Mamie Gâteau s’emmêle le tricot

Mamie

Mamie Gâteau s’emmêle le tricot

Gwladys Constant & Gilles Freluche
Coll. Ottokar
éditions Oskar (2018)
*****

Côme aime bien aller chez sa Mamie Madeleine. Mais depuis quelques temps, il s’y passe de drôles de choses ! Des objets qui disparaissent, qui changent de place… Mamie Madeleine a dit à Côme que c’était un fantôme qui lui faisait des blagues. Mais on ne peut pas dire que ça rassure le petit garçon, bien au contraire…

*****

Une très jolie histoire sur une maladie que chacun peut malheureusement avoir à côtoyer un jour : Alzheimer. C’est raconté avec beaucoup d’humour, et j’ai vraiment aimé la fin de l’histoire, pleine de tendresse et très touchante.

De cette auteure, nous vous avions déjà présenté « La crocheuse d’enfant« .

Sur Ricochet, la bibliographie de Gwladys Constant

Son site ici

Elle a également une page FB

Le site de Gilles Freluche

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Bug 1 d’Enki Bilal #BD

Bug, une bande dessinée d’anticipation passionnante sur l’impact du numérique dans le monde, doublé d’un véritable récit d’aventure qui se rapproche même du thriller ! Incontournable pour tous les fans de science-fiction !

Bug Enki Bilal

Bande dessinée – Science-Fiction

Bug
livre 1

Enki Bilal

Casterman, novembre 2017
9782203105782, 18€
88 pages
Disponible en pdf et epub
gratuit

Thèmes : numérique, dystopie, famille, mémoire, informatique, suspense

***

Enki Bilal est un nom incontournable de la bande dessinée pour adulte de ces dernières années, même s’il n’avait rien publié depuis 2014. Artiste, peintre, auteur, il a un trait reconnaissable, qui confère à ses bandes dessinées un univers particulier. Bug est sa nouvelle série de science-fiction, un récit d’anticipation visionnaire, très réussi.

L’intrigue de Bug

Dans ce tome 1 Enki Bilal nous offre un début sans temps mort, avec une situation de départ qui s’ancre dans notre mode de vie actuelle : toutes les mémoires numériques, le web, les disques durs, les clés usb… tout a disparu, tout a été effacé ! Comment, pourquoi ? C’est bien ce que tente de comprendre l’ensemble des politiques internationales. Dans cette société futuriste encore plus connectée que la notre, c’est un drame ! Sans le numérique, beaucoup sombrent dans la folie, en manque. Les politiciens s’accusent les uns les autres. Les jeunes ne savent plus comment vivre. Les connectés médicaux décèdent, bref c’est la panique la plus complète sur Terre… mais aussi dans l’espace où une mission revenant de Mars est retrouvée avec un seul survivant, un homme qui pourrait détenir une partie des réponses, Kameron Obb…

Entre anticipation et récit d’aventure, Bug nous offre une belle réflexion sur notre monde ultra connecté, son avenir, et les dangers qui reposent sur cette utilisation à outrance. Grâce à des personnages intriguants et un récit aux multiples point de vue, ce premier tome réussi pleinement son rôle de découverte de la situation, de mise en place des personnages, mais aussi de turn-over ! Quelle frustration que de devoir s’arrêter dans ce récit !
Les dessins -peintures- d’Enki Bilal, offrent toujours une ambiance ambiguë, et je n’apprécie que moyennement ce style en bande dessinée. J’ai toujours du mal à m’habituer à ses personnages dans ses récits, et si j’ai eu cette même impression au début, l’intrigue a finalement pris le dessus pour me happer dans cet univers. Et puis il faut dire que graphiquement, esthétiquement, les points de vue d’Enki Bilal sont extrêmement fins, cinématographiques, puissants. Le cadrage est travaillé, les changements de points de vue aussi !

Personnages de Bug

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Les relations entre les personnages, qui évoluent tout doucement dans ce premier tome, sont riches de promesse… tout comme les intermèdes réguliers qui permettent de présenter les différents aspects de cette crise numérique mondiale. Le tout est parsemé de réflexions justes et brillantes sur notre société et la situation, qui apportent une touche d’humour noir à ce récit.

Bug, un premier tome très réussi d’anticipation, avec une situation qui permet de réfléchir sur notre monde actuel – le principe d’une dystopie -, tout en créant un véritable univers d’aventure, avec des personnages attachants. J’ai hâte de retrouver Kameron Obb dans le tome 2 !


Les petits plus : 

+ Bande dessinée offerte dans le cadre de l’opération Priceminister 1 blog 1 BD.
+ Le site d‘Enki Bilal
+ Sur le site de Casterman

+ Challenge Petit Bac 2018 : mot unique

+ L’avis de Blondin, beaucoup plus habitué que moi aux titres de Bilal !

+ Participation à la BD de la semaine, tous les billets chez Noukette (évidemment je m’étais encore trompée ^^)

La parenthèse – Bd ado/adulte

parenthèseLa parenthèse

Élodie Durand

Delcourt (2010)

** * **

La parenthèse : Un jour, Judith commence à avoir des malaises, des absences, des pertes de mémoire régulières. Ses proches lui en parle, mais elle ne s’en rend pas compte. Un généraliste lui conseille alors d’aller voir un neurologue, mais elle refuse le diagnostic de celui-ci. En fait, ses « absences » ce sont des mini-crises d’épilepsie dues à une tumeur. Et en plus, Judith perd peu à peu la mémoire, au point de ne plus savoir compter ou réciter l’alphabet.

** * **

Ce témoignage illustré est très parlant. On comprend bien ses absences, ses questionnements, son mal-être. Drôle de maladie qui vous prive peu à peu de votre mémoire et de tous vos acquis… On la suit dans sa « chute » dans la maladie, puis dans sa bataille pour retrouver sa mémoire, ses acquis, les choses qui paraissaient évidentes et qui ne le sont plus. Pour retrouver sa vie d’adulte autonome en fait…

Malgré le thème, qui est assez dur, ce n’est jamais ni « geignard » ni déprimant. Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Peut-être parce qu’Élodie Durand, même si elle raconte sa propre histoire, la raconte comme si elle appartenait à une autre (Judith). Peut-être aussi parce qu’elle était apparemment dans le déni tout au long de sa maladie…

Les illustrations, parfois très étranges permettent de « voir » comment elle se sentait à ce moment là. Et le fait de faire parler ses parents, sa famille est intéressant aussi, on voit les différences de perception des évènements.

Une première bd intéressante et originale qui m’a beaucoup plu !

** * **

La parenthèse a reçu le Prix Révélation
 du Festival d’Angoulême en 2011

Ainsi que le Prix BD 2011 des lecteurs de Libération

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Sur le blog d’Élodie Durand, vous pourrez voir plusieurs pages d’illustrations

Sur le site de l’éditeur vous pourrez voir 4 planches

D’autres que moi ont aimé : Noukette, Le carré jaune

 

parenthèse

Cette semaine nous avons rendez-vous chez Stéphanie de Mille et une Frasques

L’Auberge de Nulle Part – Innocenti

AubergeL’Auberge de Nulle Part

J. Patrick Lewis & Roberto Innocenti

Gallimard (2002)

* * *

Par un morne après-midi, un artiste s’aperçut qu’il avait perdu son imagination. Mais était-elle juste égarée ou réellement perdue ? Lui, l’artiste, le peintre, qu’allait-il devenir sans elle ? Il décida donc de partir à sa recherche… Il rangea, puis ferma, sa petite maison et monta dans sa 4L rouge, qui, étonnement, semblait savoir où elle allait… Après plusieurs heures de trajet, la 4L finit par s’arrêter devant une extraordinaire auberge battue par les flots.

* * *

Et me voilà béate d’admiration (et d’envie !) devant cette magnifique double-page montrant une vieille maison de pierre posée sur le sable, devant une mer déchaînée qui n’est pas sans rappeler « la vague » d’Hokusai. Un ciel nuageux dans le soleil couchant, quelques mouettes et macareux complétant le tableau. Et notre peintre, indécis, qui se tient devant le perron, sa valise à la main…

J’ai tout aimé dans cet album : l’histoire et les illustrations bien sûr, mais aussi l’ambiance, les couleurs et toutes ces références à d’autres imaginaires ! Si vous ne trouvez pas tout, la postface vous aidera à reconnaître tous les invités de cette histoire comme « la petite sirène », « Huckleberry Finn », « le baron perché » ou encore « Antoine de Saint-Exupéry » (et bien d’autres !) Un album qu’on peut bien sûr lire aux enfants, mais dans lequel les parents verront bien d’autres choses…

Ce que j’ai « entendu » dans cette histoire, c’est que notre imaginaire se nourrit de celui des autres ! Autrement dit, lisez, regardez, soyez curieux ! 

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Roberto Innocenti a reçu le prix Hans Christian Andersen en 2008 pour l’ensemble de son œuvre.

De cet illustrateur, je vous ai déjà présenté « La petite fille en rouge » et « La maison » (2ème album présenté) et Rose Blanche.

Une interview de l’illustrateur Roberto Innocenti sur le site du CRILJ (Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse)

Quelques recherches sur l’auteur et cet album m’ont permis de découvrir l’existence du Musée de l’illustration jeunesse qui se trouve à Moulins. Une bonne raison de plus pour aller en Auvergne !

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Petit commentaire de Sophie : « J’ADORE Innocenti, et surtout cet album!!!  »

Réponse de Nath : Moi aussi, j’ADORE Innocenti et cet album ! ;)

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D’autres que nous l’aiment aussi (et en plus elles ont mis plein de photos !) : Le bazar littéraire, Colimasson

challenge albums 2017

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