La mécanique du diable – Roman jeunesse

Mécanique ou Diabolique ?
A partir de 10 ans
mécanique

La mécanique du diable

Philip Pullman

Traduit de l’anglais (GB) par Agnès Piganiol

Illustrations intérieures de Peter Bailey

Couverture de Nicollet

Flammarion jeunesse (2013 / VO 1996)

*****

Cette histoire se déroule dans une petite ville d’Allemagne par une froide nuit d’hiver…

La neige tombait en rafales et les habitants s’étaient réfugiés à la Taverne du Cheval Blanc. Herr Ringelmann, l’horloger, et son apprenti Karl entrèrent en tapant des pieds pour faire tomber la neige qui collait à leurs bottes. Tout le monde remarqua l’air sombre de Karl. Mais comme il terminait son apprentissage le lendemain, et qu’il devrait montrer à tous son travail – un nouveau personnage mécanique pour l’horloge de la ville– personne ne s’inquiéta.

En vérité, Karl n’avait rien fait. Et il était désespéré à l’idée que le lendemain, tous allaient se moquer de lui, le traiter de raté ou de bon à rien…

*****

Ce roman est réédité régulièrement et les dernières versions contiennent à priori un cahier qui n’est pas dans ma version. Il est assez drôle de voir d’ailleurs que Flammarion annonce ce roman comme une “nouveauté” (dernière réédition en octobre 2020) alors qu’il a déjà 24 ans…

Ce “conte” hivernal m’a bien plu, même si j’avoue l’avoir trouvé un peu court. Je préfère les romans plus long de Pullman comme la magnifique trilogie “A la croisée des mondes ou encore les aventures de Sally Lockhart.

*****

Pour lire le début, c’est par ici

Petite bio de Peter Bailey sur Ricochet

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :

Dans les coulisses du musée – Roman

coulissesRoman anglais

Dans les coulisses du musée

Kate Atkinson

Éditions de Fallois (1996)

*****

Ça commence très fort. Le premier chapitre s’intitule « Conception » et commence ainsi :

« Ça y est, j’existe ! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce de l’autre côté du vestibule. »

Au départ, je me suis dit, il y a une erreur, elle doit parler de sa naissance ! Pas du tout ! C’est bien une petite graine à peine semée qui nous adresse la parole et nous raconte les sentiments, les rêves et les nausées qu’elle perçoit déjà du fond du ventre de sa mère…

Le narrateur alterne les chapitres parlant du présent (de la petite graine en question, Ruby) et parlant du passé (l’histoire de toute la famille).

*****

Il y a beaucoup de personnages et d’époques différentes qui font que “Dans les coulisses du musée” m’a laissé un gout un peu étrange (l’impression de tout mélanger !).

Et c’est dommage parce que j’aime beaucoup le style de l’auteur, très vif et plein d’humour.

Je dirais qu’il manque au début du roman un arbre généalogique qui permettrait de s’y retrouver plus facilement dans les différentes parties de la famille, parce qu’à plus de la moitié du bouquin, je me demandais encore régulièrement qui était telle ou telle personne… Mais c’est un livre que je vais garder et relire dans quelques années…

Le roman débute en 1951, à la conception, donc, de la dénommée Ruby. Le chapitre suivant est une « annexe » (qui part d’une photo pour nous raconter l’histoire de la photo en question). En fait, le roman est bâti de cette façon là : un chapitre, puis une annexe…

*****

Voici un petit extrait pour vous mettre dans l’ambiance :

« Je n’aime pas cela. Je n’aime pas cela du tout. Qu’on me sorte d’ici, et vite ! Mon frêle petit squelette est en train d’être écrasé comme une coquille de noix. Ma tendre petite peau, encore épargnée par le contact de l’atmosphère terrestre, est mise à vif par ces manipulations barbares. (Ce n’est sûrement pas très naturel, tout cela !)

– Dépêchez-vous, ma petite ! tonne une grosse voix furieuse. J’ai un dîner ! »

Vous l’aurez compris, vous venez d’assister à la naissance de Ruby…

*****

Prix Whitbread (ancien nom du Prix Costa – Une des plus hautes distinctions littéraires de Grande-Bretagne) en 1996.

Il a été élu meilleur livre de l’année (1996) par la rédaction de « Lire ».

Nous suivre et partager :

La maîtresse donne trop de devoirs – Cases 9 & 10

la maitresse donne trop de devoirs

La maîtresse donne trop de devoirs

de Marie-Aude Murail
Dessins de Caroline Ayrault

Albin Michel Jeunesse, 2017
Premier roman,  dès 7 ans
128 p. – 130 x 200 – 8,90 €

 

***

Thèmes : école, devoir, maîtresse, famille,

***

 

J’adore Marie-Aude Murail, ça se voit sur mon blog, ça se voit au CDI, ça se voit dans les concours du Calendrier de l’avent ! Je ne parle pas toujours de ses romans pour jeunes lecteurs, préférant les romans ados, mais il faut avouer qu’elle maîtrise aussi parfaitement l’expérience, comme avec Zapland.

La Maîtresse donne trop de devoirs n’est pas un nouveau titre, mais un classique des années 90, dans une nouvelle édition. Peut-être vous souvenez-vous de Qui a peur de Madame Lacriz ? Le titre ne me disait rien, mais avec le résumé, finalement, si ! C’est un joli petit roman très drôle qui parlera à tous les enfants de l’école primaire, même si les devoirs sont sensés être moins nombreux qu’alors…

Solène a des devoirs par-dessus la tête ! Si seulement Mme Lacriz était moins sévère…
Solène est dans la classe de CM1 de Mme Lacriz et elle croule sous les devoirs : plusieurs heures de travail chaque soir ! Entre les recherches interminables sur l’art gothique et la classification des invertébrés à apprendre par cœur, c’est bien simple, elle n’a plus une minute pour jouer. Ses parents, à court d’idées, lui ont bien proposé de changer d’école mais cela voudrait dire quitter Gianni et ça, c’est impossible !

En plus des devoirs, Madame Lacriz distribue des punitions collectives et menace les enfant de redoublement… pour elle, il faut faire peur aux élèves pour les motiver ! Je suis sûre que mes sixièmes adoreraient l’idée :) Heureusement, avec Solène, on va creuser un peu… Pour Gianni son meilleur ami, même galère, surtout avec des parents mal le français… par contre sa voisine Gabriella s’en sort très bien, quel est son secret ?

Une histoire courte mais intéressante (ce n’est pas toujours le cas avec les premières lectures), qui nous propose de réfléchir avec humour sur les devoirs et l’école en général ! Cela devrait plaire à la plupart des enfants, sauf peut-être les premiers de la classe (rires) ?

Case 9

Bravo à Olivia Philippe

qui remporte ce livre La Maîtresse donne trop de devoirs,
offert par Albin Michel Jeunesse – Merci !

Case 10

Bravo à Charlotte

qui remporte le spray Puressentiel !

 

Nous suivre et partager :

Sorcières, sorcières…

Je n’avais pas sous la main d’album traitant spécifiquement d’ Halloween.

En cherchant bien dans ma p’tite tête (et dans ma bibli virtuelle, merci Booknode !), j’ai trouvé des bd (style “Mélusine”) ou encore des tas de petits romans jeunesse mais pas d’albums…

Et puis j’ai repensé à toutes ces soirées passées à raconter à mon fils : logo-belles-histoires-entete_link-header

Il y était abonné et j’en avais récupéré plein chez ma mère (ceux de mes 3 “petites” sœurs) donc on en avait tout un stock !

Bref, en y repensant, je me suis dit qu’il y en avait plein avec des histoires de… Sorcières!

J’en ai retrouvé 10…

timothée fils de sorcière

N° 196 – Timothée, fils de sorcière (Janv. 1989)

Timothée est fils, petit-fils, arrière-petit-fils de sorcière. Mais c’est un garçon, et il n’est pas « sorcière » pour deux sous, contrairement à ses sœurs.

Pire, il est joli et gentil. La famille se désespère : comment transformer Timothée en sorcier râleur, sournois et empoisonneur ?

sorciererobot

N°217 – Sorcière contre robot (Oct. 1990)

Avec son abominable chignon, son nez crochu et ses verrues, Adelaïde est vraiment une sorcière de haut vol. Elle connaît toutes les formules, toutes les potions, toutes les transformations…

Mais, malédiction : un robot ouvre boutique dans sa rue. Et il s’appelle Archibald Archifort, en plus ! Ce bonhomme de métal serait-il plus fort que la plus forte des sorcières ? Adelaïde va tirer cela au clair !

Une-Sorciere-Pas-Ordinaireue-834143776_ML

N°248 – Une sorcière pas ordinaire (Janv. 1993)

Mirabella, la reine des sorcières a trouvé un petit bébé qu’elle a prénommé Aimée. Or, Mirabella le sait bien, elle n’a pas le droit d’aimer, sinon elle perd tous ses pouvoirs.

Alors quand, à l’école, tous les enfants se moquent d’ Aimée, la fille de la sorcière et la regarde de travers, que va faire Mirabella, la reine des sorcières, pour aider Aimée à se faire accepter ?

les-belles-histoires-de-pomme-d-api,-n-263---le-petit-finn-et-la-mechante-sorciere-1812572-250-400

N°263 – Le petit Finn et la méchante sorcière (Août 1994)

Adaptation d’un conte de l’île de Jersey : il était une fois une chaumière où vivait un petit garçon avec sa bonne grand-mère. Le garçon s’appelait Finn. Ses parents étaient morts alors qu’il n’était qu’un bébé. Tout près de la chaumière vivait une sorcière qui se demandait chaque jour comment elle pourrait faire du mal à Finn et à sa grand-mère…

Collectif-Les-Belles-Histoires-N-274-Carabique-Carabosse-Et-Carapate-Revue-637223977_ML

N°274 – Carabique, Carabosse et Carapatte (Juillet 1995)

Carabique, Carabosse et Carapate sont 3 sorcières qui vivent dans un livre ouvert entre deux immeubles. Pas question pour les enfants du quartier de traîner à proximité, sinon, les sorcières les capturent, les ramènent chez elles dans leurs tabliers et les engraissent pour les manger…

Collectif-Les-Belles-Histoires-N-289-Les-Sorcieres-S-en-Vont-En-Guerre-Revue-161423230_ML

N°289 – Les sorcières s’en vont en guerre (Octobre 1996)

Les sorcières n’impressionnent plus les enfants. Et pourquoi ? Parce qu’il y a mieux que ça : Maximec, Goldomuche, Supermac ou Robotrac, les héros des dessins animés. Et ça, les sorcières ont du mal à l’accepter. Elles décident de déclarer la guerre aux superhéros…

Collectif-Les-Belles-Histoires-De-Pomme-D-api-N-295-La-Sorciere-Qui-Avait-Peur-De-La-Nuit-Revue-854732876_ML

N°295 – La sorcière qui avait peur de la nuit (Avril 1997)

Quand la nuit tombe, sur le pays de La-Bas, les sorcières s’envolent dans un grand bruit de feuilles et de balais. Elles vont remplir la nuit de cauchemars et de cris d’effroi. Elles sont si fières d’être les sorcières de la nuit ! Toutes sauf…Esméralda, qui rêve de voir le jour.

les-belles-histoires-de-pomme-d-api,-n-312---la-rentree-de-la-petite-sorciere-1783682-250-400

N°312 – La rentrée de la petite sorcière (Septembre 1998)

Il est temps pour la petite sorcière d’aller à l’école. Oui, mais elle a peur de ne connaître personne à l’école des sorciers ! Heureusement, elle a plus d’un tour dans son sac, dont une idée… diaboliquement magique.

les-belles-histoires-de-pomme-d-api,-n-316---le-placard-aux-sorcieres-1806262-250-400N°316 – Le placard aux sorcières (Février 1999)

La curiosité est un vilain défaut ! Cette sentence aurait pu créer des générations d’idiots si les enfants l’avaient seulement écoutée. C’est vrai que la curiosité est exaspérante quand elle dépasse les limites de la bienséance. N’empêche qu’elle reste la forme primitive de l’intelligence.

N°330 – La sorcière qui ne savait pas pleurer (Avril 2000)La sorcière qui ne savait pas pleurer

Histoire d’une sorcière qui avait toujours soif de larmes d’enfants. Un jour, alors que Mathieu rentrait de l’école, la sorcière le fit pleurer pour combler sa soif. Quand Sophie, la soeur du petit garçon comprit ce qu’il s’était passé, elle alla trouver la sorcière et lui montra qu’il était aussi possible pour une sorcière de pleurer…

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai passé de merveilleux moments à raconter toutes ces histoires à mon fils… On en connaissait certaines par cœur, à force de les relire ! Bayard en a réédité plein sous d’autres formes, dans d’autres collections (J’aime lire premières lectures par exemple). En tous cas, une chose est sûre, que ce soit mon fils ou moi, nous n’avons jamais été déçu par une de ces “belles” histoires !!

Bonne lecture,

SignatureNat

+ Participation dans le cadre du Challenge je lis aussi des albums et du RDV albums de novembre

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :