Emma G. Wildford – Bd d’aventure ado/adulte

Emma

Emma G. Wildford

Zidrou & Edith
Noctambule
Éd. Soleil (2017)
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Angleterre, années 20. Emma attend le retour de son fiancé Roald, parti 14 mois plus tôt pour la Laponie. Lassée d’attendre et d’entendre toujours le même refrain de la part de la Royal Geographical Society, Emma décide de partir à sa recherche.

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Ce qui m’a plu :

Une couverture superbe qui me fait de l’œil depuis la sortie de cette bd… Et un « objet-livre » absolument magnifique !
Une belle histoire, de l’aventure, du mystère et de grands espaces avec en plus un côté poétique et onirique.

Une héroïne moderne, libre, autonome, au caractère bien trempé. Une poétesse qui a les pieds sur terre et ne s’en laisse pas compter !!

Un format très original avec une couverture rigide en 3 volets.
Des « surprises » : Une vieille photo, un ticket d’embarquement et une lettre (à ne pas lire trop tôt !) qui complètent l’histoire.
Même si je ne suis pas une grande fan du dessin d’Édith (je n’aime pas sa façon de faire les visages en fait, le reste j’aime bien !), j’ai apprécié les couleurs et surtout le soin apporté à ce splendide « objet » !

Ce qui m’a déplu : Qu’il n’y ait pas un 2ème tome !!

Vous l’aurez compris, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, tant pour l’histoire que pour la beauté de l’objet en lui-même. ♥ ♥ ♥

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Voir les 10 premières pages sur le site de l’éditeur.

Encore une belle découverte faite grâce à mes petits camarades de la BD de la semaine !

Allez donc voir les avis de Mo’, Syl, Blandine, Khadie, Noukette, Moka, Jérôme, Brize

Zidrou, nous vous l’avons déjà présenté ici (Lydie / Les beaux étés / Merci et quelques autres !) + La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis + L’adoption

D’Edith, nous vous avons présenté :  Le jardin de Minuit (Sophie) et… Le jardin de Minuit (moi, avec un train de retard !! )

 

Cette semaine nous sommes chez Moka

Le château de Cassandra – journal

châteauLe château de Cassandra

Dodie Smith

Gallimard Jeunesse (2004)

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Le château de Cassandra est le journal intime d’une jeune fille anglaise des années 1930, qui vit avec son père (un écrivain qui n’écrit plus), sa belle-mère Topaz (une artiste qui communie avec la nature dans le plus simple appareil), sa grande sœur Rose (qui rêve d’une vie meilleure), son jeune frère Thomas (collégien) et le beau Stephen (le fils d’une domestique décédée) qui est resté avec la famille.

Tout ce petit monde habite dans une maison, elle-même située dans la cour d’un château en ruines entouré de douves. Une famille totalement exentrique dont la vie va se retrouver bouleversée par l’arrivée de nouveaux voisins : Deux hommes jeunes, beaux, riches et américains.

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Ce roman, devenu un classique de la littérature jeunesse anglo-saxonne date de 1949, mais malgré son grand âge, il n’a rien perdu de sa fraîcheur !

Le personnage de Cassandra, m’a, dans une certaine mesure, fait penser à Jo March dans « les 4 filles du Dr March » : Elles sont toutes deux passionnées par l’écriture et nous décrivent leur famille de façon délicate et humoristique. Certains l’ont comparé à Jane Austen (la « psychologie » des personnages est moins approfondie à mon avis) et J. K. Rowling, la maman d’Harry Potter a dit : « Cassandra, un des personnages les plus charismatiques que j’aie jamais rencontrés ».

Le cadre où se déroule ce récit (la campagne anglaise, ce château), les rêveries romantiques des deux jeunes filles et cette famille totalement atypique font de ce roman (très facile à lire) une lecture vraiment agréable. Il m’a, en tous cas, fait passer un très bon moment !

En septembre 2009, il faisait partie de la liste des 100 livres préférés des anglais.

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Le mystère Blackthorn – Roman jeune ado

BlackthornLe mystère Blackthorn

Kevin Sands
Bayard Jeunesse (2015)
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Nous sommes en Angleterre, au printemps 1665. Christopher Rowe a 14 ans, il est orphelin et employé depuis 4 ans comme apprenti chez Maître Benedict Blackthorn, un apothicaire. Celui-ci lui a déjà appris à concocter de nombreux remèdes. Mais en cette année 1665, une mystérieuse organisation menace les apothicaires de la ville. Un jour, Christopher reçoit un message codé de la part de son maître, message qui se termine par ces terribles mots : « N’en parle à personne »…

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Commencé ce matin, fini cet après-midi (il fait un peu plus de 500 p., écrit gros il est vrai !) Tout ça pour dire que c’est assez addictif ! On a envie d’aider ce jeune homme à trouver ce qu’il cherche, à décrypter les symboles, à démasquer les meurtriers…

Bref, une « enquête » passionnante, qui nous plonge dans les secrets du métier d’apothicaire. Il y a un petit côté historique forcement, puisque ça se passe en Angleterre en 1665, mais c’est distillé au fil de l’histoire et ne nuit en aucun cas à la fluidité du récit.

Blackthorn

Sorti en Juillet 2017

C’est aussi une histoire d’amitié, parce que Christopher est secondé dans ses recherches -et souvent aussi dans ses bêtises !- par le fils du boulanger, le fidèle Tom, qui, on le verra, manie fort bien le rouleau à pâtisserie, et pas toujours pour faire des gâteaux !

Et comme nous avons de la chance, un deuxième tome vient de sortir, « Le trésor Blackthorn » !

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Vous aimez l’aventure, le mystère, le suspense et les énigmes ? Le mystère Blackthorn est fait pour vous !!

Kevin Sands est un scientifique canadien. Le mystère Blackthorn est son 1er roman.

Bayard jeunesse

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Nick’s Blues

Aujourd’hui et demain, deux romans autour de l’adolescence, avec deux jeunes héros qui vont mal… Un garçon, une fille. Un anglais, une italienne. Deux orphelins. Des thèmes universels. Deux romans qui se font écho.

nicksbluesNick’s Blues

de John Harvey

traduit de l’anglais par Benjamin Guérif

Syros, 2005, 2015 (reéd.)
9782748503619, 14,50€

Nick vit avec sa mère dans un des quartiers Nord de Londres. Son père s’est suicidé, il y a déjà quelques années. Nick a du mal à lui pardonner, et en même temps, avec l’adolescence, il cherche ce lien. C’est dans les chansons de son père qu’il va puiser, peu à peu, sa force. Tenter de sortir de ce blues qui l’accapare, qui lui tombe dessus. D’autant plus que la police le garde à l’oeil, car il était au mauvais endroit au mauvais moment, mais n’a pas voulu dénoncer ceux de sa cité.

L’histoire de Nick est sombre, et seule la musique va alléger sa peine. Sur les trace de son père il va découvrir un peu plus sa propre histoire, mais il va surtout grandir, apprendre à choisir lui-même, à s’affirmer.

Les thèmes traités dans Nick’s Blues sont nombreux, entremêlés, voir totalement noués. On sombre, à travers les mots de John Harvey, nous aussi dans un spleen obscure. Certaines histoires, certains personnages marquent, touchent, et puis d’autres pas vraiment. Nick’s Blues, dans tous les cas, est un récit difficile. Des thèmes durs, des mots durs, un spleen général qui n’incite pas vraiment à la lecture… et pourtant on veut savoir ce que va devenir Nick, comment il va se sortir de cette mauvaise passe, s’il fera les bons choix.

Avec Nick’s Blues, difficile de livrer un avis. J’ai failli abandonner la lecture, je l’ai continué pourtant et certains passages sont vraiment magnifiques. L’exemple typique du livre dont je ne sais pas parler, et je ne sais même pas à qui le conseiller….

+ John Harvey est plus connu pour ses romans policiers, pour adultes.

+ Challenge YA#5
Challenge Petit Bac Prénom