Papi Gaga – Roman Hibouk

papiRoman jeunesse
A partir de 8/9 ans

PAPI GAGA

Márcia Abreu

Illustré par Lalalimola

Traduit du portugais par Dominique Nedellec

Coll. Hibouk

La Joie de Lire (2020)

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Résumé de l’éditeur : Jérônimo, alias , vit avec sa mère et son père, ainsi qu’avec Claudia, l’employée de maison. Mais depuis quelque temps son grand-père, Papi Ga est venu vivre avec eux à la maison. Il perd un peu la tête, c’est pour cela que l’appelle Papi Gaga. est super content que son grand-père vive avec eux, ces deux-là s’entendent vraiment très bien ! Ensemble, ils font des combats d’épée et Papi Gaga a toujours de drôles d’expressions qui font rire son petit-fils. Plusieurs fois par jour Papi Gaga demande à , avec beaucoup de nostalgie, s’il se souvient de Boa Esperança ? Ce qui a tendance à beaucoup énerver les parents du petit garçon… Lors d’un week-end les parents de sont invités à un mariage. Claudia doit rester s’occuper du grand-père et de mais cela ne l’enchante guère car elle aimerait beaucoup aller à une fête. Elle finit d’ailleurs par les laisser seuls en leur ordonnant de rester bien sages à la maison… Abandonnés mais heureux, les deux compères décident alors de partir en train pour Boa Esperança…

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C’est une histoire hautement improbable mais très drôle. La cavale d’un petit garçon et de son grand-père. Le grand-père parle sans arrêt de son enfance dans son village natal à son petit fils. Si bien que le jour où ils se retrouvent seuls, ils décident d’y aller. Et bien évidemment, ils y arrivent !

Le grand-père vieillissant et perdant la mémoire, on pourrait penser que c’est triste. Mais pas du tout. Le sujet est traité avec beaucoup de tendresse, il y a une relation très forte entre le grand-père et le petit fils. Et puis, en vieillissant, on n’oublie pas tout… Et on peut encore apprendre bien des choses à ses petits enfants !

Un joli roman qui attendait dans ma pal depuis bien longtemps (la faute à sa couverture verte qui ne m’attirait pas du tout !!)

L’illustratrice a une façon de dessiner les personnages qui rappelle Sempé.

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Lire un extrait (site de l’éditeur)

Le site de l’illustratrice

Une histoire un peu similaire, mais avec une grand-mère et sa petite fille : Mamie et moi

Un roman qui participe au Challenge d’Antigone Objectif Pal

“Un monde à inventer” de Stéphanie Demasse-Pottier et Magali Dulain

Un album en noir et blanc reflétant à merveille le pouvoir de l’imagination

Album pour la jeunesse dès 7 ans

Un monde à inventer
de Stéphanie Demasse-Pottier
et Magali Dulain

Editions L’étagère du bas, octobre 2020,
32 pages- 13,20 euros

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Thèmes: art, imagination, expressions artistiques, monde intérieur

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Présentation de l’éditeur: “Une petite fille se promène au gré de ses réflexions, de ses inspirations et de ses découvertes. Le chemin de la création est sans fin… Au fil de sa promenade, au milieu des arts, l’enfant finira-t-elle par trouver son propre chemin?”

 

Cet album en noir et blanc est une véritable ode à l’imagination. Il explore avec délicatesse les différentes formes d’expression artistique.

Sur la première double-page d’Un monde à inventer, une étrange petite fille à la chevelure sumontée d’un paysage se met en mouvement. Elle découvre un carnet sur le sol et s’interroge. Sur la page de garde, elle se saisit du carnet et l’aventure peut commencer…

Les décors sont sobres et stylisés. Notre héroïne évolue dans son propre monde, un univers qu’elle façonne au gré de ses envies et de ses besoins. C’est un très beau message que nous livrent les illustrations de Magali Dulain et le texte de Stéphanie Demasse-Pottier.

Pour animer cet album original, Magali Dulain a utilisé une seule technique: un crayon épais noir. Et cela a donné naissance aux dessins épurés d’Un monde à inventer. Quant au récit, il est simple et efficace. En effet, en quelques lignes, Stéphanie Demasse-Pottier parvient à donner corps aux plus belles formes de créativité. On y retrouve le dessin, la peinture ou encore la musique. La danse y est même représentée sur les 3ème et 4ème de couverture.

La petite fille (dont on tait le nom) s’initie donc à tous les arts, y compris la photographie. Elle se cherche en réinventant son monde.

Un monde à inventer est donc un ouvrage peu commun, poétique et novateur. Quelle meilleure manière de faire prendre conscience aux enfants qu’ils possèdent tous un don qu’il leur faudra exploiter afin de faire vivre leur monde intérieur?

En somme, une très belle découverte!

 

~Melissande~

 

+La chronique de Un monde à inventer, par Nicole Tharin sur ricochet-jeunes.org

+Un autre album évoquant la poésie de l’enfance:   Tu te souviens de Zoran Drvenkar et Jutta Bauer (présenté par Nathalie)

Tu te souviens… Album jeunesse

souviensDeux amis se souviennent
Album à partir de 6/7 ans

Tu te souviens…

Zoran Drvenkar & Jutta Bauer

La Joie de Lire (2020)

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Présentation de l’éditeur : Deux enfants à l’aventure. L’un d’eux interpelle l’autre et lui demande s’il se rappelle quand la route n’en finissait pas, quand ils ont eu peur des chiens, quand il a fait sombre tout à coup et que la pluie s’est mise à tomber, quand deux renards ont eu un accident, quand des vaches ont couru vers eux… Deux enfants courageux, qui surmontent ensemble mille et un dangers réels ou imaginaires, avant de s’endormir fiers et contents, des histoires plein la tête en se jurant de n’avoir plus jamais peur.

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Deux personnes âgées (au crayon gris sur certaines pages) se souviennent des aventures vécues ensemble lorsqu’elles étaient enfants. Des aventures réelles ou imaginaires ? Il y a “Tu te souviens de la rencontre avec un lutin, de celle avec des chèvres qui jouent aux cartes ?”. Il y a aussi le goût de la pluie sous un arbre (une goutte a un goût de menthe, l’autre un goût de pierre froide…).

C’est plein d’imagination, de poésie, de tendresse. Et c’est drôle aussi ! Un bel hommage aux aventures de l’enfance.

Les illustrations (à l’aquarelle ?) sont très belles et toutes douces…

Un très bel album qui parle d’amitié, de complicité et du temps qui passe.

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Sur le site de l’éditeur, deux petites “bio” :

Jutta Bauer

Zoran Drvenkar

https://www.lajoiedelire.ch/wp-content/uploads/2020/02/tu_te_souviens-19.jpg

Sur les souvenirs et le temps qui passe, un autre album (pour les grands) : Quand les groseilles seront mûres

L’Amie en bois d’érablede Delphine Roux et Pascale Moteki

L’amie en bois d’érable est un beau conte sur la continuité des énergies

Album pour la jeunesse dès 7 ans

L’amie en bois d’érable

de Delphine Roux

et Pascale Moteki

 

Editions HongFei, Hors-collection, juin 2020, 44 pages- 15,50 euros

 

Thèmes: absence, émotion, rencontre, transmission, enfance, Japon

 

Présentation de l’éditeur: “Tomoko, petite fille sensible et curieuse, reçoit de sa tante une poupée Kokeshi en bois d’érable. Elle l’adore et en fait son amie pour chaque moment de sa vie. Mais un matin d’orage, elle la perd (…)”

 

Ce très bel album conte le lien entre une enfant et un objet. Symbolique de l’enfance, la petite poupée en bois présentée dans L’amie en bois d’érable est presque magique.

Comme dans de nombreuses philosophies asiatiques, la kokeshi est un objet sacré dont on doit prendre soin. Ainsi elle veillera avec amour sur les personnes qui la chérissent.

Du côté des illustrations, les couleurs vives sont mises en valeur grâce aux fonds blancs. Ce procédé subtil permet de mettre en avant la finesse des dessins de L’amie en bois d’érable.

A travers ce récit, on apprend que ce qui est perdu réapparaît au moment opportun. La notion de patience est aussi évoquée par le biais de la Tomoko adulte qui tient un atelier de poterie.

J’ai beaucoup aimé L’amie en bois d’érable pour son originalité et aussi car je suis passionnée par la culture japonaise depuis l’enfance.

 

 

Un titre à découvrir absolument!

~Melissande ~

Les petits plus :

+ L’avis de Sophie Hérisson : Quelle douceur que cet album japonisant L’amie en bois d’érable ! J’aime beaucoup les Kokeshi et le voyage de celle de cette histoire est vraiment touchant, il permet une transmission sur les années, et voir grandir la petite héroïne est toujours quelque chose que j’apprécie dans les albums, qui ont souvent une temporalité plus courte. 
Ma fille de 6 ans a apprécié cette lecture malgré certaines complexités culturelles.

+ Sélectionné pour le prix des Incorruptibles 2021 2022 niveau CE1
+ Mois Japon chez Lou et Hilde

 

+ L’avis de Marine Landrot pour Telerama

+ L’avis de Michel Driol sur Li&Je

+ Un autre conte inspiré de la culture japonaise,  présenté par Nathalie: Le kami de la lune de Nathalie Dargent et Sandrine Thommen