Gaspard de Paris – L’attaque des automates

GaspardUne aventure rocambolesque !
Roman dès 8 ans

Gaspard de Paris

L’attaque des automates

Paul Thiès & Benjamin Strickler

Castor Romans

Flammarion (2020)

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Gaspard est un jeune orphelin de  13 ans qui vit à Paris. Il a été recueilli par le Père Socrate, un vieil antiquaire très gentil. Ils vivent tous les deux sur la butte Montmartre, un très joli coin avec de vieilles maisons et des jardins. La journée, Gaspard aide le Père Socrate à s’occuper du magasin et le soir il se promène sur les toits avec son hérisson pour nettoyer les cheminées. Il a plusieurs amis : il y a la princesse (Marguerite, fille d’un riche banquier) dont Gaspard est un peu amoureux, Dieudonné son meilleur ami et puis il y a… Une gargouille !!

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Le point négatif ? Je n’ai pas trop aimé les illustrations. Mais j’ai bien aimé la façon dont les numéros de pages sont enjolivés !

Je n’avais pas lu le tome 1 (j’ai gagné celui-ci sur Instagram) mais je n’ai eu aucun souci de compréhension, chaque tome peut se lire indépendamment des autres.

C’est une histoire que j’ai englouti en moins de deux ! C’est amusant, il y a du suspense, des rebondissements, des personnages sympathiques (heu… pas tous en fait !) et très différents les uns des autres. Bref, c’est une aventure très agréable à lire et qui plaira sans nul doute aux enfants. Une série qui promet de belles aventures !

Pour lire le début, c’est par ici

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Mélissande vous a présenté le tome 1 : Le monstre des toits (mais les tomes peuvent parfaitement se lire séparément)

Et le tome 3 est sorti en janvier.

Le blog de l’illustrateur Benjamin Strickler

Du même illustrateur, un livre jeu : Échappe toi de la tour aux dragons !

Blandine vous parle plus longuement que moi de ce tome 2.

Anaïs Nin Sur la mer des mensonges ♥

AnaïsRoman graphique
à partir de 15 ans

ANAÏS NIN ♥

SUR LA MER DES MENSONGES

Léonie Bischoff

Casterman (2020)

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Présentation de l’éditeur :

Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l’enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la 1re étape vers de grands bouleversements.

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Encore une couverture qui ne m’aurait pas spécialement attirée… Mais les avis de Noukette et Fanny (voir plus bas) m’ont donné envie. Et j’ai bien fait de leur faire confiance parce que j’ai dévoré ce roman graphique d’une seule traite !

L’histoire de cette femme est riche et passionnante
et le trait n’est qu’élégance et délicatesse.
Magnifique !

Bref, non seulement je l’ai dévoré avec un très grand plaisir, mais il m’a donné envie de ressortir les deux livres d’Anaïs Nin présents dans ma PAL depuis des lustres.

Une très belle découverte !!

A lire bien sûr.

https://www.casterman.com/var/casterman/storage/images/media/images/9782203161917_anais-nin-sur-la-mer-des-mensonges_p116_300/63586-1-fre-FR/9782203161917_ANAIS-NIN-SUR-LA-MER-DES-MENSONGES_P116_300_galleryfull.jpg

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Feuilleter les premières pages (site de l’éditeur)

Le site de l’autrice

Les avis de Noukette, Fanny

Cette semaine, nous sommes chez Moka, Au milieu des livres !

Cannibale

Paris 1931, l’exposition coloniale
Roman ado/adulte

Cannibale

Didier Daeninckx

Éditions Verdier (1998)

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LC avec Enna

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A Paris en 1931, l’Exposition coloniale ouvrait ses portes. Elle proposait aux visiteurs de faire le tour du monde en un jour.  Et elle était destinée à montrer l’étendue des “possessions” et colonies françaises. Quoi de plus normal alors que d’y faire participer des Kanaks de Nouvelle-Calédonie ? Une centaine de jeunes Kanaks, garçons et filles, sont ainsi invités par la France à venir montrer leur culture, leurs chants et leurs danses à Paris.

Ils seront transportés comme des passagers de dernière catégorie, sur le 3ème pont, ayant trop chaud le jour et trop froid la nuit. Plusieurs mourrons. Arrivés à Paris, ils seront “parqués derrière des grilles, dans un village kanak reconstitué au milieu du zoo de Vincennes.”

Quand l’histoire commence, nous sommes à la fin des années 80. Gocéné, un vieil homme Kanak, essaie de rentrer chez lui. Il est conduit en voiture par un vieil homme blanc, Caroz, qui va être obligé de faire demi-tour car deux hommes armés font barrage. Dans un long “flash-back” Gocéné va alors raconter aux deux jeunes gens comment il a rencontré Caroz à Paris et ce que celui-ci à fait pour lui…

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J’ai un vague souvenir de ce qui s’est passé il y a plus de 20 ans en Nouvelle Calédonie.

Mais je ne connais pas du tout l’histoire ou la culture Kanak ni la Nouvelle Calédonie.

Ce roman était sur mes étagères depuis plus de 10 ans. On l’avait acheté car un des enfants devait le lire pour l’école. Je le gardais en me disant que je le lirai… un jour. Le titre et la couverture ne m’inspiraient pas. Et puis Enna l’a montré sur Instagram et j’ai décidé de la rejoindre pour une lecture commune !

Et c’est comme ça que j’ai découvert l’horrible aventure d’une centaine de Kanaks arrachés à leurs famille pour “jouer” les cannibales à l’exposition coloniale de Paris en 1931… Terrible !!

Un roman intéressant et instructif que je vous recommande !
https://www.palais-portedoree.fr/sites/default/files/styles/moyen-demi/public/thumbnails/image/affiche_exposition_coloniale_1931_desmeures.jpg?itok=OSuQjIIi

Affiche de l’Exposition coloniale, Victor Jean Desmeures © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

 

Plus d’informations sur l’Exposition coloniale sur le site du Musée national de l’histoire de l’immigration.

La page Wikipédia sur ce roman (très intéressante)

Du même auteur, présenté sur ce blog : Maudite soit la guerre

Un roman qui participe à l’Objectif Pal chez Antigone

car il était là depuis 10 ou 12 ans…

Communardes ! BD d’aventure historique

communardesBD d’aventure historique

COMMUNARDES !

Lupano &

Jean / Mazel / Fourquemin

Vents d’Ouest

Glénat (2015/2016)

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Nous sommes en 1871, année de “La Commune de Paris“. Les parisiens se soulèvent contre leur gouvernement et celui-ci doit s’exiler à Versailles. Le conflit va durer deux mois dont une semaine de combats sanglants. Une jeune femme russe d’à peine 20 ans, Élisabeth Dmitrieff, est envoyée par Karl Marx à Paris pour l’informer sur le déroulement des conflits. Mais cette belle aristocrate ne va pas se contenter d’un rôle d’observatrice. Elle va monter l’Union des Femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés et s’engager dans la bataille. Ce que réclament les femmes ? Ni plus ni moins qu’avoir les mêmes droits que les hommes ! Mais Élisabeth va trop vite, elle fait peur même à ses meilleurs soutiens. (Tome 1)

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  1. L’aristocrate fantôme avec Jean comme illustrateur (2015)
  2. Les éléphants rouges illustré par Lucy Mazel (2015)
  3. Nous ne dirons rien de leurs femelles… Illustrations de Fourquemin (2016)

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Les couvertures dont le tour ressemble à une vieille affiche et que je trouve très belles, ont tout de suite attiré mon œil. J’ai d’ailleurs bien aimé le dessin des 3 tomes, même si j’ai parfois eu un peu de mal à reconnaître certains visages dans celui dessiné par Jean.

Lupano a signé le scénario des trois BD sorties à ce jour (série en cours ?) mais à chaque fois c’est un dessinateur différent qui se charge des illustrations. Les histoires m’ont non seulement beaucoup plu, mais elles m’ont donné envie d’en savoir plus sur cette période qu’à vrai dire je ne connais que de nom.

Les albums constituent chacun une histoire complète.

Il est cependant préférable de les lire dans l’ordre car on retrouve des personnages d’un tome à l’autre.

Chaque album propose une histoire de femmes, des communardes qui se sont battues à côté des hommes. Ces premières féministes revendiquaient l’égalité salariale (les femmes à cette époque étaient payées 50% de moins que les hommes et devaient avoir l’autorisation de leur mari pour travailler), le droit de vote, la reconnaissance de l’union libre et les mêmes droits pour les familles, le droit à l’éducation pour les filles

Bref, des choses qui ne sont pas tout à fait réglées encore aujourd’hui dans le monde !!

Pour en savoir plus sur la commune de Paris :

le site de Michèle Audin (avec une chronologie)

Celui de Raspou Team

Côté dessin, j’ai préféré les illustrations de Lucy Mazel ou celles de Fourquemin à celles de Jean.
Une belle série que je continuerai !

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De Wilfried Lupano, nous vous avons présenté : Le singe de Hartlepool (Sophie) (Nathalie), Ma révérence, Les vieux fourneaux, Un océan d’amour

De Lucy Mazel, le magnifique Edelweiss

Et de Xavier Fourquemin : Le train des orphelins, Miss Endicott