à mains nues – Suzanne Noël

mainsElle redonnait un visage aux gueules cassées
BD Ado/Adulte

à mains nues

Leïla Slimani & Clément Oubrerie

Les Arènes BD (2020)

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T1 (1900-1921)

Le T2 est sorti le 30 septembre

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Suzanne Noël, comme toutes les filles de bonne famille de cette époque, se marie. Au départ, elle se satisfait de cette vie parisienne avec tout le confort moderne, les expositions, les sorties au théâtre avec son mari. Mais très vite, elle s’ennuie. Cette vie de femme au foyer ne lui suffit pas. Épaulée par son mari et par sa mère, elle reprend des études et passe son baccalauréat. Puis elle décide de continuer et de faire médecine. Mais ce qui l’intéresse plus que tout, c’est la chirurgie réparatrice. Elle deviendra la première femme chirurgien esthétique et avec la fin de la première guerre mondiale et son lot de “gueules cassées”, elle aura beaucoup de travail.

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Grâce à ses études, à son amour pour l’art et des mains précises, Suzanne Noël redonnera visage humain aux soldats durement touchés au visage. Elle estime que les demandes en chirurgie esthétique ne sont pas qu’une “coquetterie” ou une “frivolité” mais bel et bien un besoin. Et pas seulement pour les soldats que plus personne ne veut regarder !

Un beau portrait de femme, libre, intelligente et indépendante.

J’ai eu un peu de mal au premier abord avec les illustrations, que je trouvais un peu sombres. Mais je m’y suis vite habituée et j’ai été emportée par l’histoire.

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Une vidéo très intéressante qui parle de Suzanne Noël sur France Culture

Un article sur TV5Monde qui parle aussi du travail de Suzanne Noël

Les avis de Jérôme, Moka

Une bd jeunesse qui parle des gueules cassées : 14-18

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Cette semaine, nous sommes chez Noukette

Une BD qui participe aussi au challenge de Blandine sur la première guerre mondiale

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L’ adieu aux armes – Roman

adieu

Histoire d’amour tragique
sur fond de 1ère guerre mondiale
Roman

L’ ADIEU AUX ARMES

Ernest Hemingway

Gallimard (1938/vo 1929)

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Une lecture commune avec Blandine du blog Vivrelivre

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Première guerre mondiale. Frédéric Henry est américain, mais il s’est enrôlé comme ambulancier dans l’armée italienne. Blessé lors d’un déplacement, il va tomber amoureux de son infirmière, une anglaise, Catherine Barkley.

Celle-ci tombe enceinte, mais le lieutenant Henry doit repartir au front, dans la guerre contre l’Autriche. Lors d’une retraite qui ressemble à une débandade, ses compagnons d’armes sont tués et il se retrouve seul. Il déserte et part retrouver Catherine. Tous deux vont essayer de fuir la guerre en passant en Suisse.

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J’ai eu du mal avec ce roman. Ce n’est pas difficile à lire, mais les descriptions de la vie des gradés et des mouvements de troupes du début m’ennuyaient. Puis l’histoire d’amour débute, mais le ton est froid, comme détaché, sans passion aucune et les dialogues entre les deux amoureux pas super intéressants. Heureusement, j’ai trouvé la dernière partie plus agréable (après plus de 200 pages tout de même !) et plus humaine. C’est le 3ème roman d’Hemingway et il est en parti autobiographique.

Et qu’est-ce qu’on picole dans les ouvrages d’Hemingway ! Je n’ai encore jamais vu personne boire autant. Bon, en pleine guerre ceci dit, je peux comprendre qu’on ait envie d’oublier ce qui se passe autour…

Vous pourrez trouver l’adieu aux armes en PDF sur internet.

Du même auteur déjà présenté : Les neiges du Kilimandjaro

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Nouvelle participation au challenge de Blandine sur la première guerre mondiale

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Un roman qui participe aussi à l’Objectif PAL chez Antigone

car il était sur mes étagères depuis 2009… (et ce n’est pas le plus vieux !)

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Il participe aussi au Challenge Cette année sera classique !

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Ainsi qu’au Mois Américain sur Instagram

(pas chez Titine cette année, elle prend une pause)

Merci à Belette pour le logo !

Les champs d’honneur – Roman

champsPremier roman

Les champs d’honneur

Jean Rouaud

Les éditions de Minuit (1990)

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Prix Goncourt 1990

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À partir du décès de son grand-père, dernier de 3 décès successifs, le narrateur remonte le fil du temps et nous parle de sa famille… Un roman constitué de 4 parties.
La 1ère nous parle donc du grand-père, de sa manie d’allumer sa cigarette au mégot de l’autre, même en conduisant sa 2 CV…
La 2ème raconte la vie et la mort de la tante Marie, très pieuse, presque une béguine et qui soignait tout le monde avec des prières adressées au Saint concerné selon le mal.
La 3ème parle du père, mais aussi de la guerre, des gaz de combats, de la souffrance de tous. La dernière partie est une sorte de conclusion.

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Je cherchais un livre pour participer au challenge de Blandine, du blog Vivrelivre sur la 1ère guerre mondiale. J’ai feuilleté celui-ci, trouvé dans ma bibliothèque, parce que je ne savais plus s’il parlait de la première ou de la seconde guerre mondiale. Puis j’ai commencé à le lire et je n’ai plus arrêté.

Cette chronique familiale, apparemment autobiographique, raconte l’histoire d’une famille française en Loire Inférieure (Loire Atlantique) des années 1900 à 1940. Par contre, si vous n’aimez pas les descriptions, passez votre chemin, ce roman n’est pas pour vous !

Ce n’est pas vraiment chronologique et pas toujours facile à suivre, malgré un style fluide. Les anecdotes sont nombreuses et souvent amusantes, même si le fond de l’histoire n’est pas très gai. Un roman que j’ai bien aimé pour son style.

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Un extrait : « C’est ainsi que Joseph vit se lever une aube olivâtre sur la plaine d’Ypres. Dieu, ce matin-là, était avec eux. Le vent complice poussait la brume verte en direction des lignes françaises, pesamment plaquée au sol, grand corps mou épousant les moindres aspérités du terrain, s’engouffrant dans les cratères, avalant les bosses et les frises de barbelés, marée verticale comme celle en mer Rouge qui engloutit les chars de l’armée du pharaon. L’officier ordonna d’ouvrir le feu. Il présumait que derrière ce leurre se dissimulait une attaque d’envergure. C’était sans doute la première fois qu’on cherchait à tuer le vent. »

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Un roman lu il y a déjà quelques années. Ce que je ne savais pas :

Les Champs d’honneur constitue le premier volet d’une suite romanesque qui se poursuit par Des hommes illustres (sur la figure du père), Le Monde à peu près (sur le deuil du père) et Pour vos cadeaux (portrait de la mère), et qui se clôt avec Sur la scène comme au ciel (la cérémonie des adieux), l’ensemble composant une sorte de livre des origines. (éditeur)

Lire les premières pages (site de l’éditeur)

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Infirmière pendant la 1ère guerre mondiale

Infirmière

Roman jeunesse historique
A partir de 10/11 ans

Infirmière pendant

la première guerre mondiale

Journal de Geneviève Darfeuil
Houlgate-Paris, 1914-1918

Sophie Humann

Coll. Mon Histoire

Gallimard Jeunesse (2012)

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Geneviève Darfeuil est une jeune fille de bonne famille de 14 ans. Père chirurgien, mère au foyer, ils habitent les beaux quartiers à Paris et passent leurs vacances à Houlgate.

En ce 18 juillet 1914, le principal souci de Geneviève est qu’elle doit rester alitée. En effet, elle s’est foulée la cheville en jouant au tennis.

Elle ne va pas tarder à se rendre compte qu’il y a des soucis beaucoup plus grave dans la vie qu’une entorse… En effet, le 1er août à 9h du soir les cloches de l’église sonnent le tocsin : la mobilisation est déclarée ! “Par décret du président de la République, la mobilisation des armées de terre et de mer est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ces armées. Le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août.

Cette guerre donnera un but à Geneviève, elle deviendra infirmière !

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Ce “journal” nous raconte l’histoire de la première guerre mondiale à travers les yeux d’une jeune fille qui a 14 ans lorsque la guerre débute. Elle nous parle de la vie à l’arrière du front, du travail des femmes, mais aussi, au travers des lettres des soldats, de la vie au front.

J’ai lu et apprécié plusieurs titres de cette collection “Mon histoire” présentés à la façon d’un journal intime. La couverture rigide un poil vieillotte, les pages faussement découpées à la main, les “collages” de photo sur la couverture, tout ça me plaisait beaucoup.

Mais j’ai plus de 50 ans. Et j’ai pu constater que cette collection, pourtant très intéressante, ne sortait que très peu en bibliothèque. Le visuel n’attirait pas du tout les enfants. Gallimard a eu la très bonne idée de la moderniser (voir ci-dessous), et j’espère que du coup, elle trouvera son public.

 

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Lire les premières pages (site de l’éditeur)

L’avis d’Histoire d’en lire site spécialisé dans la littérature historique jeunesse.

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D’autres récits jeunesse sur le même sujet : Soldat PeacefulIl s’appelait comme moi14-14Le petit cœur rougeLe journal d’AdèleLe violoncelle poilu

Ce récit participe à deux challenges :

Celui sur la Première guerre mondiale chez Blandine ainsi qu’à l’Objectif PAL chez Antigone