Khadim, le petit Lord – Roman jeunesse

khadim

Vivre ensemble, un rêve ?

A partir de 9/10 ans

KHADIM, LE PETIT LORD

Gwladys Constant

Éditions Oskar (2018)

 *****

Khadim découvre avec émerveillement les joies de l’hiver. En effet, il est arrivé depuis peu du Sénégal avec sa mère, Koumba. Leur vie n’est pas facile, ils vivent dans un centre d’accueil qui n’ouvre que pour la nuit, de 19h à 7h du matin. Ensuite, Khadim va à l’école Jacques Prévert, Prévert dont il aime tant la sonorité des poèmes, même s’il ne comprend pas tout. Et pour les aider dans toutes leurs démarches, il y a une travailleuse sociale, Edwige. Un jour, elle arrive avec une très bonne nouvelle : une place s’est libérée chez la Comtesse !

*****

Plus encore que l’histoire, même si elle est intéressante, c’est l’écriture qui m’a frappée. Une écriture légère, poétique et élégante, pour parler de sujets graves tels que le racisme, les migrants, les travailleurs pauvres ou encore les préjugés, ces « étiquettes » que l’on colle sur les gens sans les connaître.

Un livre optimiste et joyeux malgré les thèmes abordés. Seule la fin, un peu « abrupte » m’a laissé un goût étrange, un goût de « trop peu » ! J’aurai eu envie de mieux connaître toutes ses personnes (même si je sais qu’elles n’existent pas !!), connaître leur histoire. Je trouve qu’on se pose finalement plus de questions en fermant ce livre qu’en l’ouvrant.

Et puis, tous ces extraits de poèmes m’ont donné envie de relire Prévert !

*****

Extrait :

« Il est 7 heures. L’heure de quitter la chaleur des vieux radiateurs en fonte, du dortoir accueillant les sans-abri, comme des pensionnaires de la malchance. Sur le lit d’hôpital, Khadim a laissé sa couverture fétiche, la couverture du village, emportée dans la fuite, vestiges de nuits tout autres et tellement plus noires et silencieuses. Les veilleurs ont dit : « Sortez, c’est l’heure », et le bruit des clés, lourdes, fermant les portes, a lesté les pas de tous ceux qui ne savent où aller. »

*****

De cette autrice, nous vous avions déjà présenté La crocheuse d’enfant et Mamie Gâteau s’emmêle le tricot

Sur Ricochet, la bibliographie de Gwladys Constant et leur avis (je suis tout à fait d’accord avec le « bémol« ) sur ce roman

*****

Ce petit roman traîne dans ma pal depuis plusieurs mois…

Il participe donc au Challenge Objectif PAL chez Antigone

Nous suivre et partager :
error0

Kiki la petite sorcière – Roman jeunesse

KikiRoman jeunesse

A partir de 9/10 ans

KIKI LA PETITE SORCIÈRE

Eiko Kadono

Ynnis Éditions (2019)

*****

1er tome d’une série de 6.

*****

Résumé : Kiki est une jeune sorcière qui vit chez ses parents, dans un petit bourg niché entre une forêt et de jolies prairies. Elle vient juste d’avoir 13 ans. Et, comme toutes les sorcières à cet âge là, elle doit quitter ses parents et commencer son apprentissage. Ce qui signifie qu’elle doit devenir autonome. Trouver un endroit, ville ou village, où s’installer. Puis se rendre utile à son entourage grâce à ses pouvoirs. Oui, c’est ainsi que les sorcières « gagnent » leur vie. Elles rendent service et on leur donne quelque chose en échange, comme de la nourriture par exemple. Mais ce n’est pas si facile de quitter le domicile parental… Heureusement, Kiki a un chat (noir, ça va de soi !), Jiji, qui l’accompagne partout et lui tient compagnie.

*****

Mon avis : C’est un roman que j’ai lu pendant le RAT d’Halloween (du 11 au 13/10/19). Je n’ai pas vraiment aimé le prologue (il fait juste 8 pages) que j’ai trouvé trop « didactique ». Mais il a le mérite de poser le cadre de l’histoire et de présenter les différents personnages. Ensuite, le style est beaucoup plus vivant et on se laisse vite emporter par cette histoire franchement mignonne. La jeune Kiki est une jeune fille charmante et volontaire à laquelle on s’attache vite. J’ai indiqué qu’il s’agissait d’un premier tome, mais il peut se lire tout seul, l’histoire est complète.

Un agréable moment de lecture !

*****

Chez le même éditeur, déjà présenté sur ce blog : 7 nuits

Si vous ne connaissez pas les éditions YNNIS (qui existent depuis 2013), sachez qu’ils sont spécialisés dans la culture pop, les mondes imaginaires et le Japon (anime et mangas entre autres).

Ce roman participe au Challenge Halloween

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0

Dans la toile du passé – Roman jeunesse

toilePeut-on « transmettre » son passé ?

A partir de 11 ans

DANS LA TOILE DU PASSÉ
Anouk Bloch-Henry

Éd. Oskar (2018)

*****

Ana adore aller chez ses grands-parents, qu’elle a surnommé Jep et Jem. Ana, qui habite en ville, adore leur jardin, un vrai espace de liberté. Avec Jep, son grand-père, elle s’occupe du potager, va à la pêche, l’écoute réciter des poèmes. Avec Jem, sa grand-mère, elle apprend à tricoter et à manger ses crêpes sans se salir les doigts. Jep ne prend jamais rien au sérieux. Pour les réponses sérieuses, mieux vaut demander à Jem.

Un jour, La Mort vint chercher Jep. Elle le rata de peu, mais il dû aller passer quelques temps à l’hôpital. Ana compris ce jour là que ses grands-parents aussi pouvaient mourir et elle fut très triste. Si triste qu’elle n’arrivait plus à manger. Le médecin qui l’examina lui dit qu’elle avait des toiles d’araignées plein le ventre…

*****

Même si j’aime beaucoup les romans qui parlent de l’Histoire, j’ai toujours une grosse appréhension avant d’en ouvrir un qui parle de la seconde guerre mondialePourtant, celui-ci se lit sans problème ! Même si l’on y parle de la mort, la façon dont le sujet est abordé fait qu’on ne se sent pas oppressé.

Ce roman en fait, parle surtout des secrets de famille. Des « non-dit« , de toutes ces choses non formulées qui finissent bien souvent par dégénérer en conflit. Du mal que peuvent faire ces secrets. Mais il parle aussi de la difficulté que peuvent avoir les gens à exprimer ces souvenirs souvent douloureux pour eux.

Le côté « fantastique » aide à « adoucir » l’histoire.  Je ne sais pas si les enfants comprendront le côté « transmission » des secrets d’une génération à une autre, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont c’est raconté.

*****

L’avis d’Histoire d’en lire

Sur la Seconde Guerre Mondiale, plus « documentaire » : Oradour, un village si tranquille

Nous suivre et partager :
error0

Le chat des archives – enlèvement à Venise

enlèvementRoman policier jeunesse

A partir de 10 ans

Le chat des Archives
Enlèvement à Venise
Muriel Carminati

Oskar éditeur (2018)

*****

Borgatto, le célèbre chat responsable des Archives, se retrouve bien seul. En effet, l’aubergiste chez qui il vit, Aldo Pomponnazi, et qui lui prépare ses mets préférés doit s’absenter. Son meilleur ami vient de mourir. Notre chat se retrouve confié à la nièce de l’aubergiste, Luisa et à son mari Giuseppe. Mais Borgatto se rend vite compte que Giuseppe n’est pas très recommandable… Avant d’avoir le temps d’agir, notre chat des Archives est victime d’un enlèvement ! Et se retrouve aux mains d’un individu peu fréquentable, enfermé dans une bibliothèque et contraint de chasser les souris pour se nourrir.

*****

Ce roman policier destiné aux enfants est une bonne surprise ! Il s’agit du 4ème tome de la série, et comme je n’ai pas lu les 3 premiers, je m’attendais à être un peu larguée. Mais en fait pas du tout. Même si je pense qu’il doit être plus sympa de les lire dans l’ordre, on peut parfaitement lire celui-ci sans avoir lu les autres.

L’enquêteur, vous l’aurez compris, est un chat. Borgatto, un chat responsable des Archives de Venise ! L’histoire se déroule probablement au 18ème siècle.

Je ne connaissais pas cette autrice, mais j’ai bien aimé son style et le vocabulaire employé, qui est plutôt d’un bon niveau, mais pas de soucis, les mots « compliqués » sont expliqués.

*****

Petite bio de l’autrice sur le site d’Histoire d’en lire

D’autres livres, romans ou livres-jeu (pour le même âge) qui se déroule à Venise : Le prince des voleurs, Enquête à Venise, Lion Boy, La belle et la bête

Nous suivre et partager :
error0