Winged Mermaids #manga

Une série fantastique autour de l’aviation et de guerres géo-politique, terminée en 3 tomes. Un peu complexe dans la narration, mais intéressante !

winged mermaids

Manga dès 12 ans

Winged Mermaids

de SHIONO Etorôji

Doki-Doki, 2017
9782818941874, 7,50
208 pages

Thèmes : avion, combat, guerre, politique, fantastique, aventure

Winged Mermaids est un manga au rythme particulier, qui oscille entre narration et flashback. Comme nous sommes en train d’écrire un manga avec mes élèves (dans le cadre d’un club), j’ai apprécié de voir beaucoup de narration car cela m’a permis de leur donner des exemples qui collent plus facilement à l’histoire qu’ils ont choisi que les mangas d’actions où il y a surtout des dialogues.

La narration est cependant complexe, oscillant entre plusieurs époques et avec des personnages qui se déguisent, ce qui demande une vraie attention pour comprendre l’histoire géo-politique des guerres de ce monde.

Winged mermaids visual 1

Comme souvent dans les manga il y a quelques exagérations de l’auteur sur les formes féminines, notamment avec la tenue des apprenties pilotes qui se compose d’une sorte de chemise et d’une simple culotte. Rien de choquant pour les élèves pour autant mais rien de bien nécessaire non plus… Sinon les dessins sont soignés, avec une vraie attention portée aux vêtements et costumes, qui sont vraiment très détaillés. Les avions sont aussi au centre de cette histoire, mais je ne suis pas spécialiste. Ces avions sont ce qui m’a intéressé dans ce manga, car j’ai beaucoup d’élèves qui me demandes des livres avec des avions, et je pense que ce thème ajouté à l’univers de politique et de guerre du livre devrait leur plaire. Ils ont notamment bien aimés Zero pour l’éternité, qui ajoute un côté historique.

Un premier tome assez plaisant et prometteur, mais une histoire un peu complexe ! Série terminée en 3 tomes, je tente ce tome 1 au CDI de mon collège, on verra bien !

+ Sur le site de l’éditeur

 

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Le coeur des amazones – bd ado/adulte

amazones

Le cœur des amazones
C. Rossi (ill.) et G. Bindi

Casterman (2018)

*****

Présentation de l’éditeur : Plus jamais depuis la rébellion sanglante qui avait fait d’elles des femmes libres, plus jamais les amazones ne se soumettraient, elles l’avaient juré. Mais quand leur jeune reine, Penthésilée, défie le demi-dieu Achille, leur rencontre remet en cause ce qui ne l’avait jamais été : la haine des hommes, héritée de leurs aînées…

*****

La guerre de Troie eut lieu dit-on à cause d’une femme, Hélène, enlevée à son époux. Quand cette histoire commence, elle bat son plein et les guerriers s’affrontent sans relâche. Mais un peu plus loin, on se prépare pour autre chose. Les amazones, femmes libres protégées par Artémis (déesse de la nature et de la chasse) s’apprêtent à partir à la chasse… à l’homme ! En effet, c’est le printemps et le moment est venu pour la fête des fleurs d’avoir lieu…

J’ai trouvé le dessin très beau (dégradés de marrons/bruns – réalisés au brou de noix), la nature, les arbres sont vraiment magnifiques, sans parler des corps, féminins ou masculins. Le brou de noix apporte vraiment un « relief » particulier au dessin, donnant parfois une certaine douceur aux traits des personnages et parfois, au contraire, un côté inquiétant, à la nature notamment.

La construction de l’histoire ne m’a pas toujours convaincue, je ne me suis pas franchement attachée aux personnages et il y a trop de scènes de batailles à mon goût. J’aurai préféré que le quotidien des amazones soit plus approfondi… Mais ne serait-ce que pour le dessin, je vous encourage vivement à y jeter un œil !

*****

Pour feuilleter les 10 premières pages

Également illustré par Rossi et présenté sur ce blog : la série W.E.S.T

Une bd repérée chez Jacques et Brize

Cette semaine nous sommes chez Stéphanie pour Mille et une frasques !

Une bd qui participe également au Challenge Petit Bac chez Enna – catégorie Prénom

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Lignes de vie de Graham Joyce

 

Un chef-d’œuvre!

Roman fantastique adulte

Lignes de vie
de Graham Joyce

Editions Stéphane Marsan,
octobre 2018, 20 euros.

Thèmes: famille, amour, magie, guerre.

 

Présentation de l’éditeur : « Elle était persuadée que le monde ne laisserait pas grandir un si beau petit garçon; que des forces obscures se rassembleraient désireuses de le voir périr; que le monde ne permettrait jamais aux gens purs et beaux de semer une graine de lumière dans un endroit si sombre. »

A Coventry, après la Seconde Guerre mondiale, chacun essaie de retrouver une vie normale. C’est le cas de Martha Vine, matriarche aussi charismatique qu’elle est tendre avec ses sept filles. Cassie, la plus jeune d’entre elles, n’a pas le courage de confier à des parents adoptifs le fils de père inconnu auquel elle vient de donner naissance. Le petit Frank sera donc élevé à tour de rôle par chacune des sœurs de cette famille singulière. Ainsi l’enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies qui empruntent des chemins si différents, dans les drames et les illusions de l’après-guerre. Mais Frank est un enfant unique en son genre, doué d’intuitions étonnantes ; tout comme sa jeune mère, qui a la faculté de voir au-delà du visible, et comme sa grand-mère, qui a un don de prémonition…

 

 

Une fois de plus, Graham Joyce a prouvé qu’il était un grand écrivain. Lignes de vie fait partie de ces romans sont on ne ressort pas indemne (dans le bon sens du terme), mêlant habilement une légère touche de fantastique au quotidien d’une famille peu banale. Ici pas de créatures ou de pouvoirs hors du commun mais plutôt des sens humains plus aiguisés, des instincts plus primaires, presque oubliés. Les personnages sont vrais dans leurs qualités et leurs défauts, l’auteur a le don de montrer l’être humain sous différents aspects selon son vécu et ses aspirations.

Cassie est peut-être une jeune écervelée, bizarre par-dessus le marché mais elle n’en reste pas moins un être humain avec ses espoirs et ses rêves. Sa mère et ses sœurs ont-elles aussi leur lot de manies et de bizarreries mais chacune d’entre elles est attachante à sa manière. On ne peut que louer la clairvoyance et l’esprit pratique de la matriarche.

Comme dans la plupart des ouvrages de Graham Joyce, sexe et magie sont étroitement liés. On retourne aux instincts primaires comme je l’ai expliqué plus haut, c’est comme si la magie de l’ancien monde perdurait au sein de notre société moderne.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de cette incroyable famille et je ne peux que vous recommander chaudement de lire ce livre.

 

~Melissande~

 

+ Prix obtenus :

– Grand Prix de l’Imaginaire, prix Jacques Chambon de la traduction en 2007

– Grand Prix de l’Imaginaire, roman étranger en 2007

– World Fantasy, meilleur roman en 2003

– Masterton, roman étranger en 2006

– Masterton, prix spécial en 2009

 

+ le site de l’éditeur 

+ l’avis de Melisande du blog Accroc des livres

Réédition de ce texte déjà paru chez Bragelonne (2005) et en Folio SF (2015).

– livre offert –

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Notre Jack de Michael Morpurgo

Notre Jack est un roman illustré tout en douceur sur les espoirs et les rêves d’un jeune homme en 1915…

Roman illustré pour la jeunesse
à partir de 9 ans

Notre Jack
de Michael Morpurgo

Gallimard Jeunesse, septembre 2018,
ill., 72 pages, cartonné,
illustrations de David Gentleman,
12 euros.
Disponible en numérique (8,49 euros).

Thèmes: paix, espoir, première guerre mondiale, mémoire

 

Présentation de l’éditeur:

Michael et son grand frère Otto ont toujours vu chez eux un casque militaire semblant venir d’une autre époque. Jouet, mangeoire pour les poules, corbeille à fleurs… au fil du temps, l’objet est entré dans le quotidien de la famille.

Jusqu’au jour où Michael découvre qu’il a appartenu à leur arrière-arrière-grand-père, «notre Jack», mort sur le champ de bataille en 1915. Les deux frères décident alors de rendre un hommage vibrant à leur aïeul, acteur mordu de théâtre et de poésie, et fou amoureux de sa chère épouse, Ellie.

 

Tout comme pour «Le plus grand peintre du monde», étant donné qu’il s’agit de la même collection, cet album à couverture rigide est magnifiquement illustré.

C’est une histoire touchante que nous raconte l’auteur qui semble être dans son élément lorsqu’il s’agit de narrer et de romancer des faits historiques. Si le récit commence sur un ton léger, au fur et à mesure que le personnage principal (un jeune garçon pacifiste qui tient la guerre en horreur) découvre le passé de son aïeul, ce dernier est véritablement chamboulé.

La vision de la guerre de Michael et d’Otto va donc évoluer pour arriver à un consensus entre les deux frères. En effet, il n’y a pas plus opposés que ces derniers; Otto est passionné par les guerres et joue au soldat à longueur de journée tandis que Michael passe son temps à répandre des signes de paix à travers la maison.

Par hasard, Michael va faire une découverte importante, de celles qui changent une vie.

J’ai beaucoup aimé ce roman illustré tout en finesse et en pudeur. Grâce au ton employé par Michael Morpurgo, nous plongeons dans ce que l’on a nommé autrefois «la guerre fraîche et joyeuse» à travers le journal intime d’un jeune homme féru de théâtre, grand admirateur de Shakespeare.

~Melissande~

 

+ Le site de l’illustrateur David Gentleman (ce monsieur a tout de même 88 ans!)

+ Le site de l’éditeur

+ les articles de Sophie sur d’autres romans de Michael Morpurgo traitant également de la guerre: Cheval de guerre , Soldat Peaceful et La trêve de Noël

 

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