Lune de Junko Nakamura

Cet album de Junko Nakamura est une promenade magique au clair de lune.

Album pour enfants dès 3 ans

Lune de Junko Nakamura

Éditions MeMo, septembre 2019,

36 pages, 15 euros

Thèmes: vie quotidienne, famille, lune, port

 

Présentation de l’éditeur: “Quand le cirque se termine, c’est la nuit. Elle doit être là. La lune qui nous regarde.

La nuit est tombée. En sortant du cirque, un enfant chemine avec sa vieille amie, la Lune.

Entre rêve éveillé et merveilleux du quotidien, Junko Nakamura nous emmène une fois de plus dans la magie poétique de ses clairs obscurs, dans une histoire où chacun de nous trouve sa place, dans ses textes où les silences sont aussi importants que les mots.”

 

Avec Lune, nous retrouverons la grâce des instants éphémères si chère au peuple japonais. Il s’agit d’un album unique qui conte, à l’aide de phrases courtes et d’illustrations très colorées, le passage de la lune jusqu’à l’aube. Lune surprend tout d’abord par son thème si simple, décrit avec tant de finesse et de poésie qu’il en devient nostalgique.

 

Nous suivons un petit garçon et sa maman à la lueur bienveillante de la lune.  A aucun moment nous ne faisons la connaissance du papa mais un bateau s’éloigne au crépuscule… Junko Nakamura nous laisse le soin d’imaginer le quotidien de ce petit garçon, ainsi que l’histoire de ce  fameux bateau qu’il aperçoit dans la baie à la sortie du cirque.

Lune est un album évoquant la douceur des instants volés. Junko Nakamura entraîne les petits lecteurs dans la magie du crépuscule, sous l’œil rieur de Madame la Lune.

 

~Melissande~

 

+ Un très beau conte japonais qui parle de la lune présenté par Nathalie: “Le kami de la lune” de Nathalie Dargent et Sandrine Thommen

+ Un recueil de contes présenté par Hérisson: “Les contes de la lune” d’Elisabeth Delaigle

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Histoires sur les roses, la pluie et le sel de Dzavinka Matiyash

Des nouvelles fascinantes, empreintes de nostalgie et de spiritualité

Recueil de nouvelles pour adultes

Histoires sur les roses, la pluie et le sel

de Dzvinka Matiyash

 

Editions bleu et jaune, mars 2020,

228 pages- 22 euros

 

Thèmes: famille, pauvreté, religion, art, espoir, amour

 

 

Présentation de l’éditeur: “Les Histoires sur les roses, la pluie et le sel sont de véritables miniatures littéraires. Elles relient les dimensions humaine et divine qui s’y rencontrent et s’y expriment avec une simplicité déconcertante et une remarquable poéticité.

Qu’il s’agisse du monde réel ou imaginaire, les miracles sont partout : la Sainte Vierge se déplace à bicyclette, une jeune femme qui ne peut plus marcher parvient à courir avec le vent, un moine bègue et simple d’esprit apprend à lire en latin et en d’autres langues, ou encore des fleurs ne fanent jamais… La joie et la tristesse, le bonheur et la souffrance se côtoient inlassablement. C’est ainsi qu’une harmonie rare et profonde envahit le cœur des êtres humains qui arrivent à trouver la vérité absolue.

Ce livre donne un sens à chaque petite chose de la vie.”

 

 

Traduit de l’ukrainien par Justine Donche-Horetska

 

En premier lieu, je vous invite à vous arrêter quelques instants pour observer la couverture d’Histoires sur les roses, la pluie et le sel. Sur un fond rose pâle se découpe une rose bien singulière, aux teintes bleutées. Quelques gouttes translucides semblables aux larmes terminent cette compositon rafinée et la magie opère…

J’ai véritablement été séduite par ce recueil de nouvelles. Histoires sur les roses, la pluie et le sel n’est pas un ouvrage ordinaire. Divisé en trois parties, chacune d’entre elles se composent de quinze récits à propos (comme le titre l’indique) de roses, de pluie et de sel.

De toutes les histoires contées par Dzvinka Matiyash, ce sont celles évoquant les roses que j’ai préférées. Certains récits relèvent du fantastique intérieur puisque seuls les protagonistes assistent aux miracles.

Idée originale, nous retrouvons au fil des pages certains personnages à travers différents moments de leur vie. Avec beaucoup de poésie, Histoire sur les roses, la pluie et le sel conte le quotidien de personnes ordinaires au destin extraordinaire. Parfois tragique, ce recueil décrit tout simplement la vraie vie. De celle que l’on a en rêve, des moments de joie et et de peine. Une vie pavée de souvenirs qui offre ses cadeaux et les reprend au moment où l’on s’y attend le moins.

La plume de Dzvinka Matiyash peint tout cela avec sensibilité sans jamais tomber dans le mélodramatique. Avec des mots justes et forts, l’auteur parvient à nous toucher. Et l’on referme ce livre à regret. Comme l’on aurait aimé courir plus longtemps en compagnie du vent ou encore célébrer la statue de la vierge un hiver de plus…

 

Une très belle découverte en somme que je vous recommande chaleureusement!

 

~Melissande~

 

+ L’avis de Monsieur Philippe Bonnet sur Les soirées de Paris

+ La présentation de l’auteur sur le site de l’éditeur

 

 

 

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Celle que je ne suis pas – l’histoire de Valentine

ValentineManga : 1er tome d’une trilogie
L’histoire de Valentine

Celle que je ne suis pas

Vanyda

Dargaud (2008)

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“Celle que je ne suis pas” raconte le quotidien de Valentine. Elle a 14 ans, est en dernière année de collège et est secrètement amoureuse d’un garçon, Félix. Elle vit seule avec sa mère. Comme beaucoup d’ados, elle se cherche, cherche sa place. On suit son quotidien à la maison, affalée sur le canapé devant la télé, ou allongée sur son lit. Elle est plutôt passive de manière générale, que ce soit avec sa mère ou ses amies. Comme endormie. Avec ses amies, elles ont des conversations de jeunes adolescentes. Elles parlent des garçons, de leurs vacances ou de leurs weekends, de la future boum du collège. Certaines fument ou boivent. Pas Valentine. On suit toutes ses pensées. Elle se met à sortir avec un garçon alors qu’elle rêve d’un autre.

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De Vanyda, je n’ai lu qu’une BD “Entre ici et ailleurs” que j’avais bien aimé.

Il ne se passe pas grand-chose dans ce quotidien. C’est une jeune fille de 14 ans plutôt sérieuse, qui va au collège, travaille bien et est amoureuse. Rien de très passionnant, mais pourtant on s’attache à Valentine. On aimerait juste la voir se bouger un peu plus, comme la plupart des ados !

Bref, une bd agréable et un personnage auquel on croit. Et auquel s’identifieront probablement beaucoup de jeunes ados.

Je ne suis pas adepte du dessin type “manga”, mais le trait de Vanyda est très doux (comme l’histoire d’ailleurs) et passe bien. Si je mets la main sur le tome 2, je le lirais avec plaisir.

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Le blog de Vanyda

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Dans les coulisses du musée – Roman

coulissesRoman anglais

Dans les coulisses du musée

Kate Atkinson

Éditions de Fallois (1996)

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Ça commence très fort. Le premier chapitre s’intitule « Conception » et commence ainsi :

« Ça y est, j’existe ! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce de l’autre côté du vestibule. »

Au départ, je me suis dit, il y a une erreur, elle doit parler de sa naissance ! Pas du tout ! C’est bien une petite graine à peine semée qui nous adresse la parole et nous raconte les sentiments, les rêves et les nausées qu’elle perçoit déjà du fond du ventre de sa mère…

Le narrateur alterne les chapitres parlant du présent (de la petite graine en question, Ruby) et parlant du passé (l’histoire de toute la famille).

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Il y a beaucoup de personnages et d’époques différentes qui font que “Dans les coulisses du musée” m’a laissé un gout un peu étrange (l’impression de tout mélanger !).

Et c’est dommage parce que j’aime beaucoup le style de l’auteur, très vif et plein d’humour.

Je dirais qu’il manque au début du roman un arbre généalogique qui permettrait de s’y retrouver plus facilement dans les différentes parties de la famille, parce qu’à plus de la moitié du bouquin, je me demandais encore régulièrement qui était telle ou telle personne… Mais c’est un livre que je vais garder et relire dans quelques années…

Le roman débute en 1951, à la conception, donc, de la dénommée Ruby. Le chapitre suivant est une « annexe » (qui part d’une photo pour nous raconter l’histoire de la photo en question). En fait, le roman est bâti de cette façon là : un chapitre, puis une annexe…

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Voici un petit extrait pour vous mettre dans l’ambiance :

« Je n’aime pas cela. Je n’aime pas cela du tout. Qu’on me sorte d’ici, et vite ! Mon frêle petit squelette est en train d’être écrasé comme une coquille de noix. Ma tendre petite peau, encore épargnée par le contact de l’atmosphère terrestre, est mise à vif par ces manipulations barbares. (Ce n’est sûrement pas très naturel, tout cela !)

– Dépêchez-vous, ma petite ! tonne une grosse voix furieuse. J’ai un dîner ! »

Vous l’aurez compris, vous venez d’assister à la naissance de Ruby…

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Prix Whitbread (ancien nom du Prix Costa – Une des plus hautes distinctions littéraires de Grande-Bretagne) en 1996.

Il a été élu meilleur livre de l’année (1996) par la rédaction de « Lire ».

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