Un ado nommé Churchill – Roman Ado ♥

ChurchillComment Winston devint Churchill

A partir de 13/14 ans

Un ado nommé Churchill

Sophie Doudet

ScriNeo (2019)

*****

Le roman débute en 1901, alors que Winston Churchill doit faire son premier discours à la Chambre des communes. L’ombre de son père rôde, angoissante, menaçant de lui couper ses moyens. A l’aide de sa montre, cadeau de ce fameux père, Randolph, il parvient à se calmer. Et les souvenirs affluent… En 1886, dans le théâtre de son collège et alors qu’il s’apprête à entrer en scène, il s’aperçoit avec tristesse, mais sans surprise, que ses parents ne sont pas là. (voir extrait plus bas)

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bc/Sir_Winston_Churchill_-_19086236948.jpg/220px-Sir_Winston_Churchill_-_19086236948.jpg

Le « vieux Lion » Wikipédia

*****

C’est le 2ème roman que je lis de Sophie Doudet et c’est mon 2ème coup de cœur !

J’aime beaucoup sa façon d’écrire, très vivante et qui nous plonge littéralement dans la vie des personnages. Elle nous donne ainsi l’envie de mieux les connaître. Avec « Un ado nommé Rimbaud », elle m’avait amenée à lire de la poésie. Avec celui-ci, j’avoue que j’ai envie d’en savoir plus sur ce fameux « Vieux lion » !

Venant d’une famille aisée, Winston n’a pourtant pas une enfance facile. Enfant incompris par ses parents, mal-aimé, il souffre. On ne peut guère rester indifférent face à cet adolescent qui ne sait que faire pour attirer l’attention de ses parents…

*****

Extrait :

« La main de Winston tremble légèrement sur le rideau. Quel imbécile il est ! Jusqu’à la dernière minute, il aura espéré malgré tout. Jusqu’au dernier moment, il aura rêvé d’un miracle : ses parents venant enfin à Harrow, ses parents lui rendant visite au moins une fois ! Mais non. Sur les bancs, tous les parents sont là, sauf les siens ! Quelle humiliation ! Son poing tord le velours. La sueur lui coule sur les tempes et glisse le long de la perruque. Le maquillage va bientôt se brouiller… Ne pas pleurer… surtout ne pas pleurer…

Soudain, son regard s’éclaire. Là-bas, au sixième rang, contre le mur, il l’a reconnue ! Toute droite dans la pénombre, assise juste au bord du banc, les gants de dentelle noire dans une main et serrant nerveusement de l’autre son petit sac en cuir : Mme Everest se penche pour mieux apercevoir la scène, l’air inquiet, presque triste. Elle le cherche, il le sait. Elle l’attend : elle, qui n’est venue que pour lui. »

*****

De Sophie Doudet, nous vous avons déjà présenté : Un ado nommé Rimbaud

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire les premières pages

La page Wikipédia consacrée à Winston Churchill

*****

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0

Gemma Bovery de Posy Simmonds

Gemma
Emma ou Gemma ? Bovary ou Bovery ?
Roman graphique Adulte

Gemma Bovery

Posy Simmonds

Denoël Graphic (2014)

*****

Dès le début de l’histoire, on le sait, Gemma Bovery est décédée. Petit à petit, grâce aux cahiers laissés par Gemma et volés par Joubert, le boulanger, on remonte le temps. Avec la rencontre de Gemma et Charlie un soir de Noël. Soirée qui marque la fin de la liaison de Gemma avec Patrick. Plus tard, la présence quasi quotidienne de Judi, l’ex-femme de Charlie, dans leur vie, va donner des boutons à Gemma. Et des envies de déménagement ! De Londres, ils passent à Bailleville petit village tranquille de Normandie. Et au début, tout va bien. Les légumes du marché sont magnifiques, le pain du boulanger « authentique », bref, les premiers mois sont un paradis. Mais…

*****

J’ai été assez surprise en ouvrant cette bd. C’est très « bavard » ! J’entends par là, que c’est vraiment plus un roman graphique qu’une bd, avec beaucoup de texte. Certaines pages contiennent en effet plus de texte que d’illustration. Mais c’est tellement bien écrit et entrainant que j’ai très vite accroché. Et pourtant, ce n’était pas gagné !

Gemma Bovery étant une adaptation de Madame Bovary comme tout le monde l’aura compris (ou pas !), je n’étais pas super enthousiaste à la base, même si j’avais lu de très bonnes critiques chez les copains de la BD de la semaine. En effet, je n’ai jamais réussi à lire le « Madame Bovary » de Flaubert. J’ai essayé 2 ou 3 fois et le bouquin me tombait à chaque fois des mains tellement je m’ennuyais (encore plus que Mme Bovary elle-même !).

Pourtant, cette adaptation graphique a réussi le tour de force de me donner envie de me réessayer à cette lecture !

Suite au prochain épisode… (relira/relira pas ?)

Ajout du 12/12/19 : J’ai vu le film hier et j’ai bien aimé, c’est dans le même esprit que la bd, même si celle-ci est sans doute un peu plus amusante…

*****

Du même auteur, nous vous avons déjà présenté un album : Le buffle en colère

Un film a été adapté de cette bd

D’autres avis : Karine

Cette semaine nous sommes chez Stephie pour Mille et une frasques

 

Nous suivre et partager :
error0

La sorcière de Salem – Roman

SalemSorcière ou pas ?

Roman adulte

La sorcière de Salem

Elizabeth Gaskell

Éd. José Corti (1999)

Paru pour la 1ère fois en 1861

*****

Résumé : 1691. Loïs Barclay, âgée d’à peine 18 ans part pour Salem en Nouvelle-Angleterre. Elle vient de perdre ses parents d’une terrible fièvre qui a emporté beaucoup de monde. Avant de mourir, sa mère a eu le temps de lui dire qu’elle avait un oncle, Ralph Hickson, en Nouvelle-Angleterre et qu’il prendrait soin d’elle. Confiée par ses parents aux bons soins du Capitaine Holdernesse, un vieux marin, ami de ceux-ci, Loïs va donc quitter la vieille Angleterre et tout ce qu’elle connaît. Et ainsi commencer une nouvelle vie.

*****

Je ne connaissais pas grand-chose aux histoires de Salem  et de ses sorcières. Même si à force (livres, films d’horreur) on amalgame les deux ! Je dois bien avoir vu un ou deux films avec des maisons hantées ou des personnages possédés et je crois bien avoir lu (il y a très longtemps !) le « Salem » de Stephen King (mais ce n’est pas l’histoire du procès des sorcières de Salem).

Ici, ce n’est pas un roman d’horreur. Nous sommes plongés dans le quotidien d’une petite communauté très religieuse, qui vient de s’installer sur les terres des Amérindiens et sont régulièrement attaqués par ceux-ci. Cette communauté, par peur, bêtise ou obscurantisme, va se déchaîner sur quelques personnes, les accusant de sorcellerie et les rendant responsables de tous les maux des villageois.

Cette histoire, qui est bel et bien arrivée, semble être dûe à un mélange de puritanisme et d’ingestion d’ergot de seigle (qui donne des hallucinations) !!

Un court roman (210 pages) qui fait froid dans le dos !! Encore une époque où je n’aurai pas aimé vivre… Brrr…

C’était mon premier roman d‘Elizabeth Gaskell, mais je vais regarder ce qu’elle a écrit d’autre. Si vous avez des suggestions…

*****

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire quelques pages (en bas à droite)

Ce roman participe au Challenge Halloween

Il fait également partie de l’Objectif PAL chez Antigone

Ainsi qu’au challenge Cette année, je (re)lis des classiques

Classique

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0

Super espions (malgré nous) de Christine Saba

Une aventure décalée dont les ingrédients principaux sont l’humour et le mystère.

super espions malgré nous

Roman pour enfants dès 9 ans

Super espions (malgré nous)

de Christine Saba

Editions Poulpe fictions, avril 2019,
illustrations de Mioz Lamine
broché 9,90 euros
disponible en format Kindle à 6,99 euros

Thèmes: espionnage, secrets, musée, Angleterre

 

Présentation de l’éditeur: «Depuis que Nathan a mis les pieds à Londres pour y retrouver sa cousine, des événements étranges se succèdent, sans parler du comportement plus que louche de sa famille d’accueil. Et si les cousins se trouvaient en fait dans un nid d’espions? Propulsés, un peu malgré eux, dans une mission de la plus haute importante, ils devront déjouer des cambriolages, de la National Gallery à Buckingham Palace, tout en enquêtant sur leur propre famille!»

 

Dans «Super espions (malgré nous)», nos jeunes espions en herbe Juliette et son cousin Nathan se retrouvent confrontés à une dangereuse bande organisée: les Black Shadows. Les voilà embarqués dans une folle aventure d’espionnage, sur fond de vols de musées, de gadgets sophistiqués et de plans secrets.

Cette enquête est très amusante et en même temps, les dangers encourus par les protagonistes ne sont pas banalisés. Ce qui confère assez de suspense et de tensions pour faire de ce premier tome un bon roman policier, adapté à un jeune public.

De plus, l’intrigue de «Super espions (malgré nous)» est vraiment très bonne. Grâce à certains rebondissements, on ne s’ennuie pas un seul instant. Tout au long du récit, l’auteur invite les lecteurs à émettre des hypothèses et la fin est assez inattendue.

Les illustrations de Mioz Lamine sont parfaitement adaptées au style du récit. Sous ses traits de crayon, Juliette et Nathan ont l’air de vrais espions avec leur mine de conspirateurs…

En somme, «Super espions (malgré nous)» est un roman frais et léger. Parfait donc pour passer un bon moment de lecture !

J’attends la suite avec impatience !

~Melissande~

 

+Pour feuilleter un extrait c’est par ici

+D’autres romans sur le même thème:

« Samantha Spinner et les plans super secrets » de Russel Ginns que je vous ai présenté dernièrement

–  « Espionne de sa majesté » de Mary Hooper  présenté par Hérisson

« Bonaventure » de Johan Heliot et « La maîtresse est agent secret » de Roger Judenne présentés par Nathalie

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0