Bertille & Bertille ♥- Enquête

Bertille

Enquête mêlant histoire, polar et fantastique…

Bertille & Bertille ♥

T1 : L’étrange boule rouge

Éric Stalner

Grand Angle

Bamboo éditions (2022)

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Paris, années 20. Le commissaire Bertille est chargé par le Préfet de retrouver un homme, Palovski. Lui et ses hommes l’ont arrêté mais il a profité d’un étrange évènement pour s’échapper. Cet évènement, c’est l’atterrissage d’une grosse boule rouge tombée du ciel. En plus du commissaire et de ses hommes, une jeune femme, Bertille de Chavronnes des Argons, a assisté à la scène. Le commissaire ayant immédiatement alerté ses supérieurs, la boule rouge va être étudiée de près. Mais quand on s’aperçoit qu’elle grossit rapidement, c’est l’émoi ! Qu’est-ce donc que cette “chose” ???

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Attirée par cette jolie couverture qui allie historique et fantastique, je l’ai aussitôt empruntée à la médiathèque. Le nom d’Éric Stalner ne m’étant pas inconnu a renforcé ma décision. Et ce côté vintage de la police de caractère aussi !

Bref. Quand je l’ai feuilletée, j’ai tout de suite aimé l’ambiance dégagée par ces illustrations sépia parfois rehaussées d’une touche de rouge. Et au final, tout m’a plu ! L’histoire, l’ambiance, les relations entre les personnages (il y a de l’humour !!), les illustrations et les couleurs.

La mention tome 1 indique qu’il y aura d’autres enquêtes de Bertille & Bertille,
et c’est tant mieux !

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D’Éric Stalner, déjà présenté sur ce blog : Blues 46, La zone♥, L’or sous la neige, Saint-Barthélémy

Le site de l’auteur : Les carnets d’Éric Stalner

Cette semaine, ça se passe chez Moka, Au milieu des livres

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LE SERPENT ET LE COYOTE – BD

coyoteBD Ado/ Adulte (15+)

LE SERPENT ET LE COYOTE

Matz & Xavier (ill.)

Jérôme Maffre (couleurs)
Collection Signé

Le Lombard (2022)

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Éditeur : USA, 1970. Joe se balade en camping-car dans les grands espaces du Far West. Il y fait des rencontres : un petit coyote, pour commencer, mais aussi des gens plus ou moins bien intentionnés — des voyous locaux, des agents du FBI, un U.S. Marshal, d’anciens amis plus ou moins fréquentables… Mais qui est vraiment ce bon vieux Joe ? Ceux qui croisent son chemin ont tendance à voir leur espérance de vie se réduire dangereusement…

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Le serpent et le coyote est à mi-chemin entre le western (on traverse l’Arizona, l’Utah, le Nevada…) et le film de maffieux (style les affranchis).  C’est une BD dans laquelle j’ai plongé avec un réel plaisir. La balade en camping car dans des décors dignes des films de Sergio Leone est superbe avec cet homme solitaire mais plutôt sympathique et son “chien”.

Il n’y a pas de texte dans les 8 premières pages. Juste une date, un lieu. Juste des paysages qu’on rêve (moi en tous cas !) d’aller voir un jour, ce camping-car qui trace tranquillement sa route, cet homme au visage buriné qui s’arrête parfois pour admirer le paysage en buvant un coup.

Qui est Joe ? Que fait-il là ? Pourquoi est-il seul ? Grâce à ce chien qu’il trouve dans le désert, on va finir par tout savoir. Car la solitude est parfois lourde à porter et Joe est heureux d’avoir quelqu’un à qui parler, même si ce quelqu’un est un chien.

Petit à petit, l’histoire dérive. On apprend qui est vraiment Joe, ce qu’il a fait, pourquoi il est là. Mais ça, les auteurs de cette belle bd vous le raconteront bien mieux que moi !

Une belle découverte et une BD originale !

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Illustré par Philippe Xavier et déjà présenté sur ce blog : XIII L’enquête (2ème partie) et Hyver 1709

Son blog

Pour la BD de la semaine, nous sommes aujourd’hui chez Stephie

Le garçon en fleurs de Jarvis

Un album touchant et unique qui illustre parfaitement le concept de l’empathie

 

Album pour la jeunesse dès 3 ans

Le garçon en fleurs

de Jarvis

Ed. Kaléidoscope (L’école des loisirs), mars 2022,

ill. de Jarvis,

13 euros

Thèmes: amitié, maladie, fleurs, émotions, empathie

 

Présentation de l’éditeur: “Il s’appelle David. C’est le garçon aux cheveux fleuris, et c’est aussi mon meilleur ami. Mais, un jour, alors que j’arrosais les cheveux de David, un de ses pétales m’est resté dans la main. “

La couverture cartonnée est originale! Très sobre, on y aperçoit en gros plan le visage de David et les tiges fleuries lui servant de chevelure. Ces dernières se découpent sur un fonds blanc et leur relief donne une impression de mouvement.

Dans Le garçon en fleurs, la différence est à l’honneur. En effet, en plus de David, on compte parmi les camarades de classe du narrateur une petite fille en fauteuil roulant. Tous les enfants sont solidaires et grâce à l’intervention de son ami, David va peu à peu recouvrer sa joie de vivre. Le garçon en fleurs est donc avant tout une histoire d’amitié. Car, grâce à l’affection que lui porte son meilleur ami, David va pouvoir surmonter une épreuve douloureuse (on ne saura jamais laquelle mais c’est un procédé intelligent pour que l’enfant puisse s’identifier plus facilement).

Jarvis a trouvé une belle façon de transmettre son message: Le garçon en fleurs raconte tout en pudeur le désarroi mais aussi le retour de l’espoir dans le coeur d’un petit garçon pas comme les autres.

Les couleurs vives apportent beaucoup de joie, le contraste est d’autant plus renforcé lorsque David arbore ses branches dénudées. C’est simple mais efficace!

 

Une pépite à placer entre toutes les petites mains!

 

~Melissande~

 

+ un album pour les plus jeunes sur le thème de la différence: La différence de Jeanne Willis et Tony Ross, présenté par Hérisson.

 

+un album adulte tout en sensibilité: La différence invisible de Julie Dachez et Mademoiselle Caroline, présenté par Nathalie.

 

L’ami colocataire – BD

colocataireAvez-vous entendu parler de l’éco-anxiété ?
BD ado/adulte

L’ami COLOCATAIRE

Pog & Séverine Lefebvre (ill.)

Coll. Marabulles

Éditions Marabout (2022)

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Ana est une jeune étudiante qui a des valeurs, des convictions. Et cela lui occasionne souvent des crises d’éco-anxiété, notamment lorsqu’elle va faire des courses. Elle va à la Fac mais ne fréquente personne. Chez le psy, elle parle de ses valeurs, de ses crises d’anxiété, mais refuse de parler du passé. A ses côtés, il y a Olm, qui est à la fois son meilleur ami et son colocataire. Un être protéiforme, qui peut être grand ou petit et qui peut même prendre une apparence presque humaine. Lui connaît toutes les blessures d’Ana. C’est son seul ami, son confident. Avec lui, elle peut parler et tout partager.

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Une jolie BD, qui parle d’écologie et de notre rapport au monde, mais aussi de relations familiales toxiques. De résilience également, ou comment se remettre des blessures de l’enfance ? D’une vie dans un environnement non respectueux de nos valeurs ? (Le père qui sert des lasagnes bolognaises à sa fille Vegan… Et quand elle lui fait remarquer, répond “ça ne t’es pas passé ces conneries ?”)

On voit comment avoir conscience de ce que ses propres actes peuvent avoir comme conséquences peut devenir anxiogène… Que peut-on faire, chacun à son échelle, pour éviter de continuer à nuire à notre planète ?

J’ai trouvé la fin un peu rapide mais c’est une BD qui m’a bien plu parce qu’elle est optimiste !

Les bons mots de Olm : “Le passé ronge, le présent se vit, le futur se construit”. Ou encore “La planète est un peu comme un gros chien sur lequel les hommes ne sont que des puces. S’ils l’embêtent un peu trop, elle se secouera.”

Je suis assez d’accord avec ça. La planète s’en sortira et s’en remettra. Mais sans nous.

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Lire quelques planches (site de l’éditeur)

De Pog, je vous avais très brièvement parlé d’un album avec une police de caractères adaptée aux dyslexiques  “Joël et l’étoile de Noël” (Dernier album présenté)

Je retrouve enfin mes collègues de la BD de la semaine et c’est chez Noukette !