Le fils – Mois américain 6ème lecture

fils

Du Far West aux champs de pétrole
Saga familiale

Le fils

Philipp Meyer

Albin Michel (2014)

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Texas. A travers les années, de 1849 à 2012, on suit la vie de 3 personnes d’une même famille. Celui que l’on appelle Le Colonel tout d’abord. Enlevé par les indiens lorsqu’il était jeune ado, il a fini par rejoindre les blancs après 3 ans passés chez les Comanches. Il va bâtir un empire avec son ranch tout d’abord et avec la prospection de pétrole ensuite. Son fils, Peter, ne suivra pas ses traces. Il finira par vivre sa vie comme il l’entend et pas comme son père aurait voulu qu’il le fasse. La 3ème personne est une femme, Jeanne-Anne. Digne descendante de son arrière grand-père, aussi intransigeante et dure que lui. Elle fera fructifier le ranch. Elle finira immensément riche et seule. L’histoire d’une famille texane à travers les générations. La naissance d’un état.

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Le fils est un roman qu’il est difficile de résumer. Il se passe tellement de choses ! Les personnages sont très “réels”, on a vraiment l’impression d’entendre l’histoire d’une famille qui a existé. Aucun n’est vraiment bon, ni vraiment mauvais. Dans un premier temps on plaint “le colonel”, pour finir par le détester et par moment le plaindre tout de même… Des êtres “humains”, donc imparfaits.

Un roman plein de violence, de bruit et de fureur, mais aussi d’odeurs, d’amour, de nature…

J’ai adoré ce roman. Pourtant, en voyant le pavé (800 pages tout de même), je n’avais pas super envie de m’y mettre. Et puis je me suis dit que le mois américain, c’était vraiment l’occasion idéale. Et je ne regrette pas. On plonge dans cette histoire, cette saga familiale, on suit l’émergence d’un état et c’est vraiment pa-ssio-nnant !

A lire !! ♥ ♥ ♥

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Lire quelques pages sur le site de l’éditeur

Prix Littérature Monde Étranger 2015

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C’est ma 6ème lecture pour ce mois américain organisé par Titine du blog Plaisirs à cultiver  et animé par Mélanie sur Instagram

Logo réalisé par The Cannibal Lecteur

Mes autres lectures pour ce mois américain (billet mis à jour au fur et à mesure)

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Mois Américain – Présentation et choix des livres

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Après le mois du Japon (avril), le mois anglais (juin), voici maintenant

LE MOIS AMERICAIN

Proposé par

Mélanie Le Saux-Glaymann & par Plaisiràcultiver

(présentation du challenge en cliquant sur ce lien).

Il existe depuis 8 ans et se déroulera tout au long du mois de septembre 2019.

Voici ma PAL “prévisionnelle :

Certains sont dans ma PAL depuis plusieurs années, tous depuis plus d’un an en tous cas ! Ils participeront donc aussi au challenge “Objectif PAL” d’Antigone et deux d’entre eux rentrent également dans le Challenge “Cette année, je (re)lis des classiques“. Certains rejoindront aussi le Challenge Petit Bac

  1. Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates – Éd. Philippe Rey (2003)
  2. Parker (BD) d’après D. Westlake – Adapté par Darwin Cooke – Dargaud (2010 et 2011)
  3. Scarface (BD) d’après Armitage Trail – Adapté par Christian De Metter – Casterman/Rivages (2011)
  4. Les neiges du Kilimandjaro d’Ernest Hemingway – Gallimard (1946)
  5. Quitter le monde de Douglas Kennedy – Belfond (2009) – (LC avec Enna)
  6. Tandis que j’agonise de Faulkner – Gallimard (1934)
  7. Retour à Little Wing de Nickolas Butler – Autrement (2014) – Billet en ligne le 30/09/19
  8. Les règles du jeu d’Amor Towles – Albin Michel (2012) – Billet en ligne le

Pourquoi ceux là alors que j’ai plus de 40 romans américains dans ma PAL ?

  1. Délicieuses pourritures : Je l’ai pris dans ma pile de bouquins parce qu’il était tout petit (125 pages). Et aussi parce que Joyce Carol Oates est une autrice américaine très connue (Blonde, les chutes…) dont je n’avais encore rien lu. Noukette a bien aimé !
  2. Parker : Parce que j’avais lu le tome 1 il y a déjà un moment sans en parler. Ce mois Américain a été l’occasion de lire le tome 2 et de les présenter !
  3. Scarface : Parce que je cherchais une bd pour la bd de la semaine et qu’elle trainait dans ma pal depuis bien longtemps…
  4. Les neiges du Kilimandjaro : Choisi sur ma photo (Instagram) par Agnès (lectrice et autrice). C’est un recueil de 12 nouvelles. D’Hemingway, je n’ai pas lu grand-chose non plus à part, me semble t-il, “le vieil homme et la mer” (mais était-ce le roman ou une adaptation ?)
  5. Quitter le monde : C’est une Lecture Commune avec Enna. Un auteur que j’aime bien et dont j’ai lu plusieurs romans, mais pas récemment.
  6. Tandis que j’agonise : Choisi sur ma photo (Présentation d’une partie de ma PAL sur Instagram) par Maeve du blog “Mille et une lectures”.
  7. Retour à Little Wing : Aimé par Enna et Noukette.
  8. Les règles du jeu : Choisi par moi toute seule ! J’ai beaucoup aimé “Un gentleman à Moscou“, lu cette année dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE et je l’avais acheté dans la foulée, mais je n’ai pas encore pris le temps de le lire.

  Classique  

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Les délices de Tokyo – Mois du Japon

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Un roman exquis et délicat

Les Délices de Tokyo

Durian Sukegawa

Albin Michel (2016)

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Sentarô tient une échoppe qui fabrique et vend des “dorayaki” une pâtisserie japonaise composée de deux sortes de”pancakes” et fourrée d’une pâte de haricots rouge nommée “an”. Il est là suite à un concours de circonstances, mais n’a qu’une hâte, pouvoir arrêter pour faire autre chose. Devenir écrivain par exemple… Un jour pourtant, suite à une rencontre, son avis va évoluer…

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La gourmande que je suis ne pouvait qu’être attirée par ce titre ! D’autant plus que j’aime beaucoup cette fameuse pâte de haricot qui entre dans la composition de plusieurs pâtisseries japonaises…

C’est une histoire qui parle de pâtisseries et de la cuisson des haricots certes, mais c’est vraiment loin d’être le plus important dans cette histoire. Le plus important, c’est le secret de la connaissance de cette vieille femme, Tokue. Secret que je ne vous divulguerais pas, bien évidemment. Et c’est aussi l’amitié qui va finir par lier Sentarô, Tokue et une jeune fille, Wakana.

C’est un secret terrible, qui a conditionné toute la vie de cette femme et qui va changer la vie de Sentarô. Une très jolie découverte ! Du coup, j’ai acheté le film…

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Extrait : “Après le départ de Tokue, il avait jeté la boîte hermétique à la poubelle, telle quelle. Non sans scrupules, mais il n’avait pas envie d’y goûter. Néanmoins, chaque fois qu’il soulevait le couvercle de la poubelle, la boîte lui faisait de l’oeil. Au bout d’un moment, il l’avait repêchée. S’il y goûtait ne serait-ce qu’une lichette, il aurait fait son devoir, lui semblait-il. Mais cette bouchée lui avait fait froncer les sourcils. La pâte de haricots de Tokue n’avait rien à voir  avec celle du seau en plastique.”

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Ce roman est ma 1ère participation au challenge “Un mois au Japon 2019” chez Lou & Hilde

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La loi de la mer – Lectrices ELLE (12)

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Récit basé sur des témoignages

La loi de la mer
Davide Enia

Albin Michel (2018)

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4ème de couverture :

Pendant plus de trois ans, à Lampedusa, cette île entre Afrique et Europe, l’écrivain et dramaturge Davide Enia a rencontré habitants, secouristes, exilés, survivants. En se mesurant à l’urgence de la réalité, il donne aux témoignages recueillis la forme d’un récit inédit.

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Un livre où se côtoient deux drames : un personnel à l’auteur, la maladie puis le deuil d’un proche, et cette tragique immigration subie par tous, immigrants comme habitants de l’île. Car si l’on peut imaginer (et encore…) le calvaire que subissent tous ces gens ballottés par les flots (souvent sans rien à boire ni manger, sans même savoir s’ils vont arriver quelque part un jour ou l’autre), on ne pense pas à celui des habitants de Lampedusa, qui sont régulièrement confrontés à l’horreur, à la mort, aux cadavres qui se retrouvent rejetés près de chez eux.

Dans la loi de la mer

Davide Enia ne se contente pas d’énumérer les faits. Il discute avec les habitants, les sauveteurs. La plupart font ce qu’ils peuvent pour aider ces malheureux qui échouent sur leurs côtes, mais se sentent aussi terriblement impuissants face à ces tragédies qui se reproduisent régulièrement. On en parle un peu plus maintenant, mais il y a plus de 20 ans que cela se produit. Les pêcheurs ont retrouvé les premiers cadavres en 1996…

On en entend parler aux infos, on trouve ça monstrueux, puis, une information en chassant une autre, on oublie. Les habitants de Lampedusa n’ont eux, pas cette possibilité. La mer leur apporte encore et toujours des gens épuisés, affamés, malades, déshydratés, quand ce ne sont pas des cadavres.

Un livre à lire pour que “les migrants”, deviennent “des personnes“, des êtres humains comme vous et moi, qui auraient sans doute, pour la plupart, préférés rester tranquillement chez eux si cela avait été possible.

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Prix du Premier roman étranger

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ELLE

12ème lecture / 28

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C’est ma 14ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

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