Les souris des quatre saisons

  Les souris des quatre saisons

Jill Barklem
Gautier-Languereau (1999)

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Depuis des générations, des familles de souris ont construit leurs maisons au coeur de la grande haie touffue, qui borde le champ de l’autre côté du ruisseau. Leur domaine se nomme le Buisson-aux-Mûres…

J’ai lu, « le printemps » et « l’été », deux jolies histoires de petites souris vivants dans une haie bordant un champ.

Dans « le printemps », un pique-nique est organisé pour l’anniversaire d’un des enfants souris. Et dans « l’été », c’est une grande fête qui est organisée pour un mariage.

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Les illustrations sont délicieusement « vintage » (l’édition originale date de 1980) et bourrées de petits détails craquants. Les histoires sont très vivantes, gaies et franchement mignonnes. C’est adorable et je me verrai bien habiter avec les souris dans la haie touffue du Buisson-aux-Mûres ! Ces petits albums peuvent aussi bien convenir à des enfants qui ne savent pas lire (à qui on lit l’histoire) qu’à de jeunes lecteurs ayant déjà une bonne maîtrise de la lecture (CE1).

 

challenge albums 2017

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Le sursis – Bande dessinée Ado/Adulte

sursis sursisLe sursis ♥

Jean-Pierre Gibrat

Coll. Aire Libre

Dupuis (1999)

°-°-°-°

Juin 1943. Julien devait partir pour le STO, le service du travail obligatoire en Allemagne mais il a décidé de ne pas y aller et a sauté du train. Bien lui en a pris, le train a explosé… Il retourne se cacher dans son petit village de l’Aveyron, à Cambeyrac. Sa tante, seule personne dans la confidence, le nourrit. Ses papiers ayant été retrouvés sur un mort (qui lui avait volé son portefeuille), il assiste même à son propre enterrement.

sursis

Le second, et dernier tome, s’ouvre sur un dossier de 8 pages dans lequel Gibrat nous fait part de quelques remarques, de ses recherches et de quelques beaux croquis également. Un 2ème tome à la fin duquel on comprend tout le sens du titre…

°-°-°-°

Voici une bd qui a déjà 18 ans, mais qui n’a pas pris une ride. En 18 ans, je l’ai lue au moins deux fois, celle-ci étant la 3ème. Pourtant, je ne m’en lasse pas. Tout me plaît dans cette bd !

L’histoire bien sûr, une nouvelle façon de voir la guerre : caché dans le grenier de l’école primaire, Julien écoute la radio, suit les avancées américaines sur les cartes de l’école et entend les commentaires des habitués du bar des Tilleuls. A cela s’ajoute une histoire d’amour impossible : Julien est censé être mort, il ne peut que regarder vivre Cécile dont il est éperdument amoureux. Cécile, qui travaille juste en bas, au bar des Tilleuls et que d’autres « convoitent »…

Jean-Pierre Gibrat a écrit le scénario et dessiné cette bd, et franchement, je trouve qu’il a réussi admirablement les deux !! J’ai trouvé le dessin très beau, les couleurs également et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en lisant les deux tomes de cette bd … Bien au contraire, j’aurai aimé qu’il y ait un 3ème tome.

sursis

°-°-°-°

Du même auteur, j’ai également lu, et aimé, les deux premiers tomes de « Mattéo » qui se passe pendant la guerre d’Espagne (3 tomes parus sur 4 prévus chez Futuropolis).

Une interview de Jean-Pierre Gibrat

Cette bd participe à deux challenges : La bd de la semaine et Le challenge des « RE » chez Blandine

Challenge des « RE » 2017

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Mo’

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Mon tout premier « swap » album !

Un swap, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, c’est un échange ! Et sur la blogosphère, c’est un échange de présents, de petites choses pour faire plaisir à quelqu’un… Si j’ai déjà envoyé des colis à des copinautes (assez rarement il est vrai), je n’avais jamais fait un échange avec quelqu’un que je ne connaissais pas du tout… Mais Sophie avait bien fait les choses, nous avions un questionnaire à remplir, ça aide. J’avoue avoir également passé pas mal de temps sur le blog de ma « swappée » pour trouver des petites choses susceptibles de lui faire plaisir !! Mais bon, le but de cet article n’est pas de vous parler de ce que j’ai envoyé (vous pouvez aller voir l’article de Julie si ça vous dit), mais bien de ce que j’ai reçu ! Et comme vous allez le constater, j’ai été gâtée :

Moi, en faisant le paquet, j’avais surtout essayé que ça ne bouge pas, que ça ne s’abime pas, que ce soit bien calé… Julie y avait pensé aussi bien sûr ! Mais elle avait également pensé au plaisir d’ouvrir un à un les paquets (moi… pas trop ! Je ferai mieux la prochaine fois…) Bref.

Si je ne peux pas vous montrer le colis avec les emballages, c’est qu’avant même de songer à prendre une photo, j’avais déjà déchiqueté tous les emballages, en poussant des petits cris de joie, pire qu’une gamine… Noël avant l’heure, c’était plutôt sympa !! Une fois que j’ai eu tout déballé, je me suis dit « zut, la photo… » J’ai d’ailleurs failli en prendre une de la montagne d’emballages déchirés qui gisait par terre ! Julie avait de plus numéroté tous les paquets, et la jolie carte qui accompagnait le tout donnait quelques explications complémentaires…

swap

Et pour répondre à la question que se posait Julie, aucun doublon ! J’ai déjà lu (il y a longtemps !) « la petite fille qui aimait Tom Gordon » mais je le relirai avec plaisir. Et les autres auteurs ont été, ma foi, très bien choisis : J’adore Bottero (et les bd en général !), Brussolo et Orsenna (et je n’avais pas lu ceux-là !)

Quand à l’album, je ne connaissais pas du tout, mais je l’ai trouvé très chouette. Sans parler des « goodies » : du thé à la violette, des bêtises de Cambrai à la violette également, de jolis marque-pages fait maison (j’adore celui de l’ange disparu-Max Ducos), un adorable petit carnet et deux goodies qui allaient avec l’album : un joli marque page en métal d’inspiration orientale et un paquet de papier pour faire des origamis ! (il va falloir que je m’arme de patience…)

J’ai presque tout lu, je vous présenterai les bouquins au fur et à mesure…

Bref, vous l’aurez compris, je suis ravie d’avoir fait ce swap avec Julie qui m’a vraiment gâtée ! Merci Julie !

 

L’article de Sophie (conditions et inscriptions)

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Rodari, Gianni : découverte d’un auteur

Gianni Rodari, je vous en ai déjà parlé par ici, avec Patron & Employé et mon préféré : Quel cafouillage (conte détourné du Petit Chaperon Rouge).

Aujourd’hui, je vous présente deux autres albums : Scoop ! et Tonino l’invisible

♣ ♣ ♣

Rodari Scoop4emeDeCouv

Scoop ! illustré par Pef  et édité par Rue du Monde (1999) – l’édition originale date de 1982

L’histoire est très simple : un journaliste rêveur et indécrottable optimiste décide qu’il faut donner aux gens l’occasion d’apprécier la vie en leur expliquant à quelles catastrophes ils échappent chaque jour.

Ses articles parlent donc de ce qui aurait pu, mais n’est pas arrivé (avec bien sûr une foule de détails et toutes les conséquences).

Extrait : « Hier soir, à la tombée de la nuit, une singulière aventure n’est pas arrivée à Mr Badoni, comptable, 42 ans, résidant au 39 bis de la rue Bitonto. En sortant du bureau pour rentrer chez lui, il ne s’est pas trouvé face à face avec une femme masquée et armée d’un pistolet, qui ne lui a pas intimé l’ordre de lui remettre son portefeuille contenant son salaire mensuel… »

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Bref, c’est décalé, c’est loufoque et plutôt drôle ! Et les illustrations de Pef, pleines de douce folie et en complet décalage avec le texte, n’arrangent pas les choses !

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Tonino l’invisible est illustré par Alessandro Sanna (qui a aussi illustré « Quel cafouillage » voir lien en haut) – Kaléidoscope (2010)

ToninoLinvisibleTonino, un petit garçon, arrive un jour à l’école sans savoir sa leçon. Il a très peur d’être interrogé par le Maître.

Si seulement je pouvais devenir invisible se dit-il… Il s’aperçoit soudain que son vœu a été exaucé et, du coup, en profite pour faire plein de bêtises.

Seulement, quand on est invisible, personne ne vous voit, personne ne sait que vous êtes là… Et ce n’est pas toujours un avantage ! Cela peut même devenir très pesant, pour un petit garçon, la solitude… (et pas que pour un petit garçon, comme on pourra le voir à la fin de l’histoire !)

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L’histoire est amusante. Qui n’a pas rêvé, un jour ou l’autre, d’être invisible ? De pouvoir faire tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi généralement !) sans être vu, sans en subir les conséquences ?

La fin est joyeuse, mais avec un petite pointe de tristesse tout de même quand on écoute le vieil homme.

Mais ce que j’ai le plus aimé dans cet album, ce sont les illustrations d’Alessandro Sanna : avec quelques traits de crayon, il forme un visage expressif. Quelques traits de crayons de couleur ou de pastel (?) dans une tâche de peinture et ça devient un pull. Un gribouillis en zigzag devient un pantalon. Ses personnages n’ont pas de contour et pourtant, ils sont bel et bien présents ! Je trouve ses illustrations absolument géniales.

 

RodariRodari

 

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