Vent d’hiver – Petites histoires

Petites histoires pour réchauffer les jours froids
A partir de 7 ans

vent

VENT D’HIVER

Carl Norac & Gerda Dendooven

La Joie de Lire (2020)

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Présentation de l’éditeur : Ce livre rassemble de petits textes poétiques, tour à tour drôles ou oniriques, sur l’hiver. Le mariage puis le divorce de Madame Hiver et de Monsieur Printemps, les péripéties d’un bonhomme de neige au mauvais caractère, un hiver peu pressé de laisser sa place, l’invention du rhume… autant d’aventures qui parlent de saisons, de neige, de froid… à se raconter au coin du feu ! Car comme le dit l‘auteur dans une de ses poésies : « Des quatre saisons, l’hiver est celle qui raconte le plus d’histoires ! »

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De Carl Norac, je connais et j’adore les petits albums avec Lola (Les mots doux, Un bisou c’est trop court, L’île aux câlins…), délicatement illustrés par Claude K. Dubois. Je suis d’ailleurs surprise que l’on n’en ai présenté aucun sur le blog !! Mais je ne le savais pas poète. Alors qu’il a été nommé Poète National de Belgique en 2020.

Pour en revenir à ce recueil de petites histoires hivernales, si j’ai bien aimé la plupart de ces récits sur l’hiver, la neige, le froid, je n’ai pas du tout aimé les illustrations. Je ne sais pas du tout ce que c’est comme style ou comme technique, mais ça ne m’a pas plu.Ni le côté “flou”, ni les “tâches” un peu plus sombres que l’on voit ici et là (liées à la technique employée je pense). Bref, trop original pour moi !

Ceci dit, si cela plaît au public visé, à savoir les enfants (souvent beaucoup plus “ouverts” que moi) c’est le principal !

https://files.picturebookmakers.com/images/posts/20190205-gerda-dendooven/9.jpg

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Voir quelques pages avec d’autres illustrations sur le site de l’éditeur

De cet auteur, nous vous avons déjà présenté le très joli conte musical “Swing Café

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Un recueil d’histoires hivernales qui participe au Challenge Christmas Time chez Mya

christmas time

Ainsi qu’à l’Objectif PAL de Décembre chez Antigone

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L’oiseau captif de Jasmine Darznik

Un récit émouvant et juste qui rend hommage à la merveilleuse Forrough Farrokhzad

l'oiseau captif

Roman pour adultes, littérature étrangère

L’oiseau captif

de Jasmine Darznik

 

 

Editions Stéphane Marsan, octobre 2018,

394 pages, 20 euros

 

Thèmes: poésie, Iran, féminisme, biographie romancée

 

 

Présentation de l’éditeur:

«Souviens-toi du vol, car l’oiseau est mortel.»

Forough Farrokhzad (1935-1967)

 

Forough Farrokhzad a grandi à Téhéran dans les années 1930. Dans la maison règne une discipline de fer, et les filles n’apprennent qu’une chose: l’obéissance. Très tôt, pourtant, Forough manifeste un vif intérêt pour la poésie persane et commence à écrire. À seize ans, elle épouse Parviz, sur décision de son père qui tient à éviter un scandale. Mais cet homme n’est pas exactement celui qu’elle imaginait. Pour se soustraire à ce mariage étouffant, elle s’évade et reprend la plume. Entre ses vers se devine une femme qui ne fait pas semblant de vivre. Une femme qui révolutionnera la scène littéraire iranienne et ne reculera devant rien pour célébrer la beauté du désir au féminin.

Le portrait inspirant et provocant d’une femme courageuse qui fut la figure de proue du féminisme en Iran.

 

 

L’auteur nous offre ici un magnifique hommage à Forough Farrokhzad, poétesse iranienne et femme moderne éprise de liberté. Jasmine Darznik décrit avec justesse et pudeur les élans passionnels mais aussi la souffrance de cette jeune femme dont la vie a été brisée. Au détour des pages, on ressent la chaleur étouffante des jours d’été mais aussi la fraîcheur et les fragrances enivrantes du jardin. D’ailleurs, ce lieu paradisiaque aura beaucoup d’importance dans ses souvenirs de jeune fille. Forrough se souviendra longtemps de sa mère au jardin, les seuls moments où cette dernière semblait heureuse.

 

On ne peut s’empêcher de trembler pour la jeune poétesse et même si l’on connaît son funeste destin, on espère qu’elle sera heureuse au moins à un moment de sa vie. Mais sa fin tragique nous ramène à la dure réalité: celle d’un pays où les femmes sont séquestrées dans leur esprit et dans leur corps. Un lieu aride, vide de passion où on leur inculque que leur vie ne leur appartient pas, qu’il faut obéir et surtout se taire.

 

Je salue le courage et la rage de vivre de cette jeune femme qui avait pour unique but de partager son amour de la poésie. J’ai été très touchée par l’histoire de Forrough et la plume de l’auteur n’y est pas étrangère. Quelle beauté, quelle sensibilité, quelle finesse, quelle fluidité dans les mots…

 

Avec beaucoup de tendresse et de candeur, Jasmine Darznik décrit avec exactitude les émotions de l’enfance dans la Téhéran d’antan, cité aux milles couleurs et odeurs en perpétuel mouvement.

 

Émouvant et sublime!

 

~Melissande~

 

+ Ce court roman intense sur le droit des femmes en Iran présenté par Hérisson: “La muette” de Chahdortt Djavann

+ Une BD plus légère sur la vie d’une famille de femmes en Iran présentée par Nathalie: Broderies de Marjane Satrapi

+ L’avis de  Jérome Cayla  (Les chroniques de Goliath) sur “L’oiseau captif” de Jasmine Darznik

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Demain les rêves de Thierry Cazals et Daria Petrilli

Quand une enfant redonne des couleurs au monde des adultes… Un album poétique touchant !

Demain les rêves

Album pour la jeunesse dès 8 ans

 Demain les rêves

de Thierry Cazals

et Daria Petrilli

Éditions Motus, septembre 2015, illustrations de Daria Petrilli,

40 pages- 14 euros

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Thèmes: crise économique, rêves, avenir, poésie
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Présentation de l’éditeur: “La crise, la crise, la crise: tout le monde n’avait que ce mot à la bouche. Une à une, les usines fermaient. Les vitrines des magasins se fanaient. Le cœur des gens s’endormait sous la poussière. Même les arbres des squares n’avaient plus la force de fabriquer de nouvelles feuilles.”

 

C’est la beauté éthérée de l’illustration de couverture qui a attiré mon regard: il y a un côté éphémère et magique dans ces pistils de pissenlit qui s’envolent au gré du vent.

“Demain les rêves” est un album vraiment superbe et très atypique. Lorsque l’on tourne ses pages, un voyage onirique nous attend. Rien que le prénom de la jeune héroïne, Agathe, donne le ton: en effet, les vertus de cette pierre en lithothérapie sont la chance et l’ancrage. Ainsi, la petite fille va essayer par tous les moyens d’empêcher cette “crise” de détruire le seul proche qu’il lui reste.

En ouvrant l’album Demain les rêves, on retrouve sur la double page ces fameux pissenlits semant leurs graines au vent. J’ai beaucoup aimé ce rappel, on sent que les auteurs ont élaboré leur ouvrage avec beaucoup de soin. Cette image est très poétique, de même que l’envol de papillons colorés sur la page suivante.

Au début de cette très belle fable contemporaine, Agathe vit dans un monde gris et terne, assujetti par la crise. Dans ce triste décor, notre jeune héroïne assiste impuissante à la mort lente de la joie et de la fantaisie. L’illustrateur met bien en évidence ce côté sombre grâce aux contrastes des tons gris des bâtiments et rouges des feuilles d’automne. Les thèmes évoqués dans “Demain les rêves” sont plutôt durs: le licenciement, le chômage, la pauvreté, la famine et la dépression (je pense à l’illustration montrant l’oncle Jean entouré de corbeaux).

Baleine pour CED.pmd

Afin d’aider son oncle, Agathe va élaborer un plan. Avec l’aide d’un petit garçon rencontré aux hasards de ses errances, la jeune fille va soutenir oncle Jean dans toutes ses entreprises. À eux trois, ils vont imaginer les métiers les plus fantaisistes que pourrait exercer l’oncle Jean.

À partir de ce moment, les coloris des illustrations sont plus gais. Les couleurs chaudes s’invitent au fil des pages et les pensées s’emplissent de papillons multicolores et de vélos volants…

Baleine pour CED.pmd

Cette oeuvre véhicule un très beau message: “Il suffit parfois d’un mot pour sauver un cœur de la noyade”.

Baleine pour CED.pmd

Tout en poésie et en finesse, Demain les rêves est un album coup de cœur qui plaira à un large public.

 

~Melissande~

 

+ Un album aux magnifiques illustrations présenté par Nathalie: Le souffleur de rêves de Bernard Villiot et Thibault Prugne

+ Une autre lecture poétique et décalée présentée  par Hérisson: Le plus joli des rêves de Nathalie Brisac

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Une fleur dans la ville – Album

fleurAlbum à partir de 5/6 ans

Une fleur dans la ville

Emma Robert

Juliette Parachini-Deny

Joshua Zimmermann

Éditions Dyozol (2019)

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Une petite fleur rouge, la seule de son espèce, nous raconte son histoire. Cette fleur nous raconte comment elle est née au cœur de la ville, là où poussent les immeubles gris. Et comment elle se sentait minuscule au milieu de ces grands immeubles… Elle était la première touche de couleur au milieu de tout ce gris uniforme. Puis, un jour, quelqu’un l’a remarquée et l’a regardée. Et alors elle a vu quelque chose qu’elle n’avait jamais vu…

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Étrangement, alors que j’adore les couleurs chaudes, c’est le mélange de bleu/blanc et gris de cette couverture qui m’a attiré. Une couverture que je trouve très douce avec juste sa petite touche de rouge, cette petite fleur dans le bec de l’oiseau. J’aime beaucoup les illustrations. On dirait qu’elles sont faites au crayon papier, et les couleurs arrivent tout doucement au fil de l’album.

Difficile en réalité de dire ce qui m’a vraiment touché dans cet album… Mais il m’a tout de suite plu !

Une histoire poétique, qui dit qu’il suffit de peu de choses en réalité pour que tout change. Du moins, c’est ce que j’ai compris !

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Au Salon du livre jeunesse de Montreuil, où j’ai retrouvé Blandine, nous avons rencontré beaucoup de petits éditeurs. Et nous avons eu la chance de pouvoir discuter un moment avec François Lantin, le gérant des éditions Dyozol. Il nous a présenté ses différents livres, nous a parlé de ses coups de cœur, nous a raconté pourquoi sa maison d’édition s’appelait comme ça (d’après le nom du lieu dit où habitait son grand-père si je me souviens bien !!). Il nous a aussi montré un jeu qu’il a fabriqué pour faire une animation autour d’un livre. Un moment très sympathique et un éditeur que je vous invite à découvrir !

Chez le même éditeur, Blandine vous présente aujourd’hui : Par la fenêtre d’Emma Robert, délicatement illustré par Baptistine Mésange.

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Le site des éditions Dyozol

Courte bio d’Emma Robert (sur le site de la Charte des auteurs & illustrateurs)

Le site de Juliette Parachini (autrice et illustratrice)

Et en attendant le printemps, une autre histoire de fleurs que j’ai adoré : Un baobab pour Lady Lily

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