Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Luminous – BD sans texte

LuminousA partir de 8 ans

LUMINOUS

Guillem Marr

Les éditions de la Gouttière (2026)

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Éditeur : Dans un monde gris et morose, la jeune Color semble isolée, coupée des autres. Grâce à Zen, une petite chatte, elle découvre un passage vers un ailleurs lumineux, riche en nature et en couleurs. Mais au bout du chemin… une part d’ombre l’attend.

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Quelle magnifique couverture ! Sans savoir de quoi il était question, je voulais déjà la prendre dans les mains et la feuilleter…

C’est une très jolie bd sans texte, comme sait si bien le faire cette maison d’éditions (voir les bd déjà présentées sur ce blog plus bas).

Au tout début, on découvre un monde gris, pollué, triste. Puis on zoome et on arrive dans la cour d’une école, grise elle aussi. Même les enfants sont gris. Sauf un ou deux. Dont cette petite fille que l’on va suivre tout au long de l’histoire.

En s’éloignant un peu de l’agitation de la cour, elle va rencontrer un petit chat. Qui va lui montrer… un drôle d’endroit !

La petite fille est très expressive (le chat aussi !)

Une très jolie histoire portée par un dessin rond, doux, lumineux et tellement coloré !

J’ai adoré ! ♥

Luminous

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Feuilleter les premières pages (site éditeur)

Des éditions de la Gouttière : Présentation de l’éditeur +Anuki T1 / Anuki T2 / Anuki T3 / Anuki T4 + Myrmidon / Passe-passe / La petite famille / Enola T1 et 2 / Enola T5 / Billy Symphony (3ème livre présenté) / Myrmidon dans l’espace / Supers T1 à 3 / Sixtine T1 / Nora / Les croques / Sous les arbres : le frisson de l’hiver /

D’autres idées de bulles silencieuses

Cette semaine nous sommes dans la bibliothèque de Noukette !

Une BD qui participe aussi au challenge

La littérature jeunesse chez Pativore

 

Trois petits chats – Rentrée littéraire 6

TroisRentrée littéraire 2026 – Épisode 6

Trois petits chats

Elisa Routa

Coll. Littérature intérieure

Bayard (2026)

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Éditeur : Dans une bastide provençale où le vent souffle sans discontinuer, une petite fille grandit. L’homme qui est arrivé dans la maison observe. Il sait tout manier avec habileté – les outils, les mots, les couteaux de cuisine, les gens. Grâce à lui, les volets sont repeints, les portes ferment, un mur entoure désormais la maison.

À l’intérieur, gare à qui désobéit. Gare aux rires entre la mère et ses enfants.

Pour la grande sœur, il faudra tenter de protéger un frère. Il faudra, pour sortir du huis clos, toute la rage de l’enfance.

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C’est un premier roman. Mais Elisa Routa écrit depuis longtemps (bio sur son site). Elle nous livre ici un court récit (235 pages) autobiographique. Et vu la violence de ces souvenirs, on comprend qu’il valait mieux qu’ils sortent !

A peine rentrée à la maison après le boulot, je me suis plongée dedans. Avec une pause tisane, tous les 100 pages, pour respirer un peu. Car c’est un livre en “vers libres”, sans ponctuation. Et ça, pour moi, ça n’était pas gagné…

Alors je me suis lue les premières pages à voix haute, pour apprivoiser le texte. Pour ressentir son rythme, comprendre sa musicalité. Et ça a marché. Je me suis laissée emporter et je l’ai lu d’une traite. La forme originale de ce roman renforce encore ce sentiment d’urgence et la violence des faits racontés.

On est embarqué, le cœur serré, dans la vie de ces “trois petits chats”, la mère et ses deux enfants. Inquiets pour cette famille déjà fragile, qui se retrouve à vivre au pays de “l’intranquillité“… Ils doivent faire attention à tout, tout le temps, parce qu’on ne sait pas quand la colère de l’Autre se déclenchera.

On ressent fort cette inquiétude permanente, ce stress, loin, si loin de l’insouciance de l’enfance. Le seul lien avec l’enfance dans cette histoire, c’est cette comptine qui ponctue par moments le récit : “Trois p’tits chats, trois p’tits chats, trois p’tits chats chats chats”…

Un livre coup de poing, qu’on lit en apnée.

Et après lequel on ne peut qu’avoir une pensée terrifiée pour tous les enfants qui vivent des faits similaires…

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Un roman qui participe à mon auto-challenge “Rentrée littéraire“

RL 2026

Et au challenge ABC (lettre R) chez Enna

Ainsi qu’au challenge ABC Titre

(Lettre T) chez Sophie (ici donc !)

Les poissons, eux, ne pleurent pas…

pleurentLes poissons, eux, ne pleurent pas… ♥

Laurent Galandon

& Jean-Denis Pendanx

Éd. Daniel Maghen (2025)

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Éditeur : Mon histoire se déroule en Gambie. Vous ne savez pas où se trouve ce Pays ? N’ayez pas honte.
Nombre de gens ne savent même pas qu’il existe ; d’autres ont déjà entendu son nom, mais peineront à le situer sur une carte …
Cette histoire, c’est celle d’un monstre ! Un monstre dont les tentacules s’étendent sur toutes les côtes d’Afrique de l’Ouest. Une pieuvre qui corrompt les esprits et les cœurs…

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A Gunjur, depuis toujours, on vit de la mer. De la pêche. Mais les poissons, s’ils ne pleurent pas, ne sont pas une ressource inépuisable. Les pêcheurs sont obligés d’aller toujours plus loin, de rester en mer plus longtemps. Et d’utiliser des filets plus fins qui épuisent encore plus la ressource…

A qui la faute ? Aux gros, très gros bateaux étrangers qui sillonnent les eaux territoriales et pêchent trop. Il y a moins de poisson pour la population, et il coûte plus cher, parce que l’usine chinoise qui fait de la farine de poisson rafle tout. Usine qui pollue la mer et l’air avec des rejets toxiques qui rendent malades les habitants.

Comme partout, ce sont les plus pauvres qui trinquent. Et c’est vraiment révoltant. Quels choix ont les jeunes dans des endroits comme ça ? S’endetter à vie ou partir…

S’il s’agit bien d’une fiction, elle est directement inspirée par un séjour que les deux auteurs ont fait en Gambie et par ce qu’ils ont pu constater de visu.

Le dessin est coloré, les personnages sont expressifs, c’est très beau ! N’hésitez pas à aller voir les premières pages sur le site de l’éditeur (lien ci-dessous).

Une BD qui m’a beaucoup plu, tant pour son histoire que pour ses beaux dessins ! ♥♥♥

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Pour (se) plonger dans les premières pages (site éditeur)

Du même illustrateur : Le maître des crocodiles – Jéronimus (4ème album présenté)

Blog de l’illustrateur

Une BD qui participe à deux challenges

La BD de la semaine chez Moka, Au milieu des livres

Le book trip en mer de Fanja

Mon corps donné pour vous – Rentrée littéraire 5

corpsRentrée littéraire 2026 – Épisode 5

Mon corps donné pour vous

Marouane Essadek

Coll. Notabilia

Les éditions Noir sur Blanc

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Éditeur : Quand, à dix-sept ans, Carrie tombe enceinte, les Dobbs, qui l’hébergent depuis son enfance et la traitent en domestique, veulent se débarrasser d’elle. Or, en 1923 à Charlottesville (Virginie), il est aisé d’écarter une jeune femme pauvre et isolée, et même d’abolir son avenir.
En complément de l’histoire de Carrie Buck, devenue à son corps défendant un cas d’école, Marouane Essadek raconte comment, au début du XXe siècle, quelques hommes ont mené ou encouragé des recherches scientifiques ouvrant la voie à des lois eugénistes votées aux États-Unis. Maniant aussi bien l’empathie pour l’une que l’ironie pour les autres, il dénonce les indignités dont peut se rendre coupable une nation persuadée de sa valeur supérieure et éclaire la fascination de nos sociétés pour la performance et la puissance.

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Ce récit raconte la vie de Carrie Buck et de ce qu’elle a amené comme décision de la Cour Suprême des États-Unis en 1927.

Enlevée à sa mère – jugée incapable de s’en occuper- à l’âge de 3 ans, Carrie va être élevée par les Dobbs. Très vite, elle va comprendre qu’elle doit être discrète, obéissante et invisible. Très jeune elle leur sert de domestique. Et quand elle tombe enceinte, à l’âge de 17 ans, non seulement personne ne lui demande ce qui s’est passé ou qui est le père, mais personne ne prend soin d’elle.

Mieux encore, les Dobbs lui enlèvent son enfant et elle est placé dans la colonie pour déficients mentaux où sa propre mère, Emma, a été enfermée, toujours par les Dobbs, plusieurs années auparavant.

Là, on va en plus décider que, comme elle est débile, il ne faut pas prendre le risque qu’elle se reproduise davantage. Et donc, suite à un procès qui tient plus de la farce qu’autre chose, parce que tous les participants (Hommes blancs, riches et éduqués) sont convaincus des bienfaits de la stérilisation pour certaines catégories de population, on va décider de l’opérer. Sans lui demander son avis, ça va de soi…

Les derniers chapitres comparent les lois américaines sur l’eugénisme et certaines pratiques du 3ème Reich. C’est édifiant.

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Plus je lis d’histoires sur le XXème siècle et plus je suis effarée…

Et il y en a certainement beaucoup d’autres… D’ailleurs si vous connaissez des romans qui traitent de scandales de ce type, n’hésitez pas à me donner les noms et auteurs en commentaire ! Merci d’avance.

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Carrie Buck et sa mère Emma en 1924

Par Arthur Estabrook – Prise sur Wikipédia

Un roman qui participe à mon auto-challenge “Rentrée littéraire“

RL 2026