Ne change jamais Marie Desplechin

🌏 Ne change jamais est un livre de Marie Desplechin publié à l’école des loisirs.

Ce manifeste à l’usage des citoyens en herbe est en fait un manuel d’éducation au développement durable.
Dès l’introduction Marie Desplechin explique qu’elle fait confiance aux enfants et aux adolescents : “J’ai découvert que fouiller la poubelle, trouver normal de copier sur sa voisine, jugéer suffisant de se laver un jour sur deux sont autant de comportements qui devraient être encouragés plutôt que combattus. Quel bons adultes vous seriez si vous arriviez à préserver un peu de votre curiosité, de votre sensibilité, de votre colère. Vous auriez de meilleurs atouts pour demain, et la planète avec vous. J’ai pensé : Surtout ne changez pas ! (ou alors pas trop) et puis j’ai fait ce livre.” 💚Ce livre tombe parfaitement dans ma thématique actuelle au CDI, avec mon exposition #agenda2030 mais aussi avec l’élection des eco-delegues qui doit se faire dans les prochains jours. Si Greta Thunberg a permis de montrer la voix, je pense que c’est maintenant à chacun de jouer un rôle pour la Terre. 🌏4 ou 5 pages par thème : une parole d’ados, des faits scientifiques et historiques, et une conclusion pour ne pas changer ! (je vous poste des exemples en story). Ce n’est pas forcément novateur au niveau des idées mais la forme, le ton employé, ça va parler aux jeunes, et si ça peut semer quelques graines, il ne faut surtout pas s’en passer !

Bien sûr il y a parfois un peu de provocation, comme avec la cantine, mais si ça incite les enfants à se demander ce qu’ils mangent, ça sera déjà un bon pas vers moins de gaspillage ! 💚 En plus c’est joliment illustré par Aude Picault, imprimé en France, sur du papier eco responsable !
À mettre dans toutes les bibliothèques et CDI !

 

 

Une chronique initialement publiée sur Instagram, d’où sa mise en forme.

 

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Mauve de Marie Desplechin

Roman fantastique pour enfants et adolescents
Rentrée littéraire jeunesse

Mauve

de Marie Desplechin

Ecole des Loisirs, 2014
9782211220682, 8,70€

Après Pome et Verte, Marie Desplechin nous offre une troisième histoire de sorcière. Pome et Verte restent d’ailleurs nos héroïnes, mais elles sont confrontées à un nouveau problème : Verte est harcelée à l’école, à cause de sa mère que tout le monde trouve bizarre.

L’auteur aborde donc dans un premier temps le problème du harcèlement scolaire, et grâce aux différents points de vue alternés, ceux du grand-père, de la grand-mère, puis des jeunes filles, on comprend mieux toute la peur et la douleur que cela engendre. Puis rapidement, on glisse dans le fantastique, car tous les voisins et élèves ne sont pas devenus hostiles d’un seul coup. Quelque chose a exacerbé leurs réactions négatives…

Sorcière, Magie, mais toujours famille et amitié, ce roman offre de nombreuses scènes prenantes et mystérieuses. Les points de vue alternés pour la narration permettent de mieux comprendre les réactions de chacun et de s’attacher aux différents personnages. De l’action, du suspense, mais beaucoup d’humour aussi, notamment avec ces sorcières qui cherchent à cacher leur pouvoir…

Un troisième tome à la hauteur de cette série ensorcelante, avec plus de noirceurs pourtant… nos petites sorcières évoluent !

+ Kik en parle

+ Challenges : Rentrée littéraire, YA#4, Petit Bac, et Halloween :)

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Mon petit théâtre de Peau d’Ane de Jean-Michel Othoniel et Marie Desplechin

Mon petit théâtre de Peau d’Ane

Jean-Michel Othoniel
et Marie Desplechin

Editions Courtes et Longues, 19€

Mon avis :

Avant tout ce livre est un magnifique objet, qui est une invitation à le feuilleter encore et encore. De très belles couleurs, une présentation très classe, aérée, des photographies… Vraiment un ensemble graphique très réussi.

Pour ce qui est du texte, Marie Desplechin prête sa plume aux mots de Jean-Michel Othoniel, et décidemment elle sait très bien le faire. C’est une vraie réussite, un récit autobiographique et documentaire agréable à lire.

L’histoire quand à elle nous permet de découvrir l’art en général, mais aussi Rochefort, Pierre Loti, le théâtre et Peau d’Ane surtout!

Un vrai livre d’art, artistique et très accessible, et la fin, les mots de l’histoire sonnent comme une invitation poétique je trouve.

 

Les auteurs (informations de l’éditeur)
Marie Desplechin : auteur de plus de 30 livres pour les enfants et les adultes, traduite en plusieurs langues, elle est l’un des auteurs qui comptent dans la littérature française. Son écriture fluide, précise et pleine d’humour éclairent ses textes avec magie.

Jean-Michel Othoniel : on connaît tous au moins une œuvre de cet artiste : la station de métro en perles de verre au Palais-Royal à Paris. Qu’on l’ait vue en photo ou qu’on y soit descendu, on éprouve toujours le même sentiment de douceur, d’intimité et de mystère. Trois aspects essentiels de l’œuvre de Jean-Michel Othoniel qui, depuis la fin des années 1980, porte sur notre monde un regard à la fois tendre et douloureux, qu’il métamorphose avec poésie et couleurs.

Marie_Desplechin
Info +
Rétrospective de l’œuvre de Jean-Michel Othoniel au Centre Pompidou, du 2 mars au 23 mai 2011. Elle sera présentée dans le musée mais également dans la galerie des enfants (où sera exposée une double page du livre). Elle fera ensuite escale au Japon, en Corée et aux États-Unis.

Un livre lu dans le cadre de la semaine Marie Desplechin chez Stephie.

J’ai lu aussi de Marie Desplechin (et j’en parle sur mon blog)
– Le journal d’Aurore (mon avis sur le tome 3)
Danbé

 

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Danbe d’Aya Cissoko et Marie Desplechin

Danbe

d’Aya Cissoko et Marie Desplechin

Roman adolescents / adulte

Calmann-Lévy, février 2011
9782702141755, 15€

Thèmes : Immigration, Intégration, Boxe, Volonté, Famille

Une petite fille immigrée grandie heureuse à Ménilmontant, frappée par une série de deuils familiaux, devient championne de boxe puis étudiante à Sciences Po : le parcours hors du commun d’Aya, raconté avec force et justesse par Marie Desplechin.
Danbé est le résultat d’une longue conversation entre Aya Cissoko et Marie Desplechin. Quand elles se sont rencontrées chez des amis communs, le projet d’écrire une « vie d’Aya » était déjà ancien ; Aya en avait posé les grandes lignes sur le papier. Il pouvait sembler curieux, voire prématuré, de se lancer dans un récit autobiographique, quand son auteur avait tout juste une petite trentaine d’années.
Mais son destin à la fois exemplaire et particulier justifiait la démarche. Fille de parents maliens venus d’un village pour s’installer à Paris, Aya connaît les conditions de vie difficiles d’une famille pauvre et déracinée.

Mon avis
Cette autobiographie est menée de mains de maître par Aya Cissoko et Marie Desplechin. J’avoue bien volontiers que c’est le nom de Marie Desplechin, auteur jeunesse que j’affectionne, qui m’a poussé vers ce livre. Je ne connaissais pas du tout Aya Cissoko… et tant mieux finalement, car j’ai pu découvrir son histoire petit à petit, au fil des lignes. Je suis entrée tout entière dans ce récit, j’ai eu peur, j’ai eu les larmes aux yeux, le sourire aux lèvres, envie de crier… mais surtout l’envie de tourner les pages, de continuer à découvrir ce destin si particulier, tellement plein de force et de dignité.
Un parcours exemplaire ? Pas vraiment en fait, et je ne le souhaite à personne, sauf que ce sont ces épreuves qui ont fait d’Aya Cissoko une femme aux talents multiples…

Dans ce livre nous découvrons la France, et Paris, sous les yeux d’une petite fille, puis d’une adolescente qui n’a pas choisi de vivre là où elle vit, mais qui s’y adapte. Alors non ce n’est pas un roman sur les “quartiers”, pas vraiment, mais ce qui y est évoqué est intéressant, car même dans les situations dramatiques, il y a des lueurs d’espoir. “L’avantage” d’une autobiographie contrairement à un roman, c’est qu’on ne peut rien épargner au personnage principal… Même si ce récit est celui d’une réussite, multiple d’ailleurs, ce n’est pas que cela, il y a aussi les trous noirs, les difficultés, la pauvreté, la mort… Le tout est superbement maitrisé, car on ne tombe jamais dans le pathos. Un témoignage admirable d’une jeune femme qui continue d’avancer, et de réussir!

Alors un grand bravo à Aya tout d’abord, pour cette force, cette leçon de vie, et ses réussites… et mes félicitations à Marie Desplechin aussi, qui a prêté sa plume et son talent à ce récit! Une autobiographie qui est à lire, à transmettre, et à faire lire, notamment aux adolescents, mais pas que!

Une rencontre a eu lieu à Paris, certains adolescents vont avoir la chance des les rencontrer (c’est ça aussi d’avoir 2 supers nanas comme profs :)
L’avis plus qu’enthousiaste de Stephie, qui a en plus assisté à la rencontre parisienne. Mais aussi les avis de Noukette, Constance93, et Chiffonnette !

Extrait :
” Grandir enfant français de parents africains donne un regard particulier sur l’Histoire, un regard ironique, un peu méfiant. Je ne sais pas si l’Afrique a un problème avec l’Histoire. Mais je suis à la bonne place pour constater que l’Histoire a un problème avec l’Afrique.”
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