et celui du vieux Jumping aussi).

Une lecture que je vous recommande !

Enna a écouté le livre audio et elle a adoré.

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Vous pouvez lire les 40 premières pages sur le site de l’éditeur.

Ce roman a été adapté en film :

https://ennalit.wordpress.com/wp-content/uploads/2022/06/image.png

Un roman qui participe au challenge “Amérique du Nord Anglophone” chez Enna

Onomatopées dans les albums

onomatopées

Onomatopées dans les albums

A partir de 3 ans

hi hi ha ha ha

de Michiyo Namura

L’école des Loisirs (2017)

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Un album sans histoire pour les tout petits. Ce sont juste des personnages qui se balancent, se font des câlins, s’amusent et rigolent.

Les illustrations, à l’image de la couverture, sont des photos de personnages en pâte à modeler (ou en pâte à sucre ? On en mangerait en tous cas !) C’est très coloré, les sujets sont souriants et le tout plutôt amusant !

Les mots ? Juste quelques onomatopées, du bruit, des sons pour rigoler. Un album plein de fraîcheur, de couleur et de sourires…

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onomatopéesBloub ο bloub ο bloub

de Yuichi Kasano

L’école des Loisirs (2007)

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Un petit garçon, avec sa bouée et suivi de son papa, court vers la mer. C’est l’été et il fait très chaud ! Le petit garçon est tranquille, allongé sur sa bouée, quand tout à coup…

Tiens ? Des bulles ? Qu’est-ce que c’est ? Mais… c’est Papa ! Qui soulève la bouée et le petit garçon avec.

Mais d’autres bulles suivent… Qu’est-ce que c’est ?

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Un livre dont le sens de lecture peut surprendre. Il s’ouvre par le bas et se lit, de haut en bas.

Les illustrations sont très jolies et les personnages très expressifs. Et, si on imagine bien la fin, on l’attend et on l’espère !!

C’est une petite histoire amusante qui illustre bien les plaisirs de la baignade et des vacances à la mer…

De cet auteur, Sophie vous a déjà présenté “Tut-tut

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Des albums qui participent à deux challenges

Un mois au Japon chez Lou et Hilde !

ainsi qu’à celui de Pativore sur la littérature jeunesse

(thème : nature)

LE BEAU PARLEUR

parleur

Aventure, à partir de 10/11 ans

LE BEAU PARLEUR

Teresa Radice & Stefano Turconi

Coll. Treize Étrange

Glénat (2024 / vo 2023)

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Pedro est jeune garçon qui vit dans un petit village au cœur de la forêt amazonienne. Il est proche de la nature, en avance sur son âge, lit beaucoup et se délecte des histoires que lui raconte son frère aîné quand il revient de ses nombreux voyages. Mais voilà, Vincente n’est pas vraiment cet aventurier-voyageur qu’il prétend être… Et s’il a fui la maison ce matin alors que tout le monde dormait encore, c’est sans doute parce que ses mensonges allaient le rattraper ! En partant à la recherche de ce grand frère qu’il admire tant, Pedro va certes découvrir les secrets de son aîné, mais surtout se confronter à la violence du monde des adultes et de leurs bassesses. Sous couvert d’un thriller exotique aux décors époustouflants, Le Beau parleur, à l’instar du Port des marins perdus, résonne comme une quête initiatique. Celle d’un petit garçon qui quitte le monde de l’enfance et sort grandi de cette aventure où se mêlent découvertes, espoirs, doutes et désillusions.

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Un beau parleur, c’est un baratineur. Quelqu’un qui sait faire des belles phrases. Raconter de belles histoires. Mais au final, c’est un menteur…https://static.fnac-static.com/multimedia/PE/Images/FR/NR/b7/d6/f3/15980215/1520-4/tsp20260222164053/Le-Beau-Parleur.jpg

Pedro est un jeune garçon de 11 ans qui vit en plein milieu de la forêt amazonienne au Brésil et n’a jamais quitté son petit village. Aussi est-il ravi lorsqu’il voit débarquer son grand frère Cent. En effet, celui-ci lui raconte ses voyages, ses aventures et le fait rêver… Et puis surtout, Cent ne rentre pas souvent à la maison et il manque beaucoup à Pedro.

Mais très vite, on sent qu’il y a un problème. L’autre frère, José, le frère aîné, n’est visiblement pas content de voir Cent quand il rentre de la pêche. Et le lendemain, c’est le drame : le bateau de José, celui qui lui sert à travailler, a disparu…

Pedro va partir à la recherche de ce frère aventurier, voyageur, beau parleur… Et essayer de découvrir qui il est vraiment. Et, à tort ou à raison, on plaint ce petit garçon naïf, rêveur et plein d’amour pour son grand-frère !

C’est une très belle BD, les personnages sont expressifs, les couleurs vives et l’histoire pleine de rebondissements.

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L’avis de Pativore

Feuilleter les premières pages (site éditeur)

Des mêmes auteurs : Le port des marins perdus , Violette autour du monde (BD jeunesse pleine de pep’s !) Amour minuscule et LA TERRE, LE CIEL, LES CORBEAUX

J’ai également lu et bien aimé la trilogie jeunesse “Tosca des bois“.

Cette semaine, nous sommes chez Moka

Le goût du cresson d’Andrea Wang et Jason Chin

Un récit émouvant au cœur d’une tragédie familiale

Album pour la jeunesse dès 7 ans

 Le goût du cresson

d’Andrea Wang et de Jason Chin

Editions Hong-Fei, octobre 2024,

40 pages-16,50 euros

Thèmes: famille, secret, enfance, deuil, Chine, pauvreté

 

Présentation de l’éditeur: “Sur une route de l’Ohio, une famille sino-américaine ramasse du cresson sauvage. Alors que les parents y mettent tout leur cœur et que leur jeune garçon s’amuse beaucoup, leur fille vit ce ramassage comme une honte. De retour à la maison, elle boude le plat cuisiné par sa mère qui décide alors de lui révéler un épisode douloureux de sa propre enfance passée en Chine (…)”

 

Le goût du cresson traite avec beaucoup de sensibilité un thème assez dur: la pauvreté. Les liens familiaux sont au centre du récit ainsi que le fossé intergénérationnel.

En effet, la petite fille se rebelle face à une tradition familiale qu’elle trouve honteuse et qui n’a pas de sens pour elle.

Cette incompréhension l’amène à rejeter un plat symbolique mais elle l’ignore.

C’est pourquoi le regard de sa mère sur une tragédie familiale passée va l’aider à se rapprocher des siens. Le goût du cresson c’est aussi l’histoire d’un rapprochement entre une mère loin de son pays natal et de sa fille vivant aux Etats-Unis.

Le texte est sobre et les illustrations délicates. Andrea Wang signe un album en partie autobiographique et les dessins de Jason Chin viennent sublimer ses souvenirs.

 

 

Le goût du cresson est un album permettant d’aborder les différences culturelles mais aussi les conséquences dramatiques de la pauvreté.

 

~Melissande~

 

+ Un autre album sur la famille, présenté par Hérisson: Bonne nuit, les jumelles! de Hyewon Yum adapté par Françoise de Guibert

+ Pour découvrir le travail de Jason Chin c’est par ici