Keep Hope de Nathalie Bernard

Keep Hope est un roman policier pour adolescent qui suit tous les codes du polar adulte.

 

Roman policier / suspense, pour adolescents dès 13 ans

Keep Hope

de Nathalie Bernard

et Frédéric Portalet

Ed. Thierry Magnier, janvier 2019
9791035202224, 14,80€
284 pages

***

Thèmes : policier, enquête, suspense, adolescence

***

 

 

Deux ans après Sept jours pour survivre, Valérie Lavigne, enquêtrice spécialisée dans les disparitions d’enfants est devenue serveuse. Installée dans une petite ville québécoise, au bord du St Laurent, elle vit tranquillement, entre son chat, son jardin et son petit boulot. Traumatisée par son travail, elle s’est coupée de ses anciens collègues… Pourtant en croisant le regard d’une adolescente dans une station essence, elle replonge. Persuadée d’avoir déjà vu ce regard dans ceux des photographies d’enfants disparus, elle fait appel à son ancien coéquipier pour enquêter.

En parallèle on suit l’histoire de Hope, une adolescente qui suit son père dans ses déplacements professionnels, coupée des autres adolescents. Alors qu’elle rencontre un skateur dans un parc, son père s’énerve sans raison… Elle décide de chercher à en savoir plus sur ses origines, sur sa mère…

Deux points de vue différent pour une histoire qui se rejoint rapidement, et qui fait froid dans le dos !

Un thriller entre psychologie et action qui met brillamment en scène une flic en dépression et une adolescente pleine de question. Si certains aspects de Keep Hope sont assez évidents, ce roman réserve de belles surprises, des rebondissements et une tension  dramatique très réussie.

La noirceur générale du roman rend parfaitement l’ambiance des thrillers pour adulte, et le fait que l’un des deux personnages principaux soit une adulte renforce cette impression. Comme Caroline Terrée le fait si bien dans sa série CSU (qui se passe aussi au Canada d’ailleurs), Keep Hope est un roman qui accompagne le lecteur vers le polar adulte. Nathalie Bernard, accompagnée pour ce tome de Frédéric Portelet, met en scène une héroïne récurrente adulte, avec sa propre histoire et ses secrets. Ce parti pris réussi de ce roman (et de son précédent), est très proche finalement de ce qui fait le succès des séries télévisées policières : une enquête forte par épisode, et un fil rouge autour des personnages récurrents.

Un roman pour adolescents comme je les aime, à la fois accessible et véritablement prenant, qui fait frissonner et laisse un goût amer…

 

+ pour découvrir les autres romans de Nathalie Bernard chez Thierry Magnier

+ le site de Nathalie Bernard

+ des policiers pour adolescents à découvrir :
la série CSU, Décollage immédiat , Peur express…

Nous suivre et partager :
error0

Le chat des archives – enlèvement à Venise

enlèvementRoman policier jeunesse

A partir de 10 ans

Le chat des Archives
Enlèvement à Venise
Muriel Carminati

Oskar éditeur (2018)

*****

Borgatto, le célèbre chat responsable des Archives, se retrouve bien seul. En effet, l’aubergiste chez qui il vit, Aldo Pomponnazi, et qui lui prépare ses mets préférés doit s’absenter. Son meilleur ami vient de mourir. Notre chat se retrouve confié à la nièce de l’aubergiste, Luisa et à son mari Giuseppe. Mais Borgatto se rend vite compte que Giuseppe n’est pas très recommandable… Avant d’avoir le temps d’agir, notre chat des Archives est victime d’un enlèvement ! Et se retrouve aux mains d’un individu peu fréquentable, enfermé dans une bibliothèque et contraint de chasser les souris pour se nourrir.

*****

Ce roman policier destiné aux enfants est une bonne surprise ! Il s’agit du 4ème tome de la série, et comme je n’ai pas lu les 3 premiers, je m’attendais à être un peu larguée. Mais en fait pas du tout. Même si je pense qu’il doit être plus sympa de les lire dans l’ordre, on peut parfaitement lire celui-ci sans avoir lu les autres.

L’enquêteur, vous l’aurez compris, est un chat. Borgatto, un chat responsable des Archives de Venise ! L’histoire se déroule probablement au 18ème siècle.

Je ne connaissais pas cette autrice, mais j’ai bien aimé son style et le vocabulaire employé, qui est plutôt d’un bon niveau, mais pas de soucis, les mots « compliqués » sont expliqués.

*****

Petite bio de l’autrice sur le site d’Histoire d’en lire

D’autres livres, romans ou livres-jeu (pour le même âge) qui se déroule à Venise : Le prince des voleurs, Enquête à Venise, Lion Boy, La belle et la bête

Nous suivre et partager :
error0

Super espions (malgré nous) de Christine Saba

Une aventure décalée dont les ingrédients principaux sont l’humour et le mystère.

super espions malgré nous

Roman pour enfants dès 9 ans

Super espions (malgré nous)

de Christine Saba

Editions Poulpe fictions, avril 2019,
illustrations de Mioz Lamine
broché 9,90 euros
disponible en format Kindle à 6,99 euros

Thèmes: espionnage, secrets, musée, Angleterre

 

Présentation de l’éditeur: «Depuis que Nathan a mis les pieds à Londres pour y retrouver sa cousine, des événements étranges se succèdent, sans parler du comportement plus que louche de sa famille d’accueil. Et si les cousins se trouvaient en fait dans un nid d’espions? Propulsés, un peu malgré eux, dans une mission de la plus haute importante, ils devront déjouer des cambriolages, de la National Gallery à Buckingham Palace, tout en enquêtant sur leur propre famille!»

 

Dans «Super espions (malgré nous)», nos jeunes espions en herbe Juliette et son cousin Nathan se retrouvent confrontés à une dangereuse bande organisée: les Black Shadows. Les voilà embarqués dans une folle aventure d’espionnage, sur fond de vols de musées, de gadgets sophistiqués et de plans secrets.

Cette enquête est très amusante et en même temps, les dangers encourus par les protagonistes ne sont pas banalisés. Ce qui confère assez de suspense et de tensions pour faire de ce premier tome un bon roman policier, adapté à un jeune public.

De plus, l’intrigue de «Super espions (malgré nous)» est vraiment très bonne. Grâce à certains rebondissements, on ne s’ennuie pas un seul instant. Tout au long du récit, l’auteur invite les lecteurs à émettre des hypothèses et la fin est assez inattendue.

Les illustrations de Mioz Lamine sont parfaitement adaptées au style du récit. Sous ses traits de crayon, Juliette et Nathan ont l’air de vrais espions avec leur mine de conspirateurs…

En somme, «Super espions (malgré nous)» est un roman frais et léger. Parfait donc pour passer un bon moment de lecture !

J’attends la suite avec impatience !

~Melissande~

 

+Pour feuilleter un extrait c’est par ici

+D’autres romans sur le même thème:

« Samantha Spinner et les plans super secrets » de Russel Ginns que je vous ai présenté dernièrement

–  « Espionne de sa majesté » de Mary Hooper  présenté par Hérisson

« Bonaventure » de Johan Heliot et « La maîtresse est agent secret » de Roger Judenne présentés par Nathalie

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :
error0

L’assassin du marais – Catherine Cuenca

maraisUne histoire qui épouse la cause des femmes !
Roman policier historique ado

L’assassin du marais
Catherine Cuenca

ScriNeo (2019)

*****

Paris, 1849. Julie Paupelier, une jeune femme de 20 ans qui travaille comme vendeuse (rayon parapluies et ombrelles) à la « Belle Mercerie » est inquiète. Son amie Sidonie, également vendeuse (rayon dentelles et rubans) a disparu depuis 3 jours. Elle est allée déclarer sa disparition au Poste de Police, mais on ne l’a pas cru. En désespoir de cause, elle va voir Mme Caron, une spirite, pour essayer de savoir ce qui est arrivé à son amie.

Alexandre Delage est un jeune policier. Il enquête sur le meurtre d’une jeune couturière de 29 ans, Fraisine Maillet. Il s’aperçoit vite que ce n’est sans doute pas un acte isolé…

*****

J’ai trouvé ce roman très intéressant pour son côté historique (révolution de 1848) et surtout pour son côté féministe. A la fin du roman, quelques pages présentent des femmes qui se battaient déjà alors, pour avoir le droit de divorcer, de travailler, de se présenter aux élections… Bref, pour être des citoyennes à part entières, libres et égales en droit aux hommes !

On y parle ainsi de Jeanne Deroin, première femme à se déclarer candidate aux élections législatives (voir ici sa campagne électorale), mais aussi Désirée Gray et Eugénie Niboyet fondatrices du journal « La femme libre » ou encore Jenny D’Héricourt, institutrice puis autrice.

Plus de 170 ans après, il reste encore bien des progrès à accomplir…

De l’assassin du marais, j’ai également beaucoup aimé l’ambiance et le côté « politique« .

*****

Extrait (p.46) :

« Il contempla les allées et venues des passants, jusqu’à ce que son regard tombe sur un petit chapeau bleu à rubans. Aussitôt, il n’y eut plus rien d’autre dans la rue. C’était comme si ses yeux avaient été aimantés par ce chapeau, et par la femme à qui il appartenait : jeune, blonde, mince, la taille bien tournée. Soudain, le désir qu’il connaissait si bien s’empara de lui ; une attirance irrépressible, l’instinct du chasseur pour la proie. »

*****

De cette autrice, Sophie vous a déjà présenté : Le passage des lumières et Le mystère de la tête d’or

Et pour en savoir plus sur l’avènement de la IIème République, dont il est parfois question dans ce roman, voir l’article d’Hérodote

Un roman qui participe au Challenge Petit Bac chez Enna

Catégorie Métier/Fonction !

Nous suivre et partager :
error0