Rien n’est noir

noirRien n’est noir

Paulina Spucches

D’après le roman de Claire Berest

Stock graphique (2025)

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Éditeur : Frida Kahlo parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans ses cheveux et les fêtes à réveiller les squelettes.

Surtout, elle peint.
Et par dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

“À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.” Extrait du roman de Claire Berest

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J’ai découvert cette jeune autrice-illustratrice avec Vivian Maier, à la surface d’un miroir et Bronteana . Ses illustrations à l’aquarelle et sa façon d’employer les couleurs m’avaient déjà conquises.

Frida Kahlo aussi aimait les couleurs, rien d’étonnant à ce qu’elles se soient “rencontrées”… En plus, la vie et la personnalité de Frida Kahlo sont passionnantes, voire romanesques !

Cet album est adapté du roman homonyme de Claire Berest, paru chez Stock en 2020 et que j’avais déjà envie de lire. Et que je lirai un de ces jours.

Une très belle BD et un bel hommage à la “peintresse” mexicaine, ainsi qu’elle se définissait elle-même.

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Feuilleter les premières pages (éditeur)

Cette semaine nous sommes chez Blandine

pour un spécial “Bulles en couleur

La bd de la semaine

FALALALALA

FALALALALARoman ado dès 14 ans

FALALALALA

Émilie Chazerand

Éd. Sarbacane (2019)

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Éditeur : Chez les Tannenbaum, on est petit. Trois générations d’achondroplases, soit sept naines, gèrent ensemble Tannenland, le paradis réduit des êtres miniatures. Deuxième curiosité alsacienne après la cathédrale de Strasbourg, experte en Bredele et productrice des meilleurs shows de Noël de la région, cette famille n’a rien d’ordinaire. Sauf peut-être Richard, 19 ans, le seul garçon de la tribu. Le seul grand, aussi. L’exception à la règle, la mouche dans le lait. Tout aurait pu néanmoins rester ainsi, si… Si le coeur de Lulu Tannenbaum, 16 ans, ne s’était pas déglingué ! Si la Syrie n’était pas en guerre. Et si Hervé Vilard était juste un chanteur.

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Je m’attendais à quelque chose de très drôle. Et c’est effectivement le cas, par moments. Mais il y a aussi beaucoup de moments d’émotion, de tristesse même. Il y a cette famille atypique et parfois oppressante. Il y a aussi la découverte de l’amour, d’un secret de famille bien gardé et d’une maladie aussi inattendue que bouleversante.

Et des personnages hauts en couleur, qui vont vous faire passer du rire aux larmes !

Bref, il y a plein de choses belles et émouvantes dans ce roman que je vous conseille sans hésitation.

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De cette autrice, nous vous avons déjà présenté le très piquant (et très drôle !) : La fourmi rouge

Un roman qui participe au challenge de Pativore sur la littérature jeunesse

La grande peste (en 2 tomes)

PesteLA GRANDE PESTE

Éric Stalner

(scénario et dessin)

Cédric Simon

(Scénario)

Claudia Palescandolo

(Couleur)

Les Arènes BD (2021)

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T1 : Le quatrième cavalier / T2 : Le labyrinthe et la guerre

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Éditeur : En 1347, une maladie inconnue frappe l’Europe. En cinq ans, elle fait 25 millions de morts. Un diptyque historique fictionnel et documenté à découvrir pour les amateurs d’Histoire, par l’auteur de Saint-Barthélémy (Les Arènes).

Baldus, jeune membre de l’ordre des chevaliers Hospitaliers, navigue en mer Méditerranée au large de Rhodes lorsque son navire croise le chemin d’une galère byzantine à la dérive. Les Hospitaliers l’abordent et ne trouvent à son bord que des cadavres rongés par un mystérieux mal : la pestilence. Alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur navire pour fuir la maladie, un cavalier émerge sur le pont de la galère et décime ses frères d’armes. De son bataillon, seul Baldus survit miraculeusement à l’attaque. S’engage alors une course-poursuite effrénée à travers une Italie ravagée par ce mal inconnu. Au fil de sa fuite, Baldus s’enfonce dans sa propre folie et découvre celle des hommes.

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Peste

En lisant cette bande dessinée, on apprend comment et pourquoi la peste s’est propagée tout autour du bassin méditerranéen. (oui par les rats ! Mais pas seulement…)

En plus d’une bonne histoire, il y a plusieurs double-pages avec des cartes et des infos historiques (sur l’ordre des hospitaliers, les chasses aux sorcières, les flagellants…) C’est très bien fait, à la fois divertissant et didactique, j’aime !

On se promène à travers l’Italie et la France avec les deux personnages, Alixe et Baldus. C’est très beau. J’aime beaucoup les dessins d’Éric Stalner et les couleurs utilisées selon les pages et les moments de l’histoire donnent bien l’ambiance !

peste

C’est un diptyque emprunté à la bibliothèque mais je vais me l’acheter afin de pouvoir le relire.

Une bd à la fois belle, distrayante et instructive, what else ?

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Cette semaine nous sommes chez Fanny

L’île des oubliés

oubliésL’île des oubliés

Victoria Hislop

Traduit de l’anglais (GB) par Alice Delarbre

France Loisirs (2011 / vo 2005)

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En vacances en Crête avec son petit ami Ed, Alexis va en profiter pour aller à la recherche de ses racines. Elle ne sait rien ou presque de l’enfance de sa mère ou de ses grands-parents. Et sa mère n’arrive pas à en parler.

A 25 ans, Alexis se pose beaucoup de questions sur sa vie, professionnelle et amoureuse. Elle n’est sûre de rien. En allant à Plaka, le village côtier où sa mère a passé son enfance, elle espère au moins trouver quelques réponses sur sa famille. En effet, sa mère lui a donné une lettre pour une de ses amies, Fotini, qui habite toujours le village.

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Les oubliés, ici, ce sont les lépreux de Crête et de Grèce, regroupés sur cette île de Spinalonga entre 1903 et 1957. Alexis ne le sait pas lorsqu’elle visite l’île, mais celle-ci a joué un grand rôle dans l’histoire de sa famille.

Quant à moi, je ne connaissais pas grand-chose de la lèpre et je pensais qu’on avait su soigner cette terrible maladie bien avant cette époque ! Pour moi, c’était un truc qui datait du Moyen-âge (comme la peste, quoi !)…

J’ai beaucoup aimé cette histoire. Pour ce qu’elle m’a appris tout d’abord, sur ce lieu, cette maladie et la façon dont on traitait les malades à cette époque.

Pour les secrets de famille, les histoires d’amour, d’amitié, de passion qu’elle contient aussi. C’est un roman très émouvant qui m’a tiré pas mal de larmes ! J’ai bien aimé également les descriptions des us et coutumes au fil des époques, de la vie du village.

Une chose m’a pourtant gênée à plusieurs reprises (je n’ai pas pensé à mettre des post-it pour retrouver les phrases). Quelques tournures de phrases bizarres… Je me suis demandée si c’était l’autrice, un problème de traduction ou de relecture…

Malgré ça, c’est facile et agréable à lire et j’ai passé un bon moment avec Alexis et sa famille.

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Ce roman aura au moins eu le mérite de faire connaître l’histoire de cette île Crêtoise : Spinalonga, rebaptisée Kalydón en 1954. Et de redonner à la région un souffle économique grâce au tourisme.

Enna a écouté le livre audio (elle est mitigée) par contre Blandine a beaucoup aimé !

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le Mois Anglais

(qui cette année se poursuit jusqu’en août !)

chez Martine  et Lou

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Et Le challenge Solidaire sur Babelio

https://www.babelio.com/users/GROUPE_Challenges-de-lecteurs_6035.jpg