« Lune rousse » de Paul Beorn et Silène Edgar

Lune Rousse est une aventure palpitante sous le regard bienveillant de la lune.

Lune Rousse

Roman pour la jeunesse dès 8 ans

Les loups-garous de Thiercelieux

Lune rousse

de Silène Edgar

et Paul Beorn

éditions Castelmore, octobre 2019,
350 pages- 12,90 euros

Version adaptée aux lecteurs dyslexiques

Illustration de couverture: Christine Deschamps

Thèmes: loup, vengeance, secrets de famille, masques

« L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux. Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. (…)

Un envoûtant roman d’amitié et de mystère par les auteurs de 14-14 (prix des Incorruptibles 2015-2016), d’après le jeu culte Les loups-garous de Thiercelieux, créé par Philippe des Pallières et Hervé Marly. »

 

Lune rousse a fait l’objet d’une première édition chez Castelmore en novembre 2018, la version d’octobre 2019 est destinée aux lecteurs dyslexiques.

Grande fan du jeu, j’avais quelques appréhensions avant ma lecture car je ne voyais pas du tout comment les auteurs réussiraient à l’adapter en roman. J’étais donc curieuse de voir le résultat et je n’ai pas été déçue!

« Lune rousse » est un roman vraiment captivant. L’ambiance bien particulière du récit lui confère un certain charme. Une fois de plus, Paul Beorn et Silène Edgar ont écrit une oeuvre singulière, d’une grande intensité dramatique.

Le récit de Lune rousse est construit comme un roman à suspense. On y retrouve de vieilles rancoeurs, des secrets de famille et une soif de revanche. Tous les ingrédients sont réunis ici pour offrir aux lecteurs un récit atypique. Par moments un peu angoissant mais terriblement addictif.

Plutôt que de suivre le schéma classique de la figure du loup-garou, les auteurs utilisent un procédé vraiment très original.‎ Nos « enfants de la lune » ne sont donc pas comparables à leurs prédécesseurs sanguinaires. Ceci dit, la première de couverture nous donne déjà un indice concernant l’animal totem des deux protagonistes. Malgré tout, Lune rousse nous réserve bien des surprises.

Depuis que j’ai découvert les romans de Silène Edgar, aucun n’a été décevant. Au vu de la qualité de ce récit écrit à quatre mains, il me tarde de découvrir les romans de Paul Beorn.

Je vous conseille vivement Lune Rousse. Ce livre vaut la peine d’être lu que l’on soit adepte ou non du jeu de société  « Les Loup-garous de Thiercelieux ».

 

~Melissande~

 

+D’autres romans de Silène Edgar présentés par Hérisson, Nathalie et moi:

– Adèle et les noces de la reine Margot

– Moana. La saveur des figues

– 42 jours

– 14-14 (de Silène Edgar et Paul Beorn)

 

+ L’avis d’Amabooksaddict

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Khadim, le petit Lord – Roman jeunesse

khadim

Vivre ensemble, un rêve ?

A partir de 9/10 ans

KHADIM, LE PETIT LORD

Gwladys Constant

Éditions Oskar (2018)

 *****

Khadim découvre avec émerveillement les joies de l’hiver. En effet, il est arrivé depuis peu du Sénégal avec sa mère, Koumba. Leur vie n’est pas facile, ils vivent dans un centre d’accueil qui n’ouvre que pour la nuit, de 19h à 7h du matin. Ensuite, Khadim va à l’école Jacques Prévert, Prévert dont il aime tant la sonorité des poèmes, même s’il ne comprend pas tout. Et pour les aider dans toutes leurs démarches, il y a une travailleuse sociale, Edwige. Un jour, elle arrive avec une très bonne nouvelle : une place s’est libérée chez la Comtesse !

*****

Plus encore que l’histoire, même si elle est intéressante, c’est l’écriture qui m’a frappée. Une écriture légère, poétique et élégante, pour parler de sujets graves tels que le racisme, les migrants, les travailleurs pauvres ou encore les préjugés, ces « étiquettes » que l’on colle sur les gens sans les connaître.

Un livre optimiste et joyeux malgré les thèmes abordés. Seule la fin, un peu « abrupte » m’a laissé un goût étrange, un goût de « trop peu » ! J’aurai eu envie de mieux connaître toutes ses personnes (même si je sais qu’elles n’existent pas !!), connaître leur histoire. Je trouve qu’on se pose finalement plus de questions en fermant ce livre qu’en l’ouvrant.

Et puis, tous ces extraits de poèmes m’ont donné envie de relire Prévert !

*****

Extrait :

« Il est 7 heures. L’heure de quitter la chaleur des vieux radiateurs en fonte, du dortoir accueillant les sans-abri, comme des pensionnaires de la malchance. Sur le lit d’hôpital, Khadim a laissé sa couverture fétiche, la couverture du village, emportée dans la fuite, vestiges de nuits tout autres et tellement plus noires et silencieuses. Les veilleurs ont dit : « Sortez, c’est l’heure », et le bruit des clés, lourdes, fermant les portes, a lesté les pas de tous ceux qui ne savent où aller. »

*****

De cette autrice, nous vous avions déjà présenté La crocheuse d’enfant et Mamie Gâteau s’emmêle le tricot

Sur Ricochet, la bibliographie de Gwladys Constant et leur avis (je suis tout à fait d’accord avec le « bémol« ) sur ce roman

*****

Ce petit roman traîne dans ma pal depuis plusieurs mois…

Il participe donc au Challenge Objectif PAL chez Antigone

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Kiki la petite sorcière – Roman jeunesse

KikiRoman jeunesse

A partir de 9/10 ans

KIKI LA PETITE SORCIÈRE

Eiko Kadono

Ynnis Éditions (2019)

*****

1er tome d’une série de 6.

*****

Résumé : Kiki est une jeune sorcière qui vit chez ses parents, dans un petit bourg niché entre une forêt et de jolies prairies. Elle vient juste d’avoir 13 ans. Et, comme toutes les sorcières à cet âge là, elle doit quitter ses parents et commencer son apprentissage. Ce qui signifie qu’elle doit devenir autonome. Trouver un endroit, ville ou village, où s’installer. Puis se rendre utile à son entourage grâce à ses pouvoirs. Oui, c’est ainsi que les sorcières « gagnent » leur vie. Elles rendent service et on leur donne quelque chose en échange, comme de la nourriture par exemple. Mais ce n’est pas si facile de quitter le domicile parental… Heureusement, Kiki a un chat (noir, ça va de soi !), Jiji, qui l’accompagne partout et lui tient compagnie.

*****

Mon avis : C’est un roman que j’ai lu pendant le RAT d’Halloween (du 11 au 13/10/19). Je n’ai pas vraiment aimé le prologue (il fait juste 8 pages) que j’ai trouvé trop « didactique ». Mais il a le mérite de poser le cadre de l’histoire et de présenter les différents personnages. Ensuite, le style est beaucoup plus vivant et on se laisse vite emporter par cette histoire franchement mignonne. La jeune Kiki est une jeune fille charmante et volontaire à laquelle on s’attache vite. J’ai indiqué qu’il s’agissait d’un premier tome, mais il peut se lire tout seul, l’histoire est complète.

Un agréable moment de lecture !

*****

Chez le même éditeur, déjà présenté sur ce blog : 7 nuits

Si vous ne connaissez pas les éditions YNNIS (qui existent depuis 2013), sachez qu’ils sont spécialisés dans la culture pop, les mondes imaginaires et le Japon (anime et mangas entre autres).

Ce roman participe au Challenge Halloween

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Dans la toile du passé – Roman jeunesse

toilePeut-on « transmettre » son passé ?

A partir de 11 ans

DANS LA TOILE DU PASSÉ
Anouk Bloch-Henry

Éd. Oskar (2018)

*****

Ana adore aller chez ses grands-parents, qu’elle a surnommé Jep et Jem. Ana, qui habite en ville, adore leur jardin, un vrai espace de liberté. Avec Jep, son grand-père, elle s’occupe du potager, va à la pêche, l’écoute réciter des poèmes. Avec Jem, sa grand-mère, elle apprend à tricoter et à manger ses crêpes sans se salir les doigts. Jep ne prend jamais rien au sérieux. Pour les réponses sérieuses, mieux vaut demander à Jem.

Un jour, La Mort vint chercher Jep. Elle le rata de peu, mais il dû aller passer quelques temps à l’hôpital. Ana compris ce jour là que ses grands-parents aussi pouvaient mourir et elle fut très triste. Si triste qu’elle n’arrivait plus à manger. Le médecin qui l’examina lui dit qu’elle avait des toiles d’araignées plein le ventre…

*****

Même si j’aime beaucoup les romans qui parlent de l’Histoire, j’ai toujours une grosse appréhension avant d’en ouvrir un qui parle de la seconde guerre mondialePourtant, celui-ci se lit sans problème ! Même si l’on y parle de la mort, la façon dont le sujet est abordé fait qu’on ne se sent pas oppressé.

Ce roman en fait, parle surtout des secrets de famille. Des « non-dit« , de toutes ces choses non formulées qui finissent bien souvent par dégénérer en conflit. Du mal que peuvent faire ces secrets. Mais il parle aussi de la difficulté que peuvent avoir les gens à exprimer ces souvenirs souvent douloureux pour eux.

Le côté « fantastique » aide à « adoucir » l’histoire.  Je ne sais pas si les enfants comprendront le côté « transmission » des secrets d’une génération à une autre, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont c’est raconté.

*****

L’avis d’Histoire d’en lire

Sur la Seconde Guerre Mondiale, plus « documentaire » : Oradour, un village si tranquille

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