La cité lagune 2. A la recherche de Nella d’Anne Kalicky

Une suite où le passé des deux soeurs se révèle peu à peu…

Roman fantastique pour la jeunesse
à partir de 10 ans

La cité lagune
2. A la recherche de Nella

d’Anne Kalicky

Editions Flammarion jeunesse,
septembre 2020,
ill. de Sophie de La Villefromoit,
196 pages- 10,90 euros

 

Thèmes: Enquête, fraternité, pouvoir, aventure

 

Présentation de l’éditeur: “Dans les rues sombres de la cité lagune, deux sœurs sont prêtes à tout pour découvrir le secret de leur naissance… Nella a disparu, enlevée par d’étranges ombres. Sa sœur Mahaut se lance alors dans une quête captivante qui l’amènera à combattre de terrifiants esprits.”

 

Bien qu’une aura de mystère plane toujours, on en apprend un peu plus sur la “malédiction” des jumelles. Dans ce second tome de la Cité Lagune, l’auteure ne perd pas de temps. Très vite, Mahaut mène l’enquête afin de retrouver Nella.  A la recherche de Nella est selon moi un tome plus abouti.  Le premier m’avait semblé un peu plus lent. Mais c’est sans doute normal étant donné qu’il fallait planter le décor.

L’intrigue est donc mise en place en douceur et dans A la recherche de Nella, nous faisons plus ample  connaissance avec un ennemi tapi dans l’ombre. Grâce à l’intervention par télépathie de Nella, Mahaut sait comment déjouer le plan de cet adversaire invisible.

Plus de rebondissements donc et une quête de talismans à travers la ville; cette suite est beaucoup plus rythmée.  La plume d’Anne Kalicky est toujours aussi fluide. Ce roman se lit rapidement, l’intrigue est intéressante et on a envie de savoir le fin mot de l’histoire.  A la recherche de Nella est une histoire très accessible c’est pourquoi la tranche d’âge conseillée est de 10 à 13 ans.

L’illustration de couverture réalisée par Sophie de La Villefromoit est toujours aussi belle! Elle reflète parfaitement la nature surnaturelle des fillettes.

Ce second tome est donc une bonne suite. J’ai apprécié le fait que l’intrigue prenne un tournant décisif, on comprend mieux vers quoi l’auteure nous emmène.

En somme, une sympathique saga à découvrir ou à faire découvrir.

 

~Melissande~

 

+ Un petit rappel du tome précédent? C’est par ici

+  Le premier tome d’une autre  saga magique, présenté par Hérisson: Lily et la magie défendue de Holly Webb

 

 

Gaspard de Paris – L’attaque des automates

GaspardUne aventure rocambolesque !
Roman dès 8 ans

Gaspard de Paris

L’attaque des automates

Paul Thiès & Benjamin Strickler

Castor Romans

Flammarion (2020)

*****

Gaspard est un jeune orphelin de  13 ans qui vit à Paris. Il a été recueilli par le Père Socrate, un vieil antiquaire très gentil. Ils vivent tous les deux sur la butte Montmartre, un très joli coin avec de vieilles maisons et des jardins. La journée, Gaspard aide le Père Socrate à s’occuper du magasin et le soir il se promène sur les toits avec son hérisson pour nettoyer les cheminées. Il a plusieurs amis : il y a la princesse (Marguerite, fille d’un riche banquier) dont Gaspard est un peu amoureux, Dieudonné son meilleur ami et puis il y a… Une gargouille !!

*****

Le point négatif ? Je n’ai pas trop aimé les illustrations. Mais j’ai bien aimé la façon dont les numéros de pages sont enjolivés !

Je n’avais pas lu le tome 1 (j’ai gagné celui-ci sur Instagram) mais je n’ai eu aucun souci de compréhension, chaque tome peut se lire indépendamment des autres.

C’est une histoire que j’ai englouti en moins de deux ! C’est amusant, il y a du suspense, des rebondissements, des personnages sympathiques (heu… pas tous en fait !) et très différents les uns des autres. Bref, c’est une aventure très agréable à lire et qui plaira sans nul doute aux enfants. Une série qui promet de belles aventures !

Pour lire le début, c’est par ici

*****

Mélissande vous a présenté le tome 1 : Le monstre des toits (mais les tomes peuvent parfaitement se lire séparément)

Et le tome 3 est sorti en janvier.

Le blog de l’illustrateur Benjamin Strickler

Du même illustrateur, un livre jeu : Échappe toi de la tour aux dragons !

Blandine vous parle plus longuement que moi de ce tome 2.

“La maison qui parcourait le monde” de Sophie Anderson

La maison qui parcourait le monde est un roman atypique magnifiquement illustré !

 

La maison qui parcourait le monde couverture

Roman fantastique pour la jeunesse dès 11 ans

La maison qui parcourait le monde

de Sophie Anderson

illustré par Elisa Paganelli

Editions L’école des loisirs, septembre 2020,
illustration de couverture de  Melissa Castrillon
collection Medium, 15,50 euros

***

Thèmes: initiation, épreuve, mort, deuil, amitié

***

 

Présentation de l’éditeur: “Tout ce que veut Marinka, 12 ans, c’est un ami. Un véritable ami. (…) Mais c’est difficile quand votre grand-mère est une Yaga, une gardienne qui guide les morts dans l’au-delà. C’est encore plus difficile quand vous vivez dans une maison qui parcourt le monde, vous emportant avec elle. (…) Alors, quand Marinka tombe sur l’occasion de se faire un véritable ami, elle n’hésite pas à enfreindre toutes les règles… (…)”

 

Tout d’abord, je tiens à m’attarder sur l’objet livre qui est magnifique! La couverture (réalisée par Melissa Castrillon) donne le ton: les illustrations d’Elisa Paganelli sont sobres et très poétiques. Cela se marie merveilleusement bien avec le côté mystérieux du récit. Dès le départ, j’ai été conquise!

L’histoire de La maison qui parcourait le monde sort vraiment de l’ordinaire. Je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à ce type d’intrigue mais c’était une bonne surprise. Si le fantastique est bien présent, il permet surtout d’aborder de manière originale le chagrin causé par le deuil. Sophie Anderson exploite avec brio un panel d’émotions. Il s’en dégage d’ailleurs une question essentielle: comment vivre avec le sentiment de culpabilité qui survient après la perte d’un être cher?

Bien entendu, la mort n’est pas l’unique thème du roman. Mais la grand-mère de Marinka étant une célèbre Yaga, difficile d’ignorer les âmes défuntes attirées par les feux magiques de leur maison. Rassurez-vous, il n’y a rien de morbide. Au contraire, les morts se souviennent avec tendresse de leur vie passée. Mais je n’en dirai pas plus au risque de vous révéler des informations cruciales.

Marinka est bien trop jeune pour comprendre tous les enjeux qu’impliquent la fonction exercée par sa grand-mère. C’est pourquoi elle fera des erreurs et en paiera les conséquences. La maison qui parcourait le monde est un roman initiatique différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Les personnages sont attachants, j’ai aimé découvrir la vie de cette petite fille dans une maison de Yaga. À un moment donné, l’histoire prend une tournure à laquelle on ne s’attend pas du tout et c’est très bien pensé de la part de l’auteure.

En somme, il s’agit d’un roman particulier, aux thématiques un peu tristes mais présentées de manière douce et poétique. De plus, l’auteure livre un message d’espoir à la fin du récit. Je vous invite à le découvrir.

 

~Melissande~

 

+Un roman ado abordant d’une autre manière le deuil, présenté par Hérisson: ‏Le soleil est pour toi de Jandy Nelson

+Un récit atypique, également présenté par Hérisson : Le bonheur de A à Z de Barry Jonsberg

Mission en Sibérie – Histoire vraie !

Connaissez-vous Barthélémy de Lesseps ?
Roman à partir de 10 ans

sibérie

Mission en Sibérie

Élisabeth Rivoire

Collection Aventure

Oskar éditions (2020)

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Barthélémy de Lesseps, fils de diplomate, âgé d’à peine 19 ans, va vivre une aventure extraordinaire. Un ami de son père, ayant confiance en lui, lui demande d’emmener des lettres très importantes de St Pétersbourg à Versailles. A la cour, il va faire la connaissance du Capitaine de Lapérouse. Celui-ci, en s’apercevant que le jeune homme parle plusieurs langues, dont le russe, va l’embaucher comme interprète sur son bateau. Barthélémy va partager la vie de ces marins explorateurs pendant deux ans.

Lors d’une escale au Kamtchatka, le Capitaine de Lapérouse va lui confier une mission de la plus haute importance. Il devra apporter une malle contenant des documents (illustrations, compte-rendus, lettres secrètes écrites par le Capitaine) qu’il lui faudra remettre à Louis XVI.

C’est à dire qu’il va devoir parcourir environ 12 000 kms dont une bonne partie en Sibérie ! Rien que pour sortir de la péninsule du Kamtchatka (la petite partie en rouge, à droite sur la carte) il mettra 6 mois…

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0d/LessepsJourneyAcrossRussiaToParis.png

Je ne suis pas particulièrement une lectrice de biographies ou de récits d’aventures,

mais j’ai été emportée par ce récit !

Ce jeune garçon n’a pas une minute de répit, et nous non plus ! Les deux ans en bateau ne sont qu’effleurés. Par contre, on traverse avec lui la péninsule du Kamtchatka, une partie de la Sibérie, la Russie… On apprend à connaître les différents peuples qui vivaient à ces endroits là, leurs habitations, leurs coutumes, leur nourriture. C’est tout à fait passionnant et je ne me suis pas ennuyée une minute !

On frémit parfois aussi, à l’évocation des dangers rencontrés : des bandits, des animaux sauvages, la glace qui se rompt sous le traîneau, les rochers vers lesquels son embarcation est emportée… Voyager en 1788 n’était pas une mince affaire ! Et il fallait certainement beaucoup de courage, de curiosité (et d’inconscience ?) pour se lancer dans de telles aventures.

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Une biographie de Barthélémy de Lesseps sur Trans’polair

Je triche un peu…

Ce n’est pas un roman de Noël, mais un roman hivernal tout de même !!

Je le mets dans le challenge de Mya

christmas time

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