Vieillir avec humour (ou pas !)

vieillirSélection de bandes dessinées

Vieillir avec humour (ou pas !)

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Dans le cadre de mon travail en bibliothèque, j’anime plusieurs fois par an des “rencontres” où je présente des bd sur un thème. Ce sont les participants qui choisissent les thèmes.

Bref. Le thème choisi pour cette fin septembre est la vieillesse. Je ne pensais pas trouver beaucoup de BD, mais en fait, le sujet est tellement large (l’âge, la perte d’autonomie, les soucis de santé, l’EHPAD ou la maison de retraite, la sexualité des seniors, le rôle de grands-parents…) que je n’ai vraiment eu que l’embarras du choix !

Du coup, j’ai fait trois “catégories”.

Et non, la vieillesse n’est pas (qu’)un naufrage comme a dit un certain Général. Vieillir peut s’accompagner d’une certaine zénitude qui n’est, ma foi, pas désagréable ! Et la retraite ? On peut enfin vivre sans réveil et faire ce qu’on veut, quand on veut. C’est pas cool ça ? (Bon je n’y suis pas encore… ;))

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Certains liens mènent vers mes avis, d’autres simplement vers le site de l’éditeur.

Le but étant de vous faire découvrir différentes BD sur ce thème.

Humour noir / comédies :
Tranche de vie :
Maison de retraite / EHPAD :
  • Le plongeon de Séverine Vidal & Victor L. Pinel
  • Jamais de Duhamel
  • L’amour n’a pas d’âge de Thibaut Lambert : Une jolie romance aux dessins ronds et colorés.
  • Rides de Paco Roca : De l’humour malgré le sujet (Alzheimer). Réédité sous le titre “la tête en l’air”.
  • Prends bien soin de toi ! de Rudo : Un aide soignant raconte son quotidien à l’EHPAD. Beaucoup de sensibilité et de douceur dans ce témoignage. ♥
Ajout du 11/10/26 :

Des bd conseillées en commentaire

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Pour terminer cette longue liste (non exhaustive !) je citerai Groucho Marx :

“Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s’est passé...“

Et si d’autres titres sur ce thème vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas à me les mettre en commentaire. Merci !

Cette semaine nous sommes chez Fanny du blog Mes pages versicolores

Un marché noir – Rentrée littéraire 3

marchéRentrée littéraire 2026 – épisode 3

Un marché noir

Bérénice Pichat

Les Avrils (2026)

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Éditeur : Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s’engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s’achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l’étau, les dénonciations font rage. Et l’histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.

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J’ai lu et adoré “La petite bonne” ♥ son 1er roman. Que je n’ai même pas présenté ! Alors qu’en plus il rentrait dans mon challenge “Pages de la grande guerre”. Bref. Par contre je l’ai beaucoup conseillé…

Celui-ci se déroule pendant la seconde guerre mondiale à Paris. Mais ici, il n’est pas question (ou très peu) des combats ou du front. C’est du quotidien des habitants dont il est question et de comment se nourrir (se vêtir aussi). Il faut arriver au bon moment, se tenir au courant des possibles livraisons, faire la queue pendant des heures.

La guerre, on sait aussi qu’elle est là, parce qu’ils sont là, eux, les “boches”(ma grand-mère, parisienne pendant la guerre, n’a jamais oublié ni pardonné. Et malgré mes protestations, elle n’a jamais appelé les allemands autrement…).

Servane, qui a du arrêter ses études pour travailler, en a assez d’avoir tout le temps faim. Et puis elle veut garder la tête haute. Alors, quand l’occasion se présente de gagner un peu d’argent et “faire quelque chose contre” l’ennemi, elle n’hésite pas longtemps.

Et elle va rencontrer Paul. Un trafiquant solitaire et méfiant, un profiteur de guerre. Au fil du roman, on va en apprendre plus sur ces deux personnages. Mais je ne veux pas vous en dire trop.

Une dernière chose quand même : La fin m’a laissée sans voix…

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Un roman pour mon auto-challenge “Rentrée littéraire“

RL 2026

Et au challenge ABC (lettre P) chez Enna

L’immeuble Yacoubian

Yacoubian

L’immeuble Yacoubian

Alaa El Aswany

Traduit de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier

Collection Babel

Actes Sud (2006 / vo 2004)

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Lecture Commune avec Blandine

Une lecture recommandée par Rachel ;)

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Éditeur : L’auteur est un vrai Égyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz.
Il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège.

Il ne juge pas, mais préfère nous montrer les espoirs puis la révolte de Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier ; l’amertume et le mal de vivre de Hatem, homosexuel dans une société qui lui permet de jouir mais lui interdit le respect de l’amour ; il nous fait partager la nostalgie d’un passé révolu du vieil aristocrate Zaki ; l’affairisme louche mêlé de bigoterie et de lubricité d’Azzam ; la dérive de la belle et pauvre Boussaïna, tout cela à l’ombre inquiétante du Grand Homme, de ses polices et de ses sbires de haut vol comme l’apparatchik El-Fawli, et à celle non moins inquiétante d’un islam de combat, qui semble être la seule issue pour une jeunesse à qui l’on n’a laissé aucun autre espoir.

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Si j’ai bien aimé l’écriture et le “témoignage”, la vision d’une certaine époque, j’avoue avoir eu beaucoup plus de mal avec tous les passages sur la religion. Même si, à mon avis, ils sont plus donnés à titre “critique” pour montrer l’exagération de certains, que par prosélytisme…

Dans ce roman, on découvre la vie de plusieurs personnages au sein d’un monde où la corruption, la pauvreté et les inégalités sont importantes. Et où les homosexuels doivent être prudents, où les femmes ne sont pas encore voilées, même si elles sont souvent “à la merci” des hommes.

C’est aussi le passage d’un monde “occidentalisé” à un monde islamique et gouverné par la stricte obéissance à Dieu.

La nostalgie de certains personnages m’a rappelée celle de ma grand-mère qui a vécu en Égypte (à Héliopolis) de sa naissance en 1920, jusque dans les années 50 (où les étrangers, mes grands-parents étaient italiens, n’étaient plus les bienvenus…). Elle gardait de cette époque et de cette vie un merveilleux souvenir !

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Un film tiré du roman a été réalisé en 2006 par Marwan Hamed

La littérature Africaine sur les blogs (+ ma pal Africaine)

Un roman qui participe à plusieurs challenges

Et c’est le 6è/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

Le challenge ABC (lettre E) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre I) de Sophie (sur ce blog)

Les quatre filles du Dr March

March“LE” roman de mon enfance ♥
Roman illustré

Les 4 filles du Dr March

Louisa May Alcott

Illustré par Nathalie Novi

Traduit par Janique Jouin-de-Laurens

(éditions Gallmeister)

Tibert éditions (2022)

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Lu aussi par Une ribambelle d’histoires et Jojo en herbe

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Ce roman a tellement bercé mon enfance que j’ai du mal à croire qu’on puisse ne pas le connaître… C’est sans doute celui que j’ai le plus relu. Mais pour ceux qui seraient passés à côté, voici le résumé :

Meg, 16 ans, Jo, 15 ans, Beth, 13 ans et Amy, 11 ans sont les quatre filles de Monsieur et Madame March. C’est une famille qui a été riche autrefois, d’ailleurs la tante March vit toujours dans une grande et belle maison bourgeoise, mais qui a été ruinée. Le père (selon les versions il est pasteur ou médecin) est parti sur le front aider les soldats (cela se passe pendant la guerre de Sécession). Nous suivons le quotidien de ces quatre sœurs aux caractères très différents. Meg est la plus raisonnable, Jo (ma préférée évidemment !) la plus impulsive, Beth est très timide et Amy… Pffou… Comment dire ça diplomatiquement ? J’avais toujours envie de lui donner des claques tellement elle m’agaçait par sa frivolité et son égoïsme !!

Bref. Les quatre sœurs vivent avec leur mère et la bonne, Hannah à Concord (Massachusetts). Les deux plus âgées travaillent un peu pour aider leur mère à joindre les deux bouts. Toute la famille est inquiète pour le père qui est au front. La vie n’est pas très facile, mais la joie et la bonne humeur règne dans la maison des March.

March

Édition originale américaine (1868) – Wikipédia

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C’est un roman en partie autobiographique selon la page Wikipédia qui lui est consacrée. On m’a offert cette nouvelle version il y a quelques temps déjà, mais je ne l’avais pas encore (complètement) lue. J’avoue que j’avais un peu peur que ma lecture “adulte” n’efface mes bons souvenirs d’enfance !

La première impression : Qu’est-ce qu’il est beau !! Les illustrations sont vraiment magnifiques et j’adore toutes les “décorations” de page. C’est un vrai plaisir que de l’ouvrir. Il est également gros et lourd ! Je ne me souvenais pas d’un si gros pavé…

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Pour plus d’illustrations et de détails sur ce magnifique ouvrage, c’est par ici

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Cette lecture participe à plusieurs challenges

Le challenge “Classiques” sur ce blog

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Ainsi qu’au mois américain chez Belette !