Les enquêtes d’Anatole Bristol

bristolA partir de 9 ans

LES ENQUÊTES

D’ANATOLE BRISTOL

T1 : Le gang des farceurs

Sophie Laroche & Carine Hinder (ill.)

Coll. Pas de géant

Auzou romans (2012)

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Ce tome 1 a reçu le Prix Renaudot des Benjamins 2013.

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Anatole n’aime pas son prénom. Il le trouve démodé, ridicule. Il aurait préféré s’appeler Mattéo ou Lucas, un prénom récent et que tout le monde connaît. Mais c’était le prénom de son grand-père maternel décédé pendant qu’Anatole était dans le ventre de sa mère. En arrivant dans sa nouvelle école, il est aussitôt surnommé “Anatole pot-de-colle” parce qu’il cherche des copains. Quand il rentre en pleurant ce soir là, sa mère lui dit qu’il ne doit pas rougir de son prénom, car c’est celui de son grand-père, un très grand détective.

A partir de ce moment là, Anatole devint “Anatole Bristol – Détective d’école” ! Sa mère lui ayant acheté des fiches bristol, il se met à étudier les faits et gestes des enfants dans la cour. Et pour l’assister dans ses enquêtes, il s’est fait une amie, Philomène.

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Une histoire amusante !

Ce sont les débuts d’un nouvel enquêteur pour les plus jeunes.

Les chapitres sont courts, la police d’écriture assez grosse et les illustrations gaies et colorées. De quoi séduire les jeunes lecteurs qui voudraient lire un livre un peu plus “gros” (il fait 90 pages). L’humour est présent, mais la réflexion aussi (sur l’amitié ou encore la réaction face à une personne malade).

En tant qu’adulte, je l’ai lu avec plaisir, sans m’ennuyer. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les romans pour les 7 à 11 ans…

Une série qui compte 11 tomes à ce jour, le dernier est sorti en juin 2020.

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Le site des éditions Auzou

Page de l’autrice sur le site de la mel (Maison des écrivains et de la littérature)

Blog de l’illustratrice

Ultra book de l’illustratrice

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D’autres enquêtes à partir de 9 ans :

Les enquêtes de Ninon et Paul (avec un côté historique), Mystère à la cantine, Enquêtes au Muséum, Le chat des archives

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La tresse – étapes indiennes 2 – LC

tresseRoman Ado/Adulte

La tresse

Laetitia Colombani

Grasset & Fasquelle (2017)

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Avec la tresse, nous partageons le quotidien de trois femmes. Trois femmes de pays éloignés et de conditions sociales très différentes.

Il y a d’abord Smita l’indienne. elle vit avec son mari et sa fille dans le village de Badlapur. Ce sont des “Dalits”, des intouchables. Smita ramasse la merde des gens du village à mains nues. Son mari, lui, chasse les rats dans les champs. Il n’est pas payé pour ça, mais peut conserver les rats qu’il attrape pour nourrir sa famille. Smita a un rêve. Elle veut que leur fille, Lalita, aille à l’école pour apprendre à lire et à écrire. Pour échapper à son destin (prendre la suite de sa mère), pour avoir une vie meilleure. Mais en Inde, on ne change pas de statut comme ça.

Giulia travaille dans l’entreprise de son père en Sicile. Ils récupèrent, lavent, peignent, décolorent et teignent des cheveux pour en faire des perruques. Quand elle ne travaille pas, Giulia passe son temps à lire. Une vie simple et heureuse, jusqu’au jour où…

Avec Sarah, nous nous retrouvons à Montréal, Canada. Elle a une vie très organisée, planifiée et chronométrée. Mère de trois enfants, associée d’un prestigieux cabinet d’avocats, elle ne s’arrête jamais. Une machine bien huilée qui va pourtant se gripper…

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C’est un roman polyphonique.

A chaque chapitre, on change de voix, de personnage. C’est un livre qui se lit très vite et très facilement, même si les sujets abordés sont durs. On a envie de savoir la suite et de savoir si/comment/ où ces trois destins vont se croiser… Même si on s’en doute assez rapidement du lien qui “unit” ces 3 femmes. Mais ce n’est pas grave. Ce qui est important, c’est le courage et la ténacité de ces 3 femmes. Leur volonté d’aller de l’avant, leur façon de refuser un “destin” tout tracé pour elles.

Un livre qui parle de la place des femmes dans la société, de la façon dont on considère les personnes malades, du poids des traditions. Mais qui reste un livre léger et porteur d’espoir.

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Une lecture commune avec Hilde, Blandine, Kiona, Mya, n’hésitez pas à aller voir ce qu’elles en pensent !

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Lire le 1er chapitre sur le site de l’éditeur

Ce roman a reçu plusieurs prix : Prix Relay des voyageurs 2017 / Prix Ulysse 2017 / Prix Domitys 2018 / 1er prix littéraire de la FNABEH 2018 / Globe de cristal roman et essai 2018

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Voici ma 2ème participation aux étapes indiennes chez Hilde.

http://www.lelivroblog.fr/media/00/01/3463383214.jpg

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A-A-A-A Atchoum! de Philip et Erin Stead

Un album poétique et sensible, un bel hommage au monde animal!

Album pour la jeunesse à partir de 3 ans

A-A-A-A Atchoum!
de Philip et Erin Stead 

Editions Kaleidoscope, première parution en 2011, illustrations d’Erin Stead, texte de Philip Stead,
40 pages, 13 euros

Thèmes : amitié – complicité – 05

 

Présentation de l’éditeur:

“Amos travaille au zoo.

Malgré des journées bien remplies, il trouve toujours le temps de passer voir ses vieux amis.

Mais, ce matin, atchoum! Amos se réveille enrhumé, et il doit rester au lit.

Que vont faire ses amis sans lui?”

 

 

Magnifiquement illustré par Erin Stead, cet album tout en douceur raconte une belle histoire d’amitié entre un vieil homme gardien de zoo et les animaux dont il s’occupe. Grâce à son dévouement, le jour où il doit s’absenter à cause d’un mauvais rhume, Amos recevra tout le réconfort qu’il mérite pour avoir si bien pris soin de ses amis pendant toutes ces années.

Cette histoire toute simple m’a beaucoup touchée, c’est un très bel hommage à l’intelligence relationnelle des animaux. Chacun d’entre eux a le petit geste qui change tout. Il faut dire que leur ami fait la même chose pour eux chaque jour, sans se lasser et toujours avec bienveillance.

~Melissande~

 

+ Le site de l’illustratrice

+ Le site de l’éditeur

+ D’autre livres de Philip et Erin Stead : L’enlèvement du prince Oléomargarine

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Il suffirait d’un signe de Tiffany Schmidt

La vie de Mia bascule quand elle apprend qu’elle a une leucémie. Il suffirait d’un signe est l’histoire de son parcours, dans la maladie, mais surtout pour cacher la vérité à ses amis !

il suffirait d'un signeRoman pour adolescents
ès 12 ans

Il suffirait d’un signe

de Tiffany Schmidt

Bayard, 2016
disponible en numérique

 

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Thèmes :
relation ados parents, musique,
mensonge, adolescence, cancer,
maladie, amitié

 

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En commençant Il suffirait d’un signe, reçu dans la box Ebook j’ai vite compris qu’il s’agissait, encore, d’un roman de sick-litt. Cette mode suite à la parution de Nos étoiles contraires de John Green, de roman avec un jeune héros malade. On en a vu passer un bon paquet, et on s’est vite lassé, je trouve. Pourtant dans Il suffirait d’un signe un petit quelque chose a réussi à me happer et j’ai lu ce récit d’une traite. Outre la maladie de Mia, l’héroïne, c’est surtout les relations humaines et la distance qu’impose la maladie qui est mise en avant, avec brio et humour.

 

Mia est une adolescente à la vie parfaite : elle est entourée d’amis, fait partie des pompom girls, réussi en cours, adore le lycée… Quand on lui annonce qu’elle a une leucémie son monde bascule, et elle fait tout pour que ça n’arrive pas vraiment… Elle, si superstitieuse, cherche des signes et se persuade alors qu’il ne faut rien dire à personne. Soutenue en ce sens par sa mère – un personnage détestable de mon point de vue, très attachée aux apparences – elle va alors cacher sa maladie à ses meilleurs amis et même à son petit ami. Seul son voisin, un ami d’enfance, est au courant.

« Qu’est-ce qui se passe ? Dis-moi, je t’en prie.
– J’ai une leucémie, chuchotai-je, le mot redouté me laissant un goût amer dans la bouche.
L’accablante réalité me frappa soudain.
– Mon Dieu ! J’ai un cancer.
Quand Gyver m’attira contre lui, mes yeux se remplirent de larmes.
– Alors, on fait quoi, maintenant ? »

Entre chimio et mensonge, elle a bien du mal à continuer sa petite routine. Il suffirait d’un signe n’est pas un roman triste pour autant. Touchant, bien sûr, mais ce sont surtout les liens entre les personnages qui sont importants : sa relation ambiguë -et prévisible- avec son voisin, son rejet de ses amies, ses parents et leur façon bien à eux de vivre la situation.

S’il n’y a pas de grosses surprises à la lecture de ce roman, le lecteur s’attache tout de même à Mia. Plus les pages passent plus on a envie de la pousser à changer, mais cela fait le charme de l’intrigue.

Un roman touchant centré sur les personnages et leurs relations, même si la maladie reste bien présente au fil des pages. Une belle découverte pour moi dans ma box Ebook !


+ Sur le site de l’éditeur Bayard

+ Première participation à cette 8ème édition du Challenge jeunesse / YA de Mutie !

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