Un marché noir – Rentrée littéraire 3

marchéRentrée littéraire 2026 – épisode 3

Un marché noir

Bérénice Pichat

Les Avrils (2026)

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Éditeur : Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s’engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s’achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l’étau, les dénonciations font rage. Et l’histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.

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J’ai lu et adoré “La petite bonne” ♥ son 1er roman. Que je n’ai même pas présenté ! Alors qu’en plus il rentrait dans mon challenge “Pages de la grande guerre”. Bref. Par contre je l’ai beaucoup conseillé…

Celui-ci se déroule pendant la seconde guerre mondiale à Paris. Mais ici, il n’est pas question (ou très peu) des combats ou du front. C’est du quotidien des habitants dont il est question et de comment se nourrir (se vêtir aussi). Il faut arriver au bon moment, se tenir au courant des possibles livraisons, faire la queue pendant des heures.

La guerre, on sait aussi qu’elle est là, parce qu’ils sont là, eux, les “boches”(ma grand-mère, parisienne pendant la guerre, n’a jamais oublié ni pardonné. Et malgré mes protestations, elle n’a jamais appelé les allemands autrement…).

Servane, qui a du arrêter ses études pour travailler, en a assez d’avoir tout le temps faim. Et puis elle veut garder la tête haute. Alors, quand l’occasion se présente de gagner un peu d’argent et “faire quelque chose contre” l’ennemi, elle n’hésite pas longtemps.

Et elle va rencontrer Paul. Un trafiquant solitaire et méfiant, un profiteur de guerre. Au fil du roman, on va en apprendre plus sur ces deux personnages. Mais je ne veux pas vous en dire trop.

Une dernière chose quand même : La fin m’a laissée sans voix…

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Un roman pour mon auto-challenge “Rentrée littéraire“

RL 2026

Lorsque le dernier arbre ♥

LorsqueLorsque le dernier arbre ♥

Michael Christie

Trad : Sarah Gurcel

Albin Michel (2021)

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Lecture Commune avec Enna (qui l’a “audiolu”)

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Éditeur : 2038. Les vagues épidémiques du Grand Dépérissement ont décimé tous les arbres et transformé la planète en désert de poussière. L’un des derniers refuges est une île boisée au large de la Colombie-Britannique, qui accueille des touristes fortunés venus admirer l’ultime forêt primaire. Jacinda y travaille comme de guide, sans véritable espoir d’un avenir meilleur. Jusqu’au jour où un ami lui apprend qu’elle serait la descendante de Harris Greenwood, un magnat du bois à la réputation sulfureuse. Commence alors un récit foisonnant et protéiforme dont les ramifications insoupçonnées font écho aux événements, aux drames et aux bouleversements qui ont façonné notre monde. Que nous restera-t-il lorsque le dernier arbre aura été abattu ?

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J’ai gagné ce livre lors d’un concours il y a déjà quelques années. Depuis il trônait sur mon étagère “Canada” et je le regardais de temps en temps, en me disant qu’il faudrait que je le lise…

Ce qui m’a décidé ? Enna proposait une lecture commune. Souvent, les LC ou les challenges me poussent à lire des livres que je veux lire depuis longtemps, mais que, pour je ne sais quelle raison, je ne me décide pas à commencer… Bref !

Alors ? Qu’est-ce que j’en pense ? Pour le moment, j’en suis à la page 427/589 et ça me plaît énormément !!!

Je l’ai terminé. Et j’ai adoré ! ♥♥♥

C’est une histoire magnifique, très intéressante et qui aborde beaucoup de sujets différents. Mais j’ai beaucoup pleuré dans la dernière partie. Les personnages sont tellement “réels” qu’on ne peut qu’avoir de l’empathie pour eux. Et ça fait vraiment réfléchir sur la place qu’on fait à l’écologie dans nos vies.

Quand on lit le premier chapitre, qui se passe en 2038 et où les gens font des pèlerinages pour voir de “vrais” arbres, ça fait flipper… Est-ce qu’on a vraiment envie d’en arriver là ??

Une très belle lecture que je vous recommande chaudement !
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Une BD sur le “Dust Bowl” aux États-Unis : Jours de sable

Challenge Amérique du Nord Anglophone : Auteur canadien

Challenge les pavés de l’été 2026 Chez La petite Liste

puisqu’il a 608 pages dans son édition originale grand format (Albin Michel) et environ 672 pages dans sa version poche

HIPPIE PAPY

Hippie

Une histoire d’adoption…

HIPPIE PAPY

Zidrou & Monin

Grand Angle

Bamboo édition (2026)

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Éditeur : Ancien notaire et hippie depuis 1967, Honoré est l’inverse de son fils François-René, notaire conformiste, et de sa belle-fille Diane, obsédée par le statut social et le patrimoine. Lorsqu’il tente de repartir en stop vers l’Inde pour aider les victimes d’un séisme, son corps ne suit plus. Alors contraint de rester, il se réfugie dans son « ashram » au fond du jardin.
L’arrivée de Kiaan, fils indien qu’il a adopté autrefois, fait voler en éclats l’équilibre familial. Son adoption réveille les non-dits et sonne comme une menace pour Diane, qui craint que l’héritage lui échappe. Affaibli, Honoré renoue une dernière fois avec son rôle de notaire pour organiser sa succession. Mais pour lui, transmettre ne signifie pas posséder, c’est apprendre à vivre libre…

6ème histoire de cette série “Adoption”, c’est une histoire complète et totalement indépendante des autres.

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Hippie Papy, c’est donc Honoré, 85 ans, qui, après une vie à bourlinguer dans le monde entier a décidé de se poser. Dans le jardin de “La Roturière” la maison de famille où vivent son fils, sa bru et sa petite fille. L’arrivée de son fils adoptif (adopté, adopté !) va mettre un peu d’ambiance dans la maisonnée…

Rien de très original certes, mais une jolie BD, amusante et pleine de douceur tant au niveau de l’histoire que des illustrations. Et que j’ai eu plaisir à lire ! Mention spéciale pour la bru, vraiment très agaçante et ses chiens (qui ont des noms !!?)

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De Zidrou et Monin, déjà présentés sur ce blog : L’adoption T1 – L’adoption Wajdi T1 (nouveau cycle)

Le site d’Arno Monin

Monin est aussi l’illustrateur de l’envolée sauvage

Zidrou, nous vous l’avons déjà présenté ici (Lydie / Les beaux étés / Merci et quelques autres !) + Emma G. Wilford + La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis…+ Shi + Boule à zéro (jeunesse), L’obsolescence programmée de nos sentiments (AD)

Chez Fanny du blog Mes pages versicolores

Là où chantent les écrevisses

écrevissesLà où chantent les écrevisses

Delia Owens

Traduit par Marc Amfreville

Éditions du Seuil (2020)

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Éditeur : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

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Ce qui m’a le plus touchée dans ce roman, c’est la solitude de cette enfant, puis de cette jeune femme. Et la lâcheté de ceux qui croisent son chemin à un moment ou un autre, famille ou amis. Ce n’est pas une histoire très drôle (même s’il y a quelques passages où j’ai souri) mais c’est une très belle histoire dont certains passages m’ont fait pleurer…

On pourrait avoir des doutes sur les capacités de survie d’une enfant de 10 ans, seule dans le marais. Et sur le fait qu’elle devienne une spécialiste alors qu’elle apprend à lire tardivement et n’a que peu d’échanges avec le monde extérieur… Qu’importe.  J’y ai vraiment cru !

Ce n’est pas autobiographique (et heureusement !) mais totalement inventé. L’autrice s’est inspirée de ses souvenirs d’enfance pour les nombreux passages sur la nature.

(Si vous n’aimez pas du tout les descriptions ou la nature, passez votre chemin !)

Je voulais lire ce roman depuis sa sortie, mais je ne sais pas pourquoi, je ne me “lançais” pas… Et pourtant. J’ai adoré le personnage de Kya (et celui du vieux Jumping aussi).

Une lecture que je vous recommande !

Enna a écouté le livre audio et elle a adoré.

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Vous pouvez lire les 40 premières pages sur le site de l’éditeur.

Ce roman a été adapté en film :

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Un roman qui participe au challenge “Amérique du Nord Anglophone” chez Enna