Les guerres d’Albert Einstein – BD Ado / Adulte

AlbertQuand scientifiques et militaires s’acoquinent

BD Ado / Adulte

LES GUERRES

D’ALBERT EINSTEIN

De Closets – Corbeyran – Chabbert

Éditions Robinson (2019)

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Diptyque

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La première page nous emmène à Berlin en 1912. Albert Einstein est l’invité d’une soirée organisée par son ami Fritz Haber, le célèbre chimiste. Haber veut qu’Einstein quitte Zurich pour venir s’installer à Berlin. Dans un premier temps, Albert Einstein refuse. Pour finir par céder, au grand désespoir de sa femme, Mileva. Quelques mois plus tard, à Sarajevo, le 28 juin 1914, l’assassinat de l’Archiduc François Ferdinand déclenche le début de la première guerre mondiale

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Dans ce premier tome, il est beaucoup question d’un ami d’Einstein : Fritz Haber, célèbre chimiste (que je ne connaissais pas !) Si j’ai bien compris, Fritz Haber a fait deux choses très importantes dans sa vie professionnelle. Il a réussi à synthétiser l’azote pour en faire un engrais pour l’agriculture et donc permis de nourrir plus de monde (mais c’est une source de pollution des eaux à l’heure actuelle), et il a créé un gaz mortel qui a blessé ou tué des milliers de soldats en un seul jour lors de la bataille d’Ypres

Cette BD historique m’a beaucoup plu parce qu’elle m’a appris beaucoup ! Évidemment, si vous êtes prof d’histoire ou très renseigné sur la première guerre mondiale, peut-être n’apprendrez-vous pas grand chose (vous verrez peut-être un point de vue différent ?).

J’aime beaucoup les dessins d’Éric Chabbert, je les trouve très beaux.

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De Corbeyran, déjà présentés sur ce blog :

Châteaux Bordeaux, Nanami, Uchonie(s) New Harlem, Dracula, METRØNOM’ T1 et 2, METRØNOM’ suite et fin, 14-18 T1 Le petit soldat, 14-18 les autres tomes.

En parlant d’ Albert Einstein, nous vous avions présenté un recueil de lettres présentant, entre autres, une lettre de rupture (plutôt dure !) qu’il avait écrit à sa femme Mileva.

Une biographie d’Einstein avec des photos, des citations…

Une bande dessinée qui participe à la BD de la semaine chez Stephie ainsi qu’au Challenge première guerre mondiale chez Vivrelivre

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Le garçon de Marcus Malte – Roman

garçon30 ans d’une vie… particulière !

Roman adulte

Le garçon
Marcus Malte

Zulma (2016)

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1908 : au départ, le garçon ne connaît rien du monde. Pas parce qu’il vient de naître, non. Mais parce qu’il a vécu isolé dans les bois avec sa mère, sans jamais rencontrer ses semblables. Il ne sait ni lire, ni écrire, et il ne parle pas. Cela ne l’empêchera pas, au fil des années, de rencontrer des gens. Il recevra et donnera de l’amitié, de l’amour aussi. Puis il fera la guerre.

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Plus encore que l’histoire, c’est la façon dont elle est (ra)contée qui m’a frappée. L’écriture. Le style. Les descriptions. C’est original. Inhabituel. Prenant. Et c’est beau.

Même si j’avoue avoir survolé rapidement par deux fois quelques pages. Celles (p. 319 à 322) qui parlent des liens entre les « grands » de ce monde. Liste de souverains : Georges V/ Nicolas II / Victor Emmanuel III… ces pages expliquent en quoi la guerre de 14 est une affaire de famille ! Et j’ai carrément sauté la liste des disparus ou morts au combat (p. 441 à 451).

Dépressifs s’abstenir, toute cette histoire, cette vie, n’est pas d’une folle gaité, même s’il y a des moments joyeux.

1908-1938 : 30 années de vie, pour le meilleur, mais aussi et surtout, malheureusement, pour le pire.

Un roman qui est tout à la fois féministe, anarchiste, pacifiste… Il avait tout pour me plaire !
Un gros coup de cœur que je vous conseille fortement. ♥

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Extrait : « C’est l’enfant. Celle qui pèse sur ses reins n’a rien d’un chevalier sinon la triste figure. Une femme. Ce qui reste d’une femme. Les reliques. Sous les loques des bouts de bras qui dépassent, des bouts de jambe, la chair qui semble fuir du tas de hardes comme la paille d’une vieille poupée. Elle ne pèse pas lourd en vérité mais c’est un poids presque mort. Ballotant à chaque foulée. Son crâne repose entre les omoplates du garçon. Ses paupières sont closes. Elle a le teint cireux, la peau flétrie des pommes sauvages tombées de l’arbre. On lui donne soixante ans. Elle n’en a pas trente. C’est la mère. »

Des éditions Zulma, nous vous avons déjà présenté « La lettre à Helga »

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Un roman qui participe à la fois au challenge Première guerre Mondiale chez Blandine et à l’objectif PAL chez Antigone

 

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Soldat Peaceful – Roman jeunesse

peaceful

Soldat Peaceful
Michael Morpurgo

Gallimard Jeunesse (2004)

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Tout au long de cette nuit, au cours de laquelle il ne veut pas dormir, Tommo Peaceful va se souvenir. Il se souvient de son premier jour d’école et de son grand frère Charlie qui s’occupait de lui et le défendait. Mais aussi de Big Joe, leur frère plus âgé qui n’est jamais allé à l’école et qui chante tout le temps « Oranges et citrons » (une comptine anglaise). De leur mère aussi, si heureuse avant la mort de leur père. Il se souvient aussi du trio qu’il formait avec Charlie et Molly, dont ils étaient tous deux amoureux… Il veut oublier où il se trouve, oublier ce qu’il va se passer demain. Oublier le futur, le présent. Se laisser bercer par le passé et les jours heureux.

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Pffouu… Qu’il est beau ce livre !

Mais qu’il est dur aussi !! On sent tellement l’amour qu’il y a dans cette famille, on partage leurs moments de joie et de tristesse. Et puis il y a la première guerre mondiale. Et le départ des frères pour cet enfer. L’entraînement d’abord, difficile, fatigant, pénible, mais qui n’est rien par rapport à ce qu’ils vont vivre ensuite dans la boue des tranchées. On visualise bien leur quotidien, fait d’un mélange de proximité, de fatigue, de peur, de stress, le tout dans le froid et la boue… J’ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment ces hommes ne sont pas devenus fous !

Le livre en lui-même est très beau. Il ressemble à un vieux journal tâché, fermé avec une ficelle, un *bleuet glissé dessous.

*Bleuet : Le surnom de bleuet fut donné par les poilus de la Première Guerre mondiale aux soldats de la classe 1915, qui n’avaient pas connu les pantalons garances des uniformes de l’armée française porté par les soldats dès 1870 et qui fut remplacé cette année-là par le nouvel uniforme bleu horizon. (Merci Wikipédia)

C’est devenu un symbole commémoratif de la première guerre mondiale.

A lire !

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Du même auteur, également présentés sur ce blog : Le plus grand peintre du monde, Notre Jack et Cheval de guerre

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Ce roman participe au Mois Anglais, organisé par Lou et Titine.

https://thecanniballecteur.files.wordpress.com/2019/05/union_jack-9.jpg?w=584&h=365

Merci à Belette pour les logos !

Les lectures prévues de Sophie pour ce mois anglais

Il participe également au Challenge Première guerre mondiale chez Blandine

Et à l’objectif PAL chez Antigone

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Les soeurs Mitford enquêtent

MitfordLes sœurs Mitford enquêtent
T1 : L’assassin du train

Jessica Fellowes

Éditions du Masque (2018)

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1919 à Londres. Louisa vit avec sa mère. Son père est décédé récemment et sa mère fait ce qu’elle peut comme blanchisseuse pour payer le logement et la nourriture. L’oncle Stephen (le frère du père décédé et un homme dangereux) s’est invité dans leur petit logement. Il compte tirer profit du fait que sa nièce soit une jeune femme agréable à regarder pour payer ses dettes de jeu. Louisa ne voulait pas laisser sa mère seule, mais ne sachant comment échapper à son oncle Stephen, elle se fait engager comme nounou à la campagne, par la famille Mitford… Avec Nancy, l’aîné des filles, elle va mener l’enquête sur le meurtre d’une infirmière.

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Je sais que je vais m’attirer les foudres de certaines de mes collègues du Mois Anglais, mais j’avoue que je ne suis pas fan de tout ce qui concerne la royauté ou l’aristocratie anglaise (ou autre d’ailleurs !) Ceci dit, si nous sommes bien dans la « haute société » avec la famille Mitford, l’héroïne principale de ce roman, c’est la jeune Louisa Cannon, qui, elle, sortirai plutôt d’un roman de Dickens ! J’ai bien aimé le personnage de cette jeune fille, qui se débrouille comme elle peut pour survivre et échapper à la condition de blanchisseuse. Le personnage du policier, Guy Sullivan est intéressant aussi par son obstination à vouloir résoudre l’enquête. Et aussi pour son manque d’obéissance à sa hiérarchie !

La première guerre mondiale

Même si l’intrigue se déroule après la guerre (en 1919 et 1920), et que ce n’est pas le sujet principal, celle-ci est encore très présente. Avec le policier par exemple, qui souffre d’avoir été réformé à cause de sa mauvaise vue. Avec l’infirmière tuée, Florence Nightingale Shore (nièce de la fameuse Florence Nightingale) qui servait à Ypres, ville tristement célèbre pour ses batailles durant la première guerre mondiale. Ou encore avec le personnage de Roland Lucknor, officier à Ypres. On y entend parler de soldats qui font des cauchemars, de Trouble de Stress Post-Traumatique

Lu pour le mois anglais, c’est un roman policier que j’ai lu avec beaucoup de plaisir, notamment pour l’ambiance « so british » !

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L’auteur, Jessica Fellowes, est la nièce de Julian Fellowes, le créateur de Downton Abbey, la célèbre série !

Même si ce livre parle d’une famille qui a réellement existé, les Mitford et d’un meurtre jamais élucidé (celui de Florence Nightingale Shore), c’est avant tout un roman !

Un article de Wikipédia sur la famille Mitford

L’avis d’Eva

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Ce roman participe au Mois Anglais, organisé par Lou et Titine.

https://thecanniballecteur.files.wordpress.com/2019/05/union_jack-9.jpg?w=584&h=365

Merci à Belette pour les logos !

Les lectures prévues de Sophie pour ce mois anglais

Il participe également au Challenge Première guerre mondiale chez Blandine

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